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Thème de juillet 2010 :
"Comment déterminer le type de résistance nécessaire contre l’occupation ?"

lundi 12 juillet 2010, par La Rédaction

Résister, est une "réalité" concrète mais aussi un "état" d’être/de mal-être. Un état d’esprit.

Puisqu’on parle de la "Résistance", invitation à une réflexion plus approfondie sur cette notion et sur ses significations/implications d’une façon générale et hors de tous contextes, me semble de mise. Cela est d’autant plus nécessaire, qu’on est de plus en plus devant une sorte de "culte à la Résistance", et des générations des "résistants quasi professionnelles" !
Résister, on le sait bien, c’est une "réalité" concrète mais aussi un "état" d’être/de mal-être. Un état d’esprit.
Dans sa plus simple expression « résistance" - sous toutes ses formes, physique, symbolique ou autres- signifie : Se dresser contre "quelque chose d’autre", contre un élément étrange et étranger mettant en cause l’intégrité, l’intégralité, l’harmonie et le fonctionnement "normatif" d’un "corps" donnée.
De "Résister", dans son sens plus profond, est aussi un "aveu". Une déclaration de "défaite" ou au moins, une admission d’avoir "perdu du terrain". D’être "envahit", et ne reste que momentanément ou partiellement, vaincu par quelque chose "indésirable" qui est déjà "là" et s’impose… Affecte. Dérange.
La "Résistance", est aussi une "Réaction" après "coup". Symbolisant l’action de "réagir" à cette "chose" indésirable, mais toujours présent. Il s’agit de la première "réaction", intuitive ou consciente, face à "un intrus, voire envahisseur" qui s’est déjà imposé dans un autre univers qui n’est pas le sien.
Résister et résistance, dans leurs essences, sont de l’ordre de "Réaction" et non pas "d’action". Mais si c’est toujours l’action qui " détermine"- en grande partie, voire en totalité - la "nature" de la réaction, donc la "résistance" aussi, dans son essence, demeure soumise à la logique et tributaire à l’action qui l’engendre.
De cette optique, dans des meilleurs des cas, les résistances sont donc, des projets "négatifs", "défensifs" et "réactionnels". Ils ne peuvent être "positif" et pro-actifs. Ils réagissent alors que "l’initiative" en partie ou en totalité, reste pour ce même élément étranger : le "maître" de l’action "provocatrice".
Certes, résister est une étape nécessaire et apriori indispensable pour faire face à un "élément envahisseur et étranger", un élément "occupant" qui, s’est déjà installé dans notre "univers" et cela, en dépit de notre volonté. Mais c’est uniquement la première étape.
Résistance donc, dans toutes ses formes et manifestations, de passive à l’active…, tant est aussi longtemps qui reste "La résistance", n’est pas la clé de la "libération" mais la première phase que l’on doit, plus rapidement possible, franchir et de laisser derrière ! Elle n’est pas un "état quasi permanent" justifiant une " autosatisfaction primaire, mêlée avec une sorte de coexistence conflictuelle ou négociée avec l’élément envahisseur et menaçant, chèrement et douloureusement payé "… Sinon, on s’habitue consciemment ou pas, à cette étape de mi-parcours. On intériorise "La logique" de l’intrus et on oublie le "but" ultime
Pour recouvrer son "intégrité" de départ et afin de repousser l’élément étranger, de le "digérer", de l’assimiler ou de le vaincre si cela est indispensable, il est impératif de passer par l’étape suivante qui n’est plus de l’ordre "réactionnelle" mais "actionnelle", active.
Passer de la "résistance" à l’étape suivante, à savoir à la "libération" du joug de l’élément étranger ou à un nouvel "état d’intégration supérieur et enrichi", nécessite d’abord le passage réussit, voire la libération de cet état de "soumission", imposé de l’extérieur et renforcé par la logique même de la résistance. L’état de "soumis" qui "détermine" déjà nos esprits, nos "réactions" et par le fait même, toutes
nos "réactions" appelées la "résistance". En fait, se défaire, se "libérer" des limites, voire de la prison de cette "logique résistantielle", paradoxalement dictée par l’élément intrus, cette même réalité contre laquelle nous nous bâtons et nous résistons, c’est là, la véritable clé de la libération ! Cette "mutation" dans la perception et dans l’action, est la condition préalable pour un changement concret dans les
"rapports de forces" et dans les actions libératrices qui en découleront.
C’est ainsi qu’on se transforme de "victime" soumise et réagissant, appelée "fièrement" résistante, à "l’acteur libre et agissant" capable d’intervenir "autrement" sur le "réel" et de le "changer". De transformer, de déconstruire et reconstruire le réel avec et par une autre logique, et non pas de le "remanier" et de le "réorganiser", de le "reproduire" sous une autre forme !

