Al-Oufok

Site du Mouvement Démocratique Arabe

Accueil > Palestine > Marwan Barghouthi pourrait être libéré "dans les prochains jours"

Marwan Barghouthi pourrait être libéré "dans les prochains jours"

dimanche 15 février 2009, par La Rédaction

Le dirigeant palestinien Marwan Barghouthi qui purge une peine de prison à vie en Israël pourrait être libéré "dans les prochains jours", a indiqué dimanche son avocat à une télévision israélienne.
Selon la chaîne 10, sa libération se ferait dans le cadre d'un accord sur l'élargissement du soldat israélien Gilad Shalit, capturé en juin 2006 par des groupes armés palestiniens, dont le Hamas, dans une opération de commando menée à la lisière de la bande de Gaza.
"Nous n'avons jamais été plus près d'un accord pour la libération de Marwan Barghouthi. Elle pourrait intervenir dans les prochains jours", a déclaré son avocat Khader Shkirat à la chaîne 10.
Marwan Barghouthi, chef du Fatah pour la Cisjordanie, emprisonné depuis avril 2003, figure en bonne place sur la liste de centaines de prisonniers palestiniens dont le mouvement islamiste Hamas exige la libération en échange de celle de Gilad Shalit.
Barghouthi aurait été informé de sa prochaine libération, a précisé la télévision.
Il devrait être le premier des prisonniers palestiniens à être libéré et ce dans le cadre d'un geste de bonne volonté d'Israël envers le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a encore dit la chaîne.
Considéré comme l'un des principaux inspirateurs de l'Intifada, le soulèvement palestinien, Marwan Barghouthi a été condamné en juin 2004 à cinq peines de prison à vie par un tribunal israélien qui l'a reconnu coupable d'implication dans quatre attentats anti-israéliens.
Très populaire parmi les Palestiniens, il a souvent été présenté comme un possible successeur au leader historique palestinien Yasser Arafat, décédé en novembre 2004.
Le Premier ministre israélien sortant Ehud Olmert, qui a tenu dimanche des consultations avec les principaux responsables politiques, a conditionné une trêve prolongée dans la bande de Gaza avec le Hamas, à la libération de Gilad Shalit.
"Il n'est pas question de rouvrir les points de passage (de la bande de Gaza) sans que Shalit soit libéré", a affirmé de son côté Meir Sheetrit, le ministre israélien de l'Intérieur. "Il est temps de libérer Shalit et il n'y a aucune raison de repousser cette libération".
Le Hamas lie la libération de Shalit à l'élargissement de prisonniers palestiniens détenus en Israël et non à l'ouverture des points de passage.
Le numéro deux du Hamas Moussa Abou Marzouk a même laissé planer le doute sur le fait que le soldat israélien soit toujours en vie. "Je n'ai pas d'informations suffisantes. Peut-être que Shalit fait partie des enfants morts. Réellement je ne sais pas", a-t-il déclaré au journal arabe Al-Hayat.
 
