Al-Oufok

Site du Mouvement Démocratique Arabe

Accueil > Villes arabes > Palmyre (2) Elle fut du Ier siècle au IIIe siècle la plus grande puissance (...)

Palmyre (2)
Elle fut du Ier siècle au IIIe siècle la plus grande puissance commerciale du Proche-Orient

samedi 17 juillet 2010, par La Rédaction

Les très nombreuses inscriptions retrouvées sur place permettent de connaître l’organisation de la cité à l’époque romaine. Palmyre adopta les institutions grecques : elle était gouvernée par une boulè, assemblée des principaux propriétaires terriens, et un démos (peuple) constitué des citoyens. Les responsabilités particulières étaient confiées à des magistrats pris dans la boulè, tels que les stratèges ou les agoranomes.
Ces institutions étaient demeurées en place jusqu’au IVe siècle, y compris, semble-t-il, pendant la crise du IIIe siècle, quand Odénat (1) fut salué du titre de resh (en grec « exarque ») de Palmyre : il dut s’agir d’un commandement militaire. Quant au titre de « Roi des rois » porté plus tard par ce même Odénat, et repris par sa veuve Zénobie (2) et son fils Wahballat (3), il ne signifiait pas pour autant que Palmyre ait changé de régime, puisque les inscriptions montrent qu’à cette époque c’est toujours la boulè et le démos qui font les lois.
À côté de ces institutions civiles, les élites de la cité étaient organisées en collèges de prêtres pour le culte rendu aux principaux dieux. Le plus prestigieux de ces collèges était celui des prêtres de Bel, présidé par le symposiarque (« chef du banquet »).
Les commerçants et les artisans de Palmyre étaient organisés eux aussi en corporations : on connaît celles des corroyeurs, des orfèvres, des fabricants de radeaux d’outres (radeaux pneumatiques nommés keleks utilisés jusqu’au IXe siècle pour descendre l’Euphrate ou le Tigre).
Palmyre fut du Ier siècle au IIIe siècle la plus grande puissance commerciale du Proche-Orient, prenant le relais de Pétra (4), la cité caravanière des Nabatéens (5). Palmyre exploitait une route caravanière qui, passant par des caravansérails dans la steppe, gagnait les bords de l’Euphrate et les longeait jusqu’à la région de Babylone. De là ces caravanes gagnaient le royaume de Mésène (6) à l’embouchure du Tigre et de l’Euphrate. Des navires partaient de là pour gagner l’Inde ou d’autres ports de l’Océan Indien. On a récemment retrouvé une tablette votive laissée par un Palmyrénien nommé Abgar, en 256 apr. J.-C., sur l’île de Socotra au large de la Somalie.
Les caravanes de Palmyre étaient des entreprises saisonnières et annuelles. Les différents marchands s'associaient pour grouper leurs expéditions, sous la responsabilité d'un « synodiarque » ou « chef de caravane », puissant commerçant qui prenait en charge une partie des frais. Si des caravansérails ont été identifiés par les archéologues aux sorties de la ville, c’est au cœur du quartier monumental que se trouvait le centre commercial, une place entourée de boutiques et nommée « agora » de Palmyre.
Des communautés de commerçants palmyréniens expatriés étaient installées à demeure dans les différentes étapes de ce réseau commercial. On connaît grâce aux inscriptions l’existence de cette diaspora à Séleucie du Tigre (7) (au sud de l’actuelle Bagdad) au Ier siècle, puis à Ctésiphon (8) (capitale des Parthes (9), face à Séleucie), à Vologésias, cité commerciale fondée par les Parthes sans doute non loin du site de Babylone, et surtout à Spasinou Charax (ou Charax de Mésène), capitale du royaume de Mésène. Là, la communauté palmyrénienne était si implantée et si influente que des Palmyréniens pouvaient y occuper des fonctions officielles auprès du roi. D’autres Palmyréniens étaient implantés en Égypte sur les bords de la mer Rouge. Enfin, il existait une communauté palmyrénienne à Rome même, installée au IIe siècle dans le quartier du Trastevere (10).
Ce trafic caravanier s'est poursuivi jusqu’aux années 260 apr. J.-C., y compris quand la Mésène et la Mésopotamie étaient sous la domination des Perses Sassanides. C’est après l’assassinat d’Odénat et la tentative de prise du pouvoir par Zénobie que les caravanes cessèrent d’être attestées. Beaucoup plus tard au VIe siècle, c’est la ville de la Mecque (11) dans le Hedjaz (12) qui prendrait la succession de Palmyre comme plaque tournante du commerce caravanier.
