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RÉVÉLATIONS DE WIKILEAKS - Israël a cherché l’appui de l’Égypte et du Fatah pour l’opération "Plomb durci" contre Gaza

dimanche 28 novembre 2010, par La Rédaction

Israël a tenté d’obtenir l’appui de l’Égypte et du mouvement Fatah du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à son opération contre la bande de Gaza sous contrôle du Hamas à la fin 2008, selon des documents de WikiLeaks publiés dans la presse israélienne lundi.
Le ministre de la Défense israélien Ehud Barak a informé une délégation du Congrès en 2009 qu’Israël avait été en contact avec l’Égypte et l’Autorité palestinienne avant le lancement de l’offensive "Plomb durci", selon un câble diplomatique de l’ambassade des États-Unis à Tel-Aviv, cité par le site. "Barak a expliqué (à la délégation) que le gouvernement israélien avait eu des consultations avec l’Égypte et le Fatah, leur demandant s’ils sont prêts à prendre le contrôle de la bande de Gaza après que le Hamas aura été défait", indique le câble.
"Barak a reçu une réponse négative, ce qui n’a rien pour surprendre", est-il précisé dans ce texte, qui rapporte que le ministre Barak s’est plaint de "la faiblesse" de l’Autorité palestinienne et de "son manque de confiance en elle-même. Le câble fait par ailleurs mention de la poursuite du "dialogue" entre Israël d’une part, l’Égypte et le Fatah de l’autre au cours de l’opération.
Par ailleurs le chef du Mossad, les services secrets israéliens, Méir Dagan a exprimé un point de vue encore plus négatif sur la direction palestinienne, selon une dépêche diplomatique datant du 26 juillet 2007. "Contrairement à la politique officielle israélienne, Dagan a exprimé son opinion personnelle selon laquelle après plus d’une décennie de tentative d’obtenir un accord final avec les Palestiniens, rien ne sera conclu", écrit l’ambassade.
Le mouvement islamiste Hamas, vainqueur aux élections législatives palestiniennes de janvier 2006, a pris le pouvoir dans la bande de Gaza lors d’un coup de force, en juin 2007, délogeant les forces loyales au Fatah du président Mahmoud Abbas après une semaine d’affrontements meurtriers. La bande de Gaza a été, un an et demi plus tard, la cible d’une offensive dévastatrice de l’armée israélienne

(Lundi, 29 novembre 2010 - Avec les agences de presse)