La libération du soldat Shalit désormais prime sur tout, selon Olmert
 
La libération du soldat Gilad Shalit prime désormais sur tout pour Israël dans les négociations en cours sur une trêve à Gaza, a affirmé dimanche soir le Premier ministre israélien Ehud Olmert.
Elle prime même sur les objectifs que l'Etat hébreu s'était fixés lors de son offensive contre le mouvement islamiste Hamas dans la bande de Gaza.
"En premier lieu, (la libération de) Gilad Shalit, deuxièmement l'arrêt de la contrebande (d'armes) d'Egypte vers la bande de Gaza et troisièmement, un cessez-le-feu total", a déclaré M. Olmert, énumérant dans l'ordre les exigences actuelles d'Israël à Jérusalem devant la Conférence des présidents des organisations juives américaines.
M. Olmert confirme ainsi que la libération du soldat capturé en 2006 par un commando palestinien à la lisière de la bande de Gaza figure désormais pour Israël au premier plan dans les discussions en cours avec le Hamas, par le biais de l'Egypte, en vue d'une consolidation de la trêve dans la bande de Gaza.
Israël exigeait auparavant uniquement des "progrès" dans les tractations pour un échange de prisonniers permettant de libérer le soldat.
Du 27 décembre au 18 janvier, Israël a mené une offensive dévastatrice et meurtrière contre le Hamas à Gaza, qui a fait 1.330 tués palestiniens, avec l'objectif affiché de mettre fin aux tirs de roquettes sur son territoire et stopper la contrebande d'armes d'Egypte vers la bande de Gaza.
"Avant tout, nous voulons voir Shalit de retour dans ses foyers, nous examinerons le reste après", a-t-il souligné. "Si nous obtenons le retour de Shalit et faisons cesser la contrebande, je pense que nous aurons accompli notre travail".
M. Olmert a, à nouveau, lié l'ouverture des points de passage vers la bande de Gaza à la libération du soldat détenu par le Hamas, qui contrôle cette enclave palestinienne depuis juin 2007.
"Nous ne permettrons pas l'ouverture des points de passage avant que Shalit ne soit rentré chez lui", a-t-il martelé.
Il a laissé entendre qu'Israël était désormais prêt à "payer beaucoup" pour obtenir la libération du militaire, faisant allusion à la liste de centaines de prisonniers palestiniens dont le Hamas exige la libération en échange de celle du captif.
Une décision concernant sa libération devrait être soumise au cabinet de sécurité israélien cette semaine, selon une source gouvernementale.
 
Abbas suspend les salaires en Cisjordanie pour indemniser Gaza
 
Le gouvernement palestinien modéré du président Mahmoud Abbas a annoncé dimanche qu'il avait commencé à verser de l'argent aux habitants de la bande de Gaza qui ont perdu leurs foyers dans l'offensive israélienne du mois dernier.
En conséquence, a dit son Premier ministre Salam Fayyad, le gouvernement ne dispose pas de fonds suffisants pour payer les salaires des fonctionnaires, en Cisjordanie occupée comme dans la bande de Gaza contrôlée par le mouvement islamiste Hamas.
Les employés de la fonction publique ont décrété une grève en raison du non-paiement des salaires au début du mois.
La situation impose un difficile exercice d'équilibre pour Fayyad, qui doit diriger un gouvernement tributaire de l'aide extérieure mais tient aussi à prendre la tête des efforts de reconstruction à Gaza pour marginaliser le Hamas.
Le mouvement islamiste a lui aussi commencé à effectuer des versements partiels aux Palestiniens privés de foyer depuis la guerre de 22 jours qui a pris fin avec un cessez-le-feu le 18 janvier.
"On ne sait pas quand nous recevrons de l'argent des donateurs. Je n'avancerai donc pas de date où il me sera possible de verser les salaires", a dit Fayyad aux journalistes à Ramallah, où siège son gouvernement.
Environ 5.000 habitations ont été détruites, de même que des routes, des ponts et des bâtiments officiels, en trois semaines de bombardements qui ont causé la mort de 1.300 Palestiniens.
Le coût de la reconstruction est estimé à deux milliards de dollars au moins.
Fayyad a reçu ce mois-ci de quoi commencer à indemniser les Gazaouis, le Premier ministre israélien Ehud Olmert ayant approuvé le transfert de 175 millions de shekels (43 millions de dollars) de Cisjordanie vers la bande de Gaza.
Des collaborateurs d'Olmert ont indiqué que ces fonds appartenaient aux Palestiniens et ne serviraient pas à financer le Hamas, que les pays occidentaux boycottent en raison de son refus de reconnaître Israël et de renoncer à la violence.
 
