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Sahara Occidental : 11 morts, 723 blessés et 159 disparus, selon le Polisario

mardi 9 novembre 2010, par La Rédaction

Le Front Polisario a affirmé mardi que 11 personnes ont été tuées, 723 blessées et 159 sont portées disparues après l’intervention des forces marocaines contre un campement de contestataires près de Lâayoune, chef-lieu du Sahara occidental, selon un communiqué reçu par l’AFP.
"L’héroïque population de la ville de Lâayoune a enterré ses martyrs, dont le nombre s’élève jusqu’à présent à 11 personnes", selon le mouvement qui lutte pour l’indépendance de cette ex-colonie espagnole annexé en 1975 par le Maroc.
D’après Rabat, les heurts ont fait six morts, essentiellement dans les rangs des forces de l’ordre et aucun parmi les civils du camp.
"Les blessés, quant à eux, sont au nombre de 723 bien que la liste n’est pas pour l’heure exhaustive, tandis que celui des disparus ou personnes qui sont recherchées par leurs parents et proches a atteint 159 personnes dont le sort laisse supposer qu’il y a parmi eux des morts", a ajouté le Polisario.
Les forces marocaines ont également "saccagé saccagé des centaines de maisons et boutiques et détruit des voitures appartenant à des Sahraouis", a-t-il encore affirmé.
Lundi, le Polisario avait annoncé un mort et des "centaines" de blessés civils dans l’assaut donné contre le camp abritant des milliers de civils sahraouis qui protestaient depuis des mois contre leurs conditions de vie.
Le Polisario réclame un référendum d’autodétermination sous l’égide de l’ONU, mais le Maroc offre une autonomie sous sa souveraineté.
Des discussions entre les deux parties sur l’avenir du territoire ont commencé lundi près de New York.

(Mardi, 09 Novembre 2010 - Avec les agences de presse)

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Affrontements mortels entre Sahraouis et police marocaine

Des affrontements entre opposants sahraouis et forces de sécurité marocaines ont fait trois morts dans les rangs de ces dernières lundi à Layoune (El Aïoun), capitale de l’ex-Sahara espagnol annexé par le Maroc en 1975.
Selon les autorités marocaines, trois membres des forces de sécurité marocaines ont été tués à l’arme blanche à l’occasion du démantèlement d’un campement provisoire qui servait depuis un mois de haut lieu de la contestation sahraouie à proximité de la ville.
Le Front polisario, qui revendique l’indépendance du Sahara occidental, a fait état pour sa part de la mort d’un militant de 26 ans, Babi Mahmoud el Guerguar, lors de l’irruption des forces marocaines dans le camp.
Le Maroc a démenti toute mort de civil. Un activiste indépendantiste sur place n’a pu confirmer qu’un militant avait été tué, mais il a fait état de nombreux blessés parmi les manifestants.
Ces troubles, les plus sérieux dans le territoire litigieux depuis 1975, interviennent alors que le Polisario et le Maroc ont repris lundi près de New York leurs pourparlers sous l’égide des Nations unies.
Le Polisario, qui a résisté par les armes au Maroc jusqu’à un cessez-le-feu conclu sous l’égide de l’Onu en 1991, réclame avec insistance le référendum d’autodétermination que cette trêve était censée permettre, tandis que le Maroc s’en tient à une simple offre d’autonomie.
Trinidad Jimenez, ministre des Affaires étrangères de l’Espagne, l’ex-puissance coloniale, a lancé aux protagonistes un appel à la retenue. "Le plus important c’est que les pourparlers reprennent dès que possible pour introduire un élément essentiel de calme afin de prévenir un conflit plus large, a-t-elle estimé.
Des violences de rue - incendies de véhicules, pneus enflammés et jets de pierres - ont éclaté dans la ville même de Layoune après le démantèlement du campement de 8.000 tentes, aux premières heures de la matinée.
"Un gendarme et un pompier ont été tués au moment où les forces de sécurité entraient dans le camp. Ils ont été poignardés à mort à l’intérieur du camp", a dit un responsable marocain à Reuters. "
Un autre policier a été poignardé à mort ultérieurement route de Smara, une des principales artères de Layoune, lorsque les manifestations se sont étendues à la ville, toujours selon un responsable marocain.
En outre, au moins quatre autres membres des forces de sécurité ont été grièvement blessés, déclare Rabat.
Pendant un mois, environ 20.000 personnes ont fréquenté le campement démantelé de Gdim Izik pour exiger des emplois et de meilleures conditions de vie. Mais un protestataire a confié que la violence de lundi était dirigée plus généralement contre la présence marocaine.
Dans un communiqué, le ministère marocain de l’Intérieur assure que des négociations avaient été engagées avec des représentants du camp au sujet de leurs revendications mais que ces efforts avaient été sabotés par des fauteurs de trouble.
La justice marocaine a ordonné le démantèlement du camp car certaines personnes y étaient retenues contre leur gré, a expliqué un responsable des services de sécurité marocains à Reuters.
Les forces de l’ordre disent avoir agir pour "libérer les personnes âgées, les femmes et les enfants se trouvant sous l’emprise d’un groupe d’individus aux antécédents judiciaires et recherchés dans des affaires de droit commun (...) après avoir épuisé toutes les voies de dialogue sérieux pour trouver une issue à une situation inacceptable au regard de la loi", écrit l’agence officielle Map.
Dans un communiqué, l’ambassade du Polisario en Algérie a réclamé une intervention immédiate de la communauté internationale et une réaction de l’Onu.
Le porte-parole de l’Onu, Martin Nesirky, a qualifié de "hautement fâcheux" les événements de Layoune et leurs conséquences sur le climat de la reprise des pourparlers entre le Polisario et le Maroc.

(Mardi, 09 Novembre 2010 - Avec les agences de presse)

Photo : Membres des forces de sécurité marocaines procédant au démantèlement d’un campement provisoire d’opposants sahraouis près de Layoune. ( Reuters, Lundi 08 novembre 2010. )

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