Les marchandises exotiques dont Palmyre faisait ainsi commerce du Ier au IIIe siècle étaient mal connues dans le détail. Il est certain qu’il s’agissait pour l’essentiel de marchandises précieuses, représentant une grande valeur sous un faible volume, comme les tissus de luxe (notamment la soie), les perles, les pierres précieuses, les aromates. Les Palmyréniens eux-mêmes, du moins les plus riches, étaient grands amateurs de ces produits. Les reliefs représentant les riches Palmyréniens en costume parthe montrent que ces costumes étaient couverts de rangées de perles, qui ne viennent guère à cette époque que de l’Inde ou de l’île de Ceylan. D’autre part, on a retrouvé dans les tombes de Palmyre des fragments de soieries chinoises, parfois brodées de dragons.
Pour protéger ces caravanes, les Palmyréniens se faisaient aussi soldats. Le territoire de Palmyre, au nord de la ville, possédait au IIe siècle de véritables haras dans la steppe où l’on élevait des chevaux, à des fins qui ne pouvaient être que militaires. La ville elle-même avait une garnison de l’armée régulière romaine, mais les bédouins ou les paysans du territoire de la cité formaient des guerriers montés sur des chevaux ou des chameaux et combattant à la lance ou à l’arc.
Ces guerriers arabes furent enrôlés dans l’armée romaine, surtout à l’époque des Sévères. Certains furent incorporés à l’armée régulière, comme la XXe Cohorte des Palmyréniens, unité de cavalerie qui formait la garnison de Doura Europos aux bords de l’Euphrate sous Sévère-Alexandre. D’autres, servant comme numeri, troupes informelles commandées par des officiers romains mais gardant leur équipement traditionnel, furent basés sur les bords du Danube ou encore, pour des méharistes (13), dans la province de Numidie (14) (en Algérie actuelle). Il n’est pas douteux que cette cavalerie palmyrénienne ait constitué une grande partie des forces militaires d’Odénat puis de Zénobie.
Selon Jean Starcky, les Palmyréniens de l’époque hellénistique adoraient une divinité suprême nommée Bôl (« le Seigneur » dans le dialecte araméen (15) de Palmyre). Très tôt, sous l’influence de Babylone, ce dieu suprême fut désigné comme Bel, forme babylonienne. D’autres dieux lui étaient associés comme Aglibol (dont le nom conserve la forme ancienne) et Malakbel, littéralement «l’Ange (malak) du Seigneur (Bel)». Ce sont là, semble-t-il, les dieux historiques de Palmyre.
Avec l’arrivée d’autres Syriens ou de nomades arabes de plus en plus nombreux, d’autres dieux vinrent ajouter leurs sanctuaires à celui de Bel, voire s’y assimilèrent. C’est ainsi qu’on éleva un temple au dieu solaire syrien Baalshamin (littéralement « le Seigneur (Baal) des Cieux (shamin) »), qui fut assimilé à Bel. D’autres Arabes édifièrent à l’ouest de la ville un sanctuaire à la déesse arabe Allat, assimilée par les Grecs à Athéna. Dans ce temple, fouillé par les archéologues polonais, ont été retrouvées deux statues d’Allat : la première, du Ier siècle, représente la déesse comme un lion protégeant une gazelle, la seconde, plus récente, est tout simplement une statue en marbre d’Athéna, dans le style de Phidias (16), importée de Grèce. Au sud du sanctuaire de Bel se trouvait le sanctuaire de Nébo, un dieu d’origine babylonienne (Nabu), assimilé par les Grecs à Apollon (17).
D’autres dieux étaient attestés à Palmyre : Arsou et Azizou, dieux chameliers protecteurs des caravanes, ainsi que le dieu Hammon, d’origine sans doute égyptienne.
Le culte le plus important était rendu à Bel, le dieu protecteur de la cité. C’est à lui que fut dédié l’immense sanctuaire de Bel, entouré de portiques, orné de dizaines de statues de bienfaiteurs ayant contribué à le construire. Ce sanctuaire, à peu près contemporain du Temple de Jérusalem (18) bâti par Hérode Ier le Grand (19), lui était très comparable, tant pour les dimensions que pour la disposition générale et le style architectural. Sur l’immense parvis ouvert sur la ville par des propylées entourés de deux tours se trouvaient un bassin, un autel monumental pour les sacrifices, une salle des banquets où se réunissaient les prêtres de Bel, et surtout la cella monumentale, à laquelle sans doute seuls les prêtres pouvaient accéder. À l’intérieur, deux niches surélevées (l’équivalent du Saint des Saints) contenaient les statues divines. Concession à l’Empire romain, on y plaça au Ier siècle aussi la statue de Germanicus (20) et de Tibère (21).
