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Les donateurs promettent 5,2 milliards de dollars pour Gaza et l’Autorité palestienne

lundi 2 mars 2009, par La Rédaction

La communauté internationale a promis lundi à Charm el-Cheikh (Egypte) une aide de 4,481 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza et la relance de l'économie palestinienne, a annoncé le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Aboul Gheit.
"Nous avons recueilli aujourd'hui 4,481 milliards de dollars pour les deux prochaines années", a déclaré M. Aboul Gheit en lisant le communiqué final de la conférence, qui a réuni 75 donateurs internationaux dans la cité de la mer Rouge.
Il a affirmé qu'il s'agissait de nouvelles promesses d'aides et n'incluait pas des engagements qui avait été pris par le passé par les donateurs.
"Si on compte les promesses d'aides qui ont été réitérées on arriverait à 5,2 milliards" de dollars, a-t-il dit.
"Cela dépasse nos attentes", a-t-il souligné.
Ces fonds, ont souligné les donateurs, devront être distribués grâce à des mécanismes déjà en place, via l'Autorité palestinienne, seule reconnue internationalement, et non par le Hamas islamique, maître de Gaza depuis son coup de force de 2007.
L'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas avait réclamé 2,8 mds de dollars d'aide à l'occasion de cette conférence organisée six semaines après la meurtrière et destructrice guerre de Gaza (27 décembre-18 janvier).
Selon ses experts, 1,33 md de dollars doivent être consacrés à la reconstruction de Gaza et à des projets de développement économique et 1,5 md à combler le déficit budgétaire 2009.
Parmi les grands donateurs figurent les Etats-Unis avec une aide de 900 millions de dollars, dont 300 millions sont destinés à la bande de Gaza via des ONG et l'ONU, le reste passant par l'Autorité palestinienne.
La Commission européenne s'est engagée à débloquer une aide de 554 millions de dollars pour les Palestiniens au titre de 2009, alors que l'Italie a annoncé une contribution de 100 millions de dollars sur quatre ans.
La France a signé lundi pour un déblocage immédiat de 25 millions d'euros d'aide budgétaire (31,6 M USD), la Grande-Bretagne ayant annoncé l'octroi supplémentaire de 45 millions de dollars depuis la guerre de Gaza.
Les monarchies du Golfe devraient eux donner 1,65 mds de dollars sur cinq ans, dont 1 md par l'Arabie saoudite.
Les pays donateurs de la "conférence de Paris", qui s'étaient revus en janvier, ont confirmé un engagement de 7,4 mds de dollars d'aide en trois ans (2008-2010) pour les Palestiniens, dont trois ont déjà été déboursés en 2008.
Parmi les autres pays qui ont annoncé des contributions figurent le Maroc et la Corée du Sud, avec 15 millions de dollars chacun, l'Australie (12,9 millions de dollars) et l'Irlande (2,6 millions de dollars).
La Russie a annoncé une aide en farine et médicaments, et de plus de 50 véhicules de transport, de troupes blindés ainsi que deux hélicoptères civils à l'Autorité palestinienne.
Ces aides vont transiter par des mécanismes internationaux de gestion déjà en place, en particulier l'instrument "Pegase" lancé en 2008 par l'Union européenne en collaboration avec l'Autorité palestinienne.
Il est mis en oeuvre par l'UE et coordonné sur place avec les Etats-membres et les autres partenaires internationaux non UE, y compris en matière de suivi, transparence et contrôle.
 