Grève de fonctionnaires en Cisjordanie
 
Plusieurs milliers de fonctionnaires palestiniens observaient une grève de 24 heures dimanche en Cisjordanie. Ils entendaient ainsi protester contre le retard de deux semaines dans le paiement de leurs salaires.
Les enseignants et les membres des forces de sécurité n'ont pas pris part à ce mouvement.
Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a précisé dimanche que son administration ne pouvait actuellement verser les salaires parce que les fonds disponibles avaient été affectés à l'aide à la Bande de Gaza après l'offensive israélienne contre le Hamas.
M. Fayyad n'a pas fourni de chiffres global, indiquant seulement avoir versé 20 millions de dollars (16 millions d'euros) aux agences de l'ONU dans le cadre de l'aide aux Gazaouis.
Quelque 150.000 Palestiniens sont payés par l'Autorité palestinienne, la moitié d'entre eux à Gaza. Les fonctionnaires de l'enclave côtière n'ont plus rejoint leur poste de travail depuis le coup de force du Hamas en juin 2007 mais continuent de percevoir leur salaire.
 
Gaza: consultations en Israël sur une trêve avec le Hamas
 
Le Premier ministre israélien Ehud Olmert devait mener dimanche des consultations avec les principaux responsables politiques sur une trêve dans la bande de Gaza avec le Hamas, après avoir rejeté tout accord ne comprenant pas la libération du soldat Gilad Shalit.
Israël semble avoir durci sa position dans les tractations, menées par l'intermédiaire de l'Egypte, après des déclarations de responsables du Hamas tout au long de la semaine laissant croire à l'imminence d'un accord. "M. Olmert va procéder aujourd'hui à des consultations avec les principaux responsables politiques sur une trêve", a déclaré à l'AFP le porte-parole de M. Olmert, Mark Regev.
Ces discussions devaient avoir lieu avec le ministre de la Défense Ehud Barak et la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, mais aussi avec le chef du principal parti d'opposition de droite Benjamin Netanyahu, favori pour former le prochain gouvernement à la suite des récentes élections législatives.
"Le gouvernement doit tenir compte de la nouvelle situation (politique) et des résultats des élections", a expliqué M. Olmert lors de la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem. "Jusqu'à mardi, nous avions une majorité parlementaire stable mais depuis nous fonctionnons en tenant compte des nouvelles réalités politiques", a-t-il insisté.
Selon le journal israélien Maariv, M. Netanyahu est "totalement opposé" à une trêve avec le mouvement islamiste qui contrôle Gaza. Un autre quotidien, Haaretz, citant des sources proches de M. Olmert, a affirmé que le Premier ministre ne déciderait d'aucun accord sans consultation avec le faucon de la droite.
Après la réunion hebdomadaire du gouvernement, plusieurs ministres ont réitéré la position exprimée samedi par M. Olmert.
"Il n'est pas question de rouvrir les points de passage sans que Shalit soit libéré", a affirmé à la presse Meir Sheetrit, le ministre israélien de l'Intérieur. "Il est temps de libérer Shalit et il n'y a aucune raison de repousser cette libération", a-t-il insisté. Le caporal franco-israélien Gilad Shalit a été enlevé en juin 2006 par des groupes armés palestiniens, dont le Hamas, dans une opération de commando menée à la lisière de la bande de Gaza.
Shalom Simhon, ministre de l'Agriculture, a de son côté menacé d'une nouvelle opération militaire à Gaza. "Notre gouvernement n'a rien à perdre. Celui qui ne comprend pas par la voie de la raison, il comprendra par celle de la force", a-t-il dit. Le Hamas a toutefois fait savoir que, selon lui, la libération de Shalit était liée à l'élargissement de prisonniers palestiniens détenus en Israël et non à l'ouverture des points de passage, comme souhaité par Israël.
"Il n'existe aucun lien entre les deux dossiers" de la libération du soldat et de l'ouverture des frontières de Gaza, a déclaré samedi le porte-parole de l'administration du Hamas à Gaza, Taher al-Nounou.
Soufflant le chaud et le froid, le Hamas a laissé planer le doute sur le fait que le soldat soit toujours en vie. "Je n'ai pas d'informations suffisantes. Peut-être que Shalit fait partie des enfants morts. Réellement je ne sais pas", a affirmé au journal arabe Al-Hayat, basé à Londres, le numéro deux du Hamas Moussa Abou Marzouk. Samedi, le mouvement islamiste avait accusé Israël d'empêcher la conclusion d'une trêve après être revenu sur ses positions concernant la durée d'un éventuel accord.
 
