Al-Oufok

Site du Mouvement Démocratique Arabe

Accueil > Villes arabes > La Mecque Le nom de la ville proviendrait de racine araméenne Makk désignant (...)

La Mecque
Le nom de la ville proviendrait de racine araméenne Makk désignant une dépression topographique.

dimanche 18 juillet 2010, par La Rédaction

La Mecque ou La Mekke est une ville de l'ouest de l'Arabie saoudite non loin de la charnière séparant le Hedjaz (1) de l'Asir (2), à 80 km de la mer Rouge et capitale de la province de Makkah (3). Elle abrite la Kaaba au cœur de la mosquée Masjid Al-Haram (4), ce qui en fait la ville sainte la plus sacrée de l'islam. Ethniquement diverse, la ville est aussi cosmopolite lors du hajj, bien qu'elle soit fermée aux non-musulmans.
La ville de La Mecque, se situe à l'ouest de l'Arabie saoudite, sur les pentes de la chaîne d'Al-Sarawat (5), entre les massifs du Hedjaz et de l'Asir, plus précisément dans la vallée de l'Oued Ibrahim au pied de collines de 60 m à plus de 500 m de hauteur. Le port de Djeddah (6) n'est distant que de 65 kilomètres. La partie est de la ville se situe entre 194 et 310 m au-dessus du niveau de la mer. La partie ouest à 400 m, se caractérise par la présence de certains monts qui peuvent atteindre jusqu'à 900 m d'altitude comme le mont Jabal Tarki (qui est la plus haute montagne de la Mecque) et le Jabal Khandama qui culmine à 914 m. La partie centrale a une altitude moyenne de 294 m et la Kaaba est à 300 m. Cette partie est caractérisée par le Mont Jabal Thor (759 m) qui a joué un rôle important dans la vie du prophète de l'islam Mahomet (7) (appelé aussi Muhammad ou Mohammed).
La température à La Mecque atteint un maximum de 48 degrés l'été et un minimum de 18 degrés l'hiver, avec une moyenne comprise entre 29,9 et 31 degrés, ce qui en fait une des régions les plus chaudes du monde.
Sa population est estimée à 1 453 533 habitants (estimation 2009). La ville de La Mecque prospère surtout grâce aux millions de pèlerins qui s'y rendent chaque année. Le sanctuaire de La Mecque atteint sa pleine capacité de deux millions et demi de personnes lors des nuits du mois de ramadan (pour les prières nocturnes tarawih (8)), ou lors du pèlerinage hajj (9).
L'antipode de La Mecque se situe dans l'océan Pacifique, en Polynésie française, à 55 kilomètres à l'Est-Nord-Est de l'atoll de Tematangi (10) (Archipel des Tuamotou (11), commune de Tureia (12)).
La ville de La Mecque est mentionnée pour la première fois par le géographe grec Ptolémée (13), qui l'appelle «  Makoraba » au IIe siècle. Selon Christoph Luxenberg (14) le nom de la ville proviendrait de racine araméenne Makk désignant une dépression topographique, notamment une « vallée », en effet la ville se situe dans la vallée de l'Oued Ibrahim.
Avant l'islam, La Mecque est déjà un haut lieu de vénération. Selon la tradition musulmane, le culte autour de la Ka'ba (15) remonterait à Adam qui l'aurait bâtie, avant qu'elle ne soit emportée par le Déluge au temps de Noé (16). Dieu aurait alors ordonné à Abraham (17) (Ibrahim) (18) de la reconstruire avec l'aide de son fils Ismaël (19) (la fameuse pierre Noire (20) enchassée dans l'un des angles de la Kaaba serait d'ailleurs un don de l'ange Gabriel (21) à Ibrahim suite à cette reconstruction).
Cependant, même si la Ka'ba mecquoise a été édifiée à une époque indéterminée, peut-être vers la fin de la période romaine, il semblerait qu'elle apparaisse probablement au départ comme un simple enclos de pierres sans toit, édifié à proximité immédiate d'un point d'eau salvateur au fond d'une vallée sèche et non arborée. Sa construction dans ce lieu insolite signalait manifestement déjà une intention cultuelle et confirmait son caractère d'espace sacré, dans lequel chaque tribus nomades d'Arabie y déposaient les statues (asnam) de ses dieux. On raconte qu'à l'avènement de l'Islam, la Kaaba contenait plus de 360 idoles ; Les principales de ces divinités pré-islamique restant Hubbal (22), al-Lat (23), al-`Uzza (24) ou Manat (25). Le sanctuaire, ainsi constitué accueillait également : juifs, chrétiens, polythéistes (26), mazdéens (27) et plusieurs autres croyances.
Vers l'an 200, le Hejaz devient une région qu'empruntent de nombreuses caravanes. Les tribus bédouines profitent de la localisation de la région, au carrefour des routes vers l'Afrique, vers l'Asie Mineure, vers le monde perse et vers les prospères côtes du golfe d'Aden (royaumes de Saba (28), de l'Hadramaout (29), etc…) pour y contrôler le commerce des épices.
Aux VIe et VIIe siècles, La Mecque était un grand carrefour marchand, dominée par la tribu des Quraychites (30), dont est issu Mahomet, et qui se disaient descendants d'Adnan (31) et par lui d'Ismaël. Celle-ci concluait des traités avec les Byzantins, les Éthiopiens, les Sassanides (32), etc. Les notables de la ville dirigeaient tout par l'intermédiaire d'un conseil (madjles).
Cette ville voit la naissance de Mahomet en 570 dans une famille de marchands caravaniers très influente. Dès le début des révélations d'Allah faites par l'ange Gabriel à Mahomet dans la Grotte de Hira (33) à Jabal al-Nour (34) (située à 4 km au nord-ouest de la cité), celui-ci rencontre peu d'adhésion de la part de la majorité de ses concitoyens (juifs, chrétiens et autres païens), alors qu'il était considéré comme l'un des plus nobles et respectés parmi eux. Ceux-ci le chassent avec ses premiers compagnons, lesquels doivent s'exiler vers l'oasis de Yathrib (Médine) (35) le 9 septembre 622. Cet évènement appelé « Hégire » (36) sera le point de départ d'un nouveau mode de datation : le calendrier musulman (37).
