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Alger(2)
Déjà au début du Ier millénaire av. J.-C., Alger est un important comptoir phénicien.

jeudi 29 juillet 2010, par La Rédaction

Appelée à l'origine Ikosim, nom qui sera latinisé sous la forme Icosium (« l'île aux mouettes »), lorsqu'elle acquit le statut de comptoir phénicien d'importance, la fondation d'Alger est antérieure au IVe siècle av. J.-C.. Des débris de vases campiniens datant du IIIe siècle av. J.-C. y furent découverts dans un puits de vingt mètres de profondeur en 1940.
Déjà au début du Ier millénaire av. J.-C., Alger est un important comptoir phénicien. En 202 avant J.-C., la ville passe sous influence romaine suite à l'alliance scellée entre Massinissa (1) et Scipion l'Africain (2) contre Carthage (3). Le nom d'Ikosim prend sa forme romanisée, Icosium, sous Juba I (4) et Ptolémée (5).
Les tribus Berbères Maghraouas étaient très nombreux dans les environs d'Icosium et Ptolémée de Maurétanie devait les contenir. Ptolémée de Maurétanie (6) fera transférer une partie des Maghraoua vers le chlef. Et il combat les résisitants berbères soulevés par Tacfarinas (7), dans cette même période. Après Tibère (8), Vespasien (9) envoie une colonie vers Icosium pour arrêter les révoltes.
Après la révolte de Tacfarinas, Firmus (général maure) (berbère), natif de l'actuelle Kabylie, détruit Icosium en mettant le feu avec l'aide de toutes les tribus berbères maures (non romanisés) qui vivent dans les montagnes des environs au IVesiècle.
C'est vers le Ve siècle que le christianisme s'introduit à Icosium. En 429, la ville passe sous domination vandale, lors de leur conquête de l'Afrique du Nord. En 442, un traité entre Romains et Vandales (10) permet aux Romains de récupérer Icosium et ce durant les cent ans de présence vandale en Algérie.
Après 533, la ville, à peine contrôlée par les Byzantins, est attaquée par des tribus Berbères.
En 710, la conquête musulmane Introduit l'Islam en Afrique du Nord. Alger était un territoire qui appartenait au Maghraoua, une tribu Berbère Zénète (11). Ziri ibn Menad (12) était vassal des Fatimides. Il prouve sa bravoure à ses derniers lorsqu'il gagne les berbères Zénètes Kharidjites (Maghraoua, Banou Ifren, etc). Et après la mort d'Abu Yazid (13) en 947, Ziri ibn Menad s'empare de la région du centre et il fonde Achir comme capitale des Zirides. D'après Ibn Khaldoun, la région d'Alger fut occupée par les Sanhadja avec la dynastie des Zirides (Les premiers Sanhadji occupaient les régions de M'Sila, de Médéa et d'Alger). Le fils de Ziri ibn Menad ayant l'autorisation de son père, Bologhine ibn Ziri fonde trois villes dont Djzair Beni Mezghenna (Alger), Médéa et Miliana après avoir chassé les Zénètes.
Bologhine ibn Ziri reconstruit Icosium au milieu du Xe siècle en fortifiant et agrandissant le site occupé par les Beni Mezghenna et la baptisa « El Djazair Beni Mezghenna », en 960 d'après.
La guerre continue entre les Zénètes et les Sanhadjas. Ziri ibn Menad est tué en 971 dans une bataille contre les Maghraoua, sa tête est rapportée à Cordoue (14) par les Maghraoua pour qu'ils aient de l'aide pour affronter l'armée des Zirides vassal Fatimides. Et les Zénètes vengent ainsi la mort d'Abu Yazid. À ce moment-là, Moez, Calife Fatimide désigne Bologhine ibn Ziri comme Calife du Maghreb. Ce dernier continue le combat contre les Zénètes. Les Zénètes alors demandent l'aide des Omeyyades (15) de Cordoue pour reprendre leur territoire et leurs villes y compris Alger. Bologhine ibn Ziri prend à ce moment presque tout le Maghreb en suivant les directives du Moez (Calife Fatimides).