Arrivée de Mme Clinton en Israël, pour sa première visite
 
Hillary Clinton est arrivée lundi soir en Israël pour sa première visite en tant que secrétaire d'Etat américaine, selon une journaliste de l'AFP qui l'accompagne.
Mardi, Mme Clinton doit notamment rencontrer le président israélien Shimon Peres ainsi que le Premier ministre sortant Ehud Olmert, la ministre des Affaires étrangères sortante Tzipi Livni et le ministre de la Défense sortant Ehud Barak.
Elle aura également un entretien avec le Premier ministre pressenti pour former le prochain gouvernement, Benjamin Netanyahu, le chef de la droite.
Sur le dossier israélo-palestinien, M. Netanyahu s'est jusqu'à présent abstenu de soutenir publiquement l'idée de "deux Etats pour deux peuples", autrement dit la création d'un Etat palestinien, soutenue par les Etats-Unis.
La secrétaire d'Etat américaine est arrivée en Israël en provenance de Charm el-Cheikh en Egypte, où elle a participé à la conférence internationale pour la reconstruction de Gaza.
Elle doit également se rendre mercredi à Ramallah pour y rencontrer les dirigeants de l'Autorité palestinienne.
Avant son départ pour la région, elle avait affirmé vouloir oeuvrer "pour tenter de progresser vers un accord négocié pour mettre fin au conflit entre Israël et les Palestiniens, pour créer un Etat indépendant et viable à la fois en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, et pour accorder à Israël la paix et la sécurité qu'il recherche depuis longtemps et que son peuple mérite".
A Charm el-Cheikh, Hillary Clinton s'est dite "inquiète" de la poursuite des tirs de roquette de Gaza vers le sud d'Israël et a appelé tous les parties à oeuvrer à un cessez-le-feu "durable" dans le territoire palestinien.
"Je suis inquiète de la poursuite des attaques à la roquette de Gaza, nous appelons toutes les parties à oeuvrer en faveur d'un cessez-le-feu durable", a souligné Mme Clinton.
"Il est très difficile pour un pays de ne rien faire et de subir des attaques à la roquette sur son propre peuple", a ajouté la secrétaire d'Etat américaine, évoquant le cessez-le-feu fragile entre Israël et le Hamas, mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza.
Ce cessez-le feu a été décrété le 18 janvier à l'issue de la meurtrière opération israélienne à Gaza, qui a fait plus de 1.300 morts, et les efforts pour le consolider n'ont pas abouti jusqu'ici.
Mme Clinton a ajouté qu'il était "important qu'Israël travaille avec des partenaires palestiniens responsables", en particulier le président de l'Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, et le Premier ministre Salam Fayyad.
S'agissant du processus de paix israélo-palestinien, Hillary Clinton a déclaré que les Etats-Unis étaient "prêts à engager une diplomatie active avec toutes les parties pour parvenir à un règlement global qui apporte la paix et la sécurité à Israël et à ses voisins arabes".
 
Livni appuyée par les élus de Kadima dans son refus de Netanyahu
 
Les députés du parti centriste Kadima de Tzipi Livni ont apporté leur soutien à la ministre israélienne des Affaires étrangères sortante dans son refus de s'allier avec Benjamin Netanyahu au sein d'une coalition que dirigerait le chef du Likoud.
Kadima a remporté un siège de plus que le Likoud lors des élections législatives indécises du 10 février dernier mais le président Shimon Peres a chargé Benjamin Netanyahu de former un gouvernement au vu de sa meilleure capacité supposée à réunir une majorité.
Les partis de droite sont majoritaires à la Knesset, mais Benjamin Netanyahu aurait aimé ne pas dépendre entièrement d'eux et souhaitait attirer Kadima, voire son partenaire travailliste de coalition, dans le gouvernement qu'il est chargé de former.
"Les conditions n'existent pas pour continuer des négociations sur une coalition", ont toutefois estimé les députés de Kadima après le refus de Livni de servir d'appoint à Netanyahu sans obtenir en échange que "Bibi" s'engage en faveur d'une solution "à deux Etats" du conflit palestino-israélien.
L'ancien Premier ministre, qui dispose encore d'un mois devant lui mais espère ne pas avoir à utiliser tout ce temps, a déclaré lundi qu'il n'avait pas abandonné tout espoir de former une coalition large et exprimé l'espoir que ses "efforts porteraient finalement leurs fruits".
"Il est important qu'Israël ait aussi rapidement que possible un gouvernement fort et efficace", a dit Benjamin Netanyahu citant notamment les problèmes posés par le Hamas, les ambitions nucléaires iranienne et la montée du chômage.
Le ministre de la Défense Ehud Barak, chef du Parti travailliste, préfère apparemment suivre Kadima dans une cure d'opposition, mais il n'a pas exclu formellement un marché avec le Likoud. "J'ignore s'il y aura d'autres discussions avec Netanyahu et où cela pourrait nous mener", s'est-il borné à dire.
Faute de rallier Kadima ou les travaillistes, Benjamin Netanyahu sera acculé à former le gouvernement le plus à droite de l'histoire d'Israël, le plaçant sur une trajectoire d'affrontement avec l'administration de Barack Obama, qui s'est engagée clairement, elle, en faveur d'une solution à deux Etats du conflit israélo-palestinien.
 
