Al-Oufok

Site du Mouvement Démocratique Arabe

Accueil > Villes arabes > Damas C’est la plus ancienne ville encore habitée au monde.

Damas
C’est la plus ancienne ville encore habitée au monde.

vendredi 23 juillet 2010, par La Rédaction

Damas est la capitale de la Syrie. En arabe la ville s'appelle Dimashq ach-Cham ou simplement Dimashq. La ville même compte plus de 5 550 000 habitants et son territoire correspond au muhafazat (gouvernorat) de Damas-Ville. Damas est la plus ancienne ville encore habitée au monde.
En arabe, la cité s'appelle (Dimashq al-Shām), bien que ceci soit souvent abrégé Dimashq ou al-Shām par les habitants de Damas, de Syrie et des pays arabes voisins. Al-Shām est un terme arabe qui signifie Nord ou Syrie (la Syrie -surtout la Grande Syrie historique- est appelée Bilād al-Shām, "pays du Nord" en arabe). L'étymologie du mot ancien "Damascus" est incertaine, mais elle est souvent considérée comme étant présémitique (1). On retrouve les termes 'Dimašqa en akkadien (2), T-ms-ḳw en égyptien ancien, Dammaśq en araméen (3) et Dammeśeq en hébreu biblique (4).
Damas se trouve à environ 80 km de la mer Méditerranée, à l'abri de l'Anti-Liban. Elle se situe sur un plateau à 680 mètres au-dessus du niveau de la mer.
La vieille ville se trouve sur la rive sud de la rivière Barada (5), qui est presque à sec. A l'intérieur des remparts se trouvent plusieurs monuments comme la mosquée des Omeyyades, le Palais Azem ou encore le caravansérail Khan Assad Basha. Rues ou ruelles couvertes et bordées de boutiques, les souks (souk Al-Hamidiyya, souk Medhatt Basha, souk Bzouriye) pénètrent la vieille cité, principalement à l'ouest de la mosquée des Omeyyades (6). Par le tracé de l'ancienne Via Recta on gagne la partie Est où se situent les quartiers chrétiens. Ces derniers abritent plusieurs églises orthodoxes.
Pour le sud-est, nord et nord-est, elle est entourée de banlieues, dont l'histoire remonte au Moyen Âge: Midan, dans le sud-ouest, Sarouja et Imara dans le nord et le nord-ouest. Ces districts se construisent d'abord sur les routes de la ville, près des tombes des personnalités religieuses. Au XIXe siècle, les villages se développent sur les pentes du Jabal Qassioun, surplombant la ville. C'est à cette époque qu'apparaît le site du quartier d'As Salihiye autour de l'important sanctuaire de cheikh Muhi al-Din Ibn Arabi. Ces nouveaux quartiers ont été d'abord colonisés par des soldats kurdes et des réfugiés musulmans des régions européennes de l'Empire ottoman, qui avaient été reconquises par les chrétiens. Aussi prirent-ils les noms d'al-Akrad (les Kurdes) et d'al-Muhajirin (les migrants). Ces quartiers se situent à environ deux ou trois kilomètres au nord-ouest de la vieille ville.
De la fin du XIXe siècle, un centre administratif et commercial moderne a commencé à voir le jour à l'ouest de la vieille ville, autour du Barada, centré sur la zone connue sous le nom de al-Marjah ou la Prairie. Al-Marjah est rapidement devenu le nom de ce qui était initialement la place centrale du Damas moderne, autrement connue sous le nom de place des Martyrs, où a d'ailleurs été édifié l'hôtel de ville. Le palais de justice, le bureau principal de la poste et la gare se trouvaient sur un terrain légèrement plus élevé et plus au sud qui correspond à l'actuelle avenue An Nasr. Bientôt européanisé ce quartier s'est étendu sur la route entre Al-Marjah et As Salihiye. Le centre commercial et administratif de la nouvelle ville s'est progressivement déplacé légèrement vers le nord-ouest en direction de ce domaine. Par la suite, vers le nord, d'autres quartiers se sont développés autour de l'actuelle place Sabe' Bahrat sur laquelle a été édifiée la Banque Centrale de Syrie. A proximité se trouve le ministère de l'Economie.
Au XXe siècle, de nouvelles banlieues se sont développées au nord du Barada, et dans une certaine mesure, au sud, envahissant l'oasis de la Ghouta (7) (al-Guta qui signifie oasis). Depuis 1955, le nouveau quartier de Yarmouk est devenu une deuxième patrie pour des milliers de réfugiés palestiniens. Les urbanistes ont préféré préserver la Ghouta autant que possible, et à la fin du XXe siècle, quelques-uns des principaux axes de développement ont été percés au nord, dans l'ouest du district Mezze et, plus récemment, le long de la vallée du Barada, à Dumar dans le nord-ouest ainsi que sur les pentes de la montagne à Berze dans le nord-est. Les zones les plus pauvres, souvent construites sans autorisation officielle, se sont surtout développées au sud de la ville principale.
Damas est entourée d'une oasis, la Ghouta, arrosée par le Barada. La petite ville d'Aïn-el-Fijeh avec ses abondantes cascades, située à l'ouest de la vallée du Barada, alimente la capitale en eau potable. La Ghouta de Damas a diminué en taille avec l'expansion rapide de l'habitat et de l'industrie dans la ville et elle est presque à sec. Elle est aussi devenue polluée en raison de la circulation, de l'industrie et des eaux usées.
C'est la capitale la plus ancienne au monde, elle est aussi la ville la plus peuplée de la grande Syrie (Assyrie) (des traces archéologiques remontent au IVe millénaire av. J.-C.). Elle est citée dans la Bible, dans le livre de la Genèse, et plusieurs fois dans les Livres des Rois et des Prophètes.