Bologhine avait toutes les villes du Maghreb, il avait pour ordre de tuer tous les Zénètes, de ramasser l'impôt des Berbères sous l'emprise de l'épée. Ce qui va provoquer une marche de contestation de la part des autres tribus. Les Kutama (16) vont être jaloux des Zirides et la guerre se fera entre les deux tribus ; Mila et Sétif sont rasées par les Zirides. Les Omeyyades acceptent enfin d'aider les Zénètes à reconquérir les territoires en particulier des Maghraoua. Bologhine ibn Ziri rebrousse chemin en voyant toute l'armée des Zénètes venue d'Andalousie par voie maritime et qui s'installe à Ceuta (17). En 983, Bologhine ibn Ziri mourut. Il s'ensuit une période longue de défaite pour les Zirides. Les Maghraouas regagnent leurs territoires et leur souveraineté dans le Maghreb central et dans l'Ouest grâce à Ziri Ibn Attia (18) issue des Maghraouas. Toutes les villes du centre jusqu'à Tanger redeviennent des villes des y compris Alger. Les Fatimides voulaient prendre l'Andalousie. À la fin, ils décident d'abandonner le projet pour prendre garder l'Égypte et les autres provinces. Les Zirides restent souvrain dans leurs territoires dans l'Est de l'Algérie ainsi que les Hammadides (tribu des Sanhadja). Les Almoravides prennent Alger en 1082 grâce à Youssef Ibn Tachfin (19). Ce dernier défait tous les Zénètes. La première grande mosquée du rite malékiste (20) Djamaa El Kébir ou la Grande Mosquée d'Alger (21) y est construite par Youssef Ibn Tachfin. Les Almoravides (22) n'ont jamais fait la guerre contre les Zirides, les deux tribus sont des Sanhadja. En 1151. Abd al-Mumin (Almohades) (23), est un berbère Zénètes, il reprend Alger des Almoravides et reprend tout le Maghreb et l'Andalousie. Par la suite, Alger fut rattachée aux capitales des dynasties Zianides (24), ainsi que Hafsides (25) et Mérinides (26) pour des courtes périodes. Longtemps la ville fut dépendante de Tlemcen (27) sous les dynasties Ifrenides (28), Almoravides, Almohades et Zianides.
En 1510, Ferdinand le Catholique (29) prend Alger. Les Espagnols l'assiégèrent et bâtirent sur un îlot de la baie d'Alger une forteresse, le Peñón d'Alger, destinée à bombarder la ville et à empêcher son approvisionnement. Salem ben Toumi chef des Beni Mezghenna demandent l'aide des Turcs.
En 1516, Arudj Barberousse (30) devient maître de la ville après avoir assassiné le cheïkh Selim Etteumi, gouverneur de la cité, celui-même qui avait imploré son aide contre les espagnols.
En 1516 et 1518, Alger est attaquée par des expéditions espagnoles commandées respectivement par Diego de Vera et Hugo de Moncade. Deux fois celles-ci tournent au fiasco. En 1529, Barberousse détruit le peñon, et y fait construire la jetée Kheir-Eddine, reliant les îlots à la terre ferme et constituant ainsi le premier abri du port d'Alger. Cette date marque aussi le début de la Régence d'Alger (31), un régime politique d'inspiration ottomane, qui fit d'Alger la capitale d'un etat largement indépendant mais vassal de Sublime Porte (32).
Durant la période de la régence ottomane une guerre éclate contre les Zianides puis plusieurs conflits surgissent avec les saadéens et les tibus du Sahara, aux Aurès ainsi qu' en petite Kabylie. En même temps, une double extrapolation vit le jour. La ville appelée El Djazaïr (Alger et Algérie s'écrivent de la même manière en arabe: El Djazaïr) donna son nom au pays entier et la citadelle perchée en haut de la ville ancienne, appelée la Casbah, donna son nom à la ville. De nos jours encore, Casbah (33) désigne la ville précoloniale. Elle est désormais classée au patrimoine mondial de l'UNESCO (34).
 
