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L’Irak veut produire plus de pétrole pour financer sa reconstruction

vendredi 27 février 2009, par La Rédaction

Les autorités irakiennes mettent les bouchées doubles pour augmenter la production de pétrole, et les revenus qui en découlent, afin de financer la reconstruction du pays : Bagdad a récemment assoupli les conditions posées aux sociétés étrangères candidates à l’exploitation de l’or noir irakien pour qu’elles puissent être rapidement à pied d’oeuvre.
Avec la chute des prix du baril, passé de près de 150 dollars en juillet à environ 40 dollars, le gouvernement irakien craint de manquer de moyens pour financer la reconstruction, et estime que la solution passe par une hausse de la production de brut.
Bagdad a présenté en février de nouvelles règles pour les groupes étrangers voulant exploiter le pétrole irakien : ils pourront désormais augmenter leurs participations dans des joint ventures nouées avec des compagnies irakiennes et atteindre plus facilement leurs objectifs de production. En revanche, les firmes étrangères verront leur contrat résilié si elles n’ont pas commencé leurs opérations dans le pays six mois après l’avoir signé.
Les exportations de pétrole représentent plus de 90% des recettes irakiennes. L’effondrement des cours a conduit à réviser à la baisse le projet de budget pour cette année, désormais estimé à 64 milliards de dollars contre 79 milliards auparavant. La chute du baril a également conduit Bagdad à réduire de 40% ses projets de reconstruction. Or, selon les autorités américaines, les efforts de reconstruction sont indispensables pour consolider les progrès sécuritaires enregistrés dans le pays.
Les autorités irakiennes ont présenté les nouvelles règles lors d’une réunion à Istanbul rassemblant une trentaine de sociétés autorisées à postuler pour les premiers contrats pétroliers et gaziers proposés en Irak depuis l’invasion américaine de 2003.
L’Irak espère que les contrats, qui seront attribués en juin, doperont sa production -actuellement 2,4 millions de barils par jour (mbj)- de 1,5 mbj d’ici trois ou quatre ans.
Les sociétés étrangères interviendront dans le cadre de joint ventures avec des compagnies publiques irakiennes. L’Irak a accepté d’augmenter leur participation de 49% à 75% dans ces partenariats, selon un haut responsable irakien ayant requis l’anonymat.
Les analystes avaient estimé peu probable que l’Irak propose aux multinationales ce qu’elles veulent le plus : un contrat leur accordant une partie de la production. Mais les nouvelles règles constituent un progrès pour ces firmes étrangères, et les experts estiment qu’elles ne peuvent laisser passer l’occasion de prendre pied en Irak, qui possède les troisièmes réserves mondiales de pétrole.
"Les compagnies pétrolières étrangères ont besoin d’être présentes en Irak, qui est probablement la dernière grande région avec du pétrole à bas coût en abondance", explique Muhammad-Ali Zainy, du Centre pour les études énergétiques mondiales, basé à Londres.
L’Irak a nationalisé son industrie pétrolière il y a une trentaine d’années, limitant le rôle des entreprises étrangères dans ce secteur. Les sanctions onusiennes imposées après l’invasion du Koweït en 1990 ont encore un peu plus limité le développement de l’industrie pétrolière irakienne.
Ces sanctions ont été levées après la chute de Saddam Hussein en 2003, mais la situation sécuritaire très instable qui a suivi a entravé les efforts pour augmenter la production. Malgré le net recul de la violence depuis un an, les risques d’attentats demeure.
Les sociétés étrangères devraient pouvoir déployer des personnels en Irak, mais le coût de leur protection pourrait représenter un obstacle, selon Leila Benali, du cabinet Cambridge Energy Research Associates. "Au bout du compte, c’est une affaire de coût", ajoute-t-elle.
Mais selon de nombreux experts, le plus grand risque est ailleurs : dans un manque d’encadrement juridique. L’adoption d’une législation nationale est retardée depuis des mois en raison de divergences entre les Kurdes et le gouvernement central, dominé par les chiites, sur la répartition des ressources pétrolières entre l’Etat et les régions.
Le gouvernement irakien affirme que les lois précédentes offrent un cadre légal suffisant. Mais il pourrait tenter de renégocier les contrats passés avec les groupes étrangers après adoption d’une nouvelle législation.

( Vendredi, 27 février 2009 - Avec les agences de presse )

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