« La ville de Damas surpasse toutes les autres en beauté et en perfection ; et toute description, si longue qu’elle soit, est toujours trop courte pour ses belles qualités. »
Damas connut l'influence de nombreuses civilisations dont celles des Assyriens, Perses, Grecs, Séleucides (8), Romains et Arabes.
Elle fut l'un des berceaux du christianisme et vit Saint-Paul prononcer ses premières prédications, notamment dans l'église d'Ananie (9), la plus vieille de Syrie (aujourd'hui dans le quartier chrétien de Bab Touma).
En 635, Damas se soumit aux musulmans et devint la capitale de la dynastie des Omeyyades de 661 à 750. Avec l'adoption de la langue arabe, elle devint le centre culturel et administratif de l'empire musulman durant près d'un siècle. Par la suite, elle resta une place culturelle majeure et un pôle économique de premier plan profitant de sa situation géographique privilégiée, à la croisée des chemins de La Mecque, l'Afrique, l'Anatolie, la mer Méditerranée et l'Asie (route de la soie en direction de la Chine et commerce des épices avec l'Inde).
Les Croisés l'assiégèrent en 1148.
La ville fut saccagée par les Mongols de Tamerlan en 1401.
Elle fut intégrée à l'Empire ottoman de 1516 à 1918.
Suite au Traité de Versailles (10) (1919) et après la bataille de Khan Meiseloun qui permit l'entrée des troupes du général Mariano Goybet dans la ville Sainte, celle-ci fut placée, avec la Syrie, sous mandat français en 1920, jusqu'à son indépendance en 1946.
Depuis les années 1970 l'exode rural et l’urbanisation intense ont profondément transformé le paysage de la ville qui était autrefois une oasis avec des marécages, de nombreux vergers et de nombreux espaces verts.
La grande mosquée, actuellement Grande mosquée des Omeyyades (11), a été construite vers 705. C'est la plus ancienne avec le Dôme du Rocher de Jérusalem à être pratiquement dans son état initial.
Fait exceptionnel, la salle de prière contient un tombeau : celui de Jean-Baptiste (Sidi Yahya pour les musulmans), cousin de Jésus. La présence d'un tombeau dans la salle de prière d'une mosquée est un cas pratiquement unique. Les chrétiens du quartier Est de Damas viennent y faire des prières. On voit donc dans cette salle à la fois les prosternations des musulmans, et les signes de croix et les génuflexions des chrétiens. La présence de ce tombeau s'explique historiquement. Lorsque les Arabes conquirent la ville en 635, ils y trouvèrent en plein centre la grande basilique Saint-Jean Baptiste, fierté des chrétiens, qui abritait le tombeau du Précurseur. Un dignitaire chrétien de la ville qui devait à ses origines arabes de s'exprimer en arabe, Sarjoun, le père de saint Jean Damascène, vint demander au calife qu'il épargne ce sanctuaire chrétien. Par respect pour Sidi Yahya, les califes successifs préservèrent durant soixante-dix ans le grand sanctuaire chrétien. Et lorsque Al-Walid Ier (12) décida de transformer l'église en mosquée, en 705, il épargna le tombeau du Baptiste et fit construire la mosquée autour.
La mosquée est très fréquentée durant toute la journée. On y entre pour prier, pour admirer et on y vient aussi tout simplement pour faire la sieste, allongé sur le tapis ou adossé à une colonne, car c'est un lieu frais et calme dans le centre de la ville. Véritable lieu de vie, on y voit même des enfants jouer, parfois avec des trottinettes.
Le plus haut minaret de cette mosquée est le minaret de Jésus : c'est là que selon la tradition locale Jésus, le Messie, reviendra sur terre au moment du jugement dernier.
Ibn Battûta (13) cite:
« C'est la plus sublime mosquée du monde par sa pompe, la plus artistement construite, la plus admirable par sa beauté, sa grâce et sa perfection. On n'en connaît pas une semblable, et l'on n'en trouve pas une seconde qui puisse soutenir la comparaison avec elle. Celui qui a présidé à sa construction et à son arrangement fut le commandeur des croyants, [...]
Il fit partir une ambassade vers l'empereur des Grecs, à Constantinople, pour intimer à ce prince l'ordre de lui envoyer des artisans, et ce dernier lui en expédia douze mille. Le lieu où se trouve la mosquée était d'abord une église. [...]
Au milieu de la mosquée est le tombeau de Zacharie, au-dessus duquel se voit un cercueil placé obliquement entre deux colonnes, et recouvert d'une étoffe de soie noire et brodée. On y voit écrit, en lettres de couleur blanche, ce qui suit: “ Ô Zacharie! nous t'annonçons la naissance d'un garçon, dont le nom sera Yahia.”
La renommée de cette mosquée et de ses mérites est très répandue; On lit à ce sujet, dans l'ouvrage qui a pour titre Les Qualités excellentes de Damas, l'assertion suivante: “ La prière dans la mosquée de Damas équivaut à trente mille prières ”. Et dans les traditions du prophète on trouve ces paroles de Mahomet : “ On adorera Dieu, dans la mosquée de Damas, durant quarante années après la destruction du monde. ” »
Curieusement Ibn Battûta voit le tombeau de Zacharie, père de Jean-Baptiste, là où la tradition actuelle situe le tombeau du second.
Dans une annexe, hors de l'enceinte de la mosquée se trouve le mausolée de Husayn (14) qui est supposé avoir contenu le crâne du troisième Imam des chiites décapité à la bataille de Kerbala (15).
Damas comprend aussi des monuments de la période ottomane (16), le Palais Azem, de nombreux caravansérails dont le Khan Assa'd Pacha du XVIIIe siècle, et un musée sur l'histoire et l'archéologie du pays.
 
