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"Jour de colère" en Palestine

mardi 16 mars 2010, par La Rédaction

Plusieurs dizaines de Palestiniens ont affronté la police israélienne à coup de pierres, mardi à Jérusalem-Est, à l’occasion du "jour de colère" proclamé par le Hamas pour protester contre la consécration d’une synagogue de la vieille ville.
Ces violences mettent un peu plus en péril les efforts déployés par les Etats-Unis pour renouer le processus de paix, déjà mis à mal par l’annonce, la semaine dernière, de la construction prochaine de 1.600 logements dans une colonie juive de Cisjordanie.
Les lanceurs de pierres ont également brûlé des pneus et des poubelles dans plusieurs quartiers de la partie orientale de la ville sainte, conquise en 1967 par l’armée israélienne.
Les forces de l’ordre ont riposté à coups de grenades lacrymogènes et de balles en caoutchouc, rapportent des témoins. Une quarantaine de Palestiniens légèrement blessés ont été hospitalisés, selon le personnel médical.
Trois mille agents ont été placés en état d’alerte après l’appel à manifester lancé par le Mouvement de la résistance islamique, qui administre seul la bande de Gaza depuis juin 2007.
"Nous demandons au peuple palestinien de considérer ce mardi comme un jour de colère à l’égard des procédures de l’occupant contre la mosquée Al Aksa à Jérusalem", dit le Hamas dans un communiqué.
Le mouvement islamiste et plusieurs membres du Fatah de Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, ont jugé les travaux de restauration de la synagogue Hurva dangereux pour la mosquée Al Aksa. Les deux lieux de culte sont située à 400m l’un de l’autre.
Une cérémonie d’inauguration s’est déroulée lundi à la synagogue, détruite par les forces jordaniennes en 1948.

La tournée de George Mitchell au Proche-Orient en suspens
L’émissaire américain George Mitchell qui devait se rendre lundi au Proche-Orient, a repoussé sa visite à mardi mais pourrait même ne pas faire étape dans la région, dans un contexte de tension entre les Etats-Unis et Israël, déclarent deux responsables américains.
Washington attend une réponse d’Israël, à qui il a demandé de faire la preuve la preuve de son sérieux quant au processus de paix, a indiqué lundi le département d’Etat.
L’annonce d’un programme de construction de 1.600 logements pour des colons juifs à Jérusalem-Est a suscité de vives tensions entre l’Etat juif et les Etats-Unis, qui ont dit considérer cette décision - divulguée alors que le vice-président Joe Biden était en Israël - comme une insulte.
La secrétaire d’Etat Hillary Clinton a adressé la semaine dernière des exigences précises au Premier ministre Benjamin Netanyahu à propos de ce projet et de l’engagement d’Israël à mener des pourparlers de paix indirects avec les Palestiniens, a dit le département d’Etat.
Netanyahu a cependant exclu lundi de limiter les constructions dans les environs de Jérusalem.
Sans faire un lien direct avec l’attitude du gouvernement israélien, P.J. Crowley, porte-parole du département d’Etat, a dit que le départ de l’émissaire George Mitchell pour le Proche-Orient, envisagé pour ce lundi, était en suspens. Il a ajouté que Washington attendait une réponse officielle d’Israël.
"George Mitchell a l’intention de se rendre dans la région cette semaine, mais son programme n’est pas encore fixé", a dit Crowley aux journalistes. "C’est une situation indécise. Pour le moment, il est toujours aux Etats-Unis."
Deux responsables ont précisé plus tard que la visite de Mitchell avait été reportée de 24 heures.
Mais cela reste en suspens, ont-ils ajouté, et l’émissaire de Barack Obama pourrait se rendre directement à Moscou pour la réunion du "quartet" de médiateurs sur le Proche-Orient (Russie, Onu, Etats-Unis et Union européenne) à laquelle il doit participer avec Clinton.
Crowley s’est refusé à indiquer avec précision ce que Clinton avait demandé à Netanyahu. Il a dit que cela se rapportait au projet de Jérusalem-Est, "mais plus encore à (...) la volonté des deux parties de s’engager sérieusement dans le processus de paix".
Selon un autre responsable, qui a requis l’anonymat, la question de savoir quand Mitchell partira dépend du moment où Israël répondra et du temps disponible pour que l’émissaire en parle dans la région avant de prendre part à une réunion sur le Proche-Orient en fin de semaine à Moscou.

Hezbollah : la Syrie accepte de recevoir le libanais Walid Joumblatt
Damas est prêt à rencontrer le leader libanais Walid Joumblatt, une des voix les plus critiques contre le président Bachar el-Assad, afin de tourner une page dans les relations libano-syrienne, a annoncé le Hezbollah.
La réconciliation entre le druze Walid Joumblatt et Damas pourrait relancer le rôle de la Syrie dans la politique libanaise des années après le départ forcé des soldats syriens du pays du Cèdre.
Dans un communiqué diffusé lundi soir, le leader du Hezbollah libanais Hassan Nasrallah, qui joue les médiateurs entre les deux parties depuis plusieurs mois, précise avoir informé Joumblatt que la Syrie "surmonterait" les événements du passé pour ouvrir une nouvelle page. Le président Bachar el-Assad recevra le leader libanais dans un futur proche.
Cette annonce intervient deux jours après que Walid Joumblatt a reconnu que ses critiques violentes contre la Syrie dans le passé étaient "déplacées".

(Mardi, 16 mars 2010 - Avec les agences de presse)

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