(à suivre...)
 
Notes
 
(1) Massinissa, est un roi Amazigh et le premier roi de la Numidie unifiée. Son nom a été retrouvé dans son tombeau à Cirta, l'actuelle Constantine sous la forme consonnique MSNSN (à lire MAS-N-SEN, qui veut dire « Leur Seigneur »).
Fils du roi Gaïa (agellid en berbère) (G.Y.Y, inscription punique), petit-fils de Zelalsan et arrière petit-fils d'Ilès.
Il est né vers 238 av. J.-C. dans la tribu des Massyles (Mis Ilès) et meurt début janvier 148 av. J.-C..
À la mort de Gaïa, Massinissa passant dans le camp de Rome, en 203 av. J.-C. contribue à la capture et la victoire sur Syphax roi des Massaesyles par le commandant romain Gaius Laelius. Syphax est alors envoyé à Rome en tant que prisonnier où il meurt en 202 ou 203 av. J.-C. et les Romains accordent au roi Massinissa le royaume de Syphax en remerciement de son aide.
Il contribua largement à la victoire de la bataille de Zama à la tête de sa fameuse cavalerie numide.
 
(2) Scipion l'Africain (Publius Cornelius Scipio Africanus) est un général et homme d'État Romain, né en 235 av. J.-C., et mort en 183 av. J.-C., à Liternum en Campanie.
Il appartenait à la famille des Scipions, branche de la gens Cornelia. Il est le fils de Publius Cornelius Scipio consul de 218 av. J.-C.
 
(3) Carthage est une ville tunisienne située au nord-est de la capitale Tunis.
L'ancienne cité punique, détruite puis reconstruite par les Romains qui en font la capitale de la province d'Afrique proconsulaire, est aujourd'hui une banlieue huppée de Tunis regroupant de nombreuses résidences d'ambassadeurs. La ville possède encore de nombreux sites archéologiques, romains pour la plupart, classés au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1979.
La municipalité de Carthage, qui compte 15 922 habitants en 2004, abrite le palais présidentiel ou encore la mosquée El Abidine. L'aéroport international de Tunis-Carthage est situé à quelques kilomètres à l'ouest de la ville.
 
(4) Juba Ier (en berbère Yuba, tifinagh ) (v. 85 av. J.-C. - 46 av. J.-C.), dernier roi de Numidie orientale. Il fut le fils et successeur du roi Hiempsal II. Il est le père de Juba II, son successeur, roi de Maurétanie (52 av. J.-C. - 23 ap. J.-C.).
Il fut roi de 60 à 46 av. J.-C. Allié de Pompée il fut vaincu par Jules César à la bataille de Thapsus.
Avec Petreius Marcus, il voulut se réfugier dans la ville tunisienne de Zama, célèbre pour la bataille qui s'y déroula en 200 av. J.-C., qui lui ferma ses portes.
Ils se donnèrent mutuellement la mort en 46 av. J.-C. dans une maison isolée.
Son royaume fut alors transformé en province, l'Africa nova.
 
(5) Claudius Ptolemaeus, communément appelé Ptolémée (Ptolémaïs de Thébaïde (Haute-Égypte) vers 90 - Canope vers 168) était un astronome et astrologue grec qui vécut à Alexandrie (Égypte). Il est également l’un des précurseurs de la géographie. Sa vie est mal connue. Son cognomen (surnom) Ptolémée semble indiquer des origines gréco-égyptiennes, et son nomen (nom) Claudius une citoyenneté romaine. Son praenomen (prénom) est inconnu.
Ptolémée fut l’auteur de plusieurs traités scientifiques, dont deux ont exercé par la suite une très grande influence sur les sciences occidentales et orientales. L’un est le traité d’astronomie, qui est aujourd’hui connu sous le nom d’Almageste, La Très Grande, al-Mijisti, mais dont le titre original en grec était Μαθηματική σύνταξις, Composition mathématique). L’autre est la Géographie, qui est une discussion approfondie sur les connaissances géographiques du monde gréco-romain.
L’œuvre de Ptolémée est un sommet et l’aboutissement d’une longue évolution. Avec l’œuvre d’Aristote, c’est essentiellement à travers elle, transmise à la fois par les Arabes et les Byzantins, que l’Occident redécouvrira la science grecque au Moyen Age et à la Renaissance, laissant leurs prédécesseurs dans l’obscurité. Pourtant Ptolémée ne manque pas de faire abondamment référence à ceux-ci dans ses écrits.
 
(6) Ptolémée de Maurétanie, né vers l'an 1 av. J.-C., règne de 23 à 40 sur la Maurétanie.
Il est le fils de Juba II (52 av. J.-C.–23 ap. J.-C.), lui-même fils du roi de Numidie Juba Ier, et époux de Cléopâtre Séléné (40 av. J.-C.–6 ap. J.-C.), unique fille de Cléopâtre VII et de Marc Antoine. Ptolémée possède donc un héritage à la fois nord africain, grec et romain. Il est cousin germain de l'empereur romain Claude et cousin issu de germain de Néron et Caligula.
Ptolémée et sa sœur Drusilla reçoivent une éducation romaine. En l'an 19, son père le nomme co-monarque. Quatre ans plus tard, Juba II meurt et Ptolémée monte sur le trône. En 24, Ptolémée, avec l'assistance du gouverneur romain, met fin à la révolte des Garamantes et du mercenaire Tacfarinas. Pour cette victoire, le Sénat romain accorde à Ptolémée un sceptre en ivoire et une tunique de triomphe, et le reconnaît comme roi, allié et ami.
Il épouse Julia Urania, dont la tradition fait soit une affranchie gréco-syrienne, soit une membre de la famille royale d'Émèse. Il en a vers 37–39 Drusilla, seul enfant qu'on lui connaît. Elle épousera Antoine Félix, procurateur de Judée, en 52.
En 40, il est invité à Rome par l'empereur Caligula. Ptolémée suscite la jalousie de ce dernier en portant un manteau de pourpre, couleur impériale, pendant un spectacle de gladiateurs : il est exécuté alors qu'il se rend à Lyon et son royaume est annexé par Rome. Ptolémée aura été le dernier de la dynastie des Ptolémées et le dernier roi de Maurétanie.
 