Les traditions et l'artisanat
  • Le « damasquinage » consiste à incruster de petits filets d'or ou d'argent dans un objet de métal. Cette technique s'est répandue de Damas à Tolède et en Inde.
  • Le « damas soudé » consiste à forger des barres de fer pour constituer l'âme à la fois résistante et souple d'épées, dont les tranchants étaient rapportés par soudure : les lames de Damas. Des barres de fer doux et carburé, disposées alternativement étaient soudées, martelées, repliées sur elles-mêmes comme pour faire une pâte feuilletée. Après polissage, le métal était plongé dans un bain d'acide pour faire apparaître l'effet de moirage des couches de métal blanc et noir, appelé le « damassé ».
  • Damas est réputée pour ses étoffes de soie et surtout pour ses brocarts tramés d'or que l'on appelle des « damas ».
  • Il y a aussi le linge « damassé » sur lequel apparaissent des dessins par des procédés, de tissage. Cet art existe encore, mais avec des métiers Jacquard.
  • Dans les souks, on voit beaucoup de tapis, mais ce sont principalement des importations d'Iran, d'Afghanistan ou d'Ouzbékistan.
  • On trouve aussi à Damas de nombreuses confiseries offrant des fruits confits entiers : abricots, poires, mandarines, etc. en piles impressionnantes. Au Moyen Âge, la région était le premier producteur de sucre, les croisades en ont rapporté l'usage en occident (confitures et fruits confits).
  • Damas est par excellence la ville du jasmin et de la rose.
     
