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Ambassadeur d’Israël aux Etats-unis : "Israël est un Etat démocratique. Israël a la capacité et le droit d’enquêter par lui-même"

dimanche 6 juin 2010, par La Rédaction

Sarkozy invite Nétanyahou à accepter la commission d’enquête
Nicolas Sarkozy a "invité" dimanche le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou à accepter que se mette en place la commission d’enquête internationale proposée par l’ONU après l’intervention israélienne contre la "Flottille de la liberté" le 31 mai au large de Gaza, qui s’est soldée par neuf morts, indique l’Elysée.
La proposition de créer cette commission avait été faite le 1er juin par le Conseil de sécurité dans une déclaration non contraignante. Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a depuis souhaité qu’elle soit dirigée par l’ancien Premier ministre néo-zélandais Geoffrey Palmer et qu’elle comporte notamment des représentants d’Israël, de la Turquie et des Etats-Unis. Le conseil des ministres israélien étudiait cette proposition dimanche.
Dans un communiqué, l’Elysée, faisant part de la disponibilité de la France à participer à cette commission, note à propos de Gaza que M. Sarkozy a souligné pendant cet entretien téléphonique "l’urgence d’une solution pour mettre fin au blocus à travers des mécanismes qui permettent de garantir la sécurité d’Israël et d’assurer l’approvisionnement du territoire dans le respect des compétences de l’Autorité palestinienne".
Selon la présidence française, M. Sarkozy a par ailleurs "appelé à une relance du processus de paix entre Palestiniens et Israéliens afin de parvenir dans les meilleurs délais à mettre en oeuvre sur les bases agréées la solution des deux Etats, Israël et la Palestine, vivant côte à côte en paix et en sécurité".

Israël rejette une enquête internationale sur la flottille
Israël a repoussé dimanche une proposition de l’Onu visant à créer une commission d’enquête internationale sur son raid contre un bateau turc en route pour Gaza, en affirmant son droit de mener sa propre investigation.
"Nous rejetons une commission internationale. Nous sommes en discussion avec l’administration Obama pour faire en sorte que notre enquête ait lieu", a déclaré Michael Oren, ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, sur la chaîne Fox News.
Le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, avait proposé de créer une commission présidée par l’ex-Premier ministre néo-zélandais Geoffrey Palmer et comprenant des représentants d’Israël, des Etats-Unis et de la Turquie, indiquait plus tôt un responsable israélien à Jérusalem.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est entretenu de cette proposition samedi par téléphone avec Ban, mais il a déclaré dimanche à des ministres de son parti, le Likoud, que l’Etat hébreu étudiait d’autres possibilités, indique-t-on de sources politiques.
Ces derniers jours, des dirigeants du pays ont avancé publiquement l’idée d’une enquête israélienne à laquelle participeraient des observateurs étrangers.
Neuf Turcs ont été tués le 31 mai sur le "Mavi-Marmara", principal bateau d’une "flottille de la liberté" composée de six navires, dont l’abordage dans les eaux internationales par des commandos israéliens a soulevé un tollé international. Israël a fait valoir que ses soldats avaient fait feu en état de légitime défense après avoir été attaqués par des activistes pro-palestiniens armés de bâtons et d’armes blanches.
La flottille tentait de forcer le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, enclave contrôlée par les islamistes du Hamas qui s’opposent aux efforts de paix israélo-palestiniens.
"Israël est un Etat démocratique. Israël a la capacité et le droit d’enquêter par lui-même, de n’être un objet d’enquête pour aucune commission internationale", a dit l’ambassadeur Oren.
Ban a aussi consulté le Premier ministre turc Tayyip Erdogan sur des "options pour avancer dans l’enquête réclamée par le Conseil de sécurité", selon le site internet de l’Onu.
Le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, a déclaré sur CNN qu’Ankara insisterait pour la mise en place d’une commission indépendante, en laissant entendre que le rejet israélien d’une enquête internationale montrait que l’Etat juif voulait dissimuler les faits précis du raid.
"Nous voulons connaître les faits. Si Israël refuse, (...) c’est une preuve supplémentaire de sa culpabilité. Ils ne sont pas assez sûrs d’eux pour affronter les faits", a-t-il dit.
Samedi, un autre navire, le Rachel-Corrie, a aussi tenté de forcer le blocus de Gaza. L’armée israélienne est intervenue à bord sans incident, et le bateau a été dérouté vers le port israélien d’Ashdod. Ses 19 passagers et membres d’équipage ont accepté d’être expulsés d’Israël ce dimanche.
"Je souhaite rendre hommage à l’équipage du ’Rachel-Corrie’, qui a démontré sans ambiguïté ses intentions pacifiques", a dit le ministre irlandais des Affaires étrangères, Micheal Martin, à la radio publique RTE.
Un responsable israélien a dit que son pays tenait à déterminer si la Turquie avait effectivement parrainé le "Mavi- Marmara", sur lequel les militaires israéliens semblent avoir été surpris par la résistance qu’ils rencontraient. Sept militaires israéliens ont été blessés sur le bateau turc.
Au début du conseil des ministres hebdomadaire, Netanyahu a dit qu’un groupe d’"extrémistes violents" était monté séparément à bord de ce bateau avec l’intention d’en découdre.
Sur des photos prises sur le "Mavi-Marmara" et que Reuters s’est procurées dimanche, on voit des soldats israéliens qui saignent et se recroquevillent, entourés d’activistes. Elles ont été prises par un membre de la fondation turque IHH, qui avait organisé le convoi, a dit son porte-parole Salih Bilici.
Les autorités israéliennes ont confisqué les appareils photo des activistes et effacé les cartes mémoire, mais l’IHH a pu récupérer des photos sur un appareil à l’aide d’un logiciel spécial, a précisé Bilici. Il n’y a pas de photos de scènes de violence directes, mais on voit sur beaucoup d’entre elles des flaques ou des traces de sang sur le pont et sur les murs.
John Kerry, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, a déclaré dimanche sur la chaîne ABC qu’il était dans l’intérêt d’Israël de "traiter de façon plus efficace la situation à Gaza".
Israël est en droit de veiller à ce que l’on n’achemine pas d’armes à Gaza, mais trop de confusion entoure les produits qui sont autorisés à y entrer, a-t-il dit. "Dans les prochains jours, il faut établir une liste de ce qui ne peut pas entrer."