Le dieu était peut-être aussi présent sous la forme d’un bétyle (22). Une niche, creusée dans le mur extérieur de la cella, abritait sans doute une pierre sacrée à laquelle les pèlerins pouvaient ainsi accéder, comme celle de la Kaaba (23) de la Mecque. Un bas-relief représente la procession de la pierre sacrée, placée sur un chameau dans une qubba fermée par des tentures, et au passage de laquelle les femmes voilent complètement leur visage de manière rituelle.
Palmyre fut prise au VIIe siècle par les Musulmans, quand elle ouvrit ses portes en 634 à Khalid ibn al-Walid (24). Sous les califes omeyyades, la ville évolua. La construction de boutiques au beau milieu de la grande colonnade transforma cette artère principale en souk, comme dans les autres villes de Syrie. Les califes firent construire dans la steppe aux environs de Palmyre des domaines luxueux, comme Bkhara au sud-est (ancien fort romain transformé en château omeyyade (25)), ou le magnifique palais de Hisham à Qasr el Heyr el Gharbi, à l’ouest de la ville. Palmyre elle-même eut à souffrir des guerres civiles qui aboutirent à la fin des Omeyyades.
Au temps des Croisades, Palmyre dépendit des émirs seldjoukides (26) de Damas, puis passa au pouvoir de l’atabeg bouride (27) Tughtekin (28), puis de Mohammed fils de Shirkuh (29), en tant qu’émir de Homs dépendant de Saladin (30). Ce fut quand Palmyre dépendait des Bourides de Damas qu’en 1132 le chambellan Nasir ad-Din transforma le sanctuaire de Bel en forteresse. La cella du temple fut transformée en mosquée. Au XIIIe siècle la ville passa sous le contrôle du sultan mamelouk Baybars (31) (le texte d’un décret de Baybars relatif aux droits de pâturage des habitants de Tadmor a été retrouvé gravé sur le mur est de la cella de Bel).
La ville fut pillée par Tamerlan (32) en 1401, mais semblait s’en être relevée. Au XVe siècle Ibn Fadlallah al-Omari décrivit Tadmor en vantant ses « vastes jardins, la prospérité de son commerce et ses curieux monuments ». Au XVIe siècle Fakhr ed-Din al Maany fit construire un château-fort, le Qalat Ibn Maan, sur la montagne qui domine la ville à l’ouest. À l’époque ottomane (33), Palmyre décline. Au XVIIe siècle la ville semblait avoir retrouvé ses dimensions de l’Âge du Fer : ce n’est plus qu’un village enfermé dans l’enceinte fortifiée de l’ancien sanctuaire de Bel. Tout le reste a été abandonné.
À partir du XVIIe siècle, Palmyre devint célèbre en Europe car des voyageurs européens en publièrent des descriptions enrichies de gravures saisissantes. Ses magnifiques ruines, la qualité classique de son architecture remontant à l’époque romaine (IIe siècle), formèrent un contraste saisissant avec le désert alentour.
Au XIXe siècle les Ottomans y installèrent une petite garnison, tandis que les archéologues venus d’Europe et des États-Unis commencèrent l’étude systématique des ruines et des inscriptions.
Après la Première Guerre mondiale, la Syrie est occupée par les Français dans le cadre d’un mandat de la Société des Nations (34). L’armée française implante à Palmyre une unité de méharistes et construit un terrain d’aviation pour le contrôle aérien de la steppe. Les fouilles archéologiques sont organisées sur une grande échelle : le village qui occupait le sanctuaire de Bel est détruit et la population relogée dans une ville moderne construite au nord du site archéologique, tandis que le temple antique est restauré.
Depuis l’indépendance de la Syrie, la ville moderne de Tadmor s’est considérablement développée. Le terrain d’aviation est devenu une base militaire, mais le projet d'en faire un aéroport civil pour développer le tourisme n’a jamais été mené à bien. Il y a aussi une prison. Comme dans l’Antiquité, la ville vit de l’agriculture dans l’oasis, de l’élevage bédouin dans la steppe, tandis que les profits autrefois tirés du grand commerce sont remplacés par les revenus non négligeables du tourisme.
 
