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Washington aidera davantage les forces de sécurité d’Abbas

jeudi 5 mars 2009, par La Rédaction

L'administration de Barack Obama entend renforcer le programme, engagé sous George Bush, d'assistance à la formation des forces de sécurité du président Mahmoud Abbas, dans la perspective de l'avènement d'un Etat palestinien indépendant, a-t-on appris de source autorisée à l'occasion de la visite au Proche-Orient d'Hillary Clinton.
Après une entretien avec Abbas mercredi à Ramallah, Hillary Clinton a promis, sans autres détails, la contribution de Washington aux besoins de sécurité de l'Autorité autonome.
Quarante-huit heures plus tôt, à Charm el Cheikh, elle avait annoncé une aide américaine globale de 600 millions de dollars pour l'Autorité palestinienne.
Selon des sources américaines et occidentales souhaitant rester anonymes, la nouvelle administration veut faire passer cette année de 75 millions à 130 millions de dollars son aide à la sécurité palestinienne, notamment au programme de formation de ses membres en Jordanie.
Ce supplément d'aide devrait permettre d'accroître le nombre de militaires palestiniens formés sous supervision américaine sur une base proche d'Amman, et d'étoffer leur équipement non offensif, comme des véhicules - les armes offensive leur étant fournies par des Etats arabes.
Depuis janvier 2008, quelque 1.600 membres de la Force de sécurité nationale d'Abbas ont subi une telle formation avant d'être déployés avec succès dans les principales villes de Cisjordanie, comme Djénine et Naplouse.
Le représentant spécial d'Obama pour le Proche-Orient, George Mitchell, a demandé au général américain Keith Dayton, qui supervise depuis près de trois ans ce programme de formation, de rester à son poste deux ans de plus, ce qu'il a accepté, dit-on de source diplomatique.
Ce programme jouit au Congrès d'un soutien bipartisan qui pourrait se fissurer si les pourparlers de réconciliation inter-palestiniens actuellement en cours au Caire débouchaient sur un nouveau gouvernement d'unité dont le Hamas ferait partie.
De son côté, après des réserves initiales qui l'ont amené à entraver le déploiement et l'équipement des hommes d'Abbas formés en Jordanie, Israël s'est laissé persuadé progressivement de l'intérêt du programme, que le Hamas a dénoncé comme visant à attiser les divisions inter-palestiniennes.
Le Premier ministre désigné Benjamin Netanyahu ne s'est pas prononcé à ce sujet mais un de ses proches, l'ancien ministre des Affaires étrangères Silvan Shalom, s'en est dit satisfait la semaine dernière dans une interview à Reuters.
Cependant, le chef du Likoud a toujours estimé que, si Etat palestinien il devait y avoir, il ne devrait en aucun cas être doté d'une armée.
 
Attaque au bulldozer à Jérusalem, le conducteur palestinien tué
 
Un Palestinien a été tué par balles jeudi après avoir lancé le bulldozer qu'il conduisait contre une voiture de police et un autobus à Jérusalem, la police israélienne parlant d'une "attaque terroriste".
Le bulldozer a d'abord heurté la voiture de police, blessant légèrement deux policiers, avant d'entrer en collision avec un autobus, selon la police et des sources médicales.
Le conducteur a ensuite été abattu par un chauffeur de taxi et un policier israéliens qui se trouvaient dans le secteur, près d'un centre commercial dans le sud de Jérusalem, a-t-on ajouté.
La police n'a pas dévoilé l'identité du conducteur mais des sources palestiniennes ont affirmé qu'il s'agissait de Mirii al-Radaydeh, 23 ans, un Palestinien habitant le quartier d'Al-Ashqariya dans le nord de Jérusalem.
Une force de la police a perquisitionné sa maison peu après l'attaque, selon des témoins.
"J'ai tiré sur le conducteur et un officier de police qui se trouvait dans la voiture a aussi ouvert le feu et l'a tué", a raconté le chauffeur de taxi, Oz Nahatabi, à la radio publique.
"Un policier sur le site a vu le bulldozer soulever la voiture de police en l'air et il a ouvert le feu sur le conducteur. Quelques secondes plus tard le chauffeur de taxi s'est joint à lui", a déclaré à la presse sur place le commandant adjoint de la police de Jérusalem Niso Shaham.
Selon lui, le conducteur appartenait "apparemment à la minorité arabe", c'est-à-dire les Palestiniens de Jérusalem-est.
"Il ne fait pas de doute qu'il s'agit d'une attaque terroriste. Un coran ouvert a été retrouvé dans la cabine du bulldozer. Nous n'avons pas pu identifié le conducteur car il ne portait pas une carte d'identité sur lui".
Cette attaque est la troisième du genre à Jérusalem en moins d'un an.
Le 2 juillet 2008, un Palestinien avait tué trois Israéliens et blessé 45 en lançant le bulldozer qu'il conduisait contre un autobus et des voitures à Jérusalem, avant d'être abattu. Le 22 juillet, une attaque similaire avait été perpétrée et le conducteur du véhicule de chantier avait été tué.
Un groupe palestinien peu connu, "Les brigades des hommes libres de la Galilée", avait alors affirmé être responsable de cette dernière attaque.
Le même groupe avait revendiqué une attaque contre une école talmudique qui avait fait huit morts le 6 mars 2008 à Jérusalem mais cette revendication n'avait jamais été confirmée.
Les services de sécurité israéliens avaient ensuite pris des mesures pour éviter une récidive en augmentant les contrôles d'identité sur les chantiers employant des Palestiniens de Jérusalem-est.
Selon la police, le nombre de Palestiniens de Jérusalem-est occupée et annexée impliqués dans des "activités terroristes" est en constante augmentation. Entre 2000 et 2007, 270 suspects ont été arrêtés alors que ce chiffre est passé à 70 durant le premier semestre 2008.
 
