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"T’as dit droit international !?"

mercredi 10 mars 2010, par La Rédaction

10.000 colons de plus en 2009
On s’étonnait lundi de l’annonce de 112 logements supplémentaires à Betar Illit à la veille de l’arrrivée du vice-président américain Joe Biden, c’était sans compter les 1 600 rendus publics à Jérusalem qui ont, selon la presse israélienne de mercredi, provoqué la colère du ministre de la défense israélien Ehoud Barak (celui là même qui avait autorisé les 112).
Ces annonces coïncident avec la publication par le Bureau central des statistiques israéliens des premiers chiffres (sujets à révision) concernant l’évolution de la population israélienne en Cisjordanie, hors Jérusalem-Est en 2009. Cette population a enregistré en 2009 une hausse de 4,9%, certes légèrement plus faible qu’en 2008 (5,1%) mais qui se traduit par un accroissement de 10 000 Israéliens, et le franchissement de la barre de 300 000 personnes. En ajoutant Jérusalem-est, le chiffre total d’Israéliens installés dans des territoires conquis militairement en 1967 est sans doute très de proche du demi-million.
Comme le souligne le Bureau israélien, la moitié de cette population supplémentaire enregistrée en 2009 concerne les trois plus grandes colonies que les Israéliens entendent annexer. Les deux premières, Modiin Illit (44 000 habitants) et Betar Illit (36 000), peuvent l’être d’autant plus facilement qu’elles jouxtent la Ligne verte de 1949. Il n’en va pas de même avec Maale Adoumim (34 000), à l’est de Jérusalem et qui pourrait, en cas de connection renforcée avec la ceinture de quartiers de colonisation érigés à l’est de la Ville sainte parachever ce dispositif visant à rendre impossible une partition de Jérusalem.

Biden prend une claque
Un ministre du gouvernement israélien a présenté, mercredi 10 mars, des excuses après l’annonce d’un projet de construction de 1 600 nouveaux logements dans une zone de Cisjordanie occupée, plan condamné par le vice-président américain, Joe Biden, en visite en Israël. "Cela n’aurait pas dû se produire durant une visite du vice-président américain", a déclaré Isaac Herzog, ministre de l’aide sociale. "Cela constitue un réel embarras et nous devons maintenant présenter nos excuses pour cette grave bourde", a-t-il ajouté sur la radio de l’armée.
De son côté, la presse israélienne a accusé mercredi le gouvernement Nétanyahou de "torpiller" les relations cruciales avec l’allié américain après l’annonce du feu vert à des projets de colonisation. Joe Biden "était venu pour tenter de faire passer le courant entre Jérusalem et la Maison Blanche, lever les doutes et créer des relations de confiance. Et nous l’avons perdu aussi, lui qui était, à Washington, l’ami le plus proche de Nétanyahou", écrit le quotidien Maariv en parlant en "une" du "malaise" israélo-américain.
Interrogé à la radio, l’un des éditorialistes vedettes du journal Yediot Aharonot, premier quotidien en Israël, Shimon Schiffer, a parlé de "crachat au visage de Biden", qui était en visite en Israël et dans les territoires palestiniens pour tenter de relancer le processus de paix avec les Palestiniens. Le premier ministre "Nétanyahou est incapable de mener un véritable dialogue avec les Américains. Biden est venu pour exprimer son soutien à Israël face à l’Iran, et sa visite a été torpillée", a fustigé l’éditorialiste. M. Nétanyahou a eu beau expliquer à son hôte qu’il ignorait que le projet de colonisation serait annoncé, "les Américains pensent que cette annonce n’est pas fortuite". Le ministère de l’intérieur a approuvé mardi la construction de 1 600 nouveaux logements dans un quartier de colonisation à Jérusalem-Est annexée.
Pour Israël Hayom, quotidien pro-Nétanyahou, "il n’y a aucune intention de mettre Biden dans l’embarras".
A gauche, en revanche, le Haaretz parle d’"une gifle qui retentit dans le monde entier" à propos de la condamnation par M. Biden du projet.

Une « Promenade Ben Gourion » à Paris : Une initiative inacceptable
Une « promenade Ben Gourion » sur les Quais de Seine devrait être inaugurée le 13 avril prochain par le Maire de Paris en présence du Président israélien Shimon Pérès.
Le Parti communiste français exprime sa consternation devant une telle initiative. Alors que l’Assemblée générale de l’ONU a récemment adopté le rapport Goldstone qui accuse explicitement Israël de crimes de guerre, voire de crimes contre l’ Humanité, il est inacceptable que la Ville de Paris puisse ainsi apporter un soutien explicite et une légitimation à la politique d’Israël qui continue de bafouer le droit international, qui multiplie les provocations et poursuit sans relâche la colonisation des terres palestiniennes, et dont l’agression contre les Palestiniens de Gaza fit 1400 morts dont une majorité de civils.
Une telle initiative est d’autant plus condamnable que la Ville de Paris n’a jamais accepté d’attribuer le nom de Yasser Arafat à un lieu public, comme l’ont proposé plusieurs fois les élus communistes, préférant valoriser un lien unilatéral à Israël.
Le PCF affirme son opposition à une inauguration qui constitue un acte contre la paix et contre la justice. Il prendra les initiatives qui s’imposent. Dans le contexte actuel, c’est l’esprit de responsabilité qui devrait l’emporter de la part de toutes celles et ceux qui veulent sincèrement contribuer à une solution politique juste et durable au conflit du Proche-Orient. (Le Parti communiste français - Mercredi, 10 mars 2010)

(Mercredi, 10 mars 2010 - Avec les agences de presse)

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