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Homs
Appelée par les Grecs Émèse

jeudi 15 juillet 2010, par La Rédaction

Homs est une ville et un centre industriel et économique syrien de haute importance. Sa situation géographique au centre du pays ainsi que les frontières de son district qui touchent le Liban et l'Irak expliquent cette importance. La ville compte actuellement 1 500 000 d'habitants. Il s'agit d'un centre qui était, il y a quelques années encore, sans aucune importance touristique, à l'exception des chefs lieux comme Palmyre (1) ou le Krak des Chevaliers (2). Mais les découvertes archéologiques extraordinaires de la ville antique de Qatna (IIe millénaire av. J.-C.) (3) pourraient redonner à la ville de Homs une situation touristique plus intéressante.
Les historiens estiment que Homs date du début du trentième siècle avant l'ère chrétienne. La citadelle de Homs peut être considérée comme le lieu des premières habitations. La ville suscitait les convoitises en raison du passé glorieux de la ville voisine, Hama (4). Celle-ci était un royaume araméen (5), dont le roi Zékir était l'un des souverains araméens les plus célèbres de Syrie. L'historien Issa Asaad père présente Homs comme la capitale du royaume d'Aram Soba, mais cette thèse fut vivement contestée par d'autres historiens. Ceux-ci, s'appuyant sur des découvertes archéologiques, avançaient que le centre d'Aram Soba fut la ville d'Anjar (6) dans le Liban actuel. En effet, Homs n'a trouvé une présence reconnue qu'à l'époque romaine.
Appelée par les Grecs Émèse, Homs fit partie de l'empire des Séleucides (7) jusqu'en 69 av. J.-C. avant d'acquérir son indépendance sous la dynastie de prêtre-rois fondée par Sampsigeramos Ier qui devint vassale de Rome dès 63 av. J.-C..
69-43 av. J.-C. : Sampsigeramos Ier
43-31 av. J.-C. : Jamblique Ier (Iamblichos) son fils
31-29 av. J.-C. : Alexandre son frère
administration romaine dans la province de Syrie
20 av. J.-C.-11 ap. J.-C. : Jamblique II fils de Jamblique Ier
11.ap. J.-C.-42.ap. J.-C.  : Caius Julius Sampsigeramos II, fils de Jamblique II
 : Iotape I, fille de Sampsigeramos II
 : Aristobulus II, epoux de Iotape I
42-54  : Caius Julius Azizus ou Azizus, frère aîné de Sampsigeramos II
54-73  : Caius Julius Sohæmus, roi de Sophène (8), frère de Azizus et époux de Drusilla fille de Ptolémée de Maurétanie (9)
73-78 : Caius Julius Alexio, fils de Sohæmus
79-120 : Caius Julius Sampsiceramus III Silas, fils de Alexio
 : Caius Julius Longinus Sohæmus mort en 160
 : Caius Julius Sulpicius mort en 210
Iamblichus - Jamblique frère de Julius Bassianus (10)
210-235 : Uranius Antoninus
235-254 : Lucius Julius Aurelius Sulpicius Severus Uranius Antoninus