(7) Tacfarinas (ou encore le Tacfarinois ; « Homme de Takfarin ») est le nom d'un chef de guerre numide de la première moitié du Ier siècle après J.-C.), révolté contre l'Empire romain sous le règne de l'empereur Tibère.
 
(8) Tibère (latin : Tiberius Caesar Divi Augusti Filius Augustus), né à Rome le 16 novembre 42 av. J.-C. et mort à Misène le 16 mars 37 ap. J.-C., est le deuxième empereur romain de 14 à 37. Il appartient à la dynastie Julio-Claudienne.
 
(9) Vespasien (latin : Imperator Caesar Vespasianus Augustus) (°17 novembre 9 – †23 juin 79) est empereur romain de 69 à 79. Il est le fondateur de la dynastie des Flaviens qui règne sur l'Empire de 69 à 96. Ses fils Titus, puis Domitien lui succèdent.
 
(10) Les Vandales sont un peuple germanique oriental.
Lors des Grandes invasions du Ve siècle, leur migration les conduisit successivement en Gaule, Galice et Bétique (en Espagne), Afrique du Nord puis dans les îles de Méditerranée occidentale
Ils fondèrent également le « royaume vandale d'Afrique », ou « royaume de Carthage » (439–533).
 
(11) Les Zénètes, également appelés Zenata ou Iznaten, forment un groupe de diverses populations amazighes au Maghreb et sont les fondateurs des plusieurs États berbères au Maghreb, en Europe et en Afrique. Ils sont nomades et sédentaires à la fois et ces derniers sont les bâtisseurs des villes. Rachid Bellil déclare « qu'il serait une erreur de dire que les Zénètes sont uniquement nomades, car ils sont les fondateurs des villes de l'Atlas saharien et des oasis » propos qui confirment les écrits d' Ibn Khaldoun. Ce peuple a opéré le plus grand changement du Maghreb, une grande partie des Zénètes s'identifie aux Arabes comme le déclare Poitiron, « Les Zénètes disparaitront vers VIIIe siècle et qui couvraient le quart de l'Afrique du Nord, est un des faits les plus extraordinaires qu'ait connus le Maghreb. La similitude de vie et de domaine amène une arabisation rapide, accélérée par le désir des Zenata de s'anabolir, de paraitre Arabes ». Ils sont arabophones et berbérophones, ces derniers ont comme langue mère le Zénète.
Au Maghreb, les Zénètes sont concentrés de Tripoli jusqu’à Tanger dont la majorité se dit Arabes. Ce qui représente une grande masse humaine sur l’échelle de la population Magrébine.
Les Zénètes sont aussi localisés dans les anciennes villes du Nord du Maroc et l'Algerie et aussi dans le Sahara et plus précisément dans le Tell, Hodna, Haut plateau de l'Algérie (terre fertile du grand Maghreb central). Le Ziban et le Nememcha. Ces territoires et populations faisaient partie du territoire des Gétules situé derrière le limes romain et faisait l'objet d'attaque de la part des Romains. Plusieurs villes gétules étaient le théâtre de batailles entre les deux rivaux. Les historiens récents tendent à confirmer que les Zénètes du Sahara montaient vers le Nord en hiver ils se rendent au désert en été. La tradition fut rompue à l'époque romaine, ce que Benabou écrit dans son livre que Sévère confisquait les terres des nomades et les refoulait. Sévère donnait les terres aux sédentaires en échange. Les Romains ont aussi coupé le mode de vie des montagnards en leur interdisant la plaine qui est devenue la propriété des sédentaires. Ibn Khaldoun révèle que le déplacement des Zénètes au Sud et vers l'Ouest est le produit de la défaite des Zénètes face au Kutama et au Houaras. Et Ibn Khaldoun souligne que toutes les tribus soit Kutama ou Houaras ou Zénètes ou Sanhadja vivaient ensemble au Nord dans les temps reculés. Les études sur le Tifinagh ne sont pas assez développées au Sahara algérien pour confirmer que cette langue est l'écriture spécifiquement zénète, car certains soulignent que le Tifinagh viendrait de Gourara dans la wilaya d'Adrar, région habitée par les Zénètes. Gabriel Camps souligne que le langage Zénète est paléoberbère.
Au Maroc, actuellement, quelques tribus sont zénètes, on les trouve au Nord Est près des frontières algéro-marocaines et dans le Sahara marocain. Il est surprenant de constater comment les Mérinides ont pu se multiplier rapidement dans la région du Za, de la Moulouya, et du désert, après avoir été chassés d'Algérie par leurs adversaires. Et par la suite, ils prennent le pouvoir dans tout le Maghreb. Les Hafsides seront renversés par les Mérinides et que les différentes provinces de l'Algérie actuelle seront vite prises, ce que souligne Ibn Khaldoun.
En Tunisie, la majorité des Tunisiens sont Zénètes et parlent uniquement l'arabe et n'ont aucune idée de leur passé à cause des grands changements subis dans cette partie du Maghreb, ce qu'Ibn Khaldoun confirme et que E.F. Gautier déclare. Mais, pour des raisons que les chercheurs ignorent, les populations zénétiennes n'ont pas fait l'objet d'études sérieuses dans le pays, ce qui a été signalé en 1978, lors des travaux de recherche en Algérie. Au milieu du XIe siècle, lorsque les Hilaliens, envoyés par les Fatimides pour réprimer les Sanhadja en Tunisie furent face en premier aux Zénètes.
 