Après des campagnes militaires victorieuses et un grand nombre de conversions, Mahomet revient en 630 à La Mecque. Étant à la tête d'une armée de plusieurs milliers d'hommes après le début de la huitième année de l'hégire, Mahomet entoure la ville de nuit avec des torches allumées. La ville prise, les musulmans font convertir les païens, de gré ou de force, à l'islam. Les Mecquois se convertissent alors en nombre à la nouvelle religion monothéiste, la plupart sans combattre. Lors d'une escarmouche, quelques hommes et une femme furent tués. Une tribu ralliée aux Quraychites, celle des Bakrites, eut cependant à souffrir de la vengeance des Khuzâ'ites, ralliés aux musulmans, qui entendaient réparer une attaque par traîtrise commise lors de la trêve d'Hudaibîyah, à laquelle avaient adhéré les deux tribus. Voyant les excès commis durant ces représailles, Mahomet intervint et proclama la paix générale.
C'est en allant attaquer La Mecque que Mahomet autorisa pour la première fois la rupture momentanée du jeûne pendant le ramadan (38). Voyant la soif extrême de son armée, il prit une gourde d'eau et la but devant tous, exprimant la possibilité d'exception pendant le ramadan. Durant ce voyage, il posta un soldat près d'une chienne allaitant ses petits afin de la protéger. Contrairement à des rumeurs infondées, Mahomet respectait les animaux. Après avoir pris la cité, Mahomet la consacre ville sainte. La Ka'ba est débarrassée de ses idoles païennes en janvier 630 (sauf la Pierre noire). La Mecque, comme Médine, seront interdites aux non-musulmans à partir de ce moment-là. À la suite d'une révélation divine faite au Prophète, le pèlerinage à la Ka'ba deviendra l'un des cinq piliers (39) de la foi musulmane.
Après la mort de Mahomet en 632, l'islam commença son expansion géographique. La Mecque attira alors de plus en plus de nouveaux convertis venus en pèlerinage et gardera son caractère de capitale religieuse et de cité commerciale. Cependant, la ville ne sera jamais un centre politique, ni même la capitale d'un quelconque califat, y compris pendant la période ottomane.
Tombant brièvement sous la domination d'un neveu de Mahomet, Abd Allah ben az-Zubayr (40), qui refusa de faire allégeance aux Omeyyades (41), celui-ci finira par être vaincu par ces derniers. En 930, une secte ismaelienne (42), les Qarmates (43) se livreront au sac de la ville sainte.
À partir du XIIe siècle, les Hachémites (44) deviennent Chérifs de La Mecque (45) poste que la dynastie gardera jusqu'à sa suppression en 1924.
En 1349, la ville sainte est touchée par la Peste noire.
En 1517, le Chérif de La Mecque Barakat bin Muhammed reconnait la suprématie du calife ottoman, mais obtient un fort degré d'autonomie locale. Cependant, la création du premier État saoudien, mais surtout la prise de La Mecque et Médine par les Wahhabites (46) en 1802 porte un rude coup au prestige des Turcs. Ceci, jusqu'à ce que Méhémet Ali (47), le vice-roi d'Égypte, reprenne son contrôle en 1813. Un second État saoudien sera aussitôt créé en 1824, six années après la disparition du premier, mais ne réussira cependant pas à prendre le contrôle des deux villes saintes et s'effondrera à son tour en 1891.
C'est à faveur du premier conflit mondial, que la Révolte arabe (48) contre la domination turque éclate en 1916. Le chérif de La Mecque, Hussein ibn Ali proclame l'indépendance du Royaume du Hejaz cette même année suite à une première bataille et fait de La Mecque sa capitale.
Mais, cette indépendance sera de courte durée puisque, suite à une deuxième bataille en octobre 1924, Hussein ibn Ali (49) sera vaincu par Abdelaziz Al Saoud (50), fondateur du troisième État saoudien, l'actuelle Arabie saoudite. Le nouveau souverain supprime alors le poste de Chérif de La Mecque et se proclame lui-même gardien des deux saintes mosquées (51).
Le 20 novembre 1979, 1er jour de l'an 1400 de l'Hégire, 200 militants islamistes armés, opposants au régime monarchiste, prennent le contrôle de la mosquée sainte, prenant des dizaines de milliers de pèlerins en otages. Ils reprochaient à la dynastie des Al-Saoud d'être trop pro-occidentale et de mettre ainsi en péril la « vraie foi ». Le siège dura deux semaines, et le régime saoudien se résoudra finalement à employer la force pour reprendre le contrôle de la mosquée, demandant même le renfort d'unités étrangères. Ainsi, le Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale français (GIGN) assura une aide technique et logistique durant l'opération, menée essentiellement par forces éyptiennes (ou pakistanaises selon certaines sources). L'assaut terminé le 4 décembre fera environ 250 morts, et 600 blessés. [réf. souhaitée]
Le 31 juillet 1987, une manifestation anti-américaine organisée par des pèlerins iraniens tourne à l'émeute, lorsque la police saoudienne ouvre le feu contre les manifestants non armés. Il y eu ce jour-là 402 morts (275 pèlerins Iraniens, 85 Saoudiens (y compris les policiers), et de 45 pèlerins en provenance d'autres pays) et 649 blessés (303 pèlerins Iraniens, 145 Saoudiens, [y compris policiers] et de 201 pèlerins en provenance d'autres pays).
Les deux principales branches de l'islam, sunnite et chiite, considèrent cette ville comme sainte, puisqu'elle est la ville natale du prophète de l'islam et se rapporte à la période d'avant le schisme.
La Mecque est un centre fondamental de la vie religieuse musulmane. L'un des cinq piliers de l'islam stipule en effet que tout croyant doit faire un pèlerinage à La Mecque, s'il en a les moyens. Ce pèlerinage porte le nom de hajj (ou hadj, selon les graphies). Chaque année, 2,5 millions de musulmans se recueillent à La Mecque pour effectuer le hajj pendant le mois de dhou al-hijja. Un nombre beaucoup plus grand effectue le pèlerinage mineur (la oumra), qui peut être exécuté à tout moment de l'année, mais plus particulièrement pendant le ramadan.
La Mecque est aussi la direction, la qibla, vers laquelle les musulmans qui prient se tournent au cours de leurs prières.
 
