Al-Oufok

Site du Mouvement Démocratique Arabe

Accueil > Palestine > Guerre de Gaza : le procureur de la CPI envisage d’enquêter sur (...)

Guerre de Gaza : le procureur de la CPI envisage d’enquêter sur Israël

dimanche 8 mars 2009, par La Rédaction

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), l'Argentin Luis Moreno Ocampo, envisage d'enquêter sur Israël pour crimes de guerre après son intervention militaire qui a fait 1.300 morts à Gaza, a-t-il indiqué au journal dominical Perfil, à Buenos Aires.
"Nous évaluons le sujet, nous sommes dans une phase d'analyse. Je n'ai pas encore décidé si nous lancerons des investigations, mais il y a une possibilité que cela arrive", a expliqué M. Moreno Ocampo, quelques jours après avoir obtenu que la CPI émette un mandat d'arrêt international contre le président soudanais Omar el-Béchir, accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité au Darfour.
Luis Moreno Ocampo a dit qu'il analysait les plaintes déposées devant la CPI par Ali Khasan, ministre de la Justice de l'Autorité palestinienne en janvier.
Le 27 décembre, Israël a déclenché une offensive dévastatrice de 22 jours dans la bande de Gaza, qui a fait plus de 1.300 morts palestiniens.
L'Autorité palestinienne accuse Israël d'avoir fait usage d'obus incendiaires au phosphore blanc dans des zones peuplées de civils au cours de cette opération.
"Khasan est venu dans mon bureau et a indiqué qu'il était important d'enquêter sur les crimes à Gaza", a poursuivi M. Moreno Ocampo, ajoutant qu'il attendait également sur ce sujet des documents de la Ligue arabe et d'Amnesty international.
Depuis le lancement de l'opération israélienne, la CPI a reçu 213 demandes d'intervention, auxquelles le bureau du procureur n'a pu donner suite, Israël n'étant pas signataire du traité de Rome, qui a instauré cette cour.
Cependant, M. Moreno Ocampo envisage désormais la possibilité de lancer des investigations sur la base de la plainte de l'Autorité palestinienne, ce qui constituerait un précédent historique puisque la Palestine n'a jamais été considérée comme un Etat indépendant par un organisme international, selon Perfil.
"Ils (les Palestiniens) nous ont promis de nous apporter d'autres éléments démontrant qu'ils sont un Etat, et que sur ce territoire un crime a été commis", a conclu le procureur.
 
Salam Fayyad croit à un "gouvernement de consensus"
 
Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad s'est dit dimanche "confiant" dans la formation d'un "gouvernement de consensus" palestinien, au lendemain de la présentation de sa démission destinée selon lui à faciliter son émergence.
"Comme je l'ai dit hier (samedi) dans mes déclarations après avoir remis ma démission au président, nous sommes confiants dans le fait que le dialogue du Caire mènera à la formation d'un gouvernement de consensus", a affirmé M. Fayyad à la presse à Ramallah.
Interrogé pour savoir s'il pourrait diriger ce gouvernement de consensus, M. Fayyad a répondu: "ce que j'ai présenté est une démission et pas la demande d'un nouveau poste".
Le Premier ministre démissionnaire a poursuivi dimanche son travail et participé notamment à la réunion hebdomadaire du conseil des ministres à Ramallah.
Samedi, il avait indiqué dans un communiqué que sa démission deviendrait "effective dès la formation d'un gouvernement de consensus national, au plus tard à la fin du mois en cours".
Cette mesure "vise à soutenir les efforts destinés à former un gouvernement de consensus national (...) restaurant l'unité de la patrie", avait affirmé M. Fayyad.
Les deux mouvement ennemis, le Fatah du président Mahmoud Abbas et le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, se sont rencontrés le 26 février dernier en Egypte, où ils ont convenu de créer cinq commissions visant notamment à former avant la fin mars un gouvernement d'entente nationale.
L'ensembles des groupes palestiniens doivent se réunir à nouveau mardi au Caire pour tenter de trouver des terrains d'entente sur des sujets aussi épineux que l'organisation de nouvelles élections, la réforme de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP), réclamée par le Hamas qui n'en fait pas partie, ou encore la refonte des services de sécurité.
"Il faut parvenir à former un gouvernement de consensus national qui se conforme aux engagements de l'OLP", a affirmé à l'AFP M. Abbas, en référence au programme de la centrale qui prône une solution négociée au conflit avec Israël.
"Ce gouvernement doit s'attacher à organiser les élections présidentielle et parlementaires avant le 14 janvier 2010" et entamer la reconstruction de la bande de Gaza après la récente offensive israélienne, a-t-il ajouté.
Selon Qaïs Abdel-Karim, membre du bureau politique du Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP) et négociateur au Caire, le sort de M. Fayyad dépendra du résultat des discussions interpalestiniennes.
"S'il n'y a pas d'accord sur la formation d'un gouvernement de consensus national à la fin mars, la direction palestinienne décidera du sort du gouvernement Fayyad, qui d'ici là va poursuivre son travail", a-t-il ajouté.
Ancien haut fonctionnaire du Fonds monétaire international (FMI), M. Fayyad, un homme politique indépendant, avait été nommé Premier ministre en juin 2007, après la prise de contrôle par la force de la bande de Gaza par le Hamas, qui avait remporté en 2006 les législatives palestiniennes.
 
