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Piraterie au large de Gaza

jeudi 5 février 2009, par La Rédaction

A cinq jours des élections législatives en Israël, la tension restait vive jeudi à l'intérieur mais aussi autour de la Bande de Gaza, l'Etat hébreu annonçant l'arraisonnement d'un navire libanais transportant de l'aide destinée à l'enclave palestinienne.
Par ailleurs, une délégation du Hamas a quitté les pourparlers avec des médiateurs égyptiens au Caire visant à conclure un cessez-le-feu à long terme avec Israël, sans parvenir à un accord, en raison de divergences sur le blocus de Gaza et la sécurité des frontières du petit territoire. Les négociations devraient reprendre à une date ultérieure.
Le retour de la délégation vers Gaza a été marqué par un incident. Une somme d'argent importante a été découverte dans les valises des négociateurs du Hamas lorsqu'ils se sont présentés à la frontière entre l'Egypte et Gaza. Selon un responsable égyptien ayant requis l'anonymat, le groupe a d'abord refusé d'être fouillé par les gardes-frontière égyptiens au point de passage de Rafah. Il a finalement accepté et plusieurs millions de dollars ont été découverts dans leurs bagages: neuf millions selon un responsable égyptien, un autre avançant le chiffre de 11 millions.
L'argent et un membre de la délégation sont restés en Egypte, le reste du groupe regagnant la Bande de Gaza. On ne savait pas dans l'immédiat si les fonds saisis seraient restitués. Cet incident intervient en tout cas à un moment délicat pour l'Egypte, à l'heure où Israël exige l'arrêt de la contrebande vers Gaza dans le cadre des négociations sur un cessez-le-feu. L'Etat hébreu accuse le Hamas de faire entrer illégalement de l'argent et des armes à Gaza via des tunnels creusés sous la frontière avec l'Egypte.
Par ailleurs, la marine israélienne a arraisonné jeudi un cargo libanais transportant 60 tonnes de fournitures destinées aux habitants de Gaza. Selon des journalistes des télévisions arabes Al-Jadid et Al-Jazira présents à bord du "Tali", les forces israéliennes ont tiré sur le bateau avant de l'aborder et de frapper ses occupants. La marine israélienne a affirmé qu'aucun coup de feu n'a été tiré contre le navire, qu'elle a remorqué jusqu'au port israélien d'Ashdod.
Le Premier ministre libanais Fouad Siniora a condamné une "attaque flagrante" tandis qu'un des organisateurs du voyage du "Tali" a dénoncé un enlèvement. De son côté, le ministère syrien des Affaires étrangères a évoqué un acte de "piraterie maritime".
Israël s'est justifié en expliquant que le bateau, parti mardi du Liban, avait tenté de forcer le blocus que l'Etat hébreu impose à la Bande de Gaza, contrôlée par le Hamas. L'armée israélienne a précisé que les occupants du "Tali" seraient remis aux services d'immigration israéliens et que l'aide transportée par le bateau serait acheminée par la route à Gaza.
Selon les militants de gauche et défenseurs des droits de l'homme libanais qui ont affrété le navire, 18 personnes se trouvaient à bord et le bateau transportait des médicaments, vivres, jouets, matelas ou encore des couvertures.
Israël a également annoncé avoir autorisé l'Autorité palestinienne à effectuer un transfert de fonds de la Cisjordanie vers Gaza pour payer les fonctionnaires palestiniens dans l'étroite bande côtière.
Il s'agit du premier transfert de ce type depuis la fin de l'offensive israélienne "Plomb durci" sur la Bande de Gaza le mois dernier. Les services du Premier ministre israélien Ehoud Olmert ont précisé avoir autorisé un transfert de 170 millions de shekels (33 millions d'euros). Les autorités palestiniennes ne confirmaient pas dans l'immédiat.
 
Israël laisse entrer à Gaza de l'argent destiné aux pro-Abbas
 
Israël a autorisé jeudi l'entrée dans la bande de Gaza de 43 millions de dollars destinés à régler les salaires de l'administration dépendant de l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, a-t-on appris de source autorisée.
La Banque mondiale, le Fonds monétaire international et Tony Blair, émissaire du Quartet au Proche-Orient, ont à plusieurs reprises pressé le gouvernement israélien d'autoriser l'arrivée de fonds dans la bande de Gaza, qui souffre d'une grave pénurie de liquidités.
 
Percée des ultranationalistes dans deux sondages en Israël
 
Le parti ultranationaliste Yisrael Beitenu effectue une spectaculaire percée dans les sondages et talonne désormais les grands partis, à cinq jours des élections législatives israéliennes.
Selon une étude Globes/Geocartographia publiée jeudi, la formation de l'ancien ministre Avigdor Lieberman est créditée de 21 sièges, contre 26 au Likoud, qui reste en tête, et 23 à Kadima.
Yisrael Beitenu ("Israël notre maison") devance largement le Parti travailliste, désormais quatrième dans les intentions de vote avec 16 sièges.
En décembre, les sondages ne promettaient qu'une dizaine de sièges au parti ultranationaliste, qui a quitté le gouvernement le 16 janvier pour protester contre l'ouverture éventuelle de négociations avec les Palestiniens sur Jérusalem, les réfugiés et les frontières.
Un autre sondage publié jeudi pour la radio israélienne et Panorama donne 16 sièges à Yisrael Beitenu, à égalité avec les Travaillistes et derrière le Likoud (25) et Kadima (21).
 