(12) Ziri ibn Menad est le père de Bologhine, fondateur de la dynastie des Zirides d'Ifriqiya qui a régné dans une partie du Maghreb (Tiaret, Achir, Béjaia, Ifriqiya, M'Sila, Sétif, Constantine, etc.) durant presque deux siècles et de Zawi fondateur de la dynastie ziride de Grenade.
 
(13) Abu Yazid, également orthographié Abou Yazid ou Abû Yazîd, de son nom complet Abu Yazid Mukhallad ibn Kayrâd et surnommé « l'homme à l'âne », né en 873 et mort le 19 août 947, est un Berbère zénète de la tribu des Banou Ifren.
Abu Yazid naît chez les Banou Wargu — les Banou Wargu et les Merendjissa appartiennent à la confédération des Banou Ifren — selon les propos rapportés d'Ibn Hazm par Ibn Khaldoun. Mais d'autres sources indiquent qu'il serait né à Gao (Mali). Le révolutionnaire suivit le dogme du kharidjisme (nekkarites) et devint le chef de la plus importante rébellion menée contre les Fatimides au milieu du Xe siècle.
 
(14) Cordoue est une ville située dans le sud de l'Espagne, en Andalousie. Cordoue est la capitale de la province du même nom.
La ville est située sur le Guadalquivir. Elle compte 321 000 habitants.
Son centre historique est classé depuis 1984 patrimoine mondial de l'UNESCO.
 
(15) Les Omeyyades ou Umayyades sont une dynastie de califes qui gouvernent le monde musulman de 661 à 750. Ils tiennent leur nom de leur ancêtre ʾUmayya, grand-oncle  de Mahomet. Ils sont originaires de la tribu de Qurayš, qui domine La Mecque au temps de Mahomet.
Succédant au calife ʿAlī ibn ʾAbī Ṭalib, ils prennent Damas comme capitale et fondent le Califat omeyyade, qui devient le plus grand État musulman de l'Histoire. Renversés par les Abbassides, ils fuient en Andalousie et fondent un nouvel État à Cordoue.
 
(16) Les Kutama sont une tribu berbères du nord de l'Algérie. La tribu a eu un rôle important du point de vue historique durant l'époque médiévale au centre de l' Afrique du Nord. Il fondent un royaume opposant aux Aghlabides.
Ensuite, ils deviennent des vassaux Fatimides et ils formèrent une dynastie berbère au Sud de l'Italie en Sicile. Ils seront des alliés aux Zirides. Cependant, un point de divergence entre les Zirides et les Kutumas créait un conflit entre ces deux groupes. Les Kutama se déplacèrent vers l'Égypte pour aider les Fatimides et fondèrent Le Caire. Les Siwa sont des Kutama. Regroupés au début du Xe siècle à Ikedjane (de nos jours Beni Aziz), dans l'Est algérien en Petite Kabylie, actuellement Jijel, Mila, Sétif, littoral algérien.
 
(17) Ceuta, du latin Septum (legio), est une ville autonome espagnole enclavée sur la côte nord-ouest de l'Afrique, en face de la péninsule Ibérique. Cette ville se trouve à environ quinze kilomètres des côtes de la province de Cadix.
 