    Notes
     
  • (1) Les langues sémitiques sont un groupe de langues parlées dès l'Antiquité au Moyen-Orient, au Proche-Orient et en Afrique du Nord. Ces langues sont qualifiées de « sémitiques » depuis 1781, d'après le nom biblique de Sem, fils de Noé. Elles forment une des branches de la famille des langues afro-asiatiques (dites aussi chamito-sémitiques), répandues de la moitié nord de l'Afrique jusqu'au Moyen-Orient. L'origine et la direction de l'expansion géographique de ces langues restent incertaines, de l'Asie vers l'Afrique ou de l'Afrique vers l'Asie.
    Des langues sémitiques archaïques telles l'akkadien et l'ougaritique sont attestées depuis plus de quatre millénaires. Les plus anciens documents akkadiens, en écriture cunéiforme, datent de la seconde moitié du troisième millénaire avant J.-C. et l'archéologie découvre d'autres documents akkadiens ultérieurs jusqu'au début de notre ère[6].
    Les langues sémitiques contemporaines les plus parlées sont l'arabe (plus de 450 millions de locuteurs), l'amharique (27 millions), l'hébreu (8 millions), le tigrinya (6,75 millions). Elles constituent aujourd'hui, avec le maltais (400 000 locuteurs), les seules langues sémitiques officielles bien que d'autres langues utilisées en Éthiopie, en Érythrée, à Djibouti et en Somalie, ainsi que les divers parlers néo-araméens du Moyen-Orient, se rattachent à cette famille.
    Les langues sémitiques se caractérisent, entre autres, par la prédominance de racines trilitères et par l'usage de consonnes laryngales, gutturales et emphatiques.
     
    (2) L'akkadien est une langue sémitique qui fut parlée du IVe au Ier millénaire av. J.-C.. Elle se divise en deux dialectes : le babylonien, au sud de la Mésopotamie et l'assyrien, au nord.
     
    (3) L’araméen est aujourd'hui considéré comme faisant partie d'un groupe de langues et dialectes sémitiques, de la famille des langues afro-asiatiques.
    Au VIe siècle av. J.-C., l'araméen était la langue administrative de l'Empire perse. Du IIIe siècle av. J.-C. jusqu'à 650 apr. J.-C., c'était la principale langue écrite du Proche-Orient. Elle a donné son nom à l'alphabet araméen avec lequel elle était écrite. L'araméen pouvait servir de lingua franca.
    Une des plus grandes collections de textes en araméen achéménide, au nombre de 500 environ, est celle des tablettes des fortifications de Persépolis.
     
    (4) L'hébreu biblique est un ensemble de dialectes archaïques dans lesquels ont été rédigés de nombreux documents, dont le plus notable est la Bible hébraïque (à l'exception des Livres et sections rédigés en judéo-araméen).
    On suppose que l'hébreu biblique était la langue quotidienne des Hébreux et des Israélites. Bien qu'il ne fût déjà plus en cours à la période romaine, il continua d'être enseigné dans les écoles juives, mais aussi dans les séminaires théologiques chrétiens, et l'est encore dans les écoles publiques en Israël. Il fait par ailleurs l'objet d'une étude assidûe de la part des linguistes et des archéologues opérant sur le territoire correspondant à la terre d'Israël.
    Des éléments d'hébreu biblique sont par ailleurs employés dans la littérature hébraïque moderne, les médias et, occasionnellement, la conversation. L'hébreu biblique est en effet aisément lu par quiconque parle l'hébreu moderne. Toutefois, ces deux formes diffèrent par le vocabulaire, la grammaire et la phonologie.
     