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Les Etats-Unis ont empêché Israël d’attaquer l’Iran
Quand le roi Abdallah d’Arabie saoudite demande une frappe contre Téhéran et quand l’Autorité palestinienne refuse finalement de prendre le pouvoir à Gaza que lui propose les Israéliens avant l’offensive « plomb durci ».
Barack Obama a prévenu le gouvernement israélien que certaines informations contenues dans les 251.287 télégrammes diplomatiques du Département d’Etat et des ambassades américaines rendues publiques par Wikileaks risquaient de perturber les relations israélo-américaines. En fait, les informations en question sont plus embarrassantes pour Washington que pour Jérusalem.
Il y a bien sûr l’anecdotique. Nicolas Sarkozy est surnommé « l’empereur sans vêtement ». Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est traité « d’Hitler » et le comportement du chef de l’Etat afghan, Hamid Karzai, est « dicté par la paranoïa ». Pour ce qui est de la diffusion des documents diplomatiques adressés depuis l’ambassade américaine de Tel-Aviv à l’administration Obama, elle met en évidence les divergences dans la perception du problème iranien. Nos articles sur Slate.fr, fondés sur des informations confidentielles, avaient fait état des pressions qu’Israël maintenait sur les Etats-Unis pour les persuader de la nécessité d’une frappe préventive contre les installations nucléaires de Téhéran et des pressions américaines en retour pour empêcher ces frappe. Nous avions mis en avant les évaluations du ministre de la Défense Ehud Barak, faites en 2009, sur l’existence d’une fenêtre de tir dans les 18 mois ainsi que sa réflexion : « Le destin du monde repose sur l’arrêt du programme iranien. »
Les documents publiés révèlent la teneur du câble envoyé par l’Ambassade des Etats-Unis sur l’année 2010 qui est, selon elle, l’année critique pour faire face à la menace nucléaire de la République islamique. Une véritable leçon de science politique leur a été donné par Ehud Barak. Le ministre de la Défense a conseillé une attitude ferme à l’égard de la Corée du Nord car toute faiblesse face à Kim Jong-il sera considérée comme un encouragement par des Iraniens qui ne manqueront pas de considérer les américains des « tigres de papier », termes intégralement repris par les diplomates américains dans leur câble.
Le site WikiLeaks dévoile aussi l’intervention du général Amos Yadlin, chef des renseignements militaires, qui a prévenu les américains « qu’Israël ne peut sous-estimer l’Iran parce qu’il n’est pas question de subir une surprise égale à celle du 11 septembre 2001 ». Il dévoile les techniques et l’armement américain que que voulait utiliser Israël lors de son intervention militaire. Tsahal avait songé à utiliser 24 bombes avec pénétrateur BLU-113 et 24 bombes dotées d’un pénétrateur BLU-109 à guidage laser GBU-109 pour causer des dégâts significatifs aux trois principaux centres nucléaires iraniens Natanz, Arak et Ispahan. Le secrétaire d’Etat américain à la défense Robert Gates s’oppose, selon ces documents, à toute frappe israélienne qui n’aurait pour conséquence selon lui que de retarder le programme iranien de quelques mois. Israël a par ailleurs reçu une injonction de cesser « toute allégation selon laquelle le gouvernement américain aidait Israël à se préparer à une attaque contre l’Iran ».
Les documents relatent les minutes de la réunion à Jérusalem, le 1er décembre 2009, entre Amos Gilad, directeur des affaires politico-militaires au ministère israélien de la défense, et Ellen Tauscher, sous-secrétaire d’Etat américaine qui précise la scène : « Gilad dit qu’il n’est pas certain que l’Iran ait décidé de fabriquer une arme nucléaire, mais que l’Iran est déterminé à avoir l’option d’en construire une. La diplomatie du président Barak Obama avec l’Iran est une bonne idée mais il est bien clair que cela ne marchera pas ».
Selon les documents WikiLeaks, l’ambassade de Tel-Aviv a aussi communiqué ses entretiens avec le chef du Mossad, Meir Dagan, le plus pessimiste des dirigeants israéliens sur le problème iranien mais qui acceptait malgré tout le principe de sanctions et d’opérations clandestines pour déstabiliser l’Iran. Dagan a déclaré qu’Israël et les Etats-Unis pourraient « changer le régime au pouvoir en Iran en suggérant l’exploitation des points faibles du pays tels que le chômage et les taux d’inflation élevés, ainsi que et l’opposition des citoyens iraniens à une implication croissante de leur gouvernement auprès du Hamas palestinien ». Meir Dagan souligne à plusieurs reprises que l’Iran laisse croire à la possibilité de négociations pour gagner du temps afin d’obtenir, en 2010-2011, la capacité technologique de fabriquer une arme nucléaire.
Les documents font aussi état de l’attitude russe sur le dossier iranien qui, selon un télégramme américain daté de novembre 2009, représente un « mystère ». Les Israéliens n’ont pourtant pas ménagé leurs efforts, grâce à Avigdor Lieberman, pour rallier la Russie à la diplomatie occidentale sur l’Iran. Les tractations viennent d’être mises à nu. Lors de son entretien avec Ellen Tauscher, Amos Gilad « a expliqué que Moscou avait demandé des livraisons de drones israéliens sophistiqués en échange de l’annulation de la vente des S-300 (missiles anti-aérien) à Téhéran ». Le diplomate israélien avait ajouté que « les Russes reconnaissaient leur retard technologique sur les drones, et qu’ils sont prêts à payer un milliard de dollars pour la technologie israélienne sur ces appareils. Il a répété qu’Israël ne fournirait pas sa technologie la plus récente, expliquant qu’elle se retrouverait probablement entre les mains des Chinois ».
Enfin, le site rapporte la teneur d’un câble de l’ancien ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, Adel al-Jubeir, rappelant les « exhortations fréquentes du roi aux États-Unis pour attaquer l’Iran et mettre ainsi un terme à son programme d’armes nucléaires. Il vous demande de couper la tête du serpent ».

