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Visite du président du Parlement européen à Gaza

lundi 23 février 2009, par La Rédaction

Une délégation du Parlement européen, dirigée par son président Hans-Gert Pöttering, a effectué lundi une visite dans la bande de Gaza pour constater les dégâts de la récente offensive israélienne.
La délégation, composée de parlementaires de plusieurs nationalités, s'est rendue dans la ville de Gaza, après avoir traversé le point de passage de Rafah à la frontière avec l'Egypte.
"Nous sommes ici pour prendre des informations sur la situation tragique pendant et après la guerre", a affirmé M. Pöttering lors d'une conférence de presse.
"La leçon que nous devons tirer est que nous devons construire la paix. Tous les hommes sont égaux et les gens ont droit à vivre en paix et dans la dignité", a-t-il ajouté.
Dans un communiqué, le PE avait indiqué que cette mission était "principalement axée sur l'évaluation des besoins humanitaires et la reconstruction de Gaza".
La délégation, qui est auparavant allée en Egypte, doit également se rendre à Ramallah en Cisjordanie, à Jérusalem et à Amman "pour évaluer la situation à la suite des événements qui se sont produits récemment au Moyen-Orient et contribuer à relancer le processus de paix", selon le communiqué.
L'offensive israélienne dans la bande de Gaza (27 décembre-18 janvier) a fait 1.330 morts palestiniens et causé d'importantes destructions. Son objectif affiché était de réduire au minimum les tirs de roquettes palestiniennes sur le territoire israélien.
 
Le Fatah a utilisé Google Earth pour localiser des cibles à Gaza, selon le Hamas
 
Le Hamas a accusé lundi l'Autorité palestinienne d'avoir espionné ses activistes au profit d'Israël pendant la guerre à Gaza, en utilisant notamment le programme Google Earth pour localiser des cibles.
"Des officiers et des membres des services de sécurité de Ramallah ont chargé leurs agents (à Gaza) de surveiller les mouvements de la résistance dans la bande de Gaza", a affirmé lors d'une conférence de presse à Gaza, le porte-parole du ministère de l'Intérieur du Hamas Ihab al-Ghossein.
"Ces informations ont été envoyées à Ramallah (QG de l'Autorité palestinienne), puis transmises à l'ennemi (Israël) qui a visé des cibles sur la base de ces renseignements collectés avant et pendant la guerre", a ajouté le porte-parole.
Lors de la conférence, plusieurs vidéos "d'aveux" montrant des hommes affirmant être des membres du Fatah ont été diffusées.
Selon un chef du Renseignement du Hamas à Gaza, Abou Abdallah, des cartes, réalisées avec le programme Google Earth, ont notamment été transmises pour localiser précisément plusieurs cibles frappées ensuite par l'aviation israélienne.
"A l'aide du programme Google Earth, ces groupes ont préparé des cartes pour localiser des mosquées, des institutions, des tunnels ou des ateliers. Ils les ont envoyées à leurs responsables dans les services de sécurité en Cisjordanie juste avant la guerre", a affirmé Abou Abdallah à la presse.
Selon lui, les localisations de caches d'armes à Beit Hanoun (nord de la bande de Gaza) ont ainsi été transmises ainsi que des plans du domicile du Premier ministre du Hamas, Ismaïl Haniyeh, dans le quartier de Chati à Gaza, des maisons, des tunnels et des positions du Hamas aux alentours.
Un des proches collaborateurs de Mahmoud Abbas, Yasser Abed Rabbo, a condamné à Ramallah ces déclarations. "Il s'agit d'un plan mené par la direction du Hamas à Damas pour repousser le dialogue du Caire", où doit se dérouler mercredi une conférence de réconciliation entre le Fatah et le Hamas.
L'offensive israélienne dans la bande de Gaza (27 décembre-18 janvier) a fait 1.330 morts palestiniens. Son objectif affiché était de réduire au minimum les tirs de roquettes palestiniennes sur le territoire israélien.
 
