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Gaza : le Hamas discute au Caire, évoque un accord sur les points de passage

samedi 7 février 2009, par La Rédaction

Une délégation du Hamas se trouvait à nouveau au Caire samedi pour évoquer la consolidation de la trêve avec Israël, alors que le mouvement islamiste a estimé possible un accord sur l'ouverture des points de passage entre Gaza et le monde extérieur "dans quelques jours".
Composée de sept responsables, la délégation du Hamas est conduite par Mahmoud Zahar, le plus influent dirigeant du mouvement islamiste dans la bande de Gaza qui, pour l'occasion, a été vu pour la première fois en public depuis l'offensive militaire israélienne (27 décembre-18 janvier).
Cette délégation est arrivée en début d'après-midi au point de passage de Rafah, à la frontière entre Gaza et l'Egypte, d'où elle a ensuite pris le chemin du Caire, a indiqué un responsable des services de sécurité égyptiens.
M. Zahar a déclaré sur la chaîne satellitaire qatarie Al-Jazira qu'il devait y rencontrer les négociateurs égyptiens et des membres du bureau politique du Hamas basés à Damas.
Le Hamas attend d'entendre la position israélienne, que l'émissaire Amos Gilad a transmise vendredi au chef des services de renseignement égyptiens Omar Souleimane, a dit M. Zahar.
"Nous donnerons ensuite notre point de vue définitif", a-t-il précisé.
Selon un responsable du Hamas, la délégation doit se rendre cette nuit à Damas pour des consultations avec les hauts dirigeants du mouvement en Syrie, avant de revenir au Caire dimanche.
Plus tôt samedi, un porte-parole du mouvement islamiste à Gaza a avancé que le Hamas s'attendait "à un accord avec Israël sur la réouverture des (points de) passage".
"Si les efforts de l'Egypte portent leurs fruits, nous espérons parvenir à cet accord dans quelques jours", a dit à l'AFP Fawzi Barhoum.
"Si nous recevons des réponses satisfaisantes d'Israël, cet accord mettra fin au blocus" imposé au territoire palestinien depuis que le Hamas en a pris le contrôle en juin 2007, a-t-il ajouté.
La levée du blocus est une condition posée par le Hamas à tout accord.
"Il reste des questions en suspens au sujet des garanties de la trêve et de la façon dont le point de passage de Rafah sera ouvert", a toutefois précisé M. Barhoum. "Nous attendons aujourd'hui des réponses de nos frères égyptiens."
Le terminal de Rafah est le seul accès de la bande de Gaza qui ne soit pas contrôlé par Israël.
Le porte-parole a en outre noté que la présence de Mahmoud Zahar dans la délégation montrait l'importance de la trêve pour le Hamas.
"Il est très important pour le Hamas que les efforts égyptiens portent leurs fruits", a-t-il dit.
Vendredi, le chef en exil du mouvement, Khaled Mechaal, avait de son côté souligné, lors d'un rassemblement à Damas, que les dernières propositions israéliennes étaient "peu claires et incomplètes", et signifiaient la poursuite du blocus.
Une délégation du Hamas s'était entretenue en milieu de semaine au Caire avec Omar Souleimane, l'homme-clé de la médiation.
Elle avait déjà accusé Israël d'être volontairement flou dans ses réponses et avait remis au week-end la décision du mouvement.
La délégation avait quitté l'Egypte mercredi et l'émissaire israélien, Amos Gilad, était, lui, revenu au Caire jeudi.
L'Egypte cherche à consolider le fragile cessez-le-feu en vigueur depuis le 18 janvier et mène des discussions avec le Hamas et Israël, les deux parties n'entretenant pas de contacts directs.
La récente offensive israélienne a fait 1.330 morts palestiniens, selon les services de santé palestiniens, et dévasté la bande de Gaza.
 
