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Tunisie : Taoufik Ben Brik purge sa peine et sort de prison

mardi 27 avril 2010, par La Rédaction

Le journaliste tunisien dissident Taoufik Ben Brik a été libéré mardi matin après avoir effectué sa peine, a-t-on appris auprès de son épouse Azza Zarrad. Il avait été condamné en novembre dernier à six mois de prison ferme pour "agression", "violence, atteinte aux bonnes moeurs et dégradation de biens d’autrui" lors d’un incident avec une femme d’affaires, Rym Nasraoui, qui avait porté plainte.
"Taoufik m’a appelé ce matin à 6h (5h GMT) pour m’annoncer sa libération. Il doit prendre une voiture louage (taxi inter-urbain) à Siliana (à 130 km de Tunis où il était emprisonné) et devrait être à la maison dans trois heures", a précisé sa femme à l’AP.
Lors de son jugement, le journaliste avait dénoncé un "procès politique" et s’était dit victime d’un traquenard monté par les services spéciaux", alors que les autorités avançaient qu’il s’agissait d’une "affaire de droit commun".
Taoufik Ben Brik, 50 ans, avait publié dans la presse française une série d’articles virulents à la veille des élections d’octobre dernier, qui avaient reconduit le président Zine El Abidine Ben Ali à la tête du pays, pour un cinquième mandat consécutif de cinq ans.
A l’annonce de sa libération, son épouse n’a pas pu dissimuler sa joie. "Taoufik aussi était très heureux d’être libre après six mois d’incarcération, jour pour jour", a-t-elle lâché avec un soupir de soulagement.
"C’est un sentiment que ne peut connaître que celui qui vit une telle épreuve. Par moment, on a l’impression que les six mois ne vont pas finir", a encore confié cette femme frêle.
Elle a exprimé également "un sentiment d’impuissance" face à ce qu’elle considère comme une "complicité des démocratie occidentale" dans cette affaire où "l’injustice était claire", selon elle.
Son avocat, Me Néjib Chebbi s’est lui aussi dit "heureux" que Taoufik Ben Brik ait été libéré.
"Taoufik a passé six mois en prison pour défendre notre droit à l’humour. Il n’a fait qu’exercer sa profession comme le font tous les journalistes libres dans des pays libres, en critiquant les politiques avec humour. En l’emprisonnant, ils (les autorités) voulaient nous ôter ce droit", a-t-il déploré.
"Nous sommes soulagés d’apprendre la libération ce matin de Taoufik Ben Brik. Il va enfin pouvoir retrouver les siens", a réagi RSF. "Toutefois, nous rappelons que ces six mois de détention étaient six mois de trop, tant il est évident que Taoufik a été victime d’une affaire montée de toutes pièces, payant ainsi le prix de sa liberté de pensée", a déclaré Jean-François Julliard, secrétaire général de RSF.
Cette affaire a été à l’origine d’une tension entre Tunis et Paris. Les réactions françaises dont celle du Quai d’Orsay ont été considérées comme des "ingérences inadmissibles dans les affaires intérieures tunisiennes".
Se déclarant dans un premier temps "déçu" par les arrestations de journalistes en Tunisie, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a ensuite joué à l’apaisement. En visite à Tunis la semaine dernière, il a tenu à féliciter ses "amis tunisiens" pour "les efforts qu’ils font pour que la société soit juste, prospère, moderne et qu’elle respecte les droits des femmes et de l’homme".

(Mardi, 27 avril 2010 - Avec les agences de presse)

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