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Liban : Le "tribunal Hariri" ouvre ses portes aux Pays-Bas

dimanche 1er mars 2009, par La Rédaction

Le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), chargé de juger les crimes commis au Pays du Cèdre, au premier rang desquels l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, a ouvert officiellement dimanche, avec une cérémonie d’inauguration de son siège, dans la localité de Leidschendam, dans les environs de La Haye.
Le greffier du TSL Robin Vincent a demandé une minute de silence, à la mémoire des 23 victimes de l’attentat du 14 février 2005, qui causa la mort de Hariri. "Nous ne sommes pas ici pour les Nations unies, ni pour la communauté internationale, mais pour le Liban", a-t-il lancé. "Nous ne sommes pas ici pour les auteurs des crimes mais pour les victimes".
Devant le tribunal, un petit groupe de Libanais s’était rassemblé pour l’occasion. L’un d’eux brandissait une pancarte où l’on pouvait lire, "merci, la Hollande", en néerlandais.
Auparavant, le Canadien Daniel Bellemare, procureur du tribunal, avait annoncé sur les ondes de la chaîne panarabe à capitaux saoudiens et basée à Dubaï al-Arabiya qu’il déposerait "dès que possible" la demande auprès de Beyrouth de transfert des quatre généraux pro-syriens, seuls suspects encore détenus dans cette affaire. Il s’est dit confiance que les autorités libanaises lui répondraient "avec diligence".
De son côté, Saad Hariri, fils de l’ex-chef de gouvernement assassiné et chef du Courant du Futur (majorité anti-syrienne actuelle) voit dans l’ouverture du TSL "la fin de l’impunité" au Liban.
Il a espéré, dans les colonnes du Journal du Dimanche français, que désormais "naîtra un nouveau Liban, où les assassinats de politiciens, de journalistes, de parlementaires, qui ont eu cours pendant trente ans, n’auront plus lieu d’être".
"Quels que soient les jugements qui seront rendus par le tribunal, je les accepterait", a ajouté Saad Hariri, réaffirmant sa conviction que "la Syrie est derrière l’assassinat de mon père". Et estimant que "rien ne pourra (...) arrêter le Tribunal, ni la Syrie, ni le Hezbollah".
Les quatre généraux pro-syriens qui, au moment de l’attentat dirigeaient les services de renseignement de l’armée et de la police, une agence de sécurité générale et la Brigade de la garde présidentielle, n’ont jamais été inculpés.
Un juge d’instruction libanais avait ordonné mercredi la libération de trois autres suspects, détenus depuis plus de trois ans en relation avec cet attentat.
Le TSL a déjà une aile toute prête pour accueillir ses suspects dans la prison néerlandaise où sont déjà incarcérés les autres détenus de la justice internationale, l’ex-chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic ou l’ancien président libérien Charles Taylor.
Daniel Bellemare a confirmé qu’il n’était pas en mesure de prononcer une quelconque inculpation malgré quatre ans d’enquête. "J’agirait sur les inculpations quand je serai prêt. Malheureusement, je ne peux dire ou prédire quand cela sera", a-t-il ajouté.

( Dimanche 1er mars 2009 - Avec les agences de presse )

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