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Liban : "conscience tranquille" des généraux détenus pour l’assassinat de Hariri

samedi 28 février 2009, par La Rédaction

Les quatre généraux libanais détenus dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Rafic Hariri n’appréhendent pas l’ouverture dimanche du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) car ils ont "la conscience tranquille", a affirmé vendredi un de leurs avocats.
Les proches de ces hauts officiers considérés comme les piliers du système de sécurité libanais à l’époque de la tutelle syrienne, notamment de 1999 à 2005, disent également attendre l’ouverture de cette instance avec "sérénité".
"Ils ont la conscience tranquille, ils n’ont aucun problème avec le tribunal.
Ils l’attendent avec impatience", a dit à l’AFP Akram Azouri, avocat de l’ancien directeur général de la Sûreté générale, le général Jamil Sayyed.
Le général Sayyed, ainsi que l’ancien chef de la garde présidentielle, le général Moustafa Hamdane, l’ancien chef des Forces de sécurité intérieure, le général Ali Hajj, et l’ancien chef des renseignements de l’armée, le général Raymond Azar, ont été arrêtés en août 2005, dans l’enquête sur l’attentat qui avait coûté la vie à M. Hariri, le 14 février 2005 à Beyrouth.
Ils sont poursuivis au Liban pour "assassinat", "tentative d’assassinat", et "perpétration d’actes terroristes".
La justice libanaise a rejeté vendredi une demande de libération présentée par leurs avocats au juge d’instruction chargé du dossier Sakr Sakr, a-t-on appris de source judiciaire.
Le chef de la commission d’enquête internationale, Daniel Bellemare, qui deviendra le 1er mars procureur du TSL, a deux mois à compter de cette date pour demander le transfert des généraux aux Pays-Bas (où siège cette juridiction), et pourra proposer au tribunal de les relâcher ou de les garder en détention.
"S’ils ne sont pas relâchés (par la justice libanaise), leur libération (par le TSL) sera imminente à partir du 1er mars, j’en suis convaincu", affirme M. Azouri.
Il a réaffirmé que la détention des généraux était "sans fondement".
Selon lui, le premier chef de la commission d’enquête internationale, l’Allemand Detlev "Mehlis s’est basé sur une théorie corroborée par deux faux témoins et s’est empressé de la publier tout en cachant par la suite des éléments à décharge".
Les deux premiers rapports de la commission avaient conclu à des "preuves convergentes" sur l’implication des renseignements syriens et libanais dans l’assassinat.
"Comment peuvent-ils emmener nos maris à La Haye ? Ils n’ont rien fait pour mériter cela et personne ne peut traîner quelqu’un devant un tribunal sans preuves", s’est insurgée Samar Hajj, l’épouse du général Hajj.
"Pendant trois ans et demi, aucun élément de preuve ne nous a été présenté", a-t-elle insisté, soulignant cependant que son mari était "serein".

( Samedi, 28 février 2009 - Avec les agences de presse )

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