(Suite et fin...)
 
Notes
 
(1) Odénat (L. Septimius Odaenathus) fut le plus célèbre des princes de Palmyre avec sa femme, Zénobie. Il naquit vers 220 apr. J.-C. et mourut assassiné à Emèse en 267 apr. J.-C. D’origine Nabatéenne, il fit partie de la dynastie de Hairainides, qui acquit la citoyenneté romaine sous Septime Sévère.
Odénat fut membre d’une famille ayant le droit de cité, mais restée très arabe dans ses traditions. Il acquit le statut de sénateur sans doute sous Valérien et devint vir consularis (statut d’ancien consul) en 258. C’est sous Gallien qu’il acquit, de fait, le pouvoir quasi absolu sur les provinces d’Orient à l’exception du Pont-Bithynie: Il fut dans un premier temps Dux Romanorum (commandeur des Romains) et vainquit Macrien et ses fils et Ballista, usurpateurs contre Gallien. Il fut alors nommé par ce dernier « correcteur de tout l’Orient » et eut le commandement de ce qui restait des onze légions romaines de cette partie de l’Empire et de toutes les forces disponibles. Il eut aussi droit de regard sur l’administration civile et fiscale de toute l’Asie Mineure, la Syrie, la Mésopotamie et l’Arabie Pétrée. Il lança deux grandes campagnes militaires contre les Perses en 263, puis en 266-267 où il les écrasa et les poursuivit jusqu’à Ctésiphon, qu’il ne prendrait toutefois pas, mais il contrôla alors la majeure partie des terres perses occidentales, avec Nisibe et Carrhae.
Il se fit appeler « roi des rois » à la manière perse ainsi que son héritier, Herodes (dont l’Histoire Auguste fait le fils aîné d’un premier lit), mais ne prit pas le titre d’« Auguste », sa biographie est malgré tout dans La vie des Trente Tyrans. Le rédacteur de l’Histoire Auguste lui prête beaucoup de qualités, comme à sa femme, et le décrit comme un bon général et un excellent chasseur.
En 267, Odénat et Herodes furent assassinés à Emèse par un parent proche, que le rédacteur appelle Maeonius, et qui fut sans doute le neveu du prince selon Mansour Rahbani. Ce meurtre fut peut être commis à l’instigation de Zénobie, qui souhaitait voir hériter son propre fils, ou de Gallien, inquiet du pouvoir d’Odénat en orient. Maeonius fut alors tué par les soldats peu après s’être proclamé empereur et Waballath, deuxième fils d’Odénat (avec Zénobie, sa seconde épouse) lui succéda à la tête de Palmyre. Zénobie profita de cette situation pour prendre le contrôle des armées d’Orient et pour conquérir des terres comme l’Égypte, à l’aide de son général, Zabdas, et rompit définitivement avec Rome.
 
(2) Septimia Bathzabbai plus connue sous le nom de Zénobie était l’épouse de Odénat à qui elle succèda à la tête de Palmyre après l’assassinat de ce dernier, vers 267.
 
(3) Vaballath ou Wahballat est un roi du royaume de Palmyre. Son nom latin complet était Lucius Julius Aurelius Septimius Vaballathus Athenodorus, en palmyrénien [Wahballat] (la déesse arabe Allat était assimilée à la déesse grecque Athéna. En palmyrénien, Wahballat signifie « don d'Allat », alors qu'en grec Athénodoros signifie « don d'Athéna »). Il était fils du Palmyrénien Odénath et de son épouse Zénobie.
Après l'assassinat de son père en 267, c'est sa mère Zénobie qui assume l'autorité d'Odénath, et fait reconnaître après 270 par l'empereur Aurélien son fils Vaballath comme héritier de son père. Malgré son jeune âge, Vaballath se trouve ainsi placé à la tête de l'Orient comme « Roi, Consul, Imperator et Dux Romanorum », ainsi que l'attestent les monnaies et les inscriptions officielles. Bien entendu, c'est Zénobie qui assume le pouvoir.
Après la rupture avec Aurélien en 271, Zénobie proclame Vaballath Auguste et prend elle-même le titre d'Augusta. Défaite par Aurélien l'année suivante, Zénobie est jugée à Émèse et sera condamnée à l'exil à Rome. Il ne paraît pas que Vaballath, trop jeune, ait été jugé lui aussi. il accompagna probablement sa mère à Rome et y fit souche.
 
(4) Pétra, de son nom sémitique Reqem ou Raqmu (« la Bariolée »), est une ancienne cité troglodytique située dans l'actuelle Jordanie, au cœur d'un bassin bordé par les montagnes qui forment le flanc oriental de l'Arabah (Wadi Araba), grande vallée prolongeant le grand rift vers le nord et qui s'étend de la mer Morte au golfe d'Aqaba.
Créée dans l'Antiquité vers la fin du VIIIe siècle av. J.-C. par les Édomites, elle est ensuite occupée vers le VIe siècle av. J.-C. par les Nabatéens qui la font prospérer grâce à sa position sur la route des caravanes transportant l'encens, les épices et d'autres produits de luxe entre l'Égypte, la Syrie, l'Arabie du Sud et la Méditerranée. Vers le VIIIe siècle, la modification des routes commerciales et les séismes entraînent l'abandon progressif de la ville par ses habitants. Pétra a abrité à son apogée jusqu'à vingt-cinq mille habitants. Tombé dans l'oubli à l'époque moderne, le site est redécouvert par le monde occidental grâce à l'explorateur suisse Jean Louis Burckhardt en 1812.
Les nombreux bâtiments, dont les façades monumentales sont directement taillées dans la roche, en font un ensemble monumental unique qui, depuis le 6 décembre 1985, est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. La zone autour du site est également, depuis 1993, un parc national archéologique.
 