Le Hamas accuse le Fatah d'arrêter des dizaines de sympathisants
 
Le Hamas accuse le Fatah d'avoir arrêté 80 de ses membres afin de faire capoter des pourparlers de réconciliation entre les factions palestiniennes qui doivent s'ouvrir mercredi au Caire sous l'égide de l'Egypte.
Les arrestations ont eu lieu ces derniers jours en Cisjordanie, que contrôle le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas, a déclaré Ehab al Ghsain, porte-parole du ministère de l'Intérieur du Hamas dans la bande de Gaza.
Un responsable des services de sécurité du Fatah a expliqué, sans fournir de chiffres, que quiconque nuisait à la sécurité des Palestiniens était susceptible d'être détenu aux fins d'interrogatoire, indépendamment de sa tendance politique. Yasser Abed Rabbo, un proche collaborateur de Mahmoud Abbas, a toutefois souligné qu'il n'y avait aucun "détenu politique" en Cisjordanie.
Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, accuse le Fatah d'avoir jeté en prison plus de 700 de ses sympathisants et de refuser d'en libérer certains en signe de bonne volonté dans le cadre du processus de réconciliation.
 
Clinton en Cisjordanie et Israël à partir du 3 mars, selon les Palestiniens
 
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton doit effectuer les 3 et 4 mars sa première visite officielle en Cisjordanie et en Israël, a indiqué lundi un haut responsable palestinien.
Mme Clinton se rendra en Israël et chez les Palestiniens après la conférence internationale des donateurs pour Gaza le 2 mars en Egypte, à laquelle elle doit participer, a indiqué à l'AFP le négociateur palestinien Saëb Erakat.
Elle sera précédée de son émissaire dans la région George Mitchell, qui doit s'entretenir avec le président palestinien Mahmoud Abbas le 27 février à Ramallah en Cisjordanie, selon M. Erakat.
La visite de Mme Clinton survient après les élections du 10 février en Israël remportées par la droite dont le chef Benjamin Netanyahu a été chargé de former le prochain gouvernement et après une offensive israélienne qui a fait plus de 1.300 morts à Gaza du 27 décembre au 18 janvier.
"Nos discussions avec Mitchell et Clinton seront axées sur le programme du prochain gouvernement israélien et à quel point il entend respecter les accords passés, le règlement basé sur deux Etats et l'arrêt de la colonisation" juive dans les territoires palestiniens, a dit M. Erakat.
"Le président Abbas fera savoir à l'administration américaine que si le gouvernement israélien ne tient pas compte de ces points, il ne sera pas considéré comme un partenaire" dans le processus de paix, a ajouté M. Erakat depuis Prague où M. Abbas effectue une visite.
Selon lui, M. Abbas a demandé à la République tchèque "en tant que président en exercice de l'Union européenne" de prendre des sanctions contre le prochain cabinet israélien s'il se dérobe au processus de paix, comme cela avait été fait contre le gouvernement palestinien lorsqu'il était dominé par les islamistes du Hamas.
"L'Union européenne doit dire qu'un tel gouvernement israélien ne peut être un partenaire", a-t-il ajouté.
 
Ehud Olmert suspend son envoyé chargé de négocier avec le Hamas
 
Le Premier ministre israélien en exercice, Ehud Olmert, a suspendu Amos Gilad, son négociateur dans les pourparlers de trêve avec le Hamas, rapporte lundi la radio israélienne.
Amos Gilad était le principal émissaire de l'Etat juif en Egypte, qui accueille des discussions pour tenter de consolider le cessez-le-feu décrété après trois semaines d'offensive israélienne contre le mouvement islamiste dans la bande de Gaza.
Selon Radio Israël, Olmert n'a pas apprécié un article citant des propos de Gilad critiques à l'encontre de l'approche du gouvernement dans ces pourparlers, jugée incohérente et "insultante" pour les Egyptiens.
En plus de suspendre l'émissaire, Olmert a demandé à la Commission des fonctionnaires de vérifier si les propos attribués à Gilad ne constituent pas une insubordination, poursuit la radio.
Les services du Premier ministre et le ministère de la Défense n'ont pas fait de commentaire dans l'immédiat.
Dans les colonnes du quotidien Maariv, les propos de Gilad visent la décision du gouvernement d'obtenir la libération du soldat israélien Gilad Shalit avant d'envisager la levée du blocus sur la bande de Gaza, appliqué depuis la prise du pouvoir du Hamas dans le territoire, en 2007.
 