Notes
 
(1) Le Hedjaz est une région du nord-ouest de l'actuelle Arabie saoudite ; sa principale ville est Djeddah, mais la cité la plus connue est La Mecque, ainsi que Médine.
Cette région fut contrôlée tour à tour durant la majeure partie de son histoire par les puissances régionales, l'Égypte ou l'Empire ottoman ; elle fut néanmoins brièvement indépendante au début du XXe siècle, lorsqu'elle se souleva contre l'Empire ottoman lors d'une rébellion encouragée par Lawrence d'Arabie durant la Première Guerre mondiale. Husseyn ibn Ali, chérif de la Mecque, proclama son indépendance en 1916.
En 1924-1925, l'autorité du chérif fut renversée par les ibn Saoud, régnant sur la nation voisine du Nejd. Cette annexion permit la création de l'Arabie saoudite moderne en 1932.
 
(2) L'Asir était un État souverain situé au nord du Yémen, il devint un protectorat du Nejd en 1926-1927, et fut annexé par l'Arabie saoudite en 1934.
L'Asir désigne aussi une région du sud-ouest de l'Arabie saoudite. Elle est composée d'une plaine cotière et d'un ensemble montagneux, les monts de l'Asir, qui est une partie des monts Sarawat ou Sarat, importante chaîne de montagnes reliant le sud de la Jordanie au golfe d'Aden. L'Asir comporte quelques hauteurs dépassant 3000 mètres d'altitude. Parmi elles on peut citer le Jebel Sawda (3133 mètres), point culminant de l'Arabie saoudite. Toutefois, cette altitude est remise en question par les mesures du SRTM qui donne une élévation de 3015 mètres. La région se singularise par son climat plus frais et plus humide que le reste du pays. L'Asir est aussi le nom d'une province (mintaqat) de l'Arabie saoudite peuplée d'environ 1 833 658 habitants en 2009 et dont les villes principales sont Khamis Mushayt et Abha, la capitale.
 
(3) La province de la Mecque est une province d'Arabie saoudite. Son actuel gouverneur est le prince Khaled ben Fayçal Al Saoud , fils de feu le roi Fayçal ben Abdelaziz Al Saoud.
 
(4) Masjid al-Haram, est une mosquée de la ville de La Mecque en Arabie saoudite, la plus grande du monde et le premier lieu saint de l'Islam. On trouve en son centre la Kaaba, dans laquelle est incrustée une pierre noire que les musulmans tentent de toucher au cours des tawaf (circumambulations) durant leur pèlerinage (hajj).
 
(5) Les monts Sarawat ou Al-Sarawat ou encore Sarat constituent une chaîne de montagnes parallèle à la mer Rouge et représente une des plus importantes caractéristiques géographiques de la péninsule arabique. La chaîne s'amorce au nord à la frontière jordanienne et se poursuit au sud jusq'au golfe d'Aden. La moitié nord de la chaîne, connue sous le nom de Sarat al-Hejaz, s'éléve rarement au-dessus de 2 100 mètres, tandis que les sections centrales et méridionales (Sarat 'Asir et Sarat al-Yemen) peuvent dépasser 3 000 mètres d'altitude.
Géologiquement les monts Sarawat font partie du plateau Arabique et sont surtout recouverts de roches volcaniques. Le versant occidental se traduit par des pentes très abruptes près de la mer Rouge tandis que la face orientale de la chaïne présente des pentes plus douces coupées de cours d'eau (oueds) et propices à l'agriculture, plus particulièrement dans les extrémités sud des monts Sarawat, plus exposées aux moussons de l'océan Indien.
Parmi les villes situées dans les monts Sarawat, on doit citer la sainte cité de La Mecque, édifiée dans une vallée qui se situe approximativement au milieu de la chaîne de montagnes Sarawat, la ville de Taïf à une soixantaine de kilomètres à l'Est-Sud-Est de La Mecque et enfin la capitale du Yémen, Sanaa, placée dans le voisinage des plus hauts sommets.
Cette chaîne est la plus vaste de la péninsule d'Arabie, avec son point culminant situé au Yémen, le Jabal an Nabi Shu'ayb, à 3 760 mètres d'altitude. Ces montagnes sont principalement rocheuses et peuvent abriter quelquefois des zones à couverture végétale, à la différence de l'Atlas marocain. Certains sommets sont de formation assez récente et d'aspect découpés, mais d'autres ont été usés par l'érosion.
 
(6) Djeddah, parfois orthographié Jedda ou Jeddah, est la deuxième ville d'Arabie saoudite et un grand centre de commerce, située sur les bords de la mer Rouge. En 647, le calife Uthman a transformé en port pour les pèlerins se rendant La Mecque ce qui était alors un petit village de pêcheur. Cette fonction a attiré vers Djeddah une population variée. La ville a connu en outre un très fort développement au cours des dernières décennies, notamment en raison du boom économique qu'a connu l'Arabie saoudite. C'est aujourd'hui une métropole cosmopolite de plus de 3,4 millions d'habitants.
Le jet d'eau de Djeddah, haut de 312 mètres, est le plus haut jet d'eau du monde.
Un tombeau d'Ève se trouve à Djeddah, cependant, celui-ci a été recouvert de béton en 1975 par les autorités religieuses qui ne voulaient pas qu'il soit un lieu de prière pour les musulmans.
 
(7) Mahomet, fondateur de l'islam, est un chef religieux, politique et militaire arabe, né à La Mecque en 570 et mort à Médine en 632.
Les musulmans le considèrent comme le dernier des prophètes du monothéisme, au sens où il termine et scelle le cycle de la révélation monothéique abrahamique. Ses biographies rapportent qu'il récitait à ses premiers compagnons (sahabas) les versets du Coran qu'il présentait comme la parole même de Dieu, (Allah en arabe), transmise à lui par l'archange Gabriel. Le Coran aurait été compilé après la mort de Mahomet, à partir de transcriptions sur des supports divers, par ces disciples. Par ailleurs, certaines de ses actions et de ses paroles forment la sunna qui est la seconde source à la base du droit musulman.
La fondation de l'islam et de la culture islamique en font un personnage historique de première importance.
 
(8) Les tarawih sont les prières quotidiennes du soir, exécutées après celle de la Isha, pendant le mois de jeûne du Ramadan. Ces prières sont effectuées par paires de rakaa, avec en tout entre 8 et 36 rakaa selon les traditions. Les sunnites croient qu'il est de la tradition d'essayer d'accomplir un khatm (récitation complète) du Coran en récitant au moins une partie du Coran par tarawih. Si le croyant ne peut réciter le Coran en entier durant la prière, il peut se limiter à ce qu'il sait, ou à ce qui est dans ses possibilités.
 
(9) Le hajj est pour les musulmans le pèlerinage aux lieux saints de la ville de La Mecque en Arabie saoudite. C’est entre le 8 et le 13 du mois lunaire de Dhû al-hijja qu’a lieu le grand pèlerinage à La Mecque, le cinquième pilier de l’islam.
Le hâj ou hâjjî désigne aussi toute personne qui a fait ce pèlerinage. Il est alors accolé au nom de la personne, comme marque honorifique, quand on s'adresse à elle.
Al-hajj est le titre de la sourate XXII du Coran.
Dhû al-hijja douzième mois de l'année musulmane au cours duquel se fait le grand pèlerinage.
 
(10) Tematangi ou Te Matangi, est un atoll situé dans l'archipel des Tuamotu en Polynésie française.
 
(11) L'archipel des Tuamotu est un archipel de 78 atolls qui font partie de la Polynésie française. Il fait partie de la subdivision administrative Tuamotu-Gambier.
Tuamotu signifie en tahitien « les îles au large », l'archipel se trouvant à l'Est de Tahiti. Les habitants des Tuamotu sont les Paumotu, mot qui désigne également leur langue.
 