(5) Les Nabatéens étaient un peuple commerçant du sud de la Jordanie et de Canaan, et du nord de l'Arabie, dont les peuplements dans les oasis au temps de Flavius Josèphe ont donné le nom de Nabatène à la région frontalière entre la Syrie et l'Arabie, entre l'Euphrate et la mer Rouge.
Leur capitale était la cité troglodytique de Pétra, située aujourd'hui en territoire jordanien.
Leur commerce se déroulait principalement entre les oasis, où ils pratiquaient l'agriculture de manière intensive. Ces oasis étaient reliées par des routes commerçantes. Les frontières de cet ensemble n'étaient pas précisément définies.
L'empereur romain Trajan soumet les Nabatéens définitivement et les incorpore à l'Empire, où leur culture se dissipe et disparaît.
 
(6) La Characène ou Mésène, était un royaume situé à l'embouchure du Tigre et de l'Euphrate, sur le Golfe Persique. Créé à la fin du IIe siècle avant J.-C., ce royaume fut vassal de l'Empire Parthe. Sa capitale était Spasinou Charax, « la forteresse d'Hyspaosinès ». Au Ier et au IIe siècle après J.-C. il joua un rôle important dans le commerce de la Syrie avec l'Inde.
Le royaume de Characène fut fondé vers 127 avant J.-C. Par Aspasinè, nommé Hyspaosinès par les auteurs classiques, un ancien satrape d'Antiochos IV Épiphane. Survivant à la dissolution de l'Empire Séleucide, la Characène devint vassale de l'Empire Parthe jusqu'à sa chute au début du IIIe siècle. Les rois sassanides mirent un terme à la dynastie royale locale et la remplacèrent par des gouverneurs..
Bien que vassal des Parthes, le royaume eut toujours une politique pro-romaine, et accueillit favorablement l'invasion romaine de Trajan en 116. L'empereur lui-même séjourna à Spasinou Charax, et assista en personne au départ des vaisseaux pour l'Inde, regrettant d'être trop vieux pour entreprendre le voyage, comme l'avait fait Alexandre de Macédoine. Par la suite le royaume semble avoir échappé assez longtemps à la reprise en main de la Mésopotamie par les Parthes, ce n'est qu'en 150 qu'il revint dans la zone d'influence directe de l'empire des Arsacides après la défaite du roi Meredate (ou Méherdate) face à Vologèse IV. Ce dernier préleva sans doute un important butin à Spasinou Charax dont une statuette d'Hercule retrouvée à Séleucie du Tigre et portant l'inscription qui a révélé cet épisode.
Les rois de Characène sont surtout connus par leurs monnaies, essentiellement des tétradrachmes à légendes en grec et, plus tard, en araméen. Ces monnaies portent des dates selon l'ère séleucide, ce qui permet d'en fixer la chronologie.
 
(7) Séleucie du Tigre est une ville antique ruinée située en Irak, en face de Ctésiphon et à trente-cinq kilomètres environ de Bagdad.
Elle fut une des plus grandes cités de Mésopotamie à la fin de l’Antiquité, s’inscrivant dans l’histoire entre Babylone et Bagdad. Fondée par le successeur d’Alexandre le Grand, Séleucos Ier Nicator, elle devint rapidement une très grande ville et un centre commercial incontournable.
Après son passage dans l’empire des Arsacides, elle resta fortement marquée par ses origines grecques, ce qui lui donnait une place à part dans l’empire et qui ne doit pas cacher le caractère très cosmopolite de l’agglomération.
Souvent disputée par les Romains, la grande cité déclina au troisième siècle, concurrencée par la fondation voisine de Coche par les souverains sassanides.
 
(8) Ctésiphon est une ancienne ville parthe, située face à Séleucie du Tigre, sur la rive gauche du Tigre,à 30 km au sud-est de la ville actuelle de Bagdad, en Irak.
La ville s'étendait sur 30 km². Son seul vestige resté visible est la grande arche Taq-i Kisra au sud-est de la ville actuelle de Salman Pak.
 
(9) La Parthie est une région située au nord-est du plateau iranien, ancienne satrapie de l'empire des Achéménides, berceau de l'Empire parthe qui contrôle le plateau iranien et par intermittence la Mésopotamie entre -190 et 224.
Les frontières de la Parthie sont la chaîne montagneuse du Kopet-Dag au nord (aujourd'hui la frontière entre Iran et Turkménistan) et le désert du Dasht-e Kavir au sud. À l'ouest se trouve la Médie, au nord-ouest l'Hyrcanie, au nord-est la Margiane et au sud-est l'Arie. Cette région est fertile et bien irriguée pendant l'antiquité, et compte aussi de grandes forêts à cette époque.
Les textes assyriens mentionnent un pays nommé Partakka ou Partukka au VIIe siècle av. J.-C.. À une période inconnue, ses habitants ont été assujettis par les Mèdes, qui ont régné sur le premier empire perse avant d'être renversés par Cyrus le Grand en 550 av. J.-C. La Parthie a ensuite appartenu à l'Empire achéménide pendant les deux siècles suivants.
 