Tzipi Livni préfère l'opposition à une place de numéro 2 dans un gouvernement Nétanyahou
 
La ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni, cheffe du parti centriste Kadima, a déclaré dimanche qu'elle préférait aller dans l'opposition plutôt qu'être la numéro 2 d'un gouvernement dirigé par Benyamin Nétanyahou.
Cette prise de position pourrait aggraver l'impasse politique dans laquelle se trouve Israël après les élections législatives de la semaine dernière, aux résultats extrêmement serrés.
Si le parti Kadima a remporté une davantage de sièges à la Knesset que le Likoud (droite) de M. Nétanyahou, ce dernier est le mieux placé pour former une coalition gouvernementale en raison des bons résultats de ses alliés politiques, notamment du parti Israel Beitenou de l'ultranationaliste Avigdor Lieberman.
Mme Livni considère que la courte avance de Kadima lui donne le droit de conduire le gouvernement. Si ce n'est pas le cas, a-t-elle averti dimanche en marge du conseil des ministres, elle "continuera à lutter pour le bien depuis les rangs de l'opposition".
Elle semble ainsi exclure tout gouvernement d'union nationale au sein duquel seraient représentés le Likoud et Kadima.
 
Shimon Pérès accompagnera le pape lors de sa visite en Israël
 
Le gouvernement israélien a demandé au président Shimon Pérès d'accompagner le pape Benoît XVI durant la visite en Terre sainte qu'effectuera le souverain pontife en mai prochain, a annoncé dimanche le chef du gouvernement Ehoud Olmert au cours du conseil des ministres.
Il a précisé qu'à l'occasion de cette visite, M. Pérès serait présent auprès du pape sur différents sites du pays. Il n'a pas fourni de date officielle pour ce voyage papal.
Benoît XVI avait annoncé la semaine dernière son intention de se rendre en Israël en mai. Son prédécesseur Jean Paul II est le seul pape à avoir effectué une visite officielle en Israël, en 2000.
 
La Russie veut organiser une conférence sur la paix au Proche-Orient dans les prochains mois
 
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a annoncé dimanche que son pays entendait organiser au cours du premier semestre de cette année une conférence sur la paix au Proche-Orient.
M. Lavrov, en visite en Israël, a indiqué que l'Etat hébreu et les pays arabes seraient invités. Cette conférence serait, selon lui, la continuation des pourparlers de paix repris en 2007 entre Israéliens et Palestiniens.
Le chef de la diplomatie israélienne a déclaré dimanche au président israélien Shimon Pérès qu'il espérait voir le nouveau gouvernement israélien relancer le processus de paix.
"Notre main sera toujours tendue vers la paix, mais nous ne pouvons accepter que des roquettes soient tirées sur nos citoyens", lui a répondu M. Pérès dans un communiqué.
 
( Dimanche, 15 février 2009 - Avec les agences de presse )
 
 
<FONT face=Arial color=#ff0000>Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
<A href="http://www.aloufok.net/spip.php?article2">http://www.aloufok.net/spip.php?article2
 
***
 
<FONT face=Arial size=2>Participez à la liste de Diffusion
<FONT color=#ff0000 size=4>" Assawra "
S’inscrire en envoyant un message à :
<A href="mailto:assawra-subscribe@yahoogroupes.fr">assawra-subscribe@yahoogroupes.fr