(12) Tureia, également appelé Papa-kena, est un atoll situé dans l'archipel des Tuamotu en Polynésie française. Celui-ci est le chef-lieu de la commune de Tureia.
 
(13) Claudius Ptolemaeus, communément appelé Ptolémée (Ptolémaïs de Thébaïde (Haute-Égypte) vers 90 - Canope vers 168) était un astronome et astrologue grec qui vécut à Alexandrie (Égypte). Il est également l’un des précurseurs de la géographie. Sa vie est mal connue. Son cognomen (surnom) Ptolémée semble indiquer des origines gréco-égyptiennes, et son nomen (nom) Claudius une citoyenneté romaine. Son praenomen (prénom) est inconnu.
Ptolémée fut l’auteur de plusieurs traités scientifiques, dont deux ont exercé par la suite une très grande influence sur les sciences occidentales et orientales. L’un est le traité d’astronomie, qui est aujourd’hui connu sous le nom d’Almageste . L’autre est la Géographie, qui est une discussion approfondie sur les connaissances géographiques du monde gréco-romain.
L’œuvre de Ptolémée est un sommet et l’aboutissement d’une longue évolution. Avec l’œuvre d’Aristote, c’est essentiellement à travers elle, transmise à la fois par les Arabes et les Byzantins, que l’Occident redécouvrira la science grecque au Moyen Age et à la Renaissance, laissant leurs prédécesseurs dans l’obscurité. Pourtant Ptolémée ne manque pas de faire abondamment référence à ceux-ci dans ses écrits.
 
(14) Christoph Luxenberg est le pseudonyme d'un philologue allemand analyste du Coran peut-être inspiré de Georg Christoph Lichtenberg. Il est l'auteur de Die Syro-Aramäische Lesart des Koran: : Ein Beitrag zur Entschlüsselung der Koransprache (en français : Lecture syro-araméenne du Coran : une contribution pour décoder la langue du Coran), publiée en 2000 en allemand. Il s'agit d'une étude philologique dans laquelle un certain nombre d'hypothèses sont étudiées, dont il ressort que les sources du Coran proviendraient de l'adoption de lectionnaires syriaques destinés à évangéliser l'Arabie.
À l'aide de sa méthode, qui consiste à vérifier si les termes arabes n'ont pas un équivalent syriaque, Luxenberg indique que certains passages coraniques seraient mal interprétés : le mot houri signifierait raisins blancs, et non pas vierges aux grands yeux. L'expression sceau des prophètes signifierait « témoin », voulant dire que Mahomet est témoin des prophètes venus avant lui.
En raison du caractère novateur de ses thèses, l'auteur a dû adopter un pseudonyme pour éviter les affrontements avec les factions islamiques intégristes, ouvertement en désaccord avec le fait que l'on puisse tenter ce genre d'étude académique sur le Coran.
 
(15) La Kaaba, Ka'ba ou Ka'aba est une grande construction cuboïde au sein de la masjid al-Haram (« La Mosquée sacrée») à La Mecque.
La symbolique de la Kaaba vide signifie qu'il ne peut y avoir d'objet d'adoration pour le croyant. Elle symbolise l'unité des musulmans qui adorent un Dieu unique, et représente le lieu vers lequel se dirige la prière. C'est autour de la Kaaba que les pèlerins effectuent les sept tours du tawaf, également appelé la circumambulation.
 
(16) Noé, est un patriarche biblique et un prophète coranique. Il existe un livre écrit par Noé: l'apocalypse de Noé que l'on trouve dans le livre d'Hénoch.
 
(17) Abraham est un personnage important de l'histoire des peuples sémitiques qui est donné par la Bible comme étant l'ancêtre des peuples juifs et arabes, ainsi que le père du monothéisme et de la religion primitive des Hébreux. Son histoire est racontée dans la Genèse, chapitres 11 à 25. Quand la Bible était encore vue comme un récit historique précis, les spécialistes dataient cette épopée à environ 1800 avant notre ère. Sophie Laurant, rédactrice en chef adjointe de la revue "Le Monde de la Bible" la considère comme mythique, c'est aussi le point de vue des historiens israéliens Shlomo Sand, Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman.
 
(18) Ibrahim est le nom d'Abraham dans l'islam et pour les chrétiens arabophones . Il porte le surnom de Hanifa, et est communément appelé Khalil Allah (l'ami intime de Dieu). Ibrahim est l'un des prophètes de l'islam, et il joue un rôle essentiel dans la foi musulmane, l'islam se percevant comme la continuité de la foi d'Ibrahim. Celui-ci est généralement présenté aux musulmans comme le modèle du croyant, par sa soumission à Allah, qui est commémorée annuellement par l'Aïd el-Kebir.
 
(19) Ismaël est, selon le livre de la Genèse, le premier fils d’Abraham avec Agar, la servante égyptienne de son épouse Sarah.
 
(20) La Pierre noire est une pierre enchâssée dans un cadre en argent à l'un des angles de la Ka'ba, angle dit « de la pierre », dans la mosquée de La Mecque, en Arabie saoudite (Hedjaz). Cette pierre est placée à proximité de l’unique porte d’accès de la Ka'ba, à environ un mètre au-dessus du niveau du sol.
La pierre noire n'est qu'une pierre, comme le souligna Omar ibn al-Khattâb lorsqu'il dit à son sujet : « je sais que tu es une pierre et que tu ne peux ni apporter profit ni porter préjudice ». En islam, la pierre noire n'est qu'un symbole auquel le musulman ne doit aucune adoration ou soumission quelconque, car ceci viendrait en complète contradiction avec le culte du monothéisme que tout musulman doit pratiquer. Elle n'est ni un objet d'adoration, ni un fétiche quelconque, ni un porte bonheur, mais reste simplement une pierre pour laquelle Mahomet a dit qu'elle est pour celui qui la touche rémission des péchés et qu'elle témoignera en faveur de ceux qui ont bien agi en la saluant ou au contraire témoignera au détriment de ceux qui auront mal agi en tentant de la saluer. Une légende veut qu'elle ait été blanche à l'origine et qu'elle soit devenue noire à force d'absorber les pêchés des personnes qui la touchent.
 
(21) Gabriel est un ange cité dans l'Ancien Testament, le Nouveau Testament et le Coran. Dans les monothéismes abrahamiques, Dieu communique avec ses prophètes soit par l'intermédiaire d'anges, soit par des visions ou des apparitions. Gabriel est considéré comme le messager de Dieu dans la Bible et dans le Coran.
Dans l'Ancien Testament, il est l'un des quatre archanges, et il annonce une prophétie dans le Livre de Daniel. Conformément à la signification de son nom, La Force de Dieu ou Dieu est ma Force ou le Héros de Dieu), de gabar (force) et El (Dieu), lorsqu'il se matérialise dans la Bible ou quand il apparaît dans une vision, son aspect est semblable à celui d'un homme robuste (Dan 8:15 ; Dan 12-7). Il est considéré comme la main droite de Dieu.
Dans le Nouveau Testament, il annonce la naissance de Jésus à la Vierge Marie (Évangile selon Luc, I:26-38).
Dans l'islam, il est connu sous le nom arabe de (Djibril) et révèle les versets du Coran à Mahomet.
 