(10) Le Trastevere (littéralement en français « Au-delà du Tibre », bien qu'il existe aussi différentes francisation, et plus exactement des « adaptations », du nom italien dont la plus courante est Transtévère), est l'un des rione de Rome, le seul du Municipio I (Centro Storico, "Centre Historique") qui soit situé sur la rive droite du Tibre.
 
(11) La Mecque ou La Mekke est une ville de l'ouest de l'Arabie saoudite non loin de la charnière séparant le Hedjaz de l'Asir, à 80 km de la mer Rouge et capitale de la province de Makkah. Elle abrite la Kaaba au cœur de la mosquée Masjid Al-Haram, ce qui en fait la ville sainte la plus sacrée de l'islam. Ethniquement diverse, la ville est aussi cosmopolite lors du hajj, bien qu'elle soit fermée aux non-musulmans.
 
(12) Le Hedjaz est une région du nord-ouest de l'actuelle Arabie saoudite ; sa principale ville est Djeddah, mais la cité la plus connue est La Mecque, ainsi que Médine.
Cette région fut contrôlée tour à tour durant la majeure partie de son histoire par les puissances régionales, l'Égypte ou l'Empire ottoman ; elle fut néanmoins brièvement indépendante au début du XXe siècle, lorsqu'elle se souleva contre l'Empire ottoman lors d'une rébellion encouragée par Lawrence d'Arabie durant la Première Guerre mondiale. Husseyn ibn Ali, chérif de la Mecque, proclama son indépendance en 1916.
En 1924-1925, l'autorité du chérif fut renversée par les ibn Saoud, régnant sur la nation voisine du Nejd. Cette annexion permit la création de l'Arabie saoudite moderne en 1932.
 
(13) Un Méhariste est une personne qui monte un dromadaire (ou méhari). Le mot méharée vient du mot méhari et veut dire : 'dromadaire'. Louis Brusset fut méhariste dans l'armée française.
 
(14) La Numidie (202 av. J.-C. – 46 av. J.-C.) est d'abord un ancien royaume berbère, qui alterna ensuite entre le statut de province et d'état vassal de l'Empire romain.
Elle est située sur la bordure nord de l'Algérie moderne, bordé par la province romaine de Maurétanie (de nos jours l'Algérie et le Maroc) à l'ouest, la province romaine d'Afrique (Tunisie moderne) à l'est, la mer Méditerranée vers le nord , et le désert du Sahara vers le sud. Ses habitants étaient les Numides.
 
(15) L’araméen est aujourd'hui considéré comme faisant partie d'un groupe de langues et dialectes sémitiques, de la famille des langues afro-asiatiques.
Au VIe siècle av. J.-C., l'araméen était la langue administrative de l'Empire perse. Du IIIe siècle av. J.-C. jusqu'à 650 apr. J.-C., c'était la principale langue écrite du Proche-Orient. Elle a donné son nom à l'alphabet araméen avec lequel elle était écrite. L'araméen pouvait servir de lingua franca.
Une des plus grandes collections de textes en araméen achéménide, au nombre de 500 environ, est celle des tablettes des fortifications de Persépolis.
 
(16) Phidias, est un sculpteur du premier classicisme grec.
 
(17) Apollon est le dieu grec du chant, de la musique et de la poésie. Il est également dieu des purifications et de la guérison, mais peut apporter la peste avec son arc ; enfin, c'est un des principaux dieux capables de divination, consulté, entre autres, à Delphes, où il rendait ses oracles par la Pythie. Il a aussi été honoré par les Romains, qui l'ont adopté très rapidement sans changer son nom. Dès le Ve siècle av. J.-C., ils l'adoptèrent pour ses pouvoirs guérisseurs et lui élevèrent des temples.
Il est également connu comme Phœbus ou Phébus, « le brillant ». Il est fréquemment représenté avec son arc et ses flèches, ou encore avec une lyre : on le qualifie alors de « citharède ». Il est également appelé « musagète », celui qui conduit les Muses. Le surnom de Loxias, « l'Oblique », lui est attribué à cause de l'ambiguïté de ses oracles.
Apollon devient au Moyen Âge puis à l'époque moderne un dieu solaire, patron de la musique et des arts. Au XIXe siècle, il symbolise la raison, la clarté et l'ordre, considérés comme caractéristiques de l'« esprit grec », par opposition à la démesure et à l'enthousiasme dionysiaques. Ainsi, on a pu écrire de lui qu'il est « le plus grec de tous les dieux » et qu'« aucun autre dieu n'a joué un rôle comparable dans le développement du mode de vie grec».
 
(18) Le Temple de Jérusalem est, selon la Bible, le bâtiment religieux construit par les Israélites pour abriter l'arche d'alliance. Il fut détruit et reconstruit plusieurs fois.
 