Des milliers de Palestiniens à Gaza vivent sous la tente
 
Des milliers d'habitants de Gaza vivant sous la tente depuis que leurs maisons ont été détruites par l'offensive israélienne espèrent, sans trop y croire, une levée du blocus pour rebâtir.
"Pendant 28 ans, j'ai enseigné aux Emirats arabes unis et j'avais mis tout mon argent dans cette maison. J'ai tout perdu", raconte Youssef Abou Eïda, en montrant du doigt sa demeure en ruines.
Selon les équipes de secours, au moins 16.000 personnes occupent des tentes réparties dans dix camps improvisés sur l'ensemble de l'enclave palestinienne.
Mais l'espace pour chacun est plus que réduit, car des milliers de tentes sont bloquées à la frontière par les forces israéliennes.
Les ONG ont fourni des couvertures aux campeurs pour se protéger du froid la nuit, quand les sans-logis se rassemblent autour de braseros pour se réchauffer. Des latrines ont été installées dans quelques camps seulement.
En raison de la précarité du cessez-le-feu accepté par le Hamas et Israël, le sentiment d'insécurité prédomine parmi les réfugiés, surtout ceux situés près de la frontière israélienne.
"On n'arrive pas à dormir la nuit. On a peur que les tanks reviennent. Ils (les Israéliens) disent qu'ils veulent faire de ce coin une "zone sécurisée". Alors, tout le monde a peur", explique Bachir Khidr, qui partage une tente avec vingt autres personnes.
Les Israéliens refusent de laisser entrer à Gaza du matériel de construction qui, disent-ils, pourrait être utilisé pour la fabrication de roquettes.
L'aide promise par la communauté internationale n'arrive à Gaza qu'au compte-gouttes dans l'attente d'un véritable accord entre le Hamas, Israël et l'Egypte pour la fin des hostilités.
Khalil Aboufoul, directeur du département gestion des catastrophes au Croissant rouge palestinien, rappelle qu'entre 800 et un millier de camions pénétraient chaque jour dans Gaza avant 2007, date de l'instauration du blocus israélien.
"Pendant la guerre, on est tombé à 50-60 camions. Aujourd'hui, c'est environ 80 à 100 camions. Pour moi, on ne peut pas parler de couloir humanitaire : il faut plus d'aide qu'avant, et on en a très peu".
 
Jet de chaussure à Stockholm contre l'ambassadeur d'Israël
 
Une personne a lancé mercredi soir une chaussure en direction de l'ambassadeur israélien en Suède au cours d'un débat organisé sur les élections qui ont lieu le 10 février dans l'Etat hébreu. On ignorait dans l'immédiat si l'ambassadeur Benyamin Dagan avait été atteint par le projectile.
Les organisateurs du débat ont précisé jeudi qu'une personne se trouvant dans la foule avait jeté une chaussure sur M. Dagan lors de ce débat. D'après la radio suédoise, une autre personne a lancé un livre sur l'ambassadeur, et les deux agresseurs ont été arrêtés par la police.
La police de Stockholm n'a pas confirmé ces informations et l'ambassade d'Israël a refusé de les commenter.
Le jet de chaussure est devenu un moyen de protestation populaire depuis qu'un journaliste irakien a lancé ses souliers à la tête de l'ancien président américain George W. Bush, sans l'atteindre, en décembre dernier lors d'une conférence de presse à Bagdad.
Lundi, un manifestant a lancé, sans l'atteindre, une chaussure en direction du Premier ministre chinois Wen Jiabao qui prononçait un discours à l'université de Cambridge à l'occasion de sa visite en Grande-Bretagne.
 
