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Deux militants palestiniens tués dans une frappe aérienne à Gaza

mercredi 4 mars 2009, par La Rédaction

Une frappe aérienne israélienne a tué deux militants palestiniens mercredi en fin de journée dans le nord de la bande de Gaza, ont annoncé des responsables à Gaza et l'armée israélienne.
Selon le service de sécurité du Hamas, les deux victimes étaient membres du Djihad islamique. Moaiya Hassanain, un responsable du ministère palestinien de la Santé, a précisé que cinq passants avaient été blessés.
L'armée israélienne a précisé que la cible était un membre du Djihad islamique impliqué dans des tirs de roquettes contre la ville israélienne d'Ashkelon, au nord de Gaza.
Selon des responsables de la sécurité palestinienne, les deux militants sont sortis de leur voiture lorsqu'ils ont entendu arriver un avion israélien. L'appareil a tiré le missile qui les a tués.
Depuis qu'Israël a mis fin à son offensive contre le Hamas à Gaza à la mi-janvier, des violences se sont produites de manière sporadique, dont des tirs de roquettes lancés depuis Gaza et des frappes israéliennes. L'armée israélienne a précisé qu'aucune roquette n'avait été tirée depuis l'étroite bande côtière mercredi.
 
Proche-Orient: Clinton déterminée à dynamiser le processus de paix
 
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a souligné mercredi à Ramallah la détermination des Etats-Unis à faire avancer le processus de paix et créer un Etat palestinien.
"Les Etats-Unis ont pour objectif d'encourager les conditions permettant la création d'un Etat palestinien", a déclaré Mme Clinton lors d'une conférence de presse en présence du président palestinien Mahmoud Abbas.
"Nous sommes déterminés à progresser (dans le processus de paix). Le temps presse", a ajouté la secrétaire d'Etat, qui effectue sa première tournée au Proche-Orient depuis l'entrée en fonction de la nouvelle administration du président Barack Obama en janvier.
Mme Clinton a annoncé que l'émissaire spécial américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, reviendrait dans la région après la formation d'un nouveau gouvernement en Israël.
Le chef du parti de droite Likoud Benjamin Netanyahu, hostile à la création d'un Etat palestinien pleinement souverain, a été chargé de former le prochain cabinet au plus tard le 3 avril, date butoir pour obtenir l'investiture au Parlement.
Le soutien appuyé à un Etat palestinien par Washington pourrait générer des tensions avec le futur gouvernement Netanyahu qui préconise une "paix économique", équivalent à une autonomie élargie pour les Palestiniens.
Mme Clinton a également critiqué la décision d'Israël de déloger environ 1.500 habitants de Jérusalem-est, au motif que les habitations, environ 90, ne disposent pas d'autorisation.
"Ce genre d'activité n'aide pas et ne respecte pas les engagements de la Feuille de route (le plan de paix international). Nous avons l'intention de soulever la question auprès du gouvernement en Israël et de la municipalité de Jérusalem", a-t-elle indiqué.
"Quiconque fait cela ne souhaite pas la paix", a renchéri M. Abbas, qui a appelé le prochain gouvernement israélien à respecter la solution de deux Etats israélien et palestinien pour régler le conflit.
"Nous respectons le choix du peuple israélien et nous respectons les élections (israéliennes) mais nous demandons aussi que le prochain gouvernement respecte la Feuille de route et la vision de deux Etats", a dit M. Abbas, insistant sur la fin de la colonisation israélienne en Cisjordanie.
Il a également souhaité la réouverture de la bande de Gaza pour permettre la reconstruction du territoire dévasté par une offensive militaire israélienne en décembre-janvier qui a coûté la vie à 1.330 Palestiniens.
La communauté internationale s'est engagée à verser près de 4,5 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza et soutenir une économie palestinienne moribonde.
Hillary Clinton a aussi appelé Israël à "alléger les souffrances" des Palestiniens de Gaza en facilitant le passage d'aide alimentaire.
Le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a critiqué sa visite. "Les déclarations de Clinton montrent qu'il n'y a aucun changement dans la politique étrangère américaine, particulièrement concernant la question palestinienne", selon un porte-parole, Fawzi Barhoum.
Cette visite s'inscrit dans la volonté américaine de s'attaquer immédiatement au dossier proche-oriental, délaissé lors des premières années de l'administration Bush.
Mme Clinton s'est ainsi voulue l'architecte d'une nouvelle "diplomatie agressive" dans la région. Elle s'est engagée également sur le front syrien en annonçant l'envoi de deux émissaires à Damas pour les contacts politiques les plus élevés avec le régime syrien depuis quatre ans.
 