Le Hamas dénonce sa mise à l'écart par les donateurs
 
Le Hamas prévient que sa mise à l'écart par les puissances occidentales ne fera que compromettre la reconstruction de la bande de Gaza, alors que s'ouvre en Egypte une conférence internationale pour l'aide aux Palestiniens.
"Contourner les autorités palestiniennes légitimes dans la bande de Gaza est une démarche néfaste qui compromet délibérément la reconstruction", a déclaré le porte-parole du Hamas, Faouzi Barhoum.
L'Autorité palestinienne dirigée par le Fatah du président Mahmoud Abbas devrait se voir promettre plus de trois milliards de dollars durant cette conférence. Une grande partie de cette somme sera affectée à la reconstruction de la bande de Gaza, dévastée par trois semaines d'opérations militaires israéliennes en décembre et janvier.
Les Etats-Unis, qui fourniront quelque 900 millions de dollars du montant total, sont particulièrement attachés à ce que le Hamas ne touche pas un sou d'aide.
Avant le début de la conférence, dans la station balnéaire égyptienne de Charm el Cheikh, le gouvernement d'Abbas a lancé un appel aux habitants de la bande de Gaza dont les foyers ont été endommagés ou détruits par l'offensive de Tsahal.
Le ministre palestinien de l'Economie, Kamal Hassouni, a indiqué à Reuters qu'une commission serait chargée d'évaluer le montant des dégâts de chaque maison, après quoi les banques rembourseraient chaque propriétaire directement. L'ensemble du processus prendrait environ cinq semaines, a-t-il ajouté.
Selon Hassouni, 348 millions de dollars de l'aide reçue seront affectés au logement, 119 millions aux services de transport, 266 millions à l'agriculture et 146 millions à l'industrie.
Environ 1,45 milliard de dollars viendront consolider le budget 2009 de l'Autorité palestinienne, le reste de l'aide devant financer d'autres dépenses gouvernementales.
Mahmoud Abbas a appelé, à l'ouverture de la conférence de Charm el Cheikh, à la tenue d'élections législatives et présidentielle en janvier 2010 en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
Selon le Hamas, qui invoque la loi palestinienne, le mandat d'Abbas aurait dû prendre fin il y a deux mois.
 
Israël envisage de doubler le nombre de colons en Cisjordanie
 
Le ministère de l'Habitat du gouvernement sortant israélien a préparé des plans de colonisation intensive visant à quasiment doubler le nombre de colons en Cisjordanie occupée, selon un rapport publié lundi.
Ces plans de colonisation, qui doivent encore être soumis par le prochain gouvernement de droite, prévoient la construction de 73.000 logements dans les prochaines années, dont 5.700 dans des quartiers de Jérusalem-est annexée.
Au total, les constructions dans les implantations de la Cisjordanie occupée pourraient accueillir au moins 280.000 habitants selon le mouvement anti-colonisation la Paix Maintenant, qui a révélé ces plans.
Le porte-parole du ministère de l'Habitat, Eran Sidis, a souligné qu'il ne s'agissait que de "projets préliminaires" de planification urbaine qui ne deviendraient opérationnels qu'après avoir reçu l'aval d'au "moins cinq instances officielles".
"Ces plans ne concernent que des constructions potentielles. Dans la pratique une toute petite partie de ces projets d'urbanisme est mise en oeuvre" a-t-il ajouté, dans une déclaration à l'AFP.
Il a accusé la Paix Maintenant d'avoir "mélangé des données qui n'ont rien à voir" sans pour autant démentir l'existence de ces projets.
Selon la Paix Maintenant, des constructions de 15.000 logements ont déjà été approuvées dont 9.000 sont en cours de construction.
Les plans prévoient en particulier, selon la Paix Maintenant, la construction d'une nouvelle implantation urbaine dans la région de Bethléem et la construction de 3.000 logements reliant l'implantation de Maalé Adoumim à l'est de Jérusalem à la Ville sainte.
"La réalisation de ces projets rendrait totalement irréalisable la constitution d'un Etat palestinien aux côtés d'Israël", a déclaré à la radio militaire le dirigeant de la Paix Maintenant, Yariv Oppenheimmer.
A l'opposé, le dirigeant du parti de " L'union nationale" (Ihoud Léumi, religieux, 4 sièges sur 120), appelé à participer à la coalition au pouvoir, Yaakov Katz s'est félicité de ses projets.
La révélation de ces plans intervient le jour même où la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton doit arriver en Israël, où elle aura une première prise de contact avec le chef de la droite, Benjamin Netanyahu, désigné pour obtenir l'investiture du Parlement.
Avant de se rendre au Proche-Orient, Mme Clinton avait réaffirmé l'engagement de Washington en faveur de la création d'un Etat palestinien indépendant alors que M. Netanyahu refuse cette option, au moins à ce stade, et n'envisage qu'une autonomie pour les Palestiniens.
Les Etats-Unis sont par ailleurs attachés à La +Feuille de route+, un plan international de paix lancé en 2003 et approuvé par Israël, mais jamais appliqué, qui prévoit la fin des violences israélo-palestiniennes ainsi que le gel de la colonisation.
Près de 300.000 colons israéliens se sont installés en Cisjordanie depuis son occupation en juin 1967.
Quelque 200.000 Israéliens vivent dans un douzaine de quartiers de colonisation à Jérusalem-est.
 