Homs donna à Rome plusieurs empereurs. Ce fut à la suite du mariage de Septime Sévère (11), le général libyen, à Julia Domna (12), la fille de Julius Bassianus , grand prêtre du temple Solaire d'Emèse, que Homs traça son chemin vers Rome. La famille Domna réussit ainsi à faire accéder au pouvoir de Rome des empereurs comme Héliogabale (13) (218-222) et Alexandre Sévère (14) (222-235). Durant l'époque byzantine (15), Homs devint un centre important de la chrétienté. Beaucoup d'églises y furent construites.
A partir de la conquête arabe, Homs (appelée alors Hîms) est devenue l'une des capitales des provinces syriennes (al-Cham). Elle jouait un rôle religieux considérable chez les musulmans car l'un des célèbres commandants de la conquête musulmane y était enterré (Khalid ibn al-Walid) (16). La ville conserva son importance tout au long de l'époque omeyyade (17) et jusqu'à l'époque abbasside (18).
Durant cette période, Homs perdit beaucoup de son importance en tant que ville-capitale. Elle subit durant un siècle les assauts des Croisades. Elle ne retrouva sa stabilité qu'avec l'État ayyoubide (19) fondé par Saladin (20).
Homs est conquise en 1516 par les Ottomans et est, par la suite, soumise à l'influence de l'émir Fakhr el-Dîn Al-Ma'ani, le chef druze indépendantiste, et ce jusqu'à son exécution à Istanbul. Au début du XIXe siècle, Homs a été annexée, comme toute la Syrie à l'Etat de Mohammad Ali d'Egypte. A l'époque, l'industrie dans la ville a connu une certaine prospérité. La bonne entente entre les Musulmans et Chrétiens de la ville a fait échapper ces derniers aux massacres de 1860 que la Syrie et le Liban avaient connu (notamment à Damas, à Alep et à Beyrouth). A ce titre, l'historien Mounir Asaad (fils de l'historien le Père Issa Asaad) rapporte que les oulémas musulmans se sont réunis afin de rédiger une charte garantissant la protection de tous les Chrétiens de la ville. Depuis cette date et jusqu'à la Première Guerre mondiale, on ne note pas d'événement significatif concernant Homs.
Homs passe dès 1920 sous le mandat français. Quelques années plus tard, la ville a été prise par les événements de la grande révolte syrienne de 1925 (appelée également la guerre des Druzes). Pendant les années 1930, certaines figures politiques ont été impliquées dans la lutte politique contre le mandat français, notamment Hachem Atasi, devenu à plusieurs reprises président de la république syrienne. A ce sujet, les Atasi, une célèbre famille homsiotte a donné trois présidents: Hachem, Lou'ai (chef du Conseil de la révolution baasiste) et Nour ed-Din Atasi (président du 1966 à 1969). Sur le plan religieux,le primat Ignace Moussa Ier Daoud (21) est natif de Homs.
Homs est le siège de l'Université Al-Baath. Faculté de médecine de l'Université Al-Baath
L'université abrite plusieurs facultés, y compris la médecine, l'ingénierie, les arts libéraux et les sciences et un nombre de 2 ans de carrière (professionnelle) des institutions. L'allemand à l'Université syrienne de Wadi al-Nasarah ouvert en 2004 est situé à 30 km à l'ouest de la ville.Aussi, l'Ecole internationale de Choueifat récemment ouvert une succursale à l'extérieur de la ville.
Homs est un centre agricole important. Elle constitue un point de marché pour les agriculteurs du district et même du Liban. Homs est également le lieu de plusieurs grandes industries lourdes comme la raffinerie de pétrole de l'ouest de la ville. Une croissance du secteur industriel privé a prospéré au cours de la dernière décennie et de nombreuses petites et moyennes entreprises occupent les zones industrielles du nord-ouest et le sud de la ville. Une nouvelle sucrerie est en cours de construction par une société brésilienne, et une usine automobile est en cours de construction par l'Iran Khodro. Aussi une nouvelle usine de phosphate et de raffinage du pétrole sont en cours de construction à l'Est de la ville. Le secteur des services est faible, mais croissant. Cependant, ce qui joue en faveur de la ville est sa situation géographique, comme étant au centre du complexe routier syrien. En effet, toutes les marchandises allant de la Méditerranée vers l'Irak, passent par la ville. De plus en plus de supermarchés et centres commerciaux apparaissent , comme TransMall sur l'autoroute de Damas.
La population de Homs reflète la diversité religieuse en Syrie, composé essentiellement de sunnites, de chrétiens et d'alaouites, elle abrite aussi de petites communautés d'Arméniens et des réfugiés palestiniens. En 2007, la population de la ville est 1 647 000 habitants.
A l'intérieur de la ville, il y a très peu de traces archéologiques ou vestiges importants. En plus, durant les années 1970-1990 la politique de la ville a été catastrophique sur le plan archéologique. Elle a anéanti tout ce qui pourrait manifester la particularité historique de la ville. On peut citer par exemple la destruction de deux célèbres bâtiments. Le premier fut celui du Palais Abdolhamide Droubi, gouverneur homsiotte de la ville à l'époque ottomane (XIXe siècle). Le deuxième fut le lieu où le général De Gaulle s'est adressé à la population à la fin de la deuxième guerre mondiale (certains Homsiottes racontent que dans ce bâtiment, l'indépendance de la Syrie a été signée); le lieu où le président Nasser a prononcé l'un de ses discours populaires. Les deux bâtiments abolis sont devenus des centres commerciaux. Contrairement aux gouverneurs précédents, le gouverneur actuel du district essaye d'améliorer les choses. Ainsi, un vaste plan touristique a été mis en place. Les monuments restants sont restaurés (Palais Zahrawi). La ville devient sensiblement plus propre et plus active. La bonne volonté du nouveau directeur de l'archéologie commence à donner ses fruits notamment à l'intérieure de la ville. Signe de ce changement, Homs devient de plus en plus une ville attractive.
 