Abbas: Israël doit cesser la colonisation, ouvrir Gaza
 
Le prochain gouvernement israélien doit cesser la colonisation en Cisjordanie et ouvrir les points de passage avec la bande de Gaza, a déclaré mercredi le président palestinien Mahmoud Abbas.
"Nous respectons le choix du peuple israélien et nous respectons les élections (israéliennes) mais nous demandons aussi que le prochain gouvernement respecte la feuille de route et la vision de deux Etats", a affirmé M. Abbas lors d'une conférence de presse à Ramallah avec la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.
"Israël doit cesser la colonisation", a-t-il ajouté.
Il a également insisté sur la "nécessité d'ouvrir la bande de Gaza" pour "mettre fin à la souffrance du peuple palestinien" dans le territoire et permettre sa reconstruction après une offensive israélienne en décembre-janvier.
Les Etats-Unis veulent progresser sur la voie de la paix au Proche-Orient, a pour sa part déclaré Hillary Clinton.
"Nous sommes déterminés à progresser. Le temps presse", a-t-elle dit, ajoutant que l''émissaire spécial américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, reviendra dans la région après la formation d'un nouveau gouvernement en Israël.
 
Grave intoxication alimentaire dans une école de l'ONU à Gaza
 
Cinquante-cinq enfants d'une école de l'ONU dans la Bande de Gaza souffrent d'une intoxication alimentaire et sept se trouvent dans un état critique, a annoncé la police de Gaza mercredi.
Selon le porte-parole Islam Shahouan, les enfants ont consommé des aliments périmés. Rien ne suggère de rapport avec le blocus israélien de l'étroit territoire palestinien. La police cherche à savoir si l'alimentation a été fournie par l'ONU ou achetée dans un commerce local.
L'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNWRA), qui dirige l'école, n'a pas fait de commentaire.
 
Israël: un leader d'extrême droite bien placé pour diriger la diplomatie
 
Le chef du parti d'extrême droite, Israël Beiteinou, Avigdor Lieberman, est bien placé pour diriger la diplomatie dans le prochain cabinet de droite israélien dirigé par Benjamin Netanyahu, a indiqué mercredi un responsable.
"Il est fortement question qu'Avigdor Lieberman prenne la direction des Affaires étrangères", a déclaré à l'AFP un haut responsable du parti Likoud de M. Netanyahu, qui a requis l'anonymat.
Mais, selon lui, pour "l'heure rien n'a été encore réglé" et des "tractations discrètes" sont en cours en vue de la distribution des portefeuilles.
Au sein du Likoud, une telle nomination se heurterait à l'opposition d'un dirigeant du parti, l'ancien ministre des Affaires étrangères Sylvan Shalom, qui brique aussi ce poste.
D'ores et déjà Israël Beiteinou, devenu la troisième force politique du pays après les dernières législatives (15 députés), s'est vu promettre l'un des trois ministères clés du futur cabinet: Défense, Trésor ou Affaires étrangères.
Mais le Likoud a exclu la nomination d'Avigdor Lieberman à la Défense vu son manque d'expérience dans ce domaine et sa nomination au Trésor risque par ailleurs de faire problème vu qu'il fait l'objet d'une enquête policière pour corruption.
Le chef d'Israël Beiteinou, une formation laïque, a lui même présenté en public sa candidature à la direction des Affaires étrangères dans une série d'interviews.
M. Netanyahu a été chargé le 20 février par le président Shimon Peres de former le prochain cabinet au plus tard d'ici le 3 avril, délai légal pour obtenir l'investiture au Parlement.
Il s'appuie sur une coalition de 65 députés sur 120, constituée de 27 députés du Likoud, 15 d'Israël Beiteinou et 23 députés des listes religieuses.
 