Amir M. Maasoumi
Jeudi, 22 juillet 2010

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La résistance est une notion physique

La résistance est une notion physique donc naturelle ; si le chêne résiste à la tempête en ne pliant pas, le roseau lui y résiste en ne se rompant pas, mais tous deux résistent parce que la nature le veut, par la vie qui s’y trouve d’abord, et lorsque la vie quitte le corps en question, la physique maintient une autre forme de résistance, moindre mais toujours présente, qui se résume à l’inertie du corps -justement- inerte.
La seule façon de ne pas résister c’est de participer délibérément et activement (ouvertement ou secrètement) à l’exécution des projets (ou -au moins- de la volonté) de l’antagoniste. C’est ce que l’humanité à pris l’habitude -depuis des millénaires- de dénommer : trahison.
Qu’on y pense.

Manaf SAÏHI
Mardi, 20 juillet 2010

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Résistance pacifique

"Dis-moi..."
"quoi ?"
"j’aimerai participer à la résistance contre l’occupation de la Palestine"
"aucun problème... sous quelle forme ?"
"eeuuuhhh... vu mon âge, disons plutôt pacifique"
"prends un bateau pour Gaza"
"t’es sûr que je ne risque rien ?"
"y a toujours une part de risque"
"comme quoi par exemple ?"
"d’accoster à Al-Arich, en Egypte"
"sinon ?"
"à celui d’Ashdod, en Israël"
"faut-il prévoir un gilet de sauvetage ?"
"...!?"

Al Faraby
Jeudi, 15 juillet 2010

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Résistance globale à l’occupation

En cas d’occupation et de répression, la résistance s’impose. Quel type de résistance ? Celle qui entraîne la fin de l’occupation et la libération.
La résistance est un état normal, la soumission non. Dans le cas de la Palestine, pays occupé depuis 1917, le peuple palestinien a toujours résisté, il ne s’est même pas posé la question de savoir comment : il a développé toutes formes de résistance, allant de la lutte armée à la résistance passsive, de la résistance par le savoir à la résistance par son organisation. Il a mené une résistance globale à la présence d’une entité coloniale et raciste sur sa terre.
Si aujourd’hui, la question se pose (et elle ne se pose que pour une certaine élite dont les intérêts se retrouvent avec les intérêts américains et impérialistes), cela est dû à l’incompréhension de la nature du conflit. Depuis la dernière décennie du XXème siècle, s’est développée une forme de culture étrangère au peuple palestinien et aux peuples arabes, et en général opprimés, qui conçoit la possibilité de se soumettre pour obtenir des gains de quelque nature que ce soit, qui s’est surtout appuyée sur le sentiment d’incapacité et de défaitisme.
Aujourd’hui, le débat en cours dans la société palestinienne est : est-ce que les négociations sont une forme de résistance ? Est-ce que la résistance armée n’entraîne pas un durcissement de l’ennemi et un recul du soutien de ce qui s’appelle la communauté internationale ? Ne vaut-il pas mieux de développer une résistance "pacifique" à la Salam Fayyad ? Ce débat est un faux-débat imposé par les impérialistes et les courants européens et américains qui soi-disant soutiennent la Palestine.
La stratégie d’une lutte de libération et d’une résistance globale à l’occupation est capable de libérer non seulement la Palestine mais toute la région arabe pour en finir avec l’Etat colonial et colonialiste sioniste. La résistance armée est nécessaire et elle peut prendre, selon les régions et les moments, des formes différentes. Toutes les armes, le boycott et la non-normalisation, l’éducation, le développement économique et technologique, la mobilisation populaire, l’information, bref, une lutte ininterrompue sur tous les fronts, sont nécessaires. Mais ce qui manque, c’est de relier toutes ces formes de lutte et de résistance dans le cadre d’une stratégie globale de libération, sur le plan palestinien, d’abord, puis arabe. Une telle stratégie peut alors rassembler autour d’elle les peuples du monde épris de justice et de paix qui auront également leur rôle.
Mais aujourd’hui, c’est une vraie pagaille : les étrangers interviennent dans les prises de décision, dans la forme des luttes, montent des ONGs ou même des groupes politiques, financent individus ou groupes, à cause précisément de l’absence de stratégie en vue de libérer la Palestine.

Rim al-Khatib
Mardi, 13 juillet 2010

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Au coeur de Beyrouth

Transcription :

"Hi, Soha !"
"oh salut... kif helek ma chérie ?"
"good, good... chou hal foulard el helo"
"merci... je l’ai acheté i’nd -Home-"
"aaahh... bibi’ou ce genre de choses ?"
"fi i’ndone ktir echya heloué... j’y vais, tu veux venir avec moi ?"
"perhaps cet après-midi... ce matin mach’oulé ktir, je dois aller chez le coiffeur"
"boukra, si tu veux"
"boukra, boukra... lyaom chou ?... excuse-moi, je suis un peu perdue"
"boukra, c’est dimanche"
"olalala... demain je vais à la plage"
"belha’ machou’lé ktir... bon, je te laisse... bon week-end, alors"
"à toi aussi habibté... see you"
"soon... inchallah"
"...!?"

