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L’émissaire de l’Onu appelle à soutenir le président somalien

vendredi 20 février 2009, par La Rédaction

La communauté internationale doit soutenir le nouveau président somalien en renforçant les troupes de maintien de la paix et en rétablissant sa présence diplomatique, déclare l’émissaire de l’Onu dans la Corne de l’Afrique.
Sans cela, les maux de la Somalie ne pourront que s’amplifier et cette indifférence révélerait des inégalités dans l’approche des crises, a ajouté Ahmedou Ould-Abdallah en faisant allusion aux engagements en Irak ou en Afghanistan.
"Nous nous devons d’être présents en Somalie pour la crédibilité de la communauté internationale, tout particulièrement en Afrique", a-t-il dit dans une interview à Reuters, appelant les gouvernements étrangers, les Nations unies et les ONG à rétablir des délégations permanentes sur le sol somalien.
À l’issue d’un processus de paix mené à Djibouti sous l’égide de l’Onu, le nouveau président, l’islamiste modéré cheikh Sharif Ahmed, est entré en fonctions le mois dernier pour établir un gouvernement d’unité nationale.
La Somalie est plongée dans l’anarchie et la guerre civile depuis le renversement du dictateur Mohamed Siad Barre en 1991. Le conflit a fait plus d’un million de déplacés.
"Le président a été élu de manière transparente et dispose de la légitimité.
J’appelle la communauté internationale à lui offrir un appui sans faille pour l’aider à stabiliser le pays", a dit l’émissaire, de nationalité mauritanienne.
Ould-Abdallah s’exprimait en marge d’une conférence à Bruxelles organisée par l’Institut EastWest, un groupe de réflexion sur la sécurité mondiale. Il a estimé que sans appuis, les maux de la Somalie "seront catastrophiques".
"Pour éviter les inégalités de traitement, nous ne pouvons pas être présents en Afghanistan ou en Irak et négliger la Somalie."
Le pays de la Corne de l’Afrique "est le seul pays du monde qui ne dispose d’aucune présence internationale sur son sol - ni diplomates, ni grandes ONG, ni représentants des Nations unies", a pointé Ould-Abdallah. "Les habitants le réclament."
La principale menace pour la stabilité du pays, où vivent 9 millions de Somaliens, est aujourd’hui le mouvement rebelle Al Shabaab qui défend une interprétation rigide de la loi islamique. Les insurgés, considérés par Washington comme le relais d’Al Qaïda dans le pays, contrôlent une importante partie du territoire, notamment dans le Sud et certains quartiers de Mogadiscio.
Les diplomates présents dans la région espèrent que l’élection d’Ahmed, le premier président islamiste de la Somalie, agira comme une ancre de stabilité en faisant rentrer dans le rang les islamistes modérés et en marginalisant Al Shabaab.
Selon Ould-Abdallah, l’une des priorités est de renforcer la modeste force de maintien de la paix de l’Union africaine (UA) à Mogadiscio.
Mais de nombreux pays se montrent réticents à envoyer des soldats dans un pays où, en deux années de combats, plus de 16.000 civils ont trouvé la mort.
La force de l’UA doit passer à 5.000 hommes d’ici la fin du mois, ce qui reste en-deçà des 8.000 prévus initialement. Selon l’émissaire des Nations unies, l’arrivée de renforts dépendra de l’octroi de financements par les principaux membres du Conseil de sécurité de l’Onu.

( Vendredi, 20 février 2009 - Avec les agences de presse )

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