Photo : Faculté de Médicine à l'Université d'Al-Baath
 
Notes
 
(1) Palmyre est une oasis du désert de Syrie, à 210 km au nord-est de Damas. Son nom sémitique, attesté déjà dans les archives de Mari (XVIIIe siècle av. J.-C.) est Tadmor. C’est toujours son nom actuel.
 
(2) Le Krak des Chevaliers ou Krak de l'Hospital, le terme « krak » dérive du syriaque karak signifiant « forteresse », Qal`at al-Hosn (La forteresse imprenable) ou Hisn al-Akrād (forteresse des Kurdes) est un château fort datant de l'époque des croisades. Il est situé dans l'ouest de la Syrie, sur les derniers contreforts du jabal Ansariya.
Les chevaliers de l'Hôpital (ou Hospitaliers) gérèrent le fort de 1142 à 1271, date de sa conquête par Az-Zâhir Rukn ad-Dîn Baybars al-Bunduqdari (Baybars Ier), sultan des Mamelouks. Cette conquête mit fin à 129 ans d'invincibilité du fort.
Thomas Edward Lawrence, en le découvrant en 1909 le jour de son 21e anniversaire, le qualifia de « plus beau des châteaux du monde, certainement le plus pittoresque que j’ai vu, une véritable merveille. »
Depuis 2006, le krak des chevaliers est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO.
 
(3) Qatna est une cité antique située en Syrie à 200 km au nord de Damas, sur l'actuel site de Tell Mishrife. C'était la capitale d'un royaume qui fut l'un des plus importants de la région dans la première moitié du IIe millénaire avant notre ère, et avait encore une certaine puissance dans la seconde moitié de ce même millénaire.
Les vestiges actuellement visibles et qui ont fait l'objet de fouilles récentes constituent un tell d'une superficie d'environ 1 km². Le tell se situe au bord du plateau calcaire qui délimite le désert syrien et domine la plaine fertile de Homs.
La cité qui s'est développée depuis le début du IIe millénaire était un point important de passage sur les routes de commerce de la région. Plusieurs dynasties de rois s'y sont succédé pendant presque mille ans, développant une culture raffinée, un artisanat, et utilisant l'écriture cunéiforme.
 
(4) Hama, Hamah et parfois Hamath, est une ville se trouvant en Syrie, connue dans l'Antiquité sous le nom d'Epiphania. De la forteresse au centre de la ville il ne reste guère que la colline sur laquelle elle était construite au centre de la ville en bordure de l'Oronte. Elle fut le théâtre de violents affrontements entre les Frères musulmans, les nationalistes arabes du Baath irakien, la gauche syrienne et l'armée Syrienne de Hafez el-Assad en février 1982.
 
(5) L’araméen est aujourd'hui considéré comme faisant partie d'un groupe de langues et dialectes sémitiques, de la famille des langues afro-asiatiques.
Au VIe siècle av. J.-C., l'araméen était la langue administrative de l'Empire perse. Du IIIe siècle av. J.-C. jusqu'à 650 apr. J.-C., c'était la principale langue écrite du Proche-Orient. Elle a donné son nom à l'alphabet araméen avec lequel elle était écrite. L'araméen pouvait servir de lingua franca.
Une des plus grandes collections de textes en araméen achéménide, au nombre de 500 environ, est celle des tablettes des fortifications de Persépolis.
 
(6) `Anjar est une ville du Liban dans la plaine de la Bekaa, à peu près à mi-chemin sur la route de Beyrouth à Damas. Sa population est estimée à environ 5 500 habitants et elle est essentiellement arménienne.
Le site est actuellement identifié à Chalcis sub Libanum ou Chalcis de Cœlé-Syrie, mais sans preuve formelle. Majdel `Anjar à quelques km au sud-ouest d’`Anjar où se trouvent les ruines d’un temple romain et qui a été le site d’une bataille pour l’indépendance du Liban dans l’empire ottoman en 1618 est aussi un emplacement proposé pour le site de Chacis.
`Anjar fut l'exemple d'un centre de commerce à l'intérieur des terres : elle est située à l'intersection de deux routes importantes celle menant de Beyrouth à Damas dans le sens Ouest-Est et la route Nord-Sud traversant toute la Bekaa et menant d'Homs vers Baalbek puis le sud du Liban.
 