Gaza: raid israélien contre un entrepôt
 
L'aviation israélienne a mené un raid nocturne contre un entrepôt d'armes appartenant à des activistes présumés dans la ville de Gaza et contre deux tunnels de contrebande à la frontière entre le territoire palestinien et l'Egypte, a annoncé dimanche matin l'armée israélienne.
Des responsables des services de sécurité du Hamas dans la bande de Gaza ont affirmé que l'entrepôt visé par l'aviation israélienne était vide et que le raid n'avait pas fait de blessés.
Par ailleurs, des activistes palestiniens basés dans la bande de Gaza ont lancé une roquette et un obus de mortier en direction du territoire israélien, sans faire de victimes, selon des responsables israéliens.
 
Le pape Benoît XVI se rendra au Proche-Orient en mai
 
Le pape Benoît XVI a annoncé dimanche qu'il se rendrait au Proche-Orient en mai prochain et a souhaité que son voyage contribue à la paix et l'unité de la région.
"J'effectuerai un pèlerinage en Terre sainte pour demander au Seigneur, en visitant les lieux sanctifiés par son passage sur Terre, de faire au Proche-Orient et à l'humanité ce précieux cadeau de l'unité et de la paix", a dit le souverain pontife à la foule réunie sur la place Saint-Pierre de Rome.
Cette visite prévue du 8 au 15 mai commencera par une étape à Amman, en Jordanie, puis se poursuivra en Israël, à Jérusalem, Nazareth et Bethléem, lieu de naissance du Christ, en Cisjordanie occupée.
Ce sera son premier voyage en Terre sainte depuis qu'il a succédé à Jean-Paul II, qui s'y était rendu en 2000 et avait demandé le pardon de Dieu pour les offenses faites aux Juifs pendant les siècles passés.
La venue du pape en Israël, pays où il passera l'essentiel de son voyage, sera particulièrement observée après la polémique déclenchée par sa décision de lever l'excommunication de l'évêque britannique négationniste Richard Williamson.
Comme l'avait fait Jean-Paul II en 2000, Benoît XVI doit notamment se rendre au mémorial Yad Vashem de Jérusalem, consacré à la mémoire des victimes de l'Holocauste durant la Seconde Guerre mondiale.
"Sa présence là-bas, ainsi que les paroles qu'il y prononcera constitueront pour le monde catholique un message clair affirmant que toute négation de l'Holocauste est inacceptable", a déclaré Mordechay Lewy, ambassadeur israélien au Vatican.
Le pape ne prévoit pas de visiter le musée attenant au mémorial, où est notamment exposée une photo de son prédécesseur durant la guerre, Pie XII.
La légende de cette photo, qui indique que Pie XII s'est abstenu de signer la déclaration des Alliés condamnant la Shoah et a maintenu sa neutralité durant tout le conflit, est contestée par le Vatican.
Des chercheurs catholiques et juifs sont actuellement réunis à Jérusalem pour débattre du rôle de Pie XII durant la guerre, mais il est peu probable que leurs discussions débouchent avant la visite du pape sur une nouvelle formulation de consensus pour ce texte.
 
