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Syriens et Saoudiens calment le jeu avant le procès Hariri

lundi 6 décembre 2010, par La Rédaction

La Syrie et l’Arabie saoudite ont choisi de mettre leur rivalité de côté et d’oeuvrer ensemble pour apaiser les tensions politiques suscitées par l’enquête sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri.
Damas et Ryad redoutent que l’enquête sur l’attentat à la voiture piégée perpétré en février 2005 à Beyrouth n’aboutisse à l’inculpation de membres du Hezbollah libanais, une décision qui serait de nature à se traduire par des violences au Liban.
Le procureur auprès du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), juridiction créée par le Conseil de sécurité de l’Onu et installée aux Pays-Bas, pourrait transmettre des projets d’inculpation cette semaine, estiment des diplomates.
Ces mises en accusation risquent de provoquer des confrontations entre les militants du Hezbollah qui nie toute implication et les alliés du Premier ministre sunnite Saad Hariri, fils de l’ex-chef du gouvernement.
Inquiets d’assister à un possible bain de sang, le président syrien Bachar al Assad, proche du Hezbollah, et le roi Abdallah d’Arabie saoudite, allié de Saad Hariri, travaillent à un accord en faveur de la stabilité.
Aucune des deux parties n’a fourni de détails concernant cette initiative mais un parlementaire chiite proche d’Hariri dit qu’elle s’articule autour de la promesse du Hezbollah de ne pas user de la violence si l’un de ses membres est inculpé.
En échange, Saad Hariri s’engagerait à ce que les charges retenues ne soient pas exploitées à des fins politiques contre le Hezbollah.
"Ils sont parvenus à une feuille de route qui interdit de cibler la résistance intérieure (le Hezbollah) quels que soient les motifs d’inculpation", a dit le député Okab Sakr. "Dans le même temps (...) le Hezbollah ne visera pas la sécurité intérieure en raison des inculpations", a-t-il ajouté.
Le contenu des projets d’inculpation ne sera pas rendu public, a fait savoir Crispin Thorold, porte-parole du TSL, et un magistrat procédera à un examen préliminaire d’une durée d’environ deux mois pour décider de leur approbation. A ce stade seulement sera décidée l’éventuelle publication des projets.
Dans l’hypothèse où seraient désignées des personnalités du Hezbollah, la probabilité d’aboutir à des arrestations est faible, en raison de la force militaire du mouvement et de l’opposition de son leader, Sayyed Hassan Nasrallah.
Même en admettant que les suspects se trouvent encore au Liban et que leur situation soit connue, personne n’est en mesure de forcer le Hezbollah à livrer un de ses membres. "Il est impossible de provoquer une guerre pour obtenir l’arrestation de quelqu’un", juge Okab Sakr.
Le TSL pourrait toutefois siéger et tenir des procès par contumace, mais il semble peu probable d’atteindre les objectifs assignés à cette juridiction : rendre la justice, mettre fin à l’impunité pour les crimes politiques et renforcer la souveraineté du Liban.

(Lundi, 06 décembre 2010 - Avec les agences de presse)

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