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Netanyahu se réfère à la Bible pour revendiquer tout Jérusalem

mercredi 12 mai 2010, par La Rédaction

Assailli de questions sur la place de Jérusalem dans les pourparlers indirects engagés avec les Palestiniens sous l’égide de Washington, Benjamin Netanyahu s’est référé mercredi à l’Ancien Testament pour justifier la revendication d’Israël sur la totalité de la ville sainte.
Le Premier ministre israélien s’adressait aux membres de la Knesset à l’occasion d’une séance consacrée à la prise de la partie orientale de Jérusalem - Sion en hébreu - aux forces jordaniennes lors de la guerre de 1967.
"Jérusalem" et "Sion" sont mentionnés 850 fois dans l’Ancien Testament, livre de référence du judaïsme, a-t-il fait valoir, en ajoutant avec défi : "Quant au nombre de fois où Jérusalem est mentionné dans les écritures saintes d’autres fois, je vous recommande de vérifier"."
L’antériorité de la présence juive sur un site également révéré par le christianisme et l’islam est invoquée depuis 43 ans par Israël comme argument pour justifier l’annexion de la partie orientale de la ville et soutenir que la totalité de Jérusalem serait sa capitale réunifiée, indivisible et éternelle.
Cette initiative est contestée par les Nations unies, qui ont réclamé le retrait israélien des territoires arabes occupés en 1967, y compris Jérusalem-Est, dont les Palestiniens veulent faire la capitale de leur futur Etat indépendant avec un soutien international fort.
Noeud même du conflit, la vieille ville de Jérusalem abrite notamment l’esplanade des Mosquées d’Al Aksa et du dôme du Rocher, troisième lieu saint de l’islam après la Mecque et Médine, qui surplombe le mur des Lamentations, vestige des deux temples bibliques juifs et principal haut lieu du judaïsme.
Interpellé par un député issu de l’importante minorité arabe israélienne au sujet de sa référence à l’Ancien Testament, Benjamin Netanyahu s’est livré, de son pupitre, à un cours de religion comparée.
"Puisque vous le demandez : Jérusalem est mentionné 142 fois dans le Nouveau Testament (oeuvre de référence des chrétiens) et aucune des 16 diverses appellations arabes de Jérusalem n’est mentionnée dans le Coran", a-t-il asséné.
"Mais, dans une interprétation extensive du Coran du XXIIe siècle, un passage ferait référence à Jérusalem", a-t-il admis néanmoins, un argumentaire qualifié par le négociateur palestinien Saëb Erekat de "tout à fait déplaisant".
En tant que capitale des Juifs, Jérusalem a été rasée par les Romains durant le Ier siècle après Jésus-Christ, devenant une ville chrétienne sous leurs successeurs byzantins avant de tomber aux mains des Arabes musulmans au VIIe siècle puis d’être reprise par les croisés.
Mais la ville sainte est à nouveau retombée sous la coupe des musulmans jusqu’à ce que les forces britanniques en chassent les Turques ottomans en 1917, lors de la Première Guerre mondiale.
Après la Seconde Guerre, alors que la Grande-Bretagne s’apprêtait à s’en retirer et que les Nations unies venaient de proposer un statut international pour Jérusalem et la ville jumelle chrétienne de Bethléem, le conflit de 1948 bouleversera ces projets.
La guerre entre l’Etat d’Israël naissant et la Légion arabe s’est soldée par l’occupation juive de la partie ouest de la ville et celle de la partie orientale par les forces jordaniennes, une situation qui est restée figée jusqu’au conflit de 1967, qui a consacré la mainmise israélienne sur toute la ville.
Jérusalem, dont les limites administratives sont tracées par Israël et contestées par la communauté internationale, abrite aujourd’hui 750.000 habitants, dont les deux tiers sont des Juifs et le reste des Arabes, principalement musulmans.
Sans faire allusion aux pourparlers indirects avec les Palestiniens engagés dimanche, Benjamin Netanyahu a réaffirmé mercredi qu’il était hors de question pour Israël de revenir sur la réunification de Jérusalem sous son égide.
Mais il a promis de garantir le libre accès de ses lieux saints à toutes les confessions. Les musulmans se plaignent régulièrement des restrictions d’accès à l’esplanade des Mosquées et les chrétiens à leurs églises.
Benjamin Netanyahu a démenti ces accusations, tout en se déclarant résolu à ce que le libre accès à leurs lieux de culte ne soit pas "perverti" ou "détourné" pour dénier aux Juifs un accès total à leur "capitale".

(Mercredi, 12 mai 2010 - Avec les agences de presse)

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