Israël: le travailliste Ehud Barak exclut de rallier un cabinet Netanyahu
 
Le parti travailliste exclut d'entrer dans une coalition gouvernementale dirigée par le chef du Likoud (droite) Benjamin Netanyahu, a indiqué lundi un de ses dirigeants.
"Je ne vois pas comment le parti travailliste pourrait rallier le gouvernement que Netanyahu va créer", a affirmé à la radio publique le ministre de l'Agriculture Shalom Simhon peu avant une rencontre entre le chef de sa formation Ehud Barak et M. Netanyahu.
"Le parti travailliste est très uni autour de Barak. Nous voulons nous renforcer dans l'opposition, et nous disposons de beaucoup de temps pour devenir une alternative", a-t-il ajouté.
Le parti travailliste a réalisé son pire score historique aux législatives du 10 février en n'obtenant que 13 sièges sur un total de 120 à la Knesset.
M. Netanyahu a été chargé vendredi par le président israélien Shimon Peres de former le prochain cabinet au plus tard d'ici le 3 avril.
Il est appuyé par un bloc de partis de droite comptant 65 députés, mais préférerait diriger un gouvernement d'union notamment avec les travaillistes et le parti centriste Kadima de Tzipi Livni.
Lors d'une première rencontre à cette fin dimanche avec Mme Livni, il n'est pas parvenu à la convaincre de rallier un tel cabinet d'union en raison de divergences sur les négociations avec les Palestiniens.
 
Raid israélien à Gaza après des tirs sur une patrouille de l'armée
 
L'armée israélienne a mené lundi un raid aérien dans le secteur central de la bande de Gaza après des tirs palestiniens sur l'une de ses patrouilles, selon des témoins et un porte-parole militaire.
Le raid, qui n'a pas fait de victime, a été mené à l'est du camp de réfugiés de Maghazi à la suite de tirs palestiniens sur une patrouille de l'armée israélienne le long de la clôture de sécurité entre la bande de Gaza et Israël, ont-ils affirmé.
"Deux hommes armés ont été repérés en train de poser un engin explosif près de la barrière de sécurité (entre la bande de Gaza et Israël). Une patrouille est arrivée près des lieux et les Palestiniens ont ouvert le feu", a affirmé un porte-parole de l'armée.
La patrouille a pénétré dans la bande de Gaza pour poursuivre les auteurs des tirs, qui ont ensuite été visés par un raid aérien, a ajouté le porte-parole.
Une roquette a également été tirée contre le sud d'Israël, selon l'armée israélienne. Ce tir a été revendiqué dans un communiqué par un groupe peu connu, le "Hezbollah en Palestine".
Ces violences ont lieu malgré l'entrée en vigueur le 18 janvier d'un cessez-le-feu ayant mis fin à une vaste opération militaire israélienne dans la bande de Gaza, au cours de laquelle 1.330 Palestiniens ont été tués.
L'offensive, du 27 décembre au 18 janvier, avait pour but déclaré de faire cesser les tirs de roquettes en provenance de Gaza, mais plusieurs dizaines de roquettes ont été tirées depuis la fin de l'opération, entraînant des représailles d'Israël.
 
Amnesty International pour un embargo sur les armes à destination d'Israël et du Hamas
 
Amnesty International a appelé lundi l'ONU à imposer un embargo "total" sur les armes à destination d'Israël, du Hamas et d'autres groupes armés palestiniens.
Dans un communiqué, l'organisation de défense des droits de l'homme, qui a son siège à Londres, a affirmé avoir recueilli des preuves selon lesquelles Israël et le Hamas avaient tous deux utilisé des armes venant de l'étranger pour attaquer des civils.
Elle a accusé les deux parties d'avoir commis des "crimes de guerre" à Gaza et dans le sud d'Israël lors du conflit de fin 2008/début 2009.
"Nous appelons le Conseil de sécurité de l'ONU à imposer un embargo immédiat et total sur les armes à destination d'Israël, du Hamas et d'autres groupes armés palestiniens, jusqu'à ce que soit trouvé un mécanisme garantissant que les munitions et autres matériels militaires ne sont pas utilisés pour commettre des graves violations du droit international", a déclaré Malcolm Smart, directeur d'Amnesty pour le Moyen-Orient.
"Les forces israéliennes ont utilisé des armes au phosphore et d'autres armes fournies par les Etats-Unis pour commettre de graves violations du droit international, dont des crimes de guerre", a affirmé Donatella Rovera, qui a mené une mission d'enquête dans le sud d'Israël et à Gaza.
"De leur côté, le Hamas et d'autres groupes armés palestiniens ont tiré sur des zones civiles israéliennes des centaines de roquettes, passées en contrebande ou composées d'éléments venant de l'étranger", a-t-elle dit. "Même s'ils ont été beaucoup moins meurtriers que les armes utilisées par Israël, ces tirs de roquettes constituent également un crime de guerre", a-t-elle ajouté.
Amnesty a dit avoir trouvé des fragments de bombes, d'obus et de missiles dans des cours de récréation, hôpitaux et maisons de Gaza. L'organisation a également trouvé des débris de roquettes dans des zones civiles israéliennes.
Le ministère israélien des Affaires étrangères a critiqué ce rapport en soulignant qu'il présentait "une version biaisée des évenements qui ne répond pas aux critères professionnels d'objectivité".
Le ministère a déclaré dans un communiqué qu'Israël n'a pas délibérément attaqué des cibles civiles et que "toutes les armes utilisées étaient conformes au droit international et à l'usage qu'en font les armées occidentales".
"Israël est une nation souveraine qui est contrainte de recourir à la force pour protéger ses citoyens, alors que le Hamas est une organisation terroriste", a ajouté le ministère.
Israël et le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, ont déclaré séparément des cessez-le-feu le 18 janvier après une offensive israélienne de 22 jours visant à mettre fin aux tirs de roquettes effectués depuis des années sur les localités du sud d'Israël depuis la bande de Gaza. Plus de 1.300 Palestiniens et 13 Israéliens ont été tués dans ces combats. La trêve a été depuis rompue à plusieurs reprises de part et d'autre.
 