(22) Houbal est l'une des principales divinités pré-islamiques de la Ka'ba à la Mecque.
En dehors de l'Arabie du sud, son nom apparaît seulement dans une inscription nabatéenne où il est associé à deux autres divinités, Doushawa et Manatawu. Il est d'origine assez obscure, mais on a pu rapprocher son nom de l'araméen esprit. Certains auteurs arabes modernes estiment que son nom vient de baal, appellation des dieux cananéens et phéniciens, précédé de hou, article défini dans un dialecte cananéen. Selon Muhammad ibn Ishaq (VIIIe siècle), sa statue aurait été rapportée de voyage par Amr ibn Luhayy, descendant de Qahtan et roi de Hijaz, à l'époque ou les Khuza'a était en charge de la Ka'aba, et placée sur le toit de l'édifice. Il l'aurait obtenue à Moab (ibn Ishaq) ; les anciens ikhbaris (chroniqueurs oraux) citent Cham, qui englobait Moab, comme son lieu d'origine.
D'après Ibn Ishaq, la statue de la Ka'aba était une effigie anthropomorphe en cornaline ; la main droite, jadis brisée, aurait été remplacée par une main d'or par les Quraysh. Les voyageurs de retour de leur périple venaient le voir, en faisaient le tour et se rasaient la tête devant lui avant de rentrer chez eux. On pratiquait aussi devant lui une divination à l'aide de sept flèches pour les événements importants, ou quand un doute planait sur la paternité d'un enfant, qui était déterminée selon que la flèche portait la mention sarih (pur) ou mulsag (pièce rapportée).
Une tradition islamique rapporte qu'Abd al-Muttalib ayant promis un fils en sacrifice à Houbal qui l'avait aidé à retrouver la source Zamzam, le sort aurait tout d'abord désigné Abdallah, père de Mahomet. Sur les conseils d'une devineresse, on aurait proposé au dieu cent chameaux en échange. Après dix divinations, chacune suivie d'une augmentation du nombre des chameaux, Abdallah eut la vie sauve contre mille chameaux.
Après avoir conquis la Mecque, Mahomet aurait brisé l'idole de Houbal en même temps que les 360 autres que la Ka'aba était censée contenir.
 
(23) Allat était une déesse de la fécondité et de la féminité vénérée en Arabie à l'époque préislamique. Son nom serait une contraction de al ilahat, déesse. Elle avait sa statue dans la Kaaba où elle était censée résider. Hérodote cite Allat comme étant l'équivalent d'Ourania (L'Aphrodite céleste).
Allat, Manat et Uzza semblent avoir été les trois divinités objets du culte le plus intense à La Mecque. Ces trois déesses sont citées dans le Coran dans la sourate L'étoile, cette citation est à l'origine de l'épisode des versets sataniques, les mecquois ayant cru que Mahomet leur recommandait d'adorer ces trois divinités. Il est dit dans le Livre des idoles que les Arabes les considéraient comme les "filles du dieu" (Allah dans le texte). On peut supposer que ce dieu était Houbal, divinité principale de la Kaaba
Elle est mentionnée sous le nom de han-'Ilat dans les inscriptions safaïtiques. Les Nabatéens lui rendaient également un culte et l'identifiaient à Athéna ou Minerve, mais en faisaient, selon Julius Wellhausen, la mère d'Houbal.
À l'ère islamique, Allat est mentionnée dans le Coran (sourate 53:20), et le Livre des Idoles (Kitab al-Asnām) de Hicham ibn al-Kalbi selon qui Banū ʿAttāb ibn Mālik du clan des Thaqīf en avait la charge et lui avait fait construire un édifice. Elle était vénérée par tous les Arabes, y compris la tribu des Quraysh. Des enfants étaient prénommés Zayd-Allāt ou Taym-Allāt. Son temple fut détruit et brûlé par al-Mughīrah ibn Shuʿbah sur l'ordre de Mahomet.
 
(24) Mentionnée dans le Coran, ʿUzzā ou Uzza était une déesse arabe préislamique de la fertilité, l'une des trois divinités les plus vénérées de la Mecque avec Allat et Manat. Son nom semble dériver de la racine arabe ʿZY et signifier la puissante. Les Nabatéens lui rendaient également un culte. Liée à la planète Vénus, elle était chez eux identifiée à plusieurs divinités grecques, romaines ou égyptiennes : Aphrodite, Uranie, Vénus, Cælestis (Junon Cælestis) et Isis. En 1974, un temple dédié à Isis/Uzza a été découvert à Pétra (Temple des lions ailés).
La plupart des informations que l'on a sur elle proviennent du Livre des idoles (Kitab al-Asnam) de Hicham ibn al-Kalbi :
On lui avait bâti un édifice nommé buss dans lequel les fidèles venaient solliciter des oracles. Le plus important temple de ʿUzza était à Nakhlah près de Qudayd, à l'est de la Mecque dans la direction de Taif. Trois arbres sacrés lui étaient consacrés. Elle était très populaire : des enfants étaient prénommés ʿAbd al-ʿUzzā (ʿAbd-al-ʿUzzā semble avoir été un prénom très porté au moment de la naissance de l'Islam) et souvent invoquée dans les serments.
Le nom ʿUzzā était symbole de beauté dans la poésie arabe préislamique. Un extrait d'un de ces poèmes, œuvre de Zayd ibn 'Amr Ibn Nufayl, lui prête par ailleurs deux filles : « Je n'adore pas Al-ʿUzzá et ses deux filles ».
 
(25) Manat ou Manāh était une déesse du destin vénérée en Arabie à l'époque pré-islamique. Manat est mentionnée dans le Coran avec les deux autres grandes déesses Allat et Uzza.
 
(26) Le polythéisme est un système religieux qui admet l'existence de plus d'un dieu. Les religions répondant en première approche à ce critère sont trop nombreuses depuis l’antiquité jusqu’à nos jours pour être énumérées. Le terme, né dans l’ensemble judéo-chrétien pour en distinguer des religions souvent mal connues, constitue un qualificatif commode pour une classification large et peu précise, mais montre ses limites lors des études plus poussées.
L’étude des religions a en effet mis en évidence plusieurs types de relations possibles entre les différents dieux dans les différents systèmes polythéistes, et la multiplicité des destinataires du culte dans certaines formes de monothéisme (culte des saints, prières aux marabouts morts etc.), remettant en question les classifications traditionnelles polythéisme / monothéisme / dualisme. Des notions plus précises comme la monolâtrie (croyance à l’existence de plusieurs dieux mais culte rendu exclusivement à l’un d’entre eux) ou l’hénothéisme (il existe un dieu suprême au-dessus des autres dieux, parfois considérés comme ses manifestations) sont apparues. Les termes polythéiste et monothéiste restent marqués d'une connotation d'infériorité pour le premier et de supériorité pour le second qui influencent leur emploi.
 