L'homme fort du Hamas à Gaza Mahmoud Zahar refait surface
 
L'homme fort du Hamas à Gaza Mahmoud Zahar a refait surface samedi en public pour la première fois depuis le début de l'offensive israélienne sur le territoire il y a six semaines: il a pris la tête de la délégation Hamas aux pourparlers de en vue d'un cessez-le-feu en Egypte.
Zahar était resté dans la clandestinité pendant toute la durée de l'offensive, et même après l'entrée en vigueur d'une trêve à la mi-janvier, craignant sans doute que l'Etat hébreu ne tente de l'assassiner.
Mais samedi, Zahar et trois autres responsables du Mouvement de la résistance islamique ont franchi la frontière Gaza-Egypte pour se rendre au Caire, pour un nouveau round de pourparlers indirects sous médiation égyptienne.
Arrivé côté égyptien, il a brièvement parle aux journalistes. "Nous sommes flexibles pour ce qui est de savoir qui doit être en charge de la reconstruction", a-t-il déclaré. Dans un premier temps, le Hamas avait exigé de superviser les dépenses, l'offensive israélienne ayant détruit des milliers de bâtiments et maisons dans la Bande de Gaza, des dégâts estimés à deux milliards de dollars. Mais les donateurs sont très réticents à fournir des sommes importantes directement au Mouvement, considéré comme une organisation terroriste par une grande partie de la communauté internationale.
L'UNRWA, l'organisme de l'ONU chargé des réfugiés palestiniens, a annoncé avoir rencontré samedi des responsables du Hamas pour tenter de régler son différend avec le Mouvement. Mais l'UNRWA ne compte pas lever son gel de la distribution d'aide tant que la cargaison détournée par le Mouvement de la résistance islamique -dix camions- n'aura pas été récupérée.
"Quand ils auront rendu ce qu'ils ont pris, nous informerons tout le monde. Mais ce que nous entendons est pour l'instant positif", a expliqué John Ging, patron de l'UNRWA à Gaza.
L'agence onusienne, dont 80% de la population du territoire est dépendante pour sa subsistance, avait haussé le ton vendredi, suspendant ses distributions d'aide après s'être par deux fois en une semaine faite piller par le Hamas.
Par ailleurs, dans la nuit de vendredi à samedi, l'aviation israélienne a bombardé quatre tunnels de contrebande et un dépôt d'armes dans le secteur frontalier, en riposte à des tirs de roquette, a annoncé l'armée israélienne.
 
Législatives israéliennes: la droite favorite mais l'écart se réduit entre Likoud et Kadima
 
A trois jours des législatives en Israël, l'écart se réduit entre le Kadima centriste, au pouvoir, et le Likoud (opposition de droite), qui reste favori pour former le cabinet grâce à l'extrême droite et malgré un important nombre d'indécis.
Selon un ultime sondage publié vendredi soir par la Chaîne-Dix (privée) de télévision, le Likoud de Benjamin Netanyahu est crédité de 27 mandats sur 120 à la Chambre, contre 25 au Kadima de la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, 19 au parti Israël Beiteinou (extrême droite) d'Avigdor Lieberman, et 14 au parti travailliste du ministre de la Défense Ehud Barak, son score historique le plus bas.
Les autres formations obtiennent les résultats suivants: Shass (orthodoxe sépharade): 9, Meretz (gauche laïque): 6, Judaïsme unifié de la Torah (orthodoxe ashkénaze): 6, Union nationale (extrême droite des colons): 4, listes arabes: 10.
Ces chiffres confirment la poussée d'un bloc de droite révélée par la plupart des sondages antérieurs, sur lequel M. Netanyahu pourrait aisément s'appuyer pour former une coalition gouvernementale.
Il a toutefois indiqué vouloir former un cabinet d'union nationale comptant les travaillistes et le Kadima, pour ne pas être otage de l'extrême droite et se réserver ainsi de pouvoir mener une politique pragmatique.
Mme Livni a pour sa part assuré vendredi soir être en mesure de "créer un gouvernement d'union rassemblant la droite et la gauche, alors que M. Netanyahu sera forcément le chef d'un cabinet extrémiste".
Faisant allusion au parti Israël Beiteinou, avec lequel M. Barak n'a pas non plus exclu de coopérer, elle a ajouté: "Ceux qui accepteront mon programme gouvernemental pourront faire partie de mon cabinet".
Visiblement, Mme Livni espère que M. Lieberman --crédité d'une progression constante, notamment parmi les jeunes-- pourra mordre encore sur l'électorat du Likoud.
Dans un ultime effort destiné à éviter cet effritement, M. Netanyahu a tenté de battre le rappel de ses sympathisants en les invitant à ne pas s'éparpiller.
"Ils pensent que je serai de toute façon élu, et croient en conséquence pouvoir donner leurs suffrages à d'autres partis du camp national (ndlr: la droite), mais ça pourrait s'avérer désastreux", a-t-il déclaré en promettant "un important ministère" à M. Lieberman.
Le jeu est d'autant plus serré que Mme Livni compte par ailleurs sur le ralliement d'une partie des 15% d'indécis pour modifier la donne en sa faveur.
Selon le sondage publié vendredi soir, seuls 74% des électeurs se disant du Likoud affirment être "absolument sûrs" de voter en ce sens, contre 81% des sympathisants du Kadima.
"Une foix de plus, l'issue du scrutin sera tranchée par deux groupes clefs: les abstentionnistes et les électeurs qui calculent leur stratégie", estime ainsi Naomi Chazan, une ancienne élue du Meretz.
"Aujourd'hui, de nombreux citoyens ignorent pour qui ils vont finalement voter, et 30% de ceux qui ont l'intention de participer au scrutin peuvent en définitive s'abstenir", ajoute-t-elle.
Aux dernières législatives de 2006, le taux de participation a atteint 62,3%, le plus bas de l'histoire d'Israël.
Beaucoup d'abstentionnistes se justifient en invoquant la corruption de la classe politique ou le caractère interchangeable des trois grandes formations rivales (Travaillistes, Kadima, Likoud), et d'autres sont tout simplement sceptiques sur l'efficacité du suffrage universel.
 
