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Liban : les partis s’engagent à ne pas user de violence lors des législatives

lundi 2 mars 2009, par La Rédaction

Les représentants des camps rivaux au Liban se sont engagés lundi à "ne pas recourir à la violence sous toutes ses formes" avant les législatives du 7 juin, a annoncé la présidence de la République à l’occasion d’une nouvelle séance du dialogue national.
Des dirigeants de la majorité parlementaire et de la minorité, menée par le Hezbollah, étaient réunis lundi pour la 5e fois en six mois pour discuter d’une "stratégie nationale de défense", portant notamment sur l’armement du Hezbollah.
Ces discussions ont été ajournées au 28 avril, selon un communiqué de la présidence, après un accord sur la poursuite du travail de la commission ad hoc chargée de parvenir à des points communs entre les deux camps sur la stratégie.
Les discussions, censées déterminer l’avenir de l’arsenal du Hezbollah, sont en cours depuis près de six mois.
Les discussions de lundi ont surtout été l’occasion d’insister sur la nécessité de préserver le calme dans le pays avant les législatives, cruciales pour l’avenir du pays.
Le président de la République Michel Sleimane a insisté sur la "nécessité (...) de créer une atmosphère politique saine".
Les participants se sont engagés à "ne pas recourir à la violence sous toutes ses formes, y compris par le biais des médias, des discours et des déclarations".
Une première séance de discussions s’était tenue le 16 septembre 2008, quatre mois après des heurts et affrontements intercommunautaires qui ont fait une centaine de morts, faisant craindre une nouvelle guerre civile.

Le Tribunal spécial pour le Liban veut rendre justice aux victimes du terrorisme

Le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) a ouvert dimanche à La Haye en affichant sa volonté de rendre justice aux "victimes des crimes" et des attaques terroristes au Liban, quatre ans après l’assassinat en 2005 de l’ex-Premier ministre Rafic Hariri.
"Nous ne sommes pas ici pour les Nations unies, ni pour la communauté internationale, mais pour le Liban. Nous ne sommes pas ici pour les auteurs des crimes, mais pour les victimes des crimes", a déclaré le greffier Robin Vincent lors de la cérémonie d’ouverture.
Premier tribunal international antiterroriste, le TSL est chargé de juger les auteurs présumés d’attaques terroristes au Liban, dont l’assassinat de l’ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, tué avec 22 autres personnes dans un attentat à Beyrouth le 14 février 2005.
"Aujourd’hui, c’est le drapeau de la justice pour le Liban qui s’élève à La Haye. C’est une date historique", a affirmé Saad Hariri, fils du dirigeant défunt Rafic Hariri, dans un communiqué.
"Le 1er mars est le fruit des efforts de tous les Libanais qui ont été solidaires pour l’instauration de ce tribunal et qui ont refusé de se soumettre aux menaces et à la terreur", a poursuivi Saad Hariri, un des piliers de la majorité parlementaire antisyrienne.
Le procureur du TSL, le Canadien Daniel Bellemare, a assuré devant la presse à La Haye que "l’enquête et les poursuites judiciaires ne sont pas et ne seront pas influencées par la politique, elles sont gouvernées par des principes juridiques".
M. Bellemare a réaffirmé qu’il demanderait "dans un délai de 60 jours" le transfert des dossiers et des détenus incarcérés dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Rafic Hariri, actuellement aux mains de la justice libanaise.
Dans un entretien à la télévision al-Arabyia, M. Bellemare a précisé qu’il demanderait ce transfert "dès que possible".
"Je peux dicter le rythme de l’enquête, mais pas son résultat", a souligné le procureur, qui a dirigé la commission d’enquête internationale sur l’assassinat de M. Hariri, tout en se disant "optimiste".
Le Département d’Etat américain a salué dans un communiqué l’ouverture du TSL comme "un signal fort que la souveraineté libanaise n’est pas négociable".
La cérémonie d’ouverture était organisée dans un ancien gymnase, où sera aménagée d’ici novembre la salle d’audience du tribunal, installé dans les anciens locaux des services de renseignements néerlandais à Leidschendam, en banlieue de La Haye.
Le TSL, créé en juin 2007 en vertu d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, applique le code pénal libanais. L’identité de ses onze juges, dont quatre Libanais, n’a pas été révélée pour des raisons de sécurité.
Le mandat du tribunal est de trois ans renouvelables.
Les deux premiers rapports de la commission d’enquête de l’ONU, créée deux mois après l’assassinat de Rafic Hariri, avaient conclu à des "preuves convergentes" sur l’implication des services de renseignements syriens et libanais.
Les noms de proches du président syrien Bachar al-Assad avaient été cités par les enquêteurs, mais la Syrie nie toute implication.
Quatre généraux libanais sont détenus au Liban depuis août 2005 dans le cadre de l’enquête. Trois suspects, soupçonnés notamment d’avoir induit les enquêteurs en erreur, ont été libérés sous caution mercredi.
Environ 350 personnes travailleront la première année au TSL, dont le budget s’élève à 51,4 millions dollars en 2009 (44 millions d’euros), dont 49% sont payés par le Liban et 51% par des Etats membres de l’ONU.

( Lundi, 02 mars 2009 - Avec les agences de presse )

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