Abbas: le soutien économique à Gaza "insuffisant" sans règlement politique
 
Le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé lundi devant les donateurs internationaux que leur soutien à l'économie palestinienne resterait "insuffisant" sans un règlement politique du conflit avec Israël.
"Nous sommes tous conscients que les efforts de reconstruction et de développement resteront insuffisants, impuissants et menacés en l'absence d'un règlement politique", a déclaré M. Abbas lors de la conférence de donateurs pour la reconstruction de Gaza et la relance de son économie.
"La machine de guerre israélienne a détruit à plusieurs reprises plusieurs de nos institutions, de nos écoles et de nos infrastructures que nous avions bâties avec l'aide des amis et des frères", a-t-il ajouté.
"Si nous apprécions votre présence et le soutien financier, économique et technique que vous accordez au peuple palestinien, nous insistons sur la nécessité pressante de réaliser des progrès substantiels vers un règlement juste", du conflit avec Israël, a poursuivi le dirigeant palestinien.
M. Abbas a appelé la communauté internationale à agir pour sauver le processus de paix au moment où Israël s'apprête à se doter du cabinet le plus à droite de son histoire, dirigé par le faucon Benjamin Netanyahu.
Selon lui, le monde doit demander au prochain gouvernement israélien de "s'engager pour un règlement basé sur deux Etats et de respecter les accords signés".
"Aucune relance du processus de paix n'est envisageable s'il n'est pas tenu compte de ces demandes essentielles", a affirmé M. Abbas.
"Par conséquent, nous jugeons nécessaire une action rapide de l'administration du président Obama et les autres membres du Quartette (UE, ONU et Russie) et le reste du monde pour ressusciter le processus de paix, mettre fin à l'occupation israélienne de tous les territoires occupés en 1967 et la création d'un Etat palestinien vivant en paix aux côtés d'Israël", a-t-il ajouté.
Affirmant que la destruction causée par l'offensive israélienne à Gaza rappelait celle "des tremblements de terre", il a appelé les donateurs à "adopter" le plan de reconstruction et de relance économique, d'un coût de 2,8 milliards de dollars élaboré par son Premier ministre Salam Fayyad.
 
Ban Ki-moon appelle à l'ouverture des points de passage
 
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a estimé lundi à Charm el-Cheikh, en Egypte, que la priorité était d'obtenir la réouverture des points de passage de la bande de Gaza.
"Notre premier et indispensable objectif est l'ouverture des points de passage", a déclaré M. Ban Ki-moon, dans son intervention à la conférence internationale des donateurs pour la reconstruction de Gaza.
"La situation aux passages frontaliers est intolérable", a-t-il dit, estimant que "les travailleurs humanitaires ne peuvent pénétrer" dans l'enclave palestinienne", six semaines après la guerre de Gaza (27 décembre-18 janvier).
Il a souligné que les "biens essentiels ne pouvaient entrer" dans la bande de Gaza, alors qu'Israël se refuse toujours à lever son blocus.
Mais il a aussi souligné qu'il fallait s'assurer qu'aucun armement illégal n'entre en contrebande dans la bande de Gaza que contrôle totalement le mouvement islamiste Hamas depuis juin 2007.
Il a enfin apporté son soutien aux "efforts de l'Autorité Palestinienne et à sa direction pour reconstruire" la bande de Gaza, tout estimant que "nous avons aussi besoin d'une réconciliation palestinienne".
 