(27) Le zoroastrisme est la première religion monothéiste dont Ahura Mazdâ (pehlevi Ohrmazd) est le dieu, seul responsable de la mise en ordre du chaos initial, le créateur du ciel et de la Terre. Le zoroastrisme est une réforme du mazdéisme, réforme prophétisée par Zarathoustra, dont le nom a été transcrit Zoroastre par les Grecs. Cette réforme, fondée au cours du Ier millénaire av. J.-C. dans l'actuel Kurdistan iranien (Iran occidental), est devenue la religion officielle des Perses sous la dynastie des Sassanides (224-651), jusqu'à ce que l'islam arrive, même si cette religion a réussi à se fondre dans le patrimoine culturel iranien. En effet, les iraniens indépendamment de leur religion, accordent beaucoup d'importance aux fêtes zoroastriennes.
Les zoroastriens respectent le feu comme symbole divin. Zoroastre prêchait un dualisme reposant sur la bataille entre le Bien et le Mal, la Lumière et les Ténèbres, dualisme présent dans l'islam chiite duodécimain. Le principe de Zoroastre est qu'il existe un esprit saint (Spenta Mainyu), fils de Ahura Mazdā, et un esprit mauvais (Angra Mainyu) (pehlevi Ahriman), esprit incréé, opposés car représentant le jour et la nuit, la vie et la mort. Ces deux esprits coexistent dans chacun des êtres vivants.
 
(28) Le Royaume de Saba (version latine) ou de Shéba (version chamio-sémitique) est un royaume habituellement situé en Arabie du sud. Ce royaume, évoqué par la Bible et le Coran, semble avoir réellement existé, mais il est difficile de séparer le mythe de l'histoire.
Ses habitants s'appellent les sabéens.Les sources suggèrent une existence bien postérieure à la période biblique du règne de Salomon.
 
(29) Le Hadramaout est la région orientale désertique du Yémen.
Située au sud de la péninsule Arabique, elle s'ouvre sur le golfe d'Aden. Elle est frontalière de la région de Dhofar (Oman).
Les sultanats du Hadramaout faisaient partie du protectorat d'Aden, puis du protectorat d'Arabie du Sud jusqu'à leur dissolution dans la nouvelle République populaire du Yémen du Sud en 1967. Cette dernière est intégrée dans la République unitaire du Yémen en 1990.
Véritable plaque tournante du commerce (nous sommes sur la « route de l'encens ») entre l'Arabie, l'Afrique et l'Inde, on retrouve le témoignage de ces influences en architecture dans les oasis de la région. Ces oasis, Shibam (classée au patrimoine mondial de l'UNESCO), Tarim, Seyoun, sont encaissées dans le lit de l'oued éponyme (le wadî hadramawt, le plus long de la péninsule, avec de nombreux affluents) et héberge une agriculture oasienne originale qui s'abreuve de l'infiltration des eaux des inondations rares mais régulières de l'oued.
La capitale de la région et sa plus grande ville est aussi son port : Al Mukalla.
 
(30) Les Quraychites, Qorayshites ou Koraïchites sont les descendants de Quraych, le terme signfie littéralement en arabe « petit requin », un assez lointain ancêtre appelé aussi Fihr. Ils appartiennent au groupe des Arabes du Nord (ou Arabes arabisés) qui se disaient descendants d'Adnan et par lui d'Ismaël. Six générations après Quraysh, Qusay parvient à les fédérer et à prendre à la tribu qahtani des Khuza'a - selon la tradition grâce à une alliance matrimoniale - le contrôle de La Mecque, de ses puits et du pèlerinage autour de la Kaaba.
Qusay est le père de ‘Abd Manaf, grand père de Hâchim, bisaïeul de `Abd al-Muttalib, trisaïeul de `‘Abdullah, ce dernier étant le père de Mahomet.
 
(31) Adnan est traditionnellement l'ancêtre mythique des Arabes du nord, Adnani, qui entretenaient une rivalité avec les Arabes du sud, descendants de Qahtan. Il serait né en 122 avant l'ère chrétienne et serait le fils de Add et descendant d'Ismaïl fils Abraham (Ibrahim). On compte parmi ses descendants le prophète musulman Mahomet qui aurait dit : « Ne faites pas remonter ma lignée au-delà de `Adnan. ».
 
(32) Les Sassanides règnent sur l'Iran de 224 jusqu'à l'invasion musulmane des Arabes en 651. Cette période constitue un âge d'or pour l'Iran tant sur le plan artistique que politique et religieux.
Ce fut l'une des deux grandes puissances en Asie occidentale pendant plus de 400 ans. Fondée par Ardashir qui mit en déroute le dernier roi parthe (arsacide), Artaban IV, elle prit fin lors de la défaite du dernier Roi des Rois Shahanshah, Yazdgard III (632-651). Ce dernier, après 14 ans de lutte, ne parvient pas à repousser le califat arabe, le premier des empires islamiques. Le territoire de l'Empire Sassanide englobait la totalité de l'Iran, Irak, Arménie, Caucase sud (y compris le Daghestan du sud), l'Asie Centrale du sud ouest, l'Afghanistan occidental, des fragments de Turquie, de Syrie, une partie de la côte de la péninsule arabe, la région du Golfe Persique et des fragments du Pakistan occidental. Les Sassanides appelèrent leur empire Eranshahr, « l'Empire Iranien ».
On considère l'ère sassanide comme l'une des périodes les plus importantes de l'histoire de l'Iran. Sous bien des aspects, elle représente l'accomplissement au plus haut degré de la civilisation perse et fut le dernier grand empire iranien avant la conquête musulmane de la Perse et l'adoption de la religion musulmane. La Perse sassanide eut un impact certain sur la civilisation romaine et les Romains considéraient les Perses sassanides comme leurs égaux ; en témoignent les lettres de l'empereur romain au Shahanshah : « A mon frère... » Leur influence culturelle s'étendit bien au-delà des frontières de l'empire pour atteindre l'Europe de l'Ouest, l'Afrique, la Chine et l'Inde, et joua un rôle dans la formation de l'art médiéval européen et asiatique. Cette influence se perçoit aussi dès l'apparition du monde islamique et lors de la conquête de l'Iran par les musulmans. La culture aristocratique et unique de la dynastie en est la preuve. Abdolhossein Zarrinkoob va même jusqu'à affirmer que ce que l'on appellera ensuite la culture, l'architecture, l'écriture islamique devra beaucoup aux Perses sassanides, pour se propager ensuite dans les autres pays islamisés.
 