(7) Les Séleucides sont une dynastie hellénistique issue de Séleucos, l'un des diadoques d'Alexandre le Grand, qui constitue un empire syro-iranien formé de la majeure partie des territoires orientaux conquis par Alexandre, allant de la Syrie à l'Indus. Le cœur politique de l'empire se situe en Syrie antique, même si les Séleucides règnent jusqu'au IIe siècle av. J.-C. sur la Babylonie et la Mésopotamie, dans la continuité des Perses achéménides. La dynastie séleucide a régné de 305 à 64 av. J.-C.
 
(8) La Sophène est un ancien royaume arménien situé en Anatolie orientale.
Le territoire de la Sophène fut joint au royaume de l'Urartu au VIIIe siècle av. J.-C. par Argishti Ier. Ce roi déporta une partie de ses habitants afin de peupler la nouvelle ville qu'il venait de fonder, Erebouni, en -782.
La Sophène se retrouve ultérieurement au sein du royaume des Orontides. Elle s'hellénise progressivement après les campagnes d'Alexandre le Grand dans les années -330. Au IIIe siècle av. J.-C., les Séleucides imposent aux Orontides la sécession de la région. La Sophène devient alors un royaume indépendant dirigé par une branche des Orontides.
De -210 à -204, une série de campagnes victorieuses permet à l'empereur séleucide Antiochos III d'occuper à la fois l'Arménie et la Sophène, mettant fin au règne en ces contrées de la dynastie orontide. Néanmoins, après le désastre de la bataille de Magnésie du Sipyle contre les Romains (-190) et la paix d'Apamée (-188), la Sophène devient à nouveau indépendante et est dirigée par un stratège d'Antiochos III, Zariadris, et ses descendants. Ceux-ci vont régner sur la région jusqu'à son annexion par Tigrane II en -90.
La Sophène débute en effet la première vague d'expansion de l'Arménie de Tigrane II, avec son annexion en -90. Néanmoins, son alliance avec Mithridate VI du Pont, ses démêlés avec les Romains et les intrigues de son fils Tigrane le Jeune finissent par lui coûter. Face à la pression de Pompée et de ses légions, Tigrane II cède la Sophène à son fils en -66. Ce dernier s'y maintient à peine une année.
Lui succèdent alors plusieurs princes d'origines diverses, avant que l'ancien royaume ne soit incorporé à l'Empire romain, en 74. Sous le Bas-Empire, la Sophène est une province du diocèse du Pont.
 
(9) Ptolémée de Maurétanie, né vers l'an 1 av. J.-C., règne de 23 à 40 sur la Maurétanie.
Il est le fils de Juba II (52 av. J.-C.–23 ap. J.-C.), lui-même fils du roi de Numidie Juba Ier, et époux de Cléopâtre Séléné (40 av. J.-C.–6 ap. J.-C.), unique fille de Cléopâtre VII et de Marc Antoine. Ptolémée possède donc un héritage à la fois nord africain, grec et romain. Il est cousin germain de l'empereur romain Claude et cousin issu de germain de Néron et Caligula.
Ptolémée et sa sœur Drusilla reçoivent une éducation romaine. En l'an 19, son père le nomme co-monarque. Quatre ans plus tard, Juba II meurt et Ptolémée monte sur le trône. En 24, Ptolémée, avec l'assistance du gouverneur romain, met fin à la révolte des Garamantes et du mercenaire Tacfarinas. Pour cette victoire, le Sénat romain accorde à Ptolémée un sceptre en ivoire et une tunique de triomphe, et le reconnaît comme roi, allié et ami.
Il épouse Julia Urania, dont la tradition fait soit une affranchie gréco-syrienne, soit une membre de la famille royale d'Émèse. Il en a vers 37–39 Drusilla, seul enfant qu'on lui connaît. Elle épousera Antoine Félix, procurateur de Judée, en 52.
En 40, il est invité à Rome par l'empereur Caligula. Ptolémée suscite la jalousie de ce dernier en portant un manteau de pourpre, couleur impériale, pendant un spectacle de gladiateurs : il est exécuté alors qu'il se rend à Lyon et son royaume est annexé par Rome. Ptolémée aura été le dernier de la dynastie des Ptolémées et le dernier roi de Maurétanie.
 
