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Le député français Jean-Paul Lecoq (PCF) refoulé par les autorités marocaines.

mardi 9 novembre 2010, par La Rédaction

La France regrette la "surprenante" décision marocaine de refoulement lundi du député français Jean-Paul Lecoq (PCF) désireux de se rendre au Sahara occidental, et a demandé des explications à Rabat, a déclaré mardi le ministère français des Affaires étrangères.
"Nous regrettons cette décision de refoulement et nous en avons informé l’ambassadeur du Maroc en France", a déclaré lors d’un point-presse le porte-parole du Quai d’Orsay, Bernard Valero.
"Nous lui avons demandé des explications sur cette décision surprenante envers un membre de notre représentation nationale", a-t-il ajouté. "Le directeur de cabinet du ministre (français Bernard Kouchner) s’est entretenu avec le député communiste Jean-Paul Lecoq", a précisé le porte-parole.
L’élu avait raconté lundi à la presse être arrivé dimanche en fin d’après-midi à Casablanca pour se rendre à Lâayoune, chef-lieu du Sahara occidental sous contrôle marocain. Il avait alors été interdit de quitter l’aéroport par les autorités marocaines et remis dans un avion à destination de Paris lundi matin.
Lundi matin, les forces de l’ordre marocaines ont donné l’assaut à un camp de Lâayoune abritant des milliers de civils sahraouis, qui protestent depuis des mois contre leurs conditions de vie. Les heurts ont fait six morts, essentiellement dans les rangs des forces de l’ordre et aucun parmi les civils du camp selon Rabat et un tué parmi les civils sahraouis selon le Polisario, organisation qui lutte pour l’indépendance du Sahara occidental, annexé par le Maroc depuis 1975.

(Mardi, 09 novembre 2010 - Avec les agences de presse)

***

Jean-Paul LECOQ
député de la Seine-Maritime
9 novembre 2010

Question au gouvernement

Monsieur le président,
Monsieur le ministre,
Mes chers collègues,

Dimanche, à Casablanca, à ma descente d’avion en transit pour El-Ayoun, les autorités marocaines m’ont confisqué mon passeport, puis expulsé hier matin vers Paris.
Ce même dimanche, un parlementaire européen espagnol, Willy Meyer, n’a pas pu sortir de l’avion, pas plus que les journalistes qui l’accompagnaient au Sahara Occidental.
Mais qu’a donc à cacher le pouvoir marocain ?
On peut facilement imaginer qu’il voulait cacher l’assaut des forces militaires contre le camp abritant quelques 20 000 Sahraouis près d’El-Ayoun. Cet assaut s’est soldé par plusieurs morts et blessés.
La lassitude des sahraouis s’exprime encore de manière pacifique notamment en se regroupant dans ce camp, mais pour combien de temps ? L’exaspération, la colère montent surtout parmi les jeunes qui n’ont jamais connu que l’oppression. L’obstination du Maroc fait courir le risque d’un retour à la résistance armée.
Cette attaque est d’autant plus condamnable qu’elle intervient au moment où des discussions commencent sur le statut futur du Sahara Occidental entre le Front Polisario et le Maroc, sous l’égide de l’ONU.
Je vous demande solennellement d’interpeller d’urgence le pouvoir marocain pour qu’il cesse ce carnage humain.
Je vous demande d’exiger que journalistes et observateurs internationaux, puissent se rendre en zone occupée pour témoigner de l’exactitude des faits.
Je vous demande d’agir au plus vite pour que les militants des droits de l’homme soient libérés sans délai.
La France, membre du Conseil de sécurité qui a refusé à l’ONU que la question des droits humains soit aussi dans les missions de la MINURSO doit revenir sur sa position.
La France et l’Union Européenne qui n’ont émises aucune protestation quant au refoulement des parlementaires, doivent prendre des initiatives urgentes pour permettre l’application des résolutions des Nations Unies qui exigent la tenue d’un référendum d’autodétermination.
La France et l’Union Européenne doivent agir pour une solution politique respectant le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui dans l’intérêt de l’ensemble des peuples de la région.
Monsieur le ministre, vous savez que la France et l’Union Européenne disposent des moyens de pression tant économiques que politiques pour aider à la résolution de ce conflit, pourquoi ne les utilisez vous pas ?

[Fin de la question]

<FONT color=#ff0000 face=Arial>Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
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