(19) Hérode Ier le Grand fils d'Antipater, est né à Ascalon en 73 av. J.-C. et mort à Jérusalem en 4 av. J.-C. Il est roi de Judée de 37 av. J.-C. à 4 av. J.-C.
Hérode le Grand est l'un des personnages les plus importants de l'histoire de l'époque du Second Temple. Son histoire est surtout connue par les écrits de Flavius Josèphe. Grand bâtisseur, il fut placé sur le trône de Jérusalem par les Romains. Pour garantir la séparation du culte et de l'État, il retire le pouvoir politique aux prêtres, qui n'ont plus qu'un rôle spirituel. Par peur des complots, sa folie passagère l'amène à faire assassiner son épouse Mariamne ainsi que plusieurs de ses enfants. Sa cruauté et son impopularité ont laissé des traces dans l'Évangile selon Matthieu : selon celui-ci, les Sages ayant annoncé la naissance à Bethléem du « roi des Juifs » et Hérode l'ayant fait chercher, il aurait ordonné la mise à mort de tous les enfants de la ville âgés de moins de deux ans. L'épisode est parallèle à celui de la mort des enfants hébreux mâles ordonnée par Pharaon, au début de l'Exode, et pourrait avoir une consistance historique.
 
(20) Caius Julius Caesar dit Germanicus (né à Rome le 24 mai 15 avant J.C., mort près d'Antioche le 10 octobre 19) est un général romain, fils de Drusus et d'Antonia Minor, frère aîné du futur empereur Claude. Il est également le petit-fils adoptif d'Auguste, puis le fils adoptif de son oncle Tibère, le père de l'empereur Caligula et le grand-père de l'empereur Néron.
 
(21) Tibère , né à Rome le 16 novembre 42 av. J.-C. et mort à Misène le 16 mars 37 ap. J.-C., est le deuxième empereur romain de 14 à 37. Il appartient à la dynastie Julio-Claudienne.
 
(22) Le mot bétyle provient de l'hébreu 'Beith-el' (« demeure divine » ou « Maison de Dieu »). Par la suite, ce mot est utilisé par les peuples sémitiques pour désigner les aérolithes, appelés également « pierres de foudre ».
Les bétyles sont désignées chez de nombreux peuples anciens par le nom de « pierres noires ». En particulier, la pierre noire qui est enchâssée dans la Kaaba, à La Mecque, est étroitement liée à l'histoire d'Abraham.
Un bétyle est une météorite, au sens strict ou supposé, dans laquelle les anciens voyaient la manifestation d'une divinité, tombée du ciel. Les bétyles étaient ordinairement l'objet d'un culte et parfois d'offrandes.
Les bétyles sont donc des pierres qui sont considérées comme des « demeures divines » par les peuples anciens. Dans le récit de la Genèse, le nom de 'Beith-el' est également donné à la pierre de Jacob, et ce nom fut appliqué par extension au lieu même où il avait eu sa vision pendant que sa tête reposait sur la pierre.
 
(23) La Kaaba, Ka'ba ou Ka'aba est une grande construction cuboïde au sein de la masjid al-Haram (« La Mosquée sacrée») à La Mecque. Ses noms sont des transcriptions approximatives qui signifie cube.
La symbolique de la Kaaba vide signifie qu'il ne peut y avoir d'objet d'adoration pour le croyant. Elle symbolise l'unité des musulmans qui adorent un Dieu unique, et représente le lieu vers lequel se dirige la prière. C'est autour de la Kaaba que les pèlerins effectuent les sept tours du tawaf, également appelé la circumambulation.
 
(24) Khâlid ibn al-Walîd (584 - 642) appelé également Abou Soleyman ou Abou Walîd Aydhâ est un quraychite et le principal général du prophète de l'islam Mahomet après sa conversion à l'islam. Il participe, après la mort de Mahomet, à la reconquête de la péninsule d'Arabie et est le commandant des armées arabes lors des conquêtes de l'Irak et de l'Empire byzantin (bataille de Yarmouk). Sur plus de cent batailles qu’il commande, il n’en perd aucune.
 
(25) Les Omeyyades ou Umayyades sont une dynastie de califes qui gouvernent le monde musulman de 661 à 750. Ils tiennent leur nom de leur ancêtre ʾUmayya, grand-oncle de Mahomet. Ils sont originaires de la tribu de Qurayš, qui domine La Mecque au temps de Mahomet.
Succédant au calife ʿAlī ibn ʾAbī Ṭalib, ils prennent Damas comme capitale et fondent le Califat omeyyade, qui devient le plus grand État musulman de l'Histoire. Renversés par les Abbassides, ils fuient en Andalousie et fondent un nouvel État à Cordoue.
 