Khamenei: la "résistance est la seule façon de sauver la Palestine"
 
Le guide suprême iranien Ali Khamenei a déclaré que la "résistance est le seul moyen de sauver la Palestine", qualifiant Israël de "tumeur cancéreuse", lors d'une conférence mercredi sur la bande de Gaza à Téhéran.
L'ayatollah Khamenei, la plus haute autorité de l'Etat, a réitéré son idée d'un retour de tous les réfugiés palestiniens suivi d'un référendum sur l'avenir du territoire israélien.
Il intervenait en ouverture d'un "sommet" alternatif sur l'aide à Gaza et aux Palestiniens, deux jours après une conférence en Egypte qui a réuni 75 donateurs internationaux et reçu des engagements à hauteur près de 4,5 milliards de dollars sur deux ans pour la reconstruction de Gaza.
Le guide suprême a adressé une pique au président américain Barack Obama, en l'accusant de prendre la "défense du terrorisme gouvernemental" d'Israël.
"Même le nouveau président des Etats-Unis qui est arrivé au pouvoir sur un slogan de changement par rapport aux politiques de l'administration (de l'ex-président George W.) Bush parle d'un soutien inconditionnel à la sécurité d'Israël", a-t-il dit.
La conférence de Téhéran, au cours de laquelle le président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad doit s'exprimer, réunit pendant deux jours des représentants de pays de la région. L'identité des participants étrangers n'est pas connue.
"La conférence va examiner la question de l'aide aux Palestiniens et aussi trouver une solution aux aventures du régime sioniste contre les Palestiniens", a dit le président du parlement iranien Ali Larijani, cité par l'agence Fars.
Téhéran est fermement opposé à la solution de deux Etats, israélien et palestinien, prônée aussi bien par les pays arabes que par les grandes puissances.
L'Etat hébreu est l'ennemi juré de la République islamique qui ne reconnaît pas son existence et soutient fermement le mouvement palestinien du Hamas qui contrôle Gaza.
Le guide suprême a qualifié d'"erreur de raisonnement" le fait qu'"un pays nommé Israël soit une réalité de 60 ans qui doive être acceptée. Une autre erreur est de dire que la seule façon de sauver les Palestiniens est par la négociation".
"Je dis maintenant à tous les frères et soeurs musulmans de joindre leurs forces pour briser l'immunité des criminels sionistes", a-t-il ajouté, estimant que "le premier pas à prendre" est de passer en jugement "les responsables politiques et militaires du régime qui ont joué un rôle dans le désastre de Gaza".
Mardi, le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud Al-Fayçal, a exhorté devant une réunion ministérielle au Caire ses homologues arabes à ne pas tolérer que des pays non-arabes, dans une référence directe à l'Iran perse, s'ingérent dans les affaires de l'Irak, du Liban et des Palestiniens.
Il a aussi engagé les pays arabes à faire face au "défi iranien".
 
Netanyahu refuserait de confier la Défense à Lieberman
 
Le Premier ministre israélien désigné, Benjamin Netanyahu, a exclu de confier le portefeuille de la Défense à Avigdor Lieberman, chef du parti ultranationaliste Yisrael Beitenu, apprend-on de source politique.
Yisrael Beitenu est arrivé en troisième position aux élections législatives du 10 février, ce qui en fait un partenaire potentiel pour le Likoud de Netanyahu et le met en position de réclamer des ministères clefs.
Lieberman, ancien videur de boîte de nuit d'origine moldave, brigue le ministère de la Défense, mais cette perspective inquiète en Israël et à l'étranger en raison du discours va-t-en-guerre qu'il tient sur des sujets explosifs tels que le programme nucléaire iranien.
Un diplomate américain est allé jusqu'à dire que mettre Lieberman à la tête de l'armée israélienne serait une catastrophe.
Interrogé sur les chances de Lieberman d'obtenir de Netanyahu le portefeuille de la Défense, un haut responsable du Likoud a répondu qu'elles étaient nulles.
Netanyahu est conscient de l'étendue des défis pour la sécurité nationale israélienne et il souhaite une transition en douceur au ministère de la Défense, a déclaré un autre responsable.
Irena Etinger, porte-parole de Yisrael Beitenu, a déclaré que les discussions avec le Likud sur la formation d'un gouvernement de coalition en étaient au stade préliminaire et elle a laissé entendre que Lieberman était prêt à faire preuve de souplesse.
"Il a dit qu'il voulait le portefeuille de la Défense, mais il a aussi dit que les postes ne sont pas une condition sine qua non. Ce qui est vraiment important, c'est que nous nous mettions d'accord sur les lignes politiques fondamentales", a-t-elle dit.
Netanyahu envisage de prendre dans sa coalition le Shas, un puissant parti conservateur dirigé par des rabbins.
Mais Yisrael Beitenu, populaire auprès des juifs laïcs originaires de l'ex-URSS, s'oppose au Shas à propos des lois israéliennes imposant de se conformer aux règles religieuses juives orthodoxes pour le mariage et d'autres rites de la vie sociale.
Selon des sources proches du Likoud, Netanyahu souhaiterait reconduire dans ses fonctions l'actuel ministre travailliste de la Défense, Ehud Barak. Mais ce dernier est pressé par son entourage de ne pas faire partie d'un gouvernement manifestant peu d'enthousiasme pour le processus de paix que les Etats-Unis entendent relancer.
Barak s'est dit prêt à rejoindre les bancs de l'opposition mais le rôle de chef de file de l'opposition reviendrait néanmoins à l'actuelle ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, dont le parti centriste Kadima est arrivé en tête aux élections.
"Ehud Barak souhaite très, très, très fort faire partie d'une coalition avec Bibi (Netanyahu), le Shas et Yisrael Beitenu", a assuré à la radio de l'armée israélienne la députée travailliste Shelly Yacimovich.
Mais elle a laissé entendre que si Barak tentait de s'allier au Likoud, il provoquerait une levée de boucliers travailliste. "Nous ne sommes pas un parti dont les membres ont été choisis par Barak (...) Au contraire, c'est nous qui l'avons élu".
Privé de Barak, Netanyahu confierait probablement le ministère de la Défense à Moshe Yaalon, un autre général en retraite qui a récemment adhéré au Likoud, dit-on dans l'entourage du parti.
Autre candidat potentiel, Dan Meridor, un fidèle du Likoud qui a déjà été secrétaire d'Etat chargé des services de renseignement et a réalisé un audit sur la planification stratégique à long terme.
Le ministère israélien a été dirigé pour la dernière fois par une personnalité n'étant pas issue de l'armée en 2006 avec le travailliste Amir Peretz, membre d'un gouvernement de coalition dirigé par Ehud Olmert, de Kadima.
Les revers de la guerre au Liban, cet été-là, ont été en grande partie imputés à l'inexpérience de Peretz qui a été remplacé par Barak.
 