(33) La grotte de Hira est l'endroit où le prophète de l'islam Mahomet aurait reçu ses premières révélations de Dieu (Allah en arabe) à travers l'ange Gabriel pendant le mois de ramadan. La grotte se trouve sur le sommet de Jabal al-Nour, dans la région Hedjaz de l'actuelle Arabie saoudite, à peu près à 4 km au nord-ouest de La Mecque.
 
(34) Jabal al-Nour ou Jabal al-Nur ou Jabal Nur, littéralement « la montagne de la lumière », est une montagne d'Arabie saoudite à 4 km au nord-ouest de la Mecque. Elle abrite la grotte de Hira où Mahomet affirme avoir reçu sa première révélation d'Allah au travers de l'ange Gabriel.
 
(35) Médine est une ville d'Arabie saoudite, capitale de la province d'Al Madinah, située dans le Hedjaz. Elle a plusieurs noms en arabe : Al-Madīna « la ville » ; Al-Madīna al-Munawwara « la ville illuminée », Madīnatu an-Nabî « la ville du prophète », ou Madīnatu Rasûl Allah « la ville du messager de Dieu »). À l'époque préislamique, elle s'appelait Yathrib.
C'est là que vint s'installer en 622 le prophète de l'islam, Mahomet, après qu'il eut, selon le Coran, reçu l'ordre de Dieu de quitter La Mecque. C’est aussi là qu’il mourut et fut enterré en 632. La ville abrite son tombeau dans la Masjid An Nabawi (mosquée du Prophète) ainsi que les premiers califes Abou Bakr et Omar, les autres personnes importantes de l'islam restant au cimetière Al-Baqi.
Médine est la deuxième ville sainte de l'islam, après La Mecque. Bien qu'il ne soit pas un passage obligatoire du hajj, de nombreux pélerins venant de La Mecque viennent y visiter, comme beaucoup de fidèles durant toute l’année, le tombeau de Mahomet et les mosquées.
 
(36) L'Hégire « exil » ; « rupture » ; « séparation ») désigne la journée du 9 septembre 622 où se produit le départ des premiers compagnons de Mahomet de La Mecque vers l'oasis de Yathrib, ancien nom de Médine.
Le terme signifie en arabe « émigration » ; le sens de « rupture de liens » est parfois rencontré. Cet événement crée une rupture fondamentale avec la société telle qu'elle était connue des Arabes jusqu'alors. Mahomet vient en effet de rompre un modèle sociétal établi sur les liens du sang (organisation clanique), vers un modèle de communauté de croyance. Dans ce nouveau modèle où tout le monde est censé être « frère », il n'est plus permis de laisser à l'abandon le démuni ou le faible, comme cela était le cas avant. Les clans puissants de La Mecque vont tout faire pour éliminer cette nouvelle proposition de société diminuant leur pouvoir.
De par l'importance de cet évènement, le calendrier musulman démarre à cette date, car c'est à cette date que l'oumma, la communauté musulmane, naît officiellement.
 
(37) Le calendrier musulman ou calendrier hégirien (hijri) est un calendrier lunaire, basé sur une année de 12 mois lunaires de 29 à 30 jours chacun (pour être précis : 29,53059 jours solaires). Une année hégirienne est donc plus courte qu’une année grégorienne d’environ onze jours.
L'année actuelle est 1431 de l'hégire, allant du soir du 17 décembre 2009 au soir du 6 décembre 2010 environ.
 
(38) Le ramadan, également orthographié ramadhan est le neuvième mois du calendrier musulman.
Le français emploie indifféremment le mot « ramadan » pour désigner le mois saint pour les musulmans et, par métonymie, le jeûne ou saoum, qui constitue l'un des cinq piliers de l'islam.
Au cours de ce mois, ceux-ci ne mangent pas, ne boivent pas, et n'entretiennent pas de relations sexuelles de l'aube au crépuscule. Les malades, les femmes enceintes ou qui allaitent, les femmes ou jeunes filles qui sont dans leur période menstruelle, les enfants en bas-âge, les vieillards ou toute personne dont ce jeûne pourrait mettre la santé en péril en sont exemptés. Le jeûne a pour but d'enseigner aux musulmans la patience, la modestie et la spiritualité.
Le premier jour du mois suivant est l'occasion de célébrations observées durant l'Aïd el-Fitr, la fête de la rupture du jeûne.
 
(39) Le terme `aqida ou `aqidah est un terme qui sert à décrire les fondements de la croyance religieuse dans l’islam sunnite. Il est synonyme de credo.
 
(40) Abû Bakr Abd Allah ibn az-Zubayr (623-692).
Il était membre de la tribu des Banu Assad, et du clan qurayshite des Banû 'Abd al'Uzza, fils d'Asmaa, la fille d'Abou Bakr fidèle compagnon de Mahomet, premier converti à l'islam et premier chef de la confédération médinoise après sa mort (selon l'historiographie officielle), et la sœur de Aïcha, la plus jeune et épouse préférée de Mahomet (même sources).
Premier né des émigrés (muhadjirun), selon ce qui nous a été transmis de sa propagande, il serait né l'an deux de l'hégire dans le camp de Médine, et aurait donc été confronté à la bataille de Badr, indirectement. À l'age de 12 ans, il aurait accompagné son père Zubayr ibn al-Awwam dans la grande bataille du Yarmouk qui a vu l'échec des légions romaines à reprendre le contrôle de la Syrie après la défaite Perse contre les alliés Arabes.
Il se serait dressé contre Uthman ibn Affan à sa prise de pouvoir avec l'aide du clan des descendants d'Abû Sufyân, les chefs historiques de La Mecque et aurait rallié son père et sa tante dans une courte rébellion avant de se murer dans l'opposition orale, et finalement, après la bataille du Chameau, vers 32 ans, à rallier avec Aïcha elle-même, le clan sufyanide et son leader après l'assassinat de Othman, à l'age de 34 ans.
 
(41) Les Omeyyades ou Umayyades sont une dynastie de califes qui gouvernent le monde musulman de 661 à 750. Ils tiennent leur nom de leur ancêtre ʾUmayya, grand-oncle de Mahomet. Ils sont originaires de la tribu de Qurayš, qui domine La Mecque au temps de Mahomet.
Succédant au calife ʿAlī ibn ʾAbī Ṭalib, ils prennent Damas comme capitale et fondent le Califat omeyyade, qui devient le plus grand État musulman de l'Histoire. Renversés par les Abbassides, ils fuient en Andalousie et fondent un nouvel État à Cordoue.
 