(18) Ziri Ibn Attia fut un chef de la tribu de Maghraoua, du groupe berbère des Zénètes. Il sera nommé Vizir par les Ommeyades, mais par la suite prendra partie pour les Fatimides. Ziri Ibn Attia occupera une grande partie du Maghreb. il s'auto-proclamera Émir de tous les Zénètes.
 
(19) Youssef Ibn Tachfin (1009?-1106), aussi nommé Youssef ben Tachfine était un roi marocain. Sa date et son lieu de naissance sont inconnus.
Il fut le premier roi de la dynastie berbère des Almoravides, qui régna sur une partie du Sénégal et du Maghreb, ainsi qu'une grande partie de l'Espagne et du Portugal jusqu’en 1147. Cet empire portait le nom d'Empire de Marrakech.
Selon Charles-André Julien, il appartiendrait à une des tribus sahraouies de l'actuelle Mauritanie, pays formé suite à la colonisation française au Maghreb. En revanche, pour Bernard Lugan, historien spécialiste de l'Afrique, les Almoravides faisaient partie intégrante de l'histoire du Maroc.
Il était plus précisément issu de la tribu des Lemtouna qui, étant nomades, n'avaient ni territoire fixe ni berceau. Les Lemtouna formaient en effet une branche tribale qui nomadisait entre l'actuel Sénégal et le Sud de l'actuel Maroc et appartenait au grand groupe des Sanhaja dont il existe diverses tribus dispersées à travers le Maghreb et une partie de l'Afrique subsaharienne. En 1048, Les Lemtouna se coalisèrent sous l'impulsion d'un prédicateur malékite marocain, Abdallah Ibn Yasin, et d'un chef local, Abou Bakr ben Omar, et fondèrent le mouvement Almoravide.
Il régna de 1061 à sa mort en 1106. Vers 1062, il fonda sa capitale Marrakech (que les français appelèrent Maroc, de l'espagnol Marruecos, lui-même dérivé de l'arabe Morrakouch ou Marrakch, prononciations venant d'une déformation du nom berbère initial, d'où le nom actuel du "Royaume du Maroc"). C'est à partir de cette ville qu'il mènera ses campagnes, notamment en Espagne. Le mausolée des Almoravides se trouve à Marrakech.
 
(20) Le malikisme est une des quatre madhhab (école) classiques du droit musulman sunnite. Elle est basée sur l'enseignement de l'imam Mālik ibn Anas (711 - 795) (et de ses suiveurs), théologien et législateur qui vécut à Médine. Elle est majoritaire en Afrique du Nord ainsi qu'Afrique de l'Ouest ; est retrouvée en Égypte, au Soudan et dans certains pays du golfe (Koweït, Qatar, Bahrain). Suivie par environ 20% des musulmans, c'est la troisième école en nombre de pratiquants, et très suivie en France où elle est la première école de ce pays.
Elle diffère essentiellement des trois autres écoles par les sources qu'elle utilise pour déterminer la jurisprudence. Si les quatre écoles utilisent toutes le Coran, la sunna, ainsi que l'ijma (le consensus des experts) et les analogies (qiyas), le malikisme utilise également les pratiques des habitants de Médine (Amal ahl al-medina) comme source de la jurisprudence.
 
(21) La Grande Mosquée d'Alger fut construite par l'Almoravide Youssef Ibn Tachfin en 1097. Le minaret date de 1324 et fut construit par le sultan Zianide de Tlemcen.
La salle de prière, sans coupole centrale, est hypostyle; les piliers sont reliés par de grands arcs. Le mihrab est décoré de colonnes et de céramique. Le minaret est surmonté d’une hampe que traversent trois boules de cuivre de grosseur décroissante.
La galerie extérieure n’est pas d’origine. Elle a été ajoutée en 1836. Ses colonnes de marbre à chapiteaux décorés de motifs floraux proviennent de la mosquée Es Sayida qui s’élevait à la Place des Martyrs et que l’on jeta à bas en 1830. Plus récemment on a recouvert les tuiles rouges de son toit de rouleaux d’étanchéité.
Elle est construite en pierre, brique, tuile, bois sur une charpente de bois. Le décor intérieur est fait de céramique et de bois.
La Grande Mosquée est située à la Rue de la Marines et est la plus ancienne mosquée d'Alger.
 