Israël: l'ultranationaliste Avigdor Lieberman pourrait créer la surprise
 
L'ultranationaliste Avigdor Lieberman pourrait réaliser une percée aux élections législatives de mardi prochain en Israël et devenir le "faiseur de roi" du prochain gouvernement. Sa cible principale: les Arabes israéliens, qu'il présente comme une menace potentielle pour l'Etat hébreu.
"Sans loyauté, il n'y a pas de citoyenneté": le slogan du leader d'Israel Beitenou (Israël notre maison) s'étale sur ses affiches électorales. Son parti apparaît en troisième position, devant le Parti travailliste, dans de récents sondages. Ce qui signifie que les deux principaux candidats au poste de Premier ministre, Benyamin Nétanyahou et Tzipi Livni, pourraient être contraints de composer avec Lieberman pour former une coalition après le scrutin.
Originaire de l'ex-Union soviétique, le leader ultranationaliste défend une proposition controversée de redécoupage des frontières israéliennes destinée à exclure des zones à fortes populations arabes du pays pour les placer sous tutelle palestinienne.
Les Arabes qui resteraient en Israël seraient contraints de signer un serment de fidélité envers l'Etat juif, tout refus entraînant l'interdiction de voter ou de se présenter à un mandat électif. Les Arabes représentent environ 20% des sept millions de citoyens d'Israël, et une dizaine siègent à la Knesset.
Natif de Moldavie, Lieberman, qui parle encore avec un fort accent russe, semble indifférent aux accusations de racisme. Il évoque le refus des Arabes israéliens de servir dans l'armée et les contacts de leurs députés avec des ennemis d'Israël dans le monde arabe.
"Israël est confronté à une double attaque terroriste, de l'intérieur et de l'extérieur", a-t-il affirmé lors d'une conférence sur la sécurité lundi. "Et le terrorisme de l'intérieur est toujours plus dangereux que celui de l'extérieur."
La rhétorique dure de Lieberman rencontre un large écho. La guerre contre le Hamas dans la Bande de Gaza "a polarisé les opinions", explique Yitzhak Katz, un sondeur de l'institut Maagar Mohot. Le leader d'Israel Beitenou "a des réponses simples, manichéennes", qui répondent "à une sorte de besoin", ajoute-t-il.
"Nous avons besoin de quelqu'un comme lui face aux Arabes", déclare Itzik Shimon, 45 ans, un épicier de Jérusalem. "Nous sommes trop gentils avec eux." De leur côté, les détracteurs de Lieberman le présentent comme un homme dangereux. "Quelle est la différence entre son parti et les partis fascistes en Europe?", demande l'ancien député de gauche Yossi Sarid. "C'est le même message, la même technique, consistant à exploiter les mêmes peurs."
Ahmad Tibi, un député arabe israélien, va plus loin. Il estime que la communauté internationale devrait boycotter Israël si Lieberman accède au pouvoir, à l'instar de ce qui s'était passé lorsque le leader d'extrême droite Jörg Haider avait intégré le gouvernement en Autriche.
"Haider était un raciste opposé aux immigrés qui incitait à la xénophobie. Ici, nous avons un immigré raciste qui se bat contre des habitants natifs de cette terre. C'est une forme de racisme encore pire", s'indigne M. Tibi.
Ancien videur de bar, Lieberman, 50 ans, a migré en Israël en 1978. Il est devenu un membre actif du Likoud (droite), s'attirant une réputation d'homme de l'ombre influent. En 1996, il est apparu comme l'artisan de la courte victoire de Nétanyahou face à Shimon Pérès aux législatives. Il est devenu le secrétaire général de Nétanyahou, un poste où il a gagné le surnom de "PDG du pays".
Lieberman, qui vit dans une colonie juive de Cisjordanie, a finalement quitté le Likoud pour se faire élire à la Knesset en 1999 à la tête d'Israel Beitenou, un parti qu'il a fondé pour représenter le million d'Israéliens originaires de l'ex-URSS.
La formation ultranationaliste a commencé avec quatre sièges, avant de voir le nombre de ses députés passer à 11 aux législatives de 2006. Et les sondages lui en promettent jusqu'à 18 la semaine prochaine, le soutien au parti dépassant largement désormais le cadre de la communauté des immigrés de l'ancien bloc soviétique.
Une enquête pour fraude visant Lieberman ne semble pas avoir réduit sa popularité. Ces dernières années, il a été régulièrement à l'origine de controverses, comme lorsqu'il a appelé à bombarder les stations-service, banques et centres commerciaux palestiniens. L'an dernier, il avait lancé que le président égyptien Hosni Moubarak pouvait "aller au diable".
Lieberman a aussi appelé à exécuter les députés arabes israéliens qui rencontrent des dirigeants du Hamas. Et il a dirigé une récente campagne visant à empêcher les partis arabes de participer aux élections, une mesure à laquelle s'est opposée la Cour suprême israélienne.
Plus de 20.000 Israéliens soutiennent sa nouvelle croisade pour créer un serment de fidélité à l'Etat juif. "Les Arabes ont tous les droits, mais ils n'ont aucun droit sur la terre d'Israël", affirme Lieberman.
 
Un responsable du Djihad islamique tué par les forces israéliennes en Cisjordanie
 
Les forces israéliennes ont tué un responsable du Djihad islamique dans la nuit de mercredi à jeudi au cours d'une vague d'arrestations en Cisjordanie.
Tsahal a précisé que l'homme tué est Ala a-Din Abou Rop, le chef de l'organisation islamiste pour le village de Kabatiyé. Le frère d'Abou Rop a précisé que ce militant avait été arrêté par le passé et était recherché depuis un an et demi. Il a ajouté que les soldats ont fait irruption dans la maison et ont abattu son frère alors qu'il était assis devant un ordinateur.
L'armée israélienne affirme, elle, qu'à l'arrivée de ses hommes Abou Rop était fortement armé. Des armes et des munitions ont été retrouvées lors de la fouille de la maison, adit Tsahal avant d'ajouter qu'Abou Rop était en train de préparer des attentats contre Israël.
 
( Jeudi, 05 février 2009 - Avec les agences de presse )
 
 
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