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Accord Khartoum-rebelles du Darfour sur des pourparlers de paix

mardi 17 février 2009, par La Rédaction

Le gouvernement du Soudan et l’un des principaux groupes rebelles du Darfour ont décidé d’ouvrir des pourparlers de paix aux termes d’un accord provisoire comportant des concessions des deux parties.
Le Qatar, qui joue un rôle de médiateur, a exhorté les autres factions rebelles et le Tchad voisin à se joindre aux négociations.
L’accord de mardi prévoit des mesures d’assistance et de protection pour les réfugiés du Darfour ainsi qu’un engagement des deux parties à continuer les pourparlers à Doha. Les rebelles du Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM) réclament aussi un échange de prisonniers.
Le JEM a fait savoir qu’il relâcherait certains de ses prisonniers issus du camp gouvernemental en signe de bonne volonté. L’épineuse question des détenus a failli faire capoter les efforts qataris.
Le Soudan a entamé des discussions avec le JEM la semaine dernière, près de six ans après le début d’un conflit intérieur qui a fait quelque 200.000 morts et 2,7 millions de personnes déplacées selon des experts internationaux.
Mais d’autres groupes rebelles refusent de négocier avec Khartoum et la coopération du Tchad, qui héberge des réfugiés chassés du Darfour, est jugée indispensable à une paix durable.
"Je tiens à clarifier que cet accord est ouvert à toutes les autres factions", a déclaré aux journalistes à Doha le cheikh Hamad bin Djassim al Sani, Premier ministre qatari.
"Ce processus devrait aussi comporter un accord entre le Tchad et le Soudan, ce qui contribuerait beaucoup à régler le problème. Avec nos frères de Libye, nous (...) espérons être très vite en mesure de prendre une initiative, ce qui facilitera le processus de paix."
L’accord provisoire intervient au moment où Khartoum attend une décision de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye sur le lancement éventuel d’un mandat d’arrêt international contre le président soudanais Omar Hassan al Bachir, accusé de crimes de guerre au Darfour.
Le JEM et d’autres groupes rebelles ont pris les armes contre le gouvernement en 2003 en exigeant une meilleure représentation et la création d’infrastructures au Darfour, immense région de l’Ouest soudanais.
Khartoum a mobilisé des milices arabes pour mater la révolte mais dément qu’on puisse parler de génocide. Un responsable de Khartoum a déclaré lundi qu’une mise en accusation de Bachir pourrait compromettre les discussions de Doha.
Le JEM, qui exige aussi que Khartoum s’engage à ne pas empêcher la livraison d’une aide humanitaire et cesse de harceler les populations déplacées, s’est prononcé pour une inculpation de Bachir. Mais le chef du mouvement, Khalil Ibrahim, a assuré qu’il poursuivrait les négociations de paix.
Une cinquantaine de membres du JEM sont emprisonnés à Khartoum après avoir été condamnés à mort pour participation à une attaque sans précédent contre la capitale. Parmi eux figure un demi-frère d’Ibrahim, Abdel Aziz el Nour Achr.
"Le mouvement veut que toutes les parties au conflit participent à ces négociations", a déclaré Ibrahim en ajoutant que son groupe négociait au nom de tous les Soudanais.
Mais d’autres factions rebelles ont promptement rejeté l’accord de mardi en le déclarant voué à l’échec.
"Un accord de paix global pour le Darfour doit réunir tout le monde, petites factions et grands mouvements. Ce communiqué ne contribuera pas à une paix générale", a dit Adelaziz Sam, conseiller d’une branche de l’Armée de libération du Soudan qui avait signé en 2006 à Khartoum un accord de paix du Darfour resté lettre morte.

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Pas de lien entre l’accord de Doha et le sort de Béchir, affrime Susan Rice

L’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU Susan Rice a indiqué mardi ne voir "aucun lien" entre le sort du président soudanais Omar el-Béchir et l’accord entre Khartoum et le plus militarisé des groupes rebelles du Darfour signé le même jour à Doha.
"Je ne vois aucun lien" entre le sort du président Béchir et l’accord entre le gouvernement soudanais et le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM), a déclaré Susan Rice à la presse.
Cet accord, signé mardi à Doha, au Qatar, constitue "potentiellement une simple première étape", a-t-elle indiqué, après une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU à huis clos sur le déploiement de la force de maintien de la paix commune ONU/Union africaine au Darfour.
Mais il est clair que tous les groupes rebelles du Darfour doivent être engagés dans le processus, a-t-elle ajouté.

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Darfour : Ban salue en l’accord de Doha une "avancée constructive"

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a salué mardi l’accord entre Khartoum et le plus militarisé des groupes rebelles du Darfour, signé à Doha (Qatar), le qualifiant d’"avancée constructive".
"Le secrétaire général salue l’accord" qui aidera au "règlement des problèmes au Darfour", a indiqué le service de presse de Ban Ki-moon dans un communiqué.
"Cet accord représente une avancée constructive dans le cadre des efforts continus pour parvenir à une conclusion pacifique dans ce long conflit", selon M. Ban.

( Mardi, 17 février 2009 - Avec les agences de presse )

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