La justice israélienne va inculper l'ex-président Katzav pour viol
 
La justice israélienne a décidé dimanche d'inculper de viol et harcèlement sexuel l'ex-président israélien Moshé Katzav, tombé en disgrâce après les révélations d'un scandale qui l'ont fait chuter.
"Après la clôture de l'enquête (...) le procureur général et le procureur de l'Etat ont décidé d'inculper M. Moshé Katzav de délits sexuels contre plusieurs de ses employées lorsqu'il était ministre du Tourisme et président, y compris des chefs de viol et harcèlement sexuel", a indiqué le ministère de la Justice dans un communiqué.
Il n'a pas précisé quand l'ancien président serait officiellement inculpé, mais selon les médias israéliens, cette inculpation pourrait intervenir dans les jours qui viennent.
"Nous nous préparons à une longue bataille pour prouver l'innocence de l'ancien président", a réagi son avocat Zion Amir. M. Katzav encourt 16 ans de prison s'il est reconnu coupable.
"La décision (de l'inculper) a été prise après que le procureur général et le procureur de l'Etat sont parvenus à la conclusion que les témoignages des plaignants sont fiables et qu'il existe suffisamment de preuves pour une inculpation", a précisé le ministère.
Moshé Katzav, 63 ans, avait démissionné de ses fonctions de président de l'Etat hébreu le 29 juin 2007 après avoir été suspendu dès janvier 2007 à sa demande.
L'affaire avait éclaté en juillet 2006 lorsqu'il avait accusé une ex-collaboratrice de vouloir le faire chanter. Mais l'enquête a fini par démontrer que cette dernière, sa secrétaire dans les années 90, l'accusait de viol. D'autres femmes ont ensuite porté plainte pour des faits similaires.
Après des mois d'enquête le visant, M. Katzav était parvenu à un accord de compromis entériné par la Cour suprême, aux termes duquel il ne serait poursuivi que pour "harcèlement sexuel", "actes indécents" et "subornation de témoin" alors que les accusations de viol seraient abandonnées.
Mais au premier jour de son procès en avril 2008, M. Katzav avait décidé de récuser le compromis.
"Si un homme considère qu'il n'a pas commis ces actes, pourquoi devrait-il accepter de plaider coupable?", a réagi dimanche Ronen Tzur, un proche de M. Katzav, à la radio de l'armée. "Son innocence va être démontrée devant la cour", a-t-il ajouté.
L'annulation de l'accord de compromis a conduit le parquet israélien à durcir les termes de l'acte d'accusation. Le procureur général Menahem Mazouz avait à l'époque laissé entendre que M. Katzav s'exposait par cette décision à des accusations beaucoup plus sévères.
"Avant la conclusion de l'accord de compromis, il était clair que l'acte d'accusation se fonderait sur les infractions les plus graves dont il est soupçonné", avait déclaré M. Mazouz.
Politicien chevronné du parti Likoud (droite), M. Katzav, d'origine iranienne, a été élu président en 2000 en battant à la surprise générale le vétéran Shimon Peres. Ce dernier lui a finalement succédé.
Père de cinq enfants, Moshé Katzav avait été le premier homme de droite à occuper les fonctions, largement protocolaires, de président, pour un mandat de sept ans indéfiniment renouvelable.
Mais si les poursuites lancées contre M. Katzav sont une première en Israël, il n'est pas le seul président contraint à la démission. Son prédécesseur, Ezer Weizman, avait dû quitter ses fonctions en 2000 après des révélations de pots-de-vin à son encontre.
 
Les parents de Gilad Schalit campent devant la résidence d'Ehoud Olmert
 
Les parents du sergent israélien Gilad Schalit capturé en juin 2006 par des Palestiniens radicaux dans la Bande de Gaza ont établi dimanche un camp devant la résidence du Premier ministre Ehoud Olmert, affirmant vouloir y rester jusqu'à la fin de son mandat pour faire pression sur le gouvernement sortant.
Plusieurs dizaines de personnes se sont jointes à cette action en manifestant autour de la tente du couple Schalit.
Les parents du jeune militaire font campagne depuis plus de trois ans pour obtenir la libération de leur fils. M. Olmert, qui a pris ses fonctions peu après la capture du soldat, quittera la tête du gouvernement dans les prochaines semaines après l'installation de la nouvelle équipe.
"Nous demandons à ce gouvernement d'en finir une fois pour toute avec cette affaire et de ramener Gilad à la maison", a déclaré Noam Schalit, le père du militaire, arrivé dimanche à la tente du sit-in depuis son domicile du nord d'Israël.
"Nous ne disons pas au gouvernement comment il doit faire. Nous demandons que Gilad revienne chez lui", a-t-il ajouté.
"Nous resterons ici jusqu'à ce que ce gouvernement termine son mandat et qu'un nouveau gouvernement soit formé", a renchéri Aviva Schalit, la mère du soldat. Après, "nous rentrerons chez nous et nous recommencerons à compter les jours".
Dimanche était le 987e jour de captivité du sergent Gilad Schalit.
Le porte-parole du gouvernement David Baker n'a pas souhaité commenter l'action des parents du jeune Israélien, qui possède également la nationalité française.
 
( Dimanche, 08 mars 2009 - Avec les agences de presse )
 
 
<FONT face=Arial color=#ff0000>Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
<A href="http://www.aloufok.net/spip.php?article2">http://www.aloufok.net/spip.php?article2
 
***
 
<FONT face=Arial size=2>Participez à la liste de Diffusion
<FONT color=#ff0000 size=4>" Assawra "
S’inscrire en envoyant un message à :
<A href="mailto:assawra-subscribe@yahoogroupes.fr">assawra-subscribe@yahoogroupes.fr