Sarkozy appelle tous les Palestiniens à se rassembler derrière Abbas
 
Le président français Nicolas Sarkozy a appelé lundi tous les Palestiniens à se rassembler dans un gouvernement d'union nationale derrière le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, à l'ouverture de la conférence pour la reconstruction de Gaza à Charm el-Cheikh (Egypte).
"Tous les Palestiniens doivent se rassembler dans ce gouvernement d'union derrière le président Abbas", a déclaré M. Sarkozy.
"Je dis aux pays qui ont des liens avec le Hamas, vous avez une responsabilité particulière pour exiger qu'il rejoigne le président Abbas, dont la démarche de paix, et elle seule, produira des résultats", a poursuivi le chef de l'Etat français.
"Je le dis enfin à l'ensemble des dirigeants palestiniens: si vous voulez être considérés comme des interlocuteurs légitimes, il faut que vous admettiez qu'il n'y a pas d'autre chemin vers la création d'un Etat palestinien que de vous engager résolument dans la recherche d'une solution politique et donc dans le dialogue avec Israël, sur la base des acquis des négociations passées", a insisté Nicolas Sarkozy.
Lors de son intervention, le président français a également relancé son idée de conférence de paix, évoquée lors de sa précédente visite à Charm el-Cheikh avec plusieurs dirigeants européens le 18 janvier.
"Je souhaite la tenue dès ce printemps, en Europe, d'un sommet de relance de la paix dans ses trois volets. Il faut encourager les parties à fixer un calendrier aboutissant avant la fin de cette année, à la signature d'un accord et à la création d'un Etat palestinien viable, démocratique, moderne, vivant aux côtés d'Israël", a-t-il dit.
"Tout ceci n'est qu'une affaire de volonté. Si on attend de se réunir pour faire la paix que les conditions soient réunies, on va attendre longtemps (...) faisons de l'année 2009 l'année de la paix", a-t-il conclu.
Nicolas Sarkozy a enfin répété sa détermination à obtenir la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit, retenu prisonnier depuis plus de deux ans par le mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza.
"Nous n'accepterons jamais que sa vie soit mise en danger (...) sa libération est une priorité, un accord est possible. La libération de Gilad Shalit doit intervenir dans les meilleurs délais", a-t-il lancé.
 
Israël: les tractations pour la formation d'un gouvernement s'intensifient
 
Les tractations en vue de la formation d'un cabinet de droite dirigé par le leader du Likoud, Benjamin Netanyahu, se sont intensifiées en début de semaine après l'échec vendredi des tentatives de création d'une coalition élargie avec le parti centriste Kadima.
M. Netanyahu, qui n'a pas renoncé à faire entrer le parti travailliste dans son gouvernement, a eu dimanche soir un nouvel entretien avec le numéro un de ce parti, le ministre de la Défense sortant Ehud Barak.
A l'issue de l'entretien, M. Barak n'a pas fermé la porte à son entrée au gouvernement bien que les travaillistes aient rejeté en principe cette possibilité, en se disant prêts à jouer leur rôle dans l'opposition.
Les deux dirigeants ont souligné dans un communiqué à l'issue de l'entretien la "gravité" des défis en matière de sécurité auxquels Israël est confronté en citant la "menace iranienne". Ils ont annoncé qu'ils poursuivraient leurs contacts.
M. Barak a été accusé au sein du parti travailliste de vouloir continuer à assumer ses fonctions à la Défense au sein d'un gouvernement de droite.
Le chef du principal allié du Likoud, Israël Beiteinou (15 sièges), Avigdor Lieberman, doit rencontrer pour sa part lundi les représentants des quatre partis religieux appelés à faire partie de la coalition au pouvoir, a-t-on appris de source parlementaire.
L'objectif est de surmonter des divergences entre Israël Beiteinou, une formation laïque ultra nationaliste et les partis religieux, qui retardent la création d'un nouveau gouvernement.
Elles portent principalement sur la demande d'Israël Beiteinou d'instaurer une forme de contrat de mariage civil.
M. Lieberman brigue le ministère des Affaires étrangères, s'efforçant de corriger son image de populiste d'extrême droite, que lui ont valu une série de déclarations fracassantes et sa campagne électorale contre la minorité arabe derrière le slogan "pas de citoyenneté sans loyauté" envers l'Etat.
Netanyahu a été officiellement chargé le 20 février par le président Shimon Peres de former le prochain cabinet au plus tard d'ici le 3 avril, délai légal pour obtenir l'investiture au Parlement.
Il s'appuie sur une coalition de 65 députés sur 120, constituée de 27 députés du Likoud, 15 d'Israël Beiteinou et 23 députés des listes religieuses dont deux sont également ultra nationalistes.
 
( Lundi, 02 mars 2009 - Avec les agences de presse )
 
 
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