    (5) Le Barada est une rivière qui prend sa source dans l'Anti-Liban vers 1500 m d’altitude, qui s'écoule vers le sud-ouest puis sud-est sur environ 50 km pour arroser Damas.
    Il est appelé Chrysorrhoas dans certains textes grecs. Abana dans la Septante, Abana ou Amana dans Bible en hébreu, Abana dans la Bible en arabe
    Après plus de 20 km d’un cours tranquille, le Barada traverse le bassin d’`Ayn al-Fîja où il double de débit en recevant l’apport de sources. `Ayn al-Fîja, à 850 m d’altitude, est un lieu de villégiature pour les Damascènes, on y trouve de nombreux restaurants au bord de la rivière à l’ombre des arbres. Ensuite le Barada s’enfonce dans une gorge jusqu’au niveau de la cuvette de Damas. Cette région très belle et très agréable de Damas se nomme "Rabwé" (Gorge de Rabwé); elle est très animée du fait des bars restaurants situés tout au long de la route, de part et d'autre de la rivière.
    L’essentiel de l’eau du Barada ne suit pas son cours naturel car depuis l’antiquité, les Nabatéens, les Araméens et les Romains ont construit et entretenu un système de captages pour permettre l’irrigation de la plaine créant ainsi la Ghûta à l’est et au sud de la ville. Le Barada va se perdre dans un lac marécageux dans en bordure du désert à l’est de Damas, le Bahîra `Atayba.
     
    (6) Les Omeyyades ou Umayyades sont une dynastie de califes qui gouvernent le monde musulman de 661 à 750. Ils tiennent leur nom de leur ancêtre ʾUmayya, grand-oncle de Mahomet. Ils sont originaires de la tribu de Qurayš, qui domine La Mecque au temps de Mahomet.
    Succédant au calife ʿAlī ibn ʾAbī Ṭalib, ils prennent Damas comme capitale et fondent le Califat omeyyade, qui devient le plus grand État musulman de l'Histoire. Renversés par les Abbassides, ils fuient en Andalousie et fondent un nouvel État à Cordoue
     
    (7) Le mot arabe ghouta ou ghûta signifie simplement oasis.
    La Ghûta désigne les terres cultivées qui entourent la ville de Damas et qui constituent une oasis dans le désert de Syrie. L'eau qui irrigue cette oasis vient principalement du Barada, une rivière qui descend de l'Anti-Liban dans une gorge étroite. Le Barada a été aménagé et son eau captée pour irriguer toute la plaine. Les eaux restantes s'évaporent et s'infiltrent dans le sol du lac marécageux en bordure du désert à l’est de Damas, le Bahîra `Atayba.
    Ces travaux d'irrigation remontent à l'antiquité. L’essentiel de l’eau du Barada ne suit pas son cours naturel car depuis l’antiquité, les Nabatéens, les Araméens et les Romains ont construit et entretenu un système de captages pour permettre l’irrigation de la plaine créant ainsi la Ghûta. L'extension actuelle de la ville de Damas stérilise de plus en plus de terres arables autour de la ville. L'absence actuelle de nouvelle ressource en eau pose un problème pour la ville de Damas, il faut laisser à l'agriculture sa part de l'eau du Barada. Les projets de captage d'eau dans le Golan ont été abandonnés depuis l'occupation du Golan par Israël en 1973.
     
    (8) Les Séleucides sont une dynastie hellénistique issue de Séleucos, l'un des diadoques d'Alexandre le Grand, qui constitue un empire syro-iranien formé de la majeure partie des territoires orientaux conquis par Alexandre, allant de la Syrie à l'Indus. Le cœur politique de l'empire se situe en Syrie antique, même si les Séleucides règnent jusqu'au IIe siècle av. J.-C. sur la Babylonie et la Mésopotamie, dans la continuité des Perses achéménides. La dynastie séleucide a régné de 305 à 64 av. J.-C.
     
    (9) Ananie (Damas) fait partie des Juifs qui ont adhéré, dans les tout débuts du christianisme, à la foi en Jésus-Christ. Selon les Actes des Apôtres, il rendit la vue à saint Paul. Il est fêté le 25 janvier, jour où l'Église catholique célèbre la mémoire de la conversion de Paul.
     