(22) Les Almoravides sont une dynastie berbère du Sahara qui nomadisaient entre l'actuel Sénégal et le Sud de l'actuel Maroc, dont le berceau était l'Adrar de Mauritanie. Etant nomades, les Almoravides ne pouvaient donc avoir, par définition même, ni de territoire fixe ni de berceau. Par ailleurs, les Almoravides appartiennent à la grande tribu des Sanhadja dont il existe diverses tribus dispersées à travers le Maghreb et sur une partie de l'Afrique subsaharienne.
 
(23) `Abdul-Mu'min ben `Alī al-Kūmī ou `Abd al Mu'min ben `Alī al Kūmī ou Abdelmoumen, né vers 1100 dans un village près de Nedroma,en Algérie,et décédé en 1163 à Salé, au Maroc,est le premier calife et fondateur de la dynastie des Almohades, régnant de 1147 à sa mort.
En mourant, Ibn Tûmart laisse à ses disciples dont Abd-al Mumin un mouvement religieux organisé et doté d'une puissante armée formée de plusieurs tribus masmoudiennes du Haut Atlas marocain. Ce Berbère zénète, fut surnommé le « flambeau des Almohades » par Ibn Toumert, le Fakih du Souss. Il fut le fondateur du royaume des Almohades.
En 1128, `Abd al Mu'min cacha pendant trois ans la mort d'Ibn Tumart, le temps d'asseoir son autorité politique au sein des Masmoudas jusqu'à ce qu'il pût épouser la fille du cheikh Abou-Hafs, émir de la tribu des Hintata et chef des Almohades. Étant parvenu, avec l'aide de son beau-père, à faire exécuter les dernières volontés d'Ibn Tumart, il devint le grand cheikh et calife des Almohades. Il prend la tête d'un mouvement religieux et des troupes organisées par le Mahdi et, soutenu par plusieurs tribus de l'actuel Maroc. En mars/avril 1147, il fit massacrer Ishaq ben Ali, dernier souverain almoravide, et étend la puissance almohade à tout le Maghreb.
 
(24) Les Zianides, aussi appelés Zyanides, Abdalwadides, Abdalwadites ou encore Banu Zayan, sont une dynastie berbère zénète ayant régné depuis Tlemcen, de 1235 à 1556. Fondée par Yghomracen Ibn Zyan, l'étendue de son territoire préfigurait une partie de l'actuelle l'Algérie.
À peine l'empire almohade montait-il les premiers symptômes d'une grave faiblesse que la Berbèrie tendait à se scinder en trois comme elle l'avait été sous la domination romaine, puis au VIIIe et IXe siècles, puis de nouveau au XIe siècle, lorsque les Sanhadja d'Achir s'étaient détachés des Zirides d'Ifriqiya.
Nommés gouverneurs de Tlemcen par les Almohades, les Zianides s'arrogent un pouvoir autonome, contribuant ainsi à la chute de ceux-ci en rejetant leur attaque ainsi que celle de leurs alliés mérinides en 1248. En raison de leur position centrale au Maghreb, pris comme dans un étau, entre les royaumes mérinides et hafsides. Ils tombent ainsi sous la domination de leurs rivaux mérinides à deux reprises (1337 à 1348 et 1352 à 1359), puis sous la suzeraineté hafside à la fin du XVe siècle. Ils réussissent malgré cela à fonder un État prospère.
Les Zianides sont vaincus finalement par les Ottomans en 1556.
 
(25) Les Hafsides sont une dynastie berbère masmouda qui commence par être l'alliée des Almohades. Devenant la dynastie régnante de l'Ifriqiya de 1228 à 1574, elle étend son pouvoir sur le nord-est de l'Algérie (Bougie, l'actuelle Béjaïa), la Tunisie (Tunis) et une petite partie du nord-ouest de la Libye.
 
(26) Les Mérinides (ou Marinides, Banû Marin, Bénî Marin, forment une dynastie marocaine d'origine berbère Zénète. Ils s’installent dans le bassin de la haute Moulouya (partie orientale du Maroc actuel) pendant le Moyen Âge.
Ils forment un empire, entre 1244 et 1465, dans l’actuel Maroc et imposent temporairement leur pouvoir à l’ensemble du Maghreb et dans une partie de l’Andalousie. Le centre de leur empire se situe entre Taza et Fès, ses frontières, qui évoluent avec le temps, sont l’océan Atlantique à l’ouest, la mer Méditerranée au nord, le domaine des Abdalwadides à l’est et le Sahara au sud.
Entre 1275 et 1340, les Mérinides soutiennent activement le royaume de Grenade contre les attaques chrétiennes, mais leur défaite à la bataille de Tarifa devant la coalition castillano-portugaise marque la fin de leurs interventions dans la péninsule Ibérique.
En 1358, la mort d’Abu Inan Faris, tué par l'un de ses vizirs marque le début de la décadence de la dynastie qui ne parvient pas à refouler les Portugais et les Espagnols, leur permettant, ainsi qu’à travers leurs continuateurs les Wattassides, de s’installer sur la côte. La résistance s’organisera autour des confréries et des marabouts, dont est issue la dynastie saadienne.
 