Hillary Clinton promet de s'impliquer personnellement dans les efforts de paix au Proche-Orient
 
En visite à Ramallah, Cisjordanie, Hillary Clinton a promis mercredi de s'impliquer personnellement et vigoureusement dans les efforts de paix au Proche-Orient, et a critiqué la démolition de maisons palestiniennes à Jérusalem-Est par Israël.
A son arrivée, la cheffe de la diplomatie américaine a tenu à réaffirmer l'engagement de Washington en faveur de la création d'un Etat palestinien et de la paix dans la région.
Elle a aussi apporté son soutien à Mahmoud Abbas au cours d'une conférence de presse conjointe. L'Autorité palestinienne est le "seul gouvernement légitime du peuple palestinien", a-t-elle assuré.
Ces derniers jours, Israël a donné l'ordre de démolir des dizaines de maisons palestiniennes à Jérusalem-Est, affirmant qu'elles ont été construites illégalement.
"Clairement, ce type d'activité est inutile", a déclaré la secrétaire d'Etat à propos des démolitions, ajoutant qu'elle allait évoquer cette question avec le futur gouvernement qui doit être formé dans les prochaines semaines par le chef du Likoud Benyamin Nétanyahou. Selon elle, ces agissements violent la "feuille de route", le plan de paix soutenu par les Etats-Unis au Proche-Orient.
De son côté, Mahmoud Abbas a répété que l'Etat hébreu ne pouvait pas être considéré comme un partenaire pour la s'il continuait d'étendre ses colonies et de démolir des constructions palestiniennes à Jérusalem-Est.
"Le gouvernement israélien doit respecter ses obligations dans le cadre de la feuille de route et de la solution des deux Etats, et complètement cesser tout ce qui a trait aux colonies et aux démolitions", a-t-il déclaré.
Hillary Clinton a souligné qu'elle allait s'impliquer significativement dans la région et que son envoyé spécial, George Mitchell, reviendrait prochainement sur place.
"L'administration Obama s'engagera vigoureusement dans les efforts destinés à forger une paix durable entre Israël, les Palestiniens et tous leurs voisins arabes. Je resterai personnellement impliquée", a-t-elle assuré. "C'est un engagement que je porte dans mon coeur, pas seulement dans mes dossiers".
Mardi à Jérusalem, la secrétaire d'Etat avait affirmé que dans le cadre d'un accord de paix, les efforts de création d'un Etat palestinien paraissaient "inévitables".
Mahmoud Abbas et Hillary Clinton ont aussi évoqué mercredi l'avenir de la Bande de Gaza, contrôlée par le Hamas, après l'offensive militaire de trois semaines menée par Israël en décembre et janvier.
"Nous voulons que l'aide humanitaire entre à Gaza en quantité suffisante pour soulager la souffrance de la population", a déclaré la secrétaire d'Etat, sans aller jusqu'à appeler à l'ouverture des points de passage vers le territoire palestinien.
A Gaza, le porte-parole du Hamas Taher Nunu a critiqué sa visite, jugeant que les déclarations de Mme Clinton étaient "une claque dans la figure de ceux qui attendaient des changements dans la politique étrangère américaine. Elle n'a rien amené de neuf. Au contraire, ses déclarations ont montré des penchants pour l'ennemi sioniste".
Arrivée dimanche en Egypte pour sa deuxième tournée à l'étranger depuis qu'elle a pris ses fonctions, Hillary Clinton est jeudi à Bruxelles jeudi, où elle se consacrera au resserrement des liens transatlantiques avec les Européens. Elle assistera à une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN, où sera évoquée la reprise des relations de l'Alliance avec la Russie.
 