’Rachel-Corrie’ : les militants seront tous expulsés
Israël devait expulser rapidement tous les membres du cargo irlandais arraisonné Rachel-Corrie, dont le prix Nobel de la paix, l’Irlandaise Mairead Maguire. ’Toutes les personnes à bord du bateau seront expulsées dimanche après avoir signé un document par lequel elles renoncent à recourir à la justice israélienne contre cette mesure’, a déclaré une porte-parole du service de l’immigration israélien
Le cargo de 1 200 tonnes transportait onze passagers, cinq Irlandais et six Malaisiens, et huit membres d’équipage (six Philippins, un Cubain et le capitaine écossais). Le Cubain et les six Malaisiens le député Mohd Nizar Zakaria, deux journalistes de la télévision malaisienne TV3 et trois employés de l’ONG malaisienne Perdana Global Peace sont arrivés en Jordanie via le point de passage frontalier du pont Allenby.
Les 12 derniers devaient être rapatriés par avion dans les prochaines heures. Mairead Maguire, une Nord-irlandaise de 66 ans, célèbre avocate de la cause palestinienne, et ses camarades devaient quitter Israël tôt lundi et sont attendus à Dublin en fin de matinée. Tenus à l’écart, dans une partie séparée de l’aéroport, ils étaient injoignables par téléphone.
Leur départ a été retardé en raison de leur refus initial de signer une décharge dans laquelle ils renonçaient à contester leur expulsion auprès de la justice, selon la porte-parole de l’immigration. Leur rapatriement survient au lendemain de l’abordage sans violences du Rachel-Corrie dans les eaux internationales au large d’Israël, qui a contrasté avec l’assaut meurtrier lancé le 31 mai contre le ferry turc Mavi Marmara, ’navire amiral’ d’une flottille humanitaire internationale.

(Dimanche, 06 juin 2010 - Avec les agences de presse)

Photo :
Israeli soldiers detain an Israeli protestor during a protest of Palestinian, Israeli and foreign activists, against Israel’s controversial separation barrier in the West Bank village of Beit Jala, near the West Bank city of Bethlehem, Sunday June 6, 2010. Israel says the barrier is needed for security, but Palestinians consider it a land grab.

(AP Photo/Nasser Shiyoukhi)

<FONT color=#ff0000 face=Arial>Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
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