(27) Tlemcen, est une métropole d'environ 200 000 habitants (300 000 pour l'agglomération) du nord-ouest de l'Algérie, chef-lieu de la wilaya de Tlemcen, frontalière du Maroc. Elle est considérée par Si Kaddour Benghabrit comme la « Perle du Maghreb ».
Située dans l'arrière-pays, au cœur d'une région de vignes et de culture d'oliviers, elle est réputée pour ses cuirs, ses tapisseries et son industrie textile. La ville mêle influences berbères, arabes, hispano-mauresques, et françaises ; cependant sous un contraste d'influences naturellement disparate, l'apport andalous est le plus ancré et apparent.
 
(28) Les Ifrenides, Ifren ou Banou Ifren ou encore At Yefren sont une dynastie berbère de la branche de Madghis (Medracen) et des Botr.Ils appartiennent à la grande branche des Zénètes. Ils formeront la première dynastie musulmane berbère qui régnera au Maghreb. D'après quelques chercheurs, le mot Afrique découle du nom de la tribu des Ifren.
Au Maghreb, les Ifrenides feront des soulèvements contre les occupants étrangers (Romains, Vandales, Byzantins, etc.). Ils s'engagent au côté de la Kahina, au VIIe siècle, contre les Omeyades. Au VIIIe siècle, ils se mobiliseront autour du dogme sufrites pour se révolter contre les pouvoirs (omeyades et abbassides). Ensuite, ils réalisent une dynastie au Xe siècle en affrontant les Fatimides, les Zirides, les Omeyades, etc. Les Banou Ifren seront vaincus par les Almoravides et la coalition Hilaliens- Hammadides vers la fin du XIe siècle. La dynastie Ifrenides a été reconnue comme étant la seule dynastie qui a défendu les Africains au Maghreb.
En Andalousie, les Banou Ifren réussiront à conquérir et à édifier la ville de Ronda au XIe siècle et ils auront à gouverner à Cordoue pendant plusieurs années.
 
(29) Ferdinand II d'Aragon (en castillan : Fernando II; en catalan : Ferran II), (10 mars 1452 à Saragosse - 23 janvier 1516 à Madrigalejo), dit Ferdinand le Catholique, fut roi de Castille et León de 1474 à 1504 (Par mariage, sous le nom de Ferdinand V), roi d'Aragon, de Valence, de Majorque et de Sicile et comte de Barcelone de 1479 à 1516 (de son propre chef), comte de Roussillon et de Cerdagne de 1493 à 1516, et enfin roi des Deux-Siciles en 1504.
 
(30) Arudj Reïs (1464, Lesbos - 1518, Rio Salado) (ou Horuk) dit Baba-Oruç qui par déformation donna Barberousse, est un corsaire ottoman albanais.
 
(31) À partir de la fin du XVIe siècle, Alger, sous domination turque, joue le rôle de capitale d'un territoire qui s'étend entre la Moulouya à l'Ouest et La Calle à l'Est. Après l'échec de sa conquête par Charles Quint en 1541, Alger devient le port le plus puissant de la rive Sud de la Méditerranée. La Régence d'Alger, état autonome de l'Empire ottoman dure trois siècles : de 1515 à 1830.
 
(32) L’Empire ottoman est un empire qui a existé de 1299 à 1922 (soit 623 ans). Il a laissé la place, entre autres, à la République de Turquie. Fondé par un clan turcique oghouze en Anatolie occidentale, l'Empire ottoman s'étendait au faîte de sa puissance sur trois continents : toute l'Anatolie, le haut-plateau arménien, les Balkans, le pourtour de la mer Noire, la Syrie, la Palestine, la Mésopotamie, la péninsule Arabique et l'Afrique du Nord (à l'exception du Maroc).
 
(33) La Casbah d'Alger appelée « la Casbah » est un quartier d’Alger comprenant aujourd’hui la vieille ville.
Elle compte une population de 62 582 hab.(2005) et 1 043 hab./km²
 
(34) L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (ONUESC) est une institution spécialisée du Système des Nations Unies créée le 16 novembre 1945. Elle est principalement connue sous son acronyme anglais UNESCO (ou Unesco) qui signifie United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization. Son siège est au 7/9, place de Fontenoy dans le 7e arrondissement de Paris.