Netanyahu ne pourra compter sur la complaisance US, dit Clinton
 
Hillary Clinton a implicitement signifié à Benjamin Netanyahu, avant même qu'il ne soit parvenu à former un gouvernement en Israël, qu'il ne saurait compter sur la complaisance de l'administration de Barack Obama.
A Ramallah, au troisième jour de sa tournée régionale, la secrétaire d'Etat a confirmé la rupture, au moins de ton, de la nouvelle administration par rapport à celle de George Bush en dénonçant les démolitions de maisons palestiniennes à Jérusalem-Est.
Israël a annoncé la semaine dernière un plan de destruction de 88 habitations arabes dans la partie orientale de la ville annexée par Israël en 1967 au motif qu'elles étaient édifiées sans un permis de construire que les Palestiniens disent quasi impossible d'obtenir de la mairie.
"Il est clair que ce genre d'activité n'aide pas et n'est pas conforme aux obligations souscrites aux termes de la 'feuille de route'", a souligné Clinton faisant référence au plan de paix parrainé en 2003 par les Etats-Unis, la Russie, l'Onu et Union européenne - et accepté par les deux parties.
"C'est une question que nous avons l'intention de soulever auprès du gouvernement d'Israël et de la municipalité de Jérusalem", a-t-elle dit en présence du président palestinien Mahmoud Abbas, qui a attiré son attention sur cette question précise et celle des colonies en général.
Si Hillary Clinton s'est abstenue, lors de sa conférence de presse commune avec Mahmoud Abbas, de réaffirmer l'hostilité des Etats-Unis à la colonisation juive, elle a promis d'évoquer la question avec le nouveau gouvernement de droite, favorable aux colonies, que Benjamin Netanyahu s'efforce de former.
"Nous chercherons le moyen de mettre cela sur le tapis, avec toutes les autres questions qui doivent être discutées et résolues. Je crois que, à ce moment précis, il faut attendre d'avoir un nouveau gouvernement israélien. Ce sera pour bientôt et, à ce moment-là, nous examinerons les outils à notre disposition", a-t-elle dit.
Mahmoud Abbas, qui a suspendu le processus de paix avec Israël lors de l'offensive de Tsahal à Gaza, a fait savoir avant la venue de Clinton que leur reprise dépendrait de l'acceptation sans équivoque par Israël du principe d'une solution prévoyant la création d'un Etat palestinien, auquel Netanyahu est réticent.
Avant de rencontrer Benjamin Netanyahu à Jérusalem mardi, Hillary Clinton s'était elle-même clairement prononcée pour cette solution et avait promis que les Etats-Unis militeraient pour qu'elle voie le jour, assurant que l'avènement d'un tel Etat palestinien était "inéluctable".
Déjà lundi à Charm el Cheikh, lors de la conférence des donateurs sur la reconstruction de Gaza, elle avait tenu des propos similaires, qui semblent augurer de sérieuses frictions dans l'avenir entre Israël et son principal allié sur le règlement de la question palestinienne.
Lors de son premier passage à la tête du gouvernement israélien, entre 1996 et 1999, Benjamin Netanyahu s'était déjà heurté à diverses reprises à l'administration américaine, alors dirigé par Bill Clinton, époux de l'actuelle secrétaire d'Etat.
 
( Mercredi, 04 mars 2009 - Avec les agences de presse )
 
 
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