    (10) Le traité de Versailles de 1919 est le traité de paix entre l'Allemagne et les Alliés de la Première Guerre mondiale.
    Élaboré au cours de la conférence de Paris, le traité fut signé le 28 juin 1919, dans la galerie des Glaces du château de Versailles et promulgué le 10 janvier 1920. Il annonce la création d'une Société des Nations et détermine les sanctions prises à l'encontre de l'Allemagne. Celle-ci, qui n'était pas représentée au cours de la conférence, se vit privée de ses colonies et d'une partie de ses droits militaires, amputée de certains territoires et astreinte à de lourdes réparations économiques.
     
    (11) La Grande mosquée des Omeyyades de Damas (705-715) est un édifice religieux musulman édifié par le calife omeyyade Al Walid Ier.
     
    (12) Al-Walid ben Abd al-Malik ou Al-Walid Ier (668 - 715) fut le sixième calife omeyyade. Il était le fils aîné d'`Abd al-Malik et lui succéda en 705. Son frère cadet Sulayman lui succéda à sa mort en 715
    Comme son père il continua à faire confiance à Al-Hajjaj pour agrandir son empire. Il fut payé en retour par la conquête de la Transoxiane, du Sind et de la péninsule Ibérique. Al-Hajjaj avait pour rôle de choisir les généraux aptes à mener ces campagnes victorieuses. Il avait lui-même conduit une campagne victorieuse contre Abd Allah ben az-Zubayr au cours du règne d'`Abd al-Malik.
    L'extension de l'empire se fit dans quatre directions :
    La Transoxiane avec Qutayba ben Muslim
    Le Sind avec Muhammad ben al-Qasim
    L'Anatolie et Constantinople avec Maslama ben `Abd al-Malik
    L'Afrique du Nord avec Mûsâ ben Nusayr et vers l'Andalousie avec Tariq ben Ziyad
     
    (13) Abu Abdullah Muhammad Ibn Abdullah Al Lawati Al Tanji Ibn Battuta, né le 24 février 1304 à Tanger et mort en 1369 à Marrakech, est un explorateur et voyageur marocain, parcourant 120 000 km en 29 ans de voyages qui l’amènent de Tombouctou au sud à Bulghar (en actuelle Russie, sur la Volga) au nord ; de Tanger à l’ouest à Quanzhou en Extrême-Orient. Ses récits sont compilés par Ibn Juzayy en un livre appelé Rihla (voyage).
     
    (14) Abû `Abd Allah al-Husayn ben `Alî Sayyd ach-Chuhâdâ' ou Husayn, Hussein surnommé Sayyd ach-Chuhâdâ (né en 626 - mort en 680 lors de la bataille de Kerbala) est le petit-fils de Mahomet, fils d'Ali et de Fâtima. À la mort de son aîné Hasan en 670, il lui succéda comme troisième imam chiite.
    Il épousa Shahr Banû une des filles du dernier empereur sassanide de Perse Yazdgard III.
    Les formes équivalentes sont Hossein en persan, Hüseyin en turc et Ousseynou pour l'Afrique noire.
     
    (15) La Bataille de Kerbala eu lieu le 10 octobre 680 en Irak. Dans le calendrier musulman c'est le 10 de muharram 61 A.H.. La commémoration de cette bataille est le deuil chiite d'`Achoura. Cette commémoration se célèbre tous les 10 muharram, c’est-à-dire en suivant le calendrier lunaire et non pas le calendrier julien.
    La bataille opposa la puissante armée du calife omeyyade Yazîd Ier contre l'armée des partisans de l'imam Husayn, petit-fils de Mahomet, qui se réduisait à 72 hommes et enfants.
     
    (16) L’Empire ottoman est un empire qui a existé de 1299 à 1922 (soit 623 ans). Il a laissé la place, entre autres, à la République de Turquie. Fondé par un clan turcique oghouze en Anatolie occidentale, l'Empire ottoman s'étendait au faîte de sa puissance sur trois continents : toute l'Anatolie, le haut-plateau arménien, les Balkans, le pourtour de la mer Noire, la Syrie, la Palestine, la Mésopotamie, la péninsule Arabique et l'Afrique du Nord (à l'exception du Maroc).