L'échange de prisonniers avec Israël au point mort, dit le Hamas
 
Les pourparlers indirects entre Israël et le Hamas sur un échange de prisonniers visant à faire libérer le soldat israélien Gilad Shalit ne progressent pas, a affirmé vendredi un responsable du Hamas impliqué dans les négociations.
"Il n'y aucun progrès dans ce dossier depuis plusieurs mois parce que (Israël) refuse toujours de payer le prix", a déclaré à Reuters Oussama al Mouzaini, responsable du mouvement islamiste.
Le Hamas réclame la libération de 1.400 prisonniers palestiniens, dont 450 condamnés à des peines longues, en échange de la remise en liberté du caporal Gilad Shalit, enlevé en 2006 par des activistes palestiniens de la bande de Gaza.
Selon Mouzaini, Israël n'a pour l'heure donné son accord que pour 71 condamnés à des peines longues sur les 450 proposés par le Hamas il y a plus d'un an.
A l'issue de son offensive de 22 jours dans la bande de Gaza, Israël disait espérer obtenir la libération de Shalit et être en mesure d'assouplir ses conditions d'échange.
Selon le site internet du quotidien Haaretz, le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a assuré que l'Etat juif faisait des "efforts suprêmes" dans cette affaire.
Cependant, Mouzaini a assuré que toute annonce israélienne de progrès dans les discussions n'aurait d'autres motivations qu'électorales, alors que les Israéliens sont appelés à renouveler la Knesset mardi.
Un accord de dernière minute pourrait bénéficier à la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, chef du parti centriste Kadima, ou au travailliste Barak, tous deux devancés par le Likoud de Benyamin Nethanyahu dans les sondages.
Un échange de prisonniers pourrait en outre faciliter la conclusion d'un cessez-le-feu à long terme entre Israël et le Hamas, qui négocient actuellement sous l'égide du Caire.
 
Déjeuner de travail Moubarak-Sarkozy à Paris lundi
 
Le président Nicolas Sarkozy aura un déjeuner de travail lundi à l'Elysée avec son homologue égyptien Hosni Moubarak, a annoncé la présidence de la République.
Ce déjeuner de travail "portera notamment sur la situation au Proche-Orient", précise un communiqué de l'Elysée.
 
( Samedi, 07 février 2009 - Avec les agences de presse )
 
 
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