(10) Julius Bassianus est un prêtre du dieu soleil Élagabal, de la ville d'Emèse située sur les bords du fleuve Oronte, très bien placée sur la route qui passe par Palmyre, pour se rendre en Méditerranée et dans l'empire romain.
Les dates du sacerdoce de Julius Bassianus ne sont pas connues, il était déjà grand prêtre en 182 quand le Légat de la IVe légion scythique, Septime Sévère, vint visiter la cité. Bassianus lui présenta ses deux filles, l'ainée s'appelait Julia Maesa mariée au noble syrien Julius Avitus Alexianus qui faisait ses débuts comme membre de l'ordre équestre, son autre fille, Julia Domna n'était pas mariée.
Par la suite en 187 elle épouse Septime Sévère qui, féru d'astrologie, avait consulté les horoscopes des jeunes filles nobles de l'empire et avait remarqué que l'horoscope de Julia Domna disait qu'elle épouserait un roi.
Julius Bassianus est probablement mort vers 217. En effet, à cette date le jeune Varius Avitus Bassianus plus connu sous le nom d'Héliogabale, qui n'était autre que son arrière petit-fils prend le sacerdoce à sa place.
 
(11) Septime Sévère (Lucius Septimius Severus Pertinax) (11 avril 146 - 4 février 211) est un empereur romain, qui règne de 193 à 211. Avec lui commence l'arrivée au pouvoir de provinciaux d'ascendance non romaine et la dynastie des Sévères dont il est l'éponyme.
 
(12) Julia Domna (v. 170 - 217), fille de Julius Bassianus, un notable arabe syrien d'Émèse (Homs), fut la seconde épouse de Septime Sévère, et la mère de Caracalla et de Geta.
 
(13) Élagabal ou Héliogabale est le surnom porté par l'empereur romain Varius Avitus Bassianus.
Élagabal est une divinité solaire d'Émèse, dans l'ancienne Syrie.
 
(14) Sévère Alexandre (Imperator Caesar Marcus Aurelius Severus Alexander Pius Felix Augustus, Persicus Maximus (?)) est un empereur romain qui régna de 222 à 235.
 
(15) Empire byzantin est le nom donné depuis le XVIIe siècle à l' Empire romain d'Orient.
Dès la fin du IIIe siècle, l'empire est séparé en deux parties et il est définitivement divisé en l'an 395, à la mort de Théodose Ier. Si l'Empire romain d'Occident disparaît en 476, l'« Empire byzantin » subsiste jusqu'en 1453, date de la chute de Constantinople aux mains des Ottomans.
Le mot « byzantin » provient de Byzance, l'ancien nom de la capitale impériale Constantinople. D'origine occidentale, ce terme est utilisé depuis 1557 pour distinguer l'histoire de l'Empire romain d'Orient qui, depuis lors, est considérée comme une histoire grecque médiévale distincte de celle de l'Empire romain d'Occident, alors revendiqué comme « matrice de l'Europe occidentale ». Majoritairement hellénophones, les habitants de ce pays, aujourd'hui désignés par l'exonyme « Byzantins », nommaient leur État par l'endonyme « empire des Romains ». Si leur religion, leur langue de communication, et leur culture sont essentiellement grecques, eux se considèrent comme des Romains (en grec Rhomaioi), rejoints en cela par les populations non-européenne, les Perses, les Arabes et les Turcs qui appellent les Byzantins « Rum », alors que les occidentaux les appellent « Grecs » et leur Empire « Imperium Graecorum », « Græcia » ou aussi « Terra Græcorum ». Geoffroy de Villehardouin, comme d'autres auteurs médiévaux, parle de l'« empire de Romanie » lorsqu'il mentionne cet État.
Combinant ces héritages multiples, l'Empire byzantin donne naissance à une civilisation brillante, raffinée et puissante qui va marquer l'histoire de l'Occident et de l'Orient pendant des centaines d'années.
Au cours de ces mille ans d'existence, un certain nombre de lois et coutumes des Romains sont conservées, ainsi que certains aspects culturels ou techniques comme l'architecture. Le grec est la langue majoritaire des échanges, l'art est chrétien tandis que l'éducation — la paideia — est gréco-romaine. La disparition de la partie occidentale de l'Empire romain et celle des légions romaines, les menaces permanentes sur leurs frontières amènent les Byzantins à se doter d'une armée puissante, dont la tactique commence à s'élaborer de manière autonome dès le VIe siècle, ce qui lui permet de dominer la région jusqu'au XIIIe siècle.
L'Empire byzantin est enfin un empire chrétien qui, entre autres, aura défini certains dogmes du christianisme. L'Église officielle est l'Église chrétienne universelle jusqu'au schisme de l'Église romaine de 1054. Par la suite, cette partie de l'Église, qui conserve la théologie et le droit canon du premier millénaire (dite des sept conciles) prend le nom d'Église orthodoxe.
 
