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Assassinat de Rafic Hariri : le TSL va demander l’extradition de suspects

mercredi 25 février 2009, par La Rédaction

Le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) chargé de juger les assassins présumés de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri va probablement demander l’extradition de suspects à Beyrouth après l’ouverture officielle de la juridiction dimanche près de La Haye, aux Pays-Bas.
Selon Robin Vincent, greffier du TSL, l’accusation a 60 jours à compter de l’ouverture du tribunal pour formuler cette requête. Le procureur du TSL, Daniel Bellemare, a récemment fait connaître son intention de demander l’extradition de suspects, selon M. Vincent, qui n’a pas donné de détails sur les personnes susceptibles d’être transférées.
Rafic Hariri et 22 autres personnes ont péri le 14 février 2005 dans un attentat à la voiture piégée à Beyrouth. Aucune inculpation n’a été prononcée à ce jour, même si plusieurs suspects ont été arrêtés au Liban.
Quatre généraux libanais pro-syriens sont détenus depuis plus de trois ans à Beyrouth en raison de leur implication présumée, et pourraient être transférés au TSL. Au moment de l’assassinat de M. Hariri, ils dirigeaient les services de renseignement de l’armée et de la police, une agence de sécurité générale et la Brigade de la garde présidentielle.
Un juge d’instruction libanais a en revanche ordonné mercredi la libération sous caution de trois autres suspects, détenus depuis plus de trois ans en relation avec l’affaire.
Rafic Hariri, richissime homme d’affaires sunnite, avait des liens étroits avec les dirigeants occidentaux et était crédité d’avoir contribué à la reconstruction la capitale libanaise après la guerre civile (1975-1990) et d’avoir tenté de limiter l’influence du puissant voisin syrien au pays du Cèdre.
Selon une enquête de l’ONU, la complexité du complot qui a coûté la vie à Rafic Hariri suggère une implication des services de renseignement libanais et syriens. La Syrie nie tout rôle dans la mort de l’ancien Premier ministre.
Après son assassinat, de gigantesques manifestations au Liban et des pressions de la communauté internationale ont poussé Damas à retirer ses soldats déployés au pays du Cèdre, où les troupes syriennes étaient présentes depuis 29 ans.
Le TSL, installé dans les locaux d’une ancienne agence de renseignement néerlandaise à Leidschendam, un village près de La Haye, va entamer officiellement ses travaux dimanche, alors même qu’aucun juge n’a été nommé au tribunal et que la juridiction n’a pas encore été dotée de règles de procédure destinées aux magistrats.
Le Conseil de sécurité de l’ONU a créé unilatéralement le tribunal en 2007, après le refus du président du Parlement libanais de convoquer une séance pour ratifier les statuts du TSL.
M. Bellemare, le procureur, devrait faire le point sur l’enquête lors de la cérémonie d’ouverture dimanche. De son côté, M. Vincent a précisé qu’il était prêt à placer des suspects en détention à la prison de Scheveningen, près de La Haye, où sont déjà incarcérés l’ancien chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic et l’ancien président du Liberia Charles Taylor, tous deux accusés de crimes de guerre et poursuivis par d’autres juridictions internationales.
Une "aile séparée" de la prison réservée au TSL est "opérationnelle et prête à recevoir" des suspects, a déclaré M. Vincent à la presse, qui deviendra après travaux la salle d’audience du TSL d’ici la fin de l’année. Il y a peu de chances que le tribunal achève sa mission "avant trois à cinq ans", a-t-il estimé.
Les juges libanais et internationaux qui officieront au TSL devront appliquer le droit libanais, mais contrairement aux tribunaux libanais, la juridiction ne pourra prononcer de condamnation à mort. La peine maximale sera la prison à vie.
M. Vincent précise que si un Etat refuse de livrer des suspects, le TSL pourrait organiser des procès par contumace "mais seulement en dernier recours". Le tribunal possède un budget de 51,4 millions de dollars (40 millions d’euros) pour cette année, financé à 49% par le Liban, le reste étant payé par d’autres pays.

Libération de trois suspects dans l’enquête sur l’assassinat de Rafic Hariri

Un juge d’instruction libanais a ordonné mercredi la libération de trois suspects détenus depuis plus de trois ans en relation avec l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, à quatre jours de la prise en main du dossier par le Tribunal spécial pour le Liban (TSL).
Dans son communiqué, le juge Saqr Saqr n’a pas justifié sa décision de libérer Mahmoud et Ahmed Abdel-Al et Ibrahim Jarjoura en échange d’une caution de 500.000 livres libanaises (330 dollars) chacun.
Les trois suspects peuvent toujours être poursuivis dans cette affaire, même si aucune charge n’a pour le moment été retenue dans l’enquête sur l’attentat qui a tué Rafic Hariri et 22 autres personnes à Beyrouth le 14 février 2005.
Quatre autres suspects demeurent incarcérés -quatre généraux libanais qui occupaient à l’époque les postes de chef de la police, chef des renseignements militaires, chef de l’Agence de général de sécurité, et chef de la Brigade de la garde présidentielle. Dans le cadre du transfert de juridiction, ces quatre hommes pourront être remis au TSL, tribunal installé par les Nations unies en 2007, qui prendra en main le dossier dimanche.

( Mercredi, 25 février 2009 - Avec les agences de presse )

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