(Lundi, 29 novembre 2010 - Avec les agences de presse)

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WikiLeaks dévoile un quart de millions de câbles diplomatiques américains

Un quart de millions de câbles diplomatiques américains dévoilés par le site WikiLeaks étaient décortiqués dimanche par les grands titres de la presse mondiale, révélant les dessous de la diplomatie des Etats-Unis, comme lorsque Ryad appelait Washington à attaquer l’Iran.
La Maison Blanche a aussitôt condamné "dans les termes les plus forts" la publication "irresponsable et dangereuse" de ces documents, affirmant que l’initiative de WikiLeaks pourrait faire courir des risques mortels à des individus.
"Que ce soit clair, de telles révélations font courir des risques à nos diplomates, aux membres de la communauté du renseignement, et aux gens du monde entier qui font appel aux Etats-Unis pour les aider à promouvoir la démocratie et un gouvernement transparent", a affirmé le porte-parole du président Barack Obama, Robert Gibbs.
Condamnation également du côté du Pentagone, qui a dénoncé le fait que des documents avaient été "illégalement obtenus" par WikiLeaks, et affirmé avoir pris des mesures pour éviter que cela ne se reproduise.
Il s’agit "d’un quart de million de câbles diplomatiques américains confidentiels", écrit le quotidien The New York Times, auquel Wikileaks a donné accès aux câbles secrets comme à nombre d’autres titres de référence de la presse du monde entier.
Ces notes "offrent un panorama inédit des négociations d’arrière-salle telles que les pratiquent les ambassades à travers le monde", observe le New York Times.
Certains de ces documents sont très récents, puisqu’ils datent "du mois de février", ajoute le quotidien américain.
Ces quelques 250.000 documents étalent au grand jour les pratiques habituellement tenues secrètes de la diplomatie américaine sur toute une série de dossiers, sensibles ou non.
Le quotidien britannique The Guardian indique par exemple sur son site internet que le roi Abdallah d’Arabie saoudite a appelé les Etats-Unis à attaquer l’Iran pour mettre fin à son programme nucléaire.
Concernant le dossier iranien, les documents montrent qu’Israël a poussé à la fermeté en décembre 2009 les Etats-Unis contre l’Iran, en affirmant que leur stratégie de négociation avec Téhéran "ne marchera pas", selon un document diffusé le site du quotidien français Le Monde.
Un télégramme américain relate ainsi une conversation le 1er décembre 2009 entre Amos Gilad, directeur des affaires politico-militaires au ministère israélien de la Défense et Ellen Tauscher, la sous-secrétaire d’Etat américaine.
La diplomatie du président Barack Obama, "l’engagement stratégique avec l’Iran", "c’est une bonne idée, mais il est bien clair que cela ne marchera pas", y déclare M. Gilad.
Peu avant la publication des câbles diplomatiques, le dirigeant de WikiLeaks, Julian Assange, avait indiqué lors d’une visioconférence en Jordanie que les documents secrets américains concernent "tous les grands sujets".
"Ces 250.000 documents secrets émanent d’ambassades américaines dans le monde entier, et nous avons déjà pu constater que la semaine passée, les Etats-Unis ont réagi en tentant d’amortir les effets que cela pourrait avoir", a-t-il dit.
Les autorités américaines avaient prévenu plus d’une dizaine de pays, dont les alliés stratégiques que sont l’Australie, la Grande-Bretagne, le Canada, Israël et la Turquie.
Elles ont rejeté samedi soir toute négociation avec WikiLeaks, en affirmant que le site internet spécialisé détenait ces informations en violation de la loi américaine.
Les premières fuites de WikiLeaks, en juillet sur l’Afghanistan, contenaient peu d’importantes révélations, et celles émanant d’Irak se concentraient en majorité sur des exactions commises entre différentes factions irakiennes.
"Notre organisation a quatre ans d’expérience dans la publication de documents", a souligné M. Assange dimanche.
"Autant que nous sachions, et autant que quiconque ait porté des accusations un tant soit peu crédibles, pas un seul individu n’a été mis en danger à la suite de quoique ce soit que nous ayons publié".

(Dimanche, 28 novembre 2010 - Avec les agences de presse)

<FONT color=#ff0000 face=Arial>Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
<A href="http://www.aloufok.net/spip.php?article2">http://www.aloufok.net/spip.php?article2