L'UE jugera Benjamin Netanyahu sur ses actes au Proche-Orient
 
L'Union européenne jugera le futur Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, sur ses actes concernant le processus de paix, mais les Vingt-Sept s'attendent à des débuts difficiles.
Réunis à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont par ailleurs rappelé leur attachement à une solution négociée visant à la constitution d'un Etat palestinien vivant en paix aux côtés d'Israël.
"Attendons et voyons", a résumé le chef de la diplomatie suédoise, Carl Bildt, estimant néanmoins qu'il était important que les Européens envoient "un signal fort" pour la poursuite du processus de paix.
Interrogé sur le fait de savoir si la nomination de Benjamin Netanyahu était une bonne nouvelle pour les discussions entre Israéliens et Palestiniens, le vice-Premier ministre tchèque, Alexandr Vondra, dont le pays occupe la présidence tournante de l'UE, a quant à lui déclaré que "cela rest(ait) à voir".
"C'est encore trop tôt pour le dire. Je pense que les débuts pourront être difficiles mais nous devons avancer sur le processus de paix car la voie d'une solution à deux Etats est de plus en plus étroite et nous ne pouvons pas nous permettre le luxe d'attendre", a-t-il ensuite dit à la presse.
Désigné la semaine dernière par le président Shimon Peres pour former un gouvernement, Benjamin Netanyahu s'est engagé dimanche à essayer de faire progresser les objectifs de paix, sécurité et prospérité.
Considéré comme le principal artisan de l'échec des accord d'Oslo, dans les années 1990, il souhaite aujourd'hui que les pourparlers avec les Palestiniens se concentrent sur l'économie, aux dépens de l'approche territoriale.
De son côté, le ministre français, Bernard Kouchner, a jugé la situation très difficile et a fait état d'analyses divergentes au sein des Vingt-Sept sur l'avenir à court terme de ce processus.
"Les analyses divergents sans doute parce que dans la difficile évolution du Moyen-Orient vers la paix, ce sont toujours les gens de droite en Israël qui ont fait les plus grandes concessions", a-t-il déclaré à la presse.
"Est-ce que cette opinion, cette réalité historique, sera suivie en l'occurrence d'une avancée de la paix ? Je l'espère, je l'espère, je l'espère. Mais je n'en suis pas sûr, je n'en suis pas sûr. Je n'en sais rien", a-t-il nuancé.
Bernard Kouchner a par la suite précisé que cet environnement politique ne lui semblait pas propice à la poursuite du processus de paix d'Annapolis.
"Franchement, nous attendons de bonnes surprises sans en être persuadé", a-t-il indiqué.
Plus tôt dans la journée, le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, avait considéré qu'il n'était pas possible ni envisageable d'abandonner la stratégie de deux Etats vivant en paix et sécurité.
"Je pense que le Premier ministre désigné, Benjamin Netanyahu, poursuivra cette stratégie, a-t-il estimé.
 
( Lundi, 23 février 2009 - Avec les agences de presse )
 
 
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