(16) Khâlid ibn al-Walîd (584 - 642) appelé également Abou Soleyman ou Abou Walîd Aydhâ est un quraychite et le principal général du prophète de l'islam Mahomet après sa conversion à l'islam. Il participe, après la mort de Mahomet, à la reconquête de la péninsule d'Arabie et est le commandant des armées arabes lors des conquêtes de l'Irak et de l'Empire byzantin (bataille de Yarmouk). Sur plus de cent batailles qu’il commande, il n’en perd aucune.
 
(17) Les Omeyyades ou Umayyades sont une dynastie de califes qui gouvernent le monde musulman de 661 à 750. Ils tiennent leur nom de leur ancêtre ʾUmayya, grand-oncle de Mahomet. Ils sont originaires de la tribu de Qurayš, qui domine La Mecque au temps de Mahomet.
Succédant au calife ʿAlī ibn ʾAbī Ṭalib, ils prennent Damas comme capitale et fondent le Califat omeyyade, qui devient le plus grand État musulman de l'Histoire. Renversés par les Abbassides, ils fuient en Andalousie et fondent un nouvel État à Cordoue
 
(18) Les Abbassides sont une dynastie de califes sunnites arabes qui gouvernèrent le monde musulman de 750 à 1258. Cette dynastie, fondée par Abû al-`Abbâs As-Saffah, arrive au pouvoir à l'issue d'une véritable révolution menée contre les Omeyyades. Quand les Abbassides triomphent des Omeyyades, ils déplacent le pouvoir de la Syrie vers l'Irak en fondant leur nouvelle capitale, Bagdad (762).
Les Abbassides tirent leur nom de Al-Abbâs, oncle de Mahomet, dont ils sont les descendants, alors que les Omeyyades avaient un lien familial plus lointain avec le prophète de l'islam. Ils veulent un État plus profondément musulman, où les Iraniens convertis à l'islam auront une part égale à celle des Arabes. Au cours de la révolution contre les Omeyyades, leur chef Abû Muslim réunit autour de lui, en plus des Arabes hostiles à la dynastie régnante, des indigènes iraniens, de petites gens, des esclaves enfuis. Il triomphe en 750 à la bataille du Grand Zab (en), après plus de trois ans de guerre.
 
(19) La dynastie musulmane des Ayyoubides ou Ayyubides est une famille d’origine kurde et descendante d’Ayyoub. A l’origine ce sont des officiers des émirs Zengi puis Nur ad-Din. Ensuite, Saladin prend le pouvoir en Égypte en 1170, puis unifie la Syrie contre les Francs, avant de conquérir la plus grande partie des états latins d’Orient. Après lui, les sultans Al-Adel et Al-Kamil règnent en Egypte jusqu’en 1250, tandis que d’autres princes ayyoubides se succèdent en Syrie jusqu’en 1260 et au Yémen jusqu’en 1229.
 
(20) Al-Malik an-Nâsir Salâh ad-Dîn Yûsuf, ou Saladin (Tikrit, 1138 ; Damas, 4 mars 1193) est le premier dirigeant de la dynastie ayyoubide, qui a régné en Égypte de 1169 à 1250 et en Syrie de 1174 à 1260. Lui-même dirige l’Égypte de 1169 à 1193, Damas de 1174 à 1193 et Alep de 1183 à 1193. Son nom, an-Nâsir, signifie « celui qui reçoit la victoire de Dieu » et Saladin signifie la « rectitude de la Foi ». Il est connu pour avoir été le principal adversaire des Francs installés durant le dernier tiers du XIIe siècle et l’artisan de la reconquête de Jérusalem par les musulmans en 1187.
 
(21) Ignace Moussa Ier Daoud, né le 18 septembre 1930 dans le village de Meskané, près de la ville d'Homs en Syrie, est patriarche émérite de l'Église catholique syriaque et préfet émérite de la Congrégation pour les Églises orientales.
 
Donnée :
Population : 1 647 000 hab. (2007)