Deux militants du Djihad islamique tués dans une frappe aérienne israélienne à Gaza
 
Deux militants du Djihad islamique tués et un troisième a été blessé jeudi dans une frappe aérienne israélienne à Gaza, portant à quatre le nombre de militants de l'organisation islamiste tués par Israël en moins de 24 heures, entraînant en représailles des tirs de roquettes sur le territoire de l'Etat hébreu.
Selon le Djihad islamique, les trois hommes rentraient chez eux dans le camp de réfugiés de Moughazi dans le centre de la Bande de Gaza après une nuit de patrouille le long de la frontière entre Israël et l'étroite bande côtière palestinienne.
L'armée israélienne a précisé qu'un de ses avions a attaqué les trois hommes armés après qu'ils ont tiré un missile anti-char sur les soldats du côté israélien de la frontière. Tsahal a ajouté que parmi ces trois hommes figurait un haut responsable du Djihad islamique impliqués dans des tirs de roquettes sur la ville israélienne d'Ashkélon, au nord de Gaza.
 
La police israélienne recommande une nouvelle inculpation visant Ehoud Olmert
 
La police israélienne a annoncé jeudi avoir terminé une nouvelle enquête pour négligence présumée visant le Premier ministre sortant Ehoud Olmert et transmis le dossier au parquet en recommandant un nouveau chef d'inculpation.
Dans le communiqué diffusé jeudi, la police estime qu'Olmert aurait tiré profit de son poste de ministre du commerce et de l'industrie entre 2003 et 2006 pour faire obtenir des fonds de développement à une société gérée par son avocat et associé Uri Messer. Le communiqué évoque un "important conflit d'intérêts".
Olmert clame son innocence dans toutes les affaires qui lui sont reprochées.
Plus tôt dans la semaine, le conseiller juridique du gouvernement israélien Meni Mazuz avait fait savoir qu'il envisageait un procès Olmert dans une autre affaire, celle des pots-de-vin présumés reçus d'un homme d'affaires américain.
 
La situation sanitaire des Palestiniens s'est nettement détériorée
 
'Depuis 2000, les territoires palestiniens occupés ont subi un accroissement de l'insécurité, en raison de l'érosion voire de l'effacement complet de nombreux progrès sanitaires enregistrés jusqu'alors', écrit le rédacteur en chef du Lancet, Richard Horton, résumant une étude de deux ans menée en collaboration avec des Palestiniens, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et d'autres agences de l'ONU. 'Ces revers, ajoutés aux offensives israéliennes sur Gaza, ont plongé la région dans une crise humanitaire', ajoute-t-il, suite à cette étude publiée jeudi 5 mars.
Parmi les problèmes les plus aigus, l'enquête pointe du doigt les restrictions au transport imposées par Israël, qui rendent difficile l'accès aux hôpitaux. 'De profondes injustices face à la santé sont dorénavant visibles entre la Cisjordanie et Gaza, des injustices qui ont commencé à se faire jour bien avant que le Hamas remporte les élections en 2006', estime le rédacteur en chef. L'étude cite le cas de 69 Palestiniennes qui, entre 2000 et 2006, ont été contraintes d'accoucher à des checkpoints israéliens.
Les efforts en vue d'établir un système de santé efficace 'restent vains', soulignent les auteurs de l'étude, accusant la 'nature de l'Autorité palestinienne, qui n'a que peu d'autorité dans la pratique et qui est accablée par l'inefficacité, le copinage, la corruption et l'établissement de priorités inadéquates destinées à satisfaire les préférences des organisations humanitaires étrangères'. 'Des conditions semblables existent ailleurs mais, dans les territoires palestiniens occupés, elles sont aggravées et perpétuées par l'occupation militaire', souligne le rapport. L'étude conclut qu'une amélioration de la situation passerait avant tout par 'l'établissement d'un Etat palestinien souverain'.
 
( Jeudi, 05 mars 2009 - Avec les agences de presse )
 
 
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