(42) L'ismaélisme, ou ismâ`îlisme est un courant minoritaire de l'islam chiite. Ses membres sont appelés ismaéliens, ismâ`îliens. L’ismaélisme n'est pas spécifiquement persan, ni arabe, ni indien ; il a une longue histoire qui est complexe et, loin d'être unifié, l’ismaélisme se subdivise en plusieurs rameaux (Mubârakiyya, Khattâbiyya, Qarâmita, Druzes, Must`aliyya, Nizâriyya, Saba`iyya).
 
(43) Les Qarmates ou (rarement) Karmates sont un courant dissident de l’ismaélisme refusant de reconnaître le fatimide Ubayd Allah al-Mahdî comme imam, actifs surtout au Xe siècle en Iraq, Syrie, Palestine et dans la région de Bahreïn où ils fondèrent un état (~903-1077) aux prétentions égalitaires - mais néanmoins esclavagiste - parfois qualifié de communiste, qui contrôla pendant un siècle la côte d’Oman. Il y eut des Qarmates dans toutes les régions atteintes par les missions ismaélites : Yémen, Sind, Khorasan, Transoxiane, Afrique. Ils entreprirent contre les Abbassides, puis contre les Fatimides, des excursions militaires (dont le sac de la Mecque et Médine en 930) qui leur valurent une réputation de guerriers redoutables.
L’ismaélisme des Qarmates, probablement influencé par le mazdakisme, se distingue par son messianisme, son millénarisme et le radicalisme de sa contestation de l’inégalité sociale entre les hommes libres et de l’ordre religieux exotérique. Louis Massignon voit dans la propagande qarmate la source première du thème des trois imposteurs. Le terme de Qarmate a été appliqué avec une connotation péjorative à l’ensemble des ismaéliens par certains auteurs opposés à ce courant.
 
(44) La dynastie des Hachémites (de l'hébreu השם / haChem, « le Nom »), ou Banû Hâchim désigne traditionnellement un clan de la tribu des Quraychites. Les Hachémites ont longtemps été les gardiens de la ville sainte de la Mecque, ils sont aujourd'hui la famille royale régnant en Jordanie, et ont régné sur le Royaume d'Irak jusqu'à la révolution républicaine de 1958.
 
(45) Le chérif de la Mecque est le titre anciennement donné par les musulmans au gardien des lieux saints de la Mecque et Médine (deux des trois lieux les plus sacrés de l'islam, avec Jérusalem).
 
(46) Le wahhabisme est une doctrine islamique issue du hanbalisme et fondée vers 1745 par Mohammed ibn Abd el-Wahhâb (1703 - 1792). L'intention de ce dernier était de ramener l'islam à sa pureté d'origine. Ses fidèles rejettent toute tradition extérieure au Coran et à la sunna et refusent le culte des saints.
 
(47) Méhémet-Ali, souvent écrit Méhémet Ali, né le 4 mars 1769 à Kavala en Macédoine orientale et décédé le 2 août 1849 à Alexandrie en Égypte, était un vice-roi d'Égypte (1804-1849) d'origine albanaise. Il est généralement considéré comme le fondateur de l'Égypte moderne.
 
(48) La Révolte arabe (1916-1918) fut lancée par Hussein ibn Ali, chérif de La Mecque, afin de libérer la péninsule Arabique de l’Empire ottoman qui en occupe alors la plus grande part. Inspiré de nationalisme arabe, il voulait ainsi créer un État arabe unifié allant d’Alep en Syrie à Aden au Yémen.
En 1916, le Chérif Hussein lance le djihad contre l'Empire ottoman, dirigé par le CUP (mouvement des Jeunes-Turcs) et reçoit le soutien diplomatique et logistique des Britanniques, qui conçoivent cette Révolte comme un moyen peu coûteux pouvant contribuer à faire chuter l'Empire ottoman pour pouvoir plus facilement le dépecer plus tard.
Conseillé par T.E. Lawrence (Lawrence d'Arabie), le chérif s'attaque à la Mecque et harcèle Médine, siège de la garnison ottomane.
En juin 1917, son fils Fayçal, lui aussi sous l'influence directe de T.E. Lawrence, remporte la bataille d'Aqaba, prenant du coup cette ville portuaire située sur la mer rouge, ce qui permet à la révolte de se ravitailler.
Le général britannique Allenby, prend le relais et pousse la révolte à se diriger vers le nord. Le 17 novembre 1917, la ville de Jaffa est prise, suivie de Jérusalem le 9 décembre de la même année. La révolte réunit alors chrétiens, juifs et musulmans arabes. En septembre 1918, les révoltés prennent Damas. Le 30 octobre suivant, l'Empire ottoman signe l'Armistice de Moudros.
Mais en juillet 1920, l'armée française chassera Fayçal et ses troupes chérifiennes de Damas, mettant ainsi en œuvre les accords secrets Sykes-Picot, signés 4 ans plus tôt entre les Britanniques et les Français pour le partage du Proche-orient, dont le chérif Hussein et son fils Fayçal avaient pourtant eu vent pendant la guerre.
À l'issue de la Révolte arabe, l'Arabie indépendante n'a pas vu le jour, mais l'occupation ottomane a fait place à des protectorats français (Liban, Syrie) et britanniques (Palestine) et à deux royaumes sous tutelle britannique (Transjordanie, Irak).
 
(49) Hussein ibn Ali est un hachémite, chérif de la Mecque jusqu'en 1924 et roi du Hedjaz de 1916 à 1924 (né vers 1856 à Istanbul, mort en 1931 à Amman).
Durant la Première Guerre mondiale, il joua un rôle important en lançant la Révolte arabe et en s'alliant aux Britanniques contre l'Empire ottoman. Lors d'une conférence de dirigeants arabes à Damas en mai 1915, il avait été reconnu comme le porte parole de la nation arabe entière (à ce titre il est fréquemment considéré comme le fondateur du panarabisme). Il proclama l'indépendance du Hedjaz en 1916. C'est son fils, Fayçal, qui mena l'essentiel des combats devant mener à la prise de Damas par les Arabes, popularisés en Occident grâce à l'histoire de Lawrence d'Arabie. Il fut renversé par Abdelaziz Al Saoud dit ibn Séoud en 1924.
 
(50) Abdelaziz ben Abderrahman ben Fayçal Al Saoud (24 novembre 1880 – 9 novembre 1953), est le fondateur du troisième État saoudien. Du 22 septembre 1932 au 9 novembre 1953 il fut le premier roi de l'Arabie saoudite moderne.
 
(51) Le roi Fahd a adopté officiellement en 1986 comme titre officiel du souverain saoudien : gardien des deux saintes mosquées ou serviteur des lieux saints, qu'il a préféré à celui de « Sa majesté ». Cette titulature fut conservé par son successeur, le roi Abdallah.