(26) Les Seldjoukides, Seljoukides ou Saljûqides sont les membres d'une tribu turcique qui a émigré du Turkestan vers le Proche-Orient avant de régner sur les actuels Iran et Irak ainsi que sur l'Asie Mineure entre le milieu du XIe siècle et la fin du XIIIe siècle.
 
(27) La dynastie bouride est une famille d'atabeg qui a régné sur Damas de 1104 à 1154.
 
(28) Tughtekin Saif el-Islam Daher ed-Din est un atabeg de Damas de 1104 à 1128. Il a d’abord été lieutenant de Tutuş, puis de Duqâq de Damas et est le fondateur de la dynastie des Bourides. À l'exception d'une brève période en 1115, il a été un farouche adversaire des Francs.
 
(29) Asad al-Dîn Shîrkûh (mort en 1169), est un général kurde de Nur ad-Din, atabeg d’Alep et de Damas. Il est également devenu vizir d'Égypte en 1169. Il est membre de la famille des Ayyoubides et oncle de Saladin qui lui a succédé en Égypte.
 
(30) Al-Malik an-Nâsir Salâh ad-Dîn Yûsuf, ou Saladin (Tikrit, 1138 ; Damas, 4 mars 1193) est le premier dirigeant de la dynastie ayyoubide, qui a régné en Égypte de 1169 à 1250 et en Syrie de 1174 à 1260. Lui-même dirige l’Égypte de 1169 à 1193, Damas de 1174 à 1193 et Alep de 1183 à 1193. Son nom, an-Nâsir, signifie « celui qui reçoit la victoire de Dieu » et Saladin signifie la « rectitude de la Foi ». Il est connu pour avoir été le principal adversaire des Francs installés durant le dernier tiers du XIIe siècle et l’artisan de la reconquête de Jérusalem par les musulmans en 1187.
 
(31) Al-Malik az-Zâhir Rukn ad-Dîn Baybars al-Bunduqdari, plus connu en français sous le nom de Baybars, Baïbars ou encore Bibars (né vers 1223 au nord de la mer noire - décédé le 1er juillet 1277 à Damas, Syrie) est un sultan mamelouk bahrite d'Égypte de 1260 à 1277. Il est parfois surnommé "l'arbalétrier".
 
(32) Tamerlan (1336 - février 1405), était un guerrier turco-mongol du XIVe siècle, conquérant d'une grande partie de l'Asie Centrale et de l'Ouest. Il fonda l'Empire des Timourides et la dynastie des Timourides qui survécut jusqu'en 1857. Son prénom, Timur, signifie « fer » en turco-mongol et se rapproche de celui de Gengis Khan, Temüdjin. On l'appelle aussi Amir Timur (Temur) (émir de fer). Né près de Samarcande en Ouzbékistan en 1336 et devenu émir de Transoxiane, il se révéla un redoutable chef de guerre, bâtissant un immense empire reposant sur la force et la terreur. Les historiens parlent souvent de « catastrophe timouride » tant ses destructions et massacres furent spectaculaires. Lors de ses conquêtes, il n'hésitait pas à massacrer intégralement la population des villes qui lui résistaient à l'exception notable des artisans qu'il déportait dans sa capitale Samarcande. C'est à ce titre qu'il se montra aussi protecteur des arts et des lettres qui firent la grandeur de sa capitale, Samarcande.
Après la mort de Tamerlan en 1405 son empire, gouverné par ses descendants (les Timourides), fut grignoté par les puissances voisines jusqu'à l'assaut final des Ouzbeks de la dynastie des Chaybanides.
 
(33) L’Empire ottoman est un empire qui a existé de 1299 à 1922 (soit 623 ans). Il a laissé la place, entre autres, à la République de Turquie. Fondé par un clan turcique oghouze en Anatolie occidentale, l'Empire ottoman s'étendait au faîte de sa puissance sur trois continents : toute l'Anatolie, le haut-plateau arménien, les Balkans, le pourtour de la mer Noire, la Syrie, la Palestine, la Mésopotamie, la péninsule Arabique et l'Afrique du Nord (à l'exception du Maroc).
 
(34) La Société des Nations (SDN ou SdN) était une organisation internationale introduite par le traité de Versailles en 1919, lui-même élaboré au cours de la Conférence de paix de Paris (1919), dans le but de conserver la paix en Europe après la Première Guerre mondiale.
Les objectifs de la SdN comportaient le désarmement, la prévention des guerres au travers du principe de sécurité collective, la résolution des conflits par la négociation et l’amélioration globale de la qualité de vie.
Basée à Genève, dans le Palais Wilson puis le Palais des Nations, elle est remplacée en 1945 par l’Organisation des Nations unies.
La SdN, dont les États-Unis ne sont pas membres et qui ne dispose pas de forces militaires en propre, est considérée comme un échec et ne parvient pas a enrayer la guerre civile espagnole et la montée en puissance du nazisme à l'origine de la Seconde Guerre mondiale.