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Hariri prône à Téhéran l’unité entre Iraniens et Arabes

dimanche 28 novembre 2010, par La Rédaction

Au deuxième jour de sa visite à Téhéran, le Premier ministre libanais Saad Hariri a souligné dimanche la "grande importance" de l’union entre l’Iran et le monde arabe face aux menaces communes, à l’occasion d’une rencontre avec le ministre iranien de la Défense, Ahamad Vahidi.
Le Liban poursuivra sa "résistance" face à Israël, a assuré le fils de Rafic Hariri, ancien Premier ministre assassiné début 2005 à Beyrouth, qui dirige aujourd’hui un gouvernement comprenant des représentants du puissant Hezbollah, obligé local de l’Iran.
Cette visite de trois jours du leader sunnite en Iran chiite intervient un mois après le voyage au Liban du président Mahmoud Ahmadinejad - la première d’un chef d’Etat iranien dans ce pays.
Ahmadinejad s’était notamment rendu dans les fiefs du mouvement libanais dans les faubourgs sud de Beyrouth et au Sud-Liban, jusqu’à quelques kilomètres à peine de la frontière avec Israël.
Une des raisons de la visite à Téhéran de Hariri, un proche de l’Arabie saoudite, est de tenter d’obtenir de ce pays qu’il apaise les tensions prévisibles au Liban en cas de possibles inculpations de membres du Hezbollah par le Tribunal spécial pour le Liban parrainé par l’Onu, pour l’assassinat de Rafic Hariri.
Les milieux politiques libanais redoutent que ces inculpations, qui pourraient intervenir dans les semaines à venir, ne provoquent des affrontements entre le mouvement chiite, qui nie toute implication dans l’assassinat, et le Premier ministre sunnite et ses alliés pro-occidentaux.
Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a déclaré dimanche que les efforts déployés par l’Arabie saoudite et la Syrie, autre alliée du Hezbollah, progressaient mais que le temps commençait à manquer pour désamorcer la crise prévisible que provoquerait l’inculpation de membres de son mouvement par le TSP.
"Ne perdons pas de temps", a-t-il dit, prévenant que si les inculpations de membres de son mouvement intervenaient avant un accord, "nous aurons tous perdu la capacité de gérer les conséquences de ces inculpations".
Hariri a déclaré au site internet public iranien IRIB que "la stabilité, la sécurité et l’unité du Liban jouent un rôle clé dans la résolution des questions internes et régionales".
"Compte tenu de cela, j’ai voulu venir en Iran voir vos réalisations militaires défensives, bien que cela aille à l’encontre de l’opinion de nos ennemis", a-t-il ajouté.
"Le Liban a résisté au régime sioniste jusqu’à présent et poursuivra la résistance. La Palestine, la Syrie, le Liban, l’Irak et l’Iran ont toujours été environnés par le danger. Dès lors, l’unité des Arabes et de l’Iran est une question de grande importance."
Une guerre de 33 jours a opposé à l’été 2006 Israël et le Hezbollah. Elle a fait 1.200 morts, principalement des civils, parmi les Libanais, et 158 du côté israélien, essentiellement des soldats. En août dernier, un incident frontalier dans lequel un officier israélien, deux soldats et un journaliste libanais ont trouvé la mort a traduit la persistance de la tension à la frontière.
Israël considère que le Hezbollah est le cheval de Troie de l’Iran à sa frontière et, craignant que la République islamique se dote de l’arme nucléaire, n’exclut aucune action préventive pour l’en empêcher. Pour sa part, Ahmadinejad a plusieurs fois souhaité ou prédit la disparition de l’Etat juif.

(Dimanche, 28 novembre 2010 - Avec les agences de presse)

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