Traduction :

"Salut, Soha !"
"oh salut... comment vas-tu ma chérie ?"
"bien, bien... qu’il est beau ton foulard ?"
"merci... je l’ai acheté chez -Home-"
"aaahh... ils vendent ce genre de choses ?"
"ils ont de très belles choses... j’y vais, tu veux venir avec moi ?"
"peut-être cet après-midi... ce matin je suis très occupée, je dois aller chez le coiffeur"
"demain, si tu veux"
"demain, demain... nous sommes quel jour aujourd’hui ?... excuse-moi, je suis un peu perdue"
"demain, c’est dimanche"
"olalala... demain je vais à la plage"
"c’est vrai que t’es bien occupée... bon, je te laisse... bonne fin de semaine, alors"
"à toi aussi ma chérie... à plus tard"
"à bientôt... si Dieu le veut"
"...!?"

Al Faraby
Mardi, 13 juillet 2010

... Et pourtant, aucun soldat d’une quelconque force française d’occupation en ville...

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"Kayfa haloukom ?"

Avant de définir le type de résistance il faut définir le type d’occupation. Il y a :
. L’occupation physique ( ex : les allemands durant la seconde guerre mondiale)
. L’occupation « mentale » ( encore active de nos jours : ex l’australie pas sous occupation mais sous les règles de SMR Elizabeth)
. L’occupation culturelle ( la pire de toute : celle qui détruit les vivants, les morts et les nouveaux-nés à venir )

Malheureusement la Palestine a hérité des trois occupations :
Physique ( occupation sioniste) , mentale ( ingérence americano-britanique qui va apprendre aux petits arabes comment se tenir) et culturelle ( via le vol de la culture palestinienne au profit de « la culture israelienne » )
Comment agir alors ?
Occupation culturelle : La résistance passe par faire passer le message de ce qui appartient à sa culture ! Ex : non le Hommos n’est pas Israelien. Non le miel et le lait en tant que produit de beauté n’est pas typiquement israelien
NON ce n’est pas normal de se saluer en disant : "Manechmah ? Be seder ?" ( Comment vas-tu ? Bien ?) ( se fait de plus en plus parmi les jeunes Palestiniens , surtout à Beit Laham etc…

Kind regards,
Samira Doukkali
Lundi, 12 juillet 2010

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Logique

"Parfait... j’ai compris"
"qu’est-ce t’as compris ?"
"tu es favorable à toute forme de résistance, y compris armée"
"sans le moindre d’un doute, de toute façon..."
"de toute façon quoi ?"
"c’est pas à moi ou à toi de décider"
"décider de quoi ?"
"de la forme à donner à la résistance"
"encore heureux... sauf qu’y en a qui ne soutiennent -que- la ligne de l’Autorité"
"tu veux dire celle d’Oslo"
"eeuuuhhhh..."
"logique"
"comment ça ?"
"ils assimilent la résistance armée à du terrorisme"
"pourquoi, ça ne l’est pas ?"
"...!?"

Al Faraby
Lundi, 12 juillet 2010

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Un signe de la main

"Fadwa"
"oui m’dame ?"
"t’es trop à gauche... bouge un peu à droite que je puisse te voir"
"pourquoi m’dame ? ... j’suis bien là, près de la fenêtre"
"et puis, arrête de regarder dehors"
"mais non m’dame... ils vont bientôt passer"
"qui ça ?"
"les hommes de la résistance"
"que veux-tu que ça nous fasse ?"
"y a mon grand frère avec eux"
"comment le sais-tu ?"
"ce matin, en sortant de la maison, il portait déjà sa cagoule... il a promis qu’en passant devant l’école, il me ferait un signe de la main"
"tu diras à ton grand frère, qu’une cagoule sert à ne pas être reconnu"
"c’est vrai, sauf qu’entre nous, y a jamais eu de secret"
"...!?"

Al Faraby
Dimanche, 11 juillet 2010

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Mode d’emploi

"Papy, regarde !"
"d’où sors-tu ça ?"
"c’est moi... je l’ai fabriqué"
"et que vas-tu faire avec ?"
"c’est un lance-pierre, papy... c’est pour lancer des pierres"
"sur quoi ?"
"voyons papy, pas sur quoi... mais sur qui"
"...!?"

Al Faraby
Samedi, 10 juillet 2010

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"Tire !"

"Marwan, tire bordel... tire"
"je ne peux pas... je n’ai jamais tiré sur un être humain"
"tire, je te dis... c’est un soldat, si tu ne tire pas, lui le fera et te tuera"
"je ne peux pas"
"bien sûr que si... tu peux... c’est comme à l’entraînement... tue-le, je te dis"
"c’est contraire à notre religion"
"...!?"

Al Faraby
Jeudi, 1er juillet 2010

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<FONT color=#ff0000 face=Arial>Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
<A href="http://www.aloufok.net/spip.php?article2">http://www.aloufok.net/spip.php?article2