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Colonies : Washington et Israël vont annoncer l’échec des discussions, selon des médias

mardi 7 décembre 2010, par La Rédaction

Les Etats-Unis et Israël sont sur le point d’annoncer l’échec des négociations sur un renouvellement du gel de la colonisation israélienne en Cisjordanie en échange de garanties américaines, rapportent mardi soir plusieurs médias israéliens.
"Les Etats-Unis et Israël vont annoncer dans les prochaines heures l’échec de ces discussions qui visaient à une reprise des négociations avec les Palestiniens", affirme la radio militaire.
"Israël et les Etats-Unis vont tenter de trouver d’autres moyens pour faire avancer le processus de paix", ajoute le quotidien Haaretz.
Selon les médias, le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a affirmé plus tôt dans la journée devant la commission de la Défense et des Affaires étrangères de la Knesset (Parlement) qu’Israël et les Etats-Unis n’étaient "pas parvenus à s’accorder sur un gel".
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a exigé une confirmation écrite des engagements pris par les Etats-Unis en échange de l’acceptation par Israël d’un nouveau gel de la colonisation.
Le 11 novembre, lors d’un entretien marathon avec la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, M. Netanyahu avait accepté d’envisager un nouveau moratoire de 90 jours sur les constructions dans les colonies juives de Cisjordanie, contre une généreuse enveloppe de mesures de soutien sécuritaires et diplomatiques.

UE : la politique d’Israël à Jérusalem "met en danger" une solution à deux Etats

Les chefs de mission des pays de l’Union européenne (UE) à Jérusalem avertissent que la politique d’Israël dans la ville "met gravement en danger" un règlement israélo-palestinien à deux Etats, dans un rapport obtenu mardi par l’AFP, rejeté par Israël.
"Si les tendances actuelles ne sont pas arrêtées de manière urgente, la perspective de Jérusalem-Est comme future capitale d’un Etat palestinien devient de plus en plus improbable et impraticable", écrivent les chefs de mission.
"Ceci met par conséquent en danger les chances d’une paix durable sur la base de deux Etats, avec Jérusalem pour future capitale", selon ce rapport annuel adressé au Comité politique et de sécurité de l’UE (COPS) qui se réunit mercredi pour préparer la prochaine réunion des ministres européens des Affaires étrangères le 13 décembre.
"Ceux qui estiment que notre politique met en danger Jérusalem sont ceux-là mêmes qui envisagent une coupure de la ville en deux comme seule solution", a répliqué le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Yigal Palmor, excluant "un retour à la situation qui prévalait avant 1967 lorsque la ville était coupée en deux par un mur".
"La question de Jérusalem doit être négociée et les Palestiniens seraient bien avisés de reprendre les discussions", a-t-il ajouté, en référence au blocage des pourparlers de paix sur la question de la colonisation.
Rappelant que l’UE, comme l’ensemble de la communauté internationale, considère Jérusalem-Est comme un territoire occupé, les chefs de mission déplorent que la politique israélienne "sape la présence palestinienne à Jérusalem".
Ils déplorent "l’expansion continue des colonies, une planification urbaine restrictive, des démolitions et expulsions en cours, une politique d’éducation inéquitable, un accès difficile à la santé, l’attribution inadéquate des ressources et de l’investissement et la précarité du droit à la résidence" des quelque 270.000 habitants palestiniens.
La municipalité ne consacre que 10% de son budget aux quartiers palestiniens, pour environ 30% de la population, selon le rapport.
Notant que "quelque 190.000 colons israéliens vivent dans des colonies à Jérusalem", les chefs de mission européens s’inquiètent du développement de "l’anneau extérieur de colonisation" qui coupe presque totalement Jérusalem de la Cisjordanie.
Ils soulignent que "selon la planification urbaine 13% de la surface à Jérusalem-Est est actuellement consacré à la construction palestinienne, comparé à 35% pour les colonies israéliennes".
Ces dernières années, les Palestiniens ont obtenu 200 permis de construire par an à Jérusalem, alors qu’il en faudrait 1.500 pour répondre aux besoins, selon le document.
Outre les expulsions et les démolitions de maisons, ils regrettent la précarité du statut de résident à Jérusalem.
En conclusion, les chefs de mission formulent une série de recommandations, dont la promotion d’une réouverture de la représentation palestinienne à Jérusalem-Est, fermée en 2001, ainsi qu’une "application plus active et plus visible de la politique de l’UE à Jérusalem-Est".
Ils proposent plusieurs mesures pour manifester l’opposition de l’UE à la colonisation à Jérusalem.
Ils suggèrent d’empêcher les transactions financières liées à ces activités, y compris par la législation, la publication de notices pour informer les tour-opérateurs et les consommateurs européens, ainsi que de s’assurer que les produits des colonies ne bénéficient pas du régime douanier préférentiel accordé par l’Union à Israël.
Israël a proclamé l’ensemble de Jérusalem sa capitale "éternelle et indivisible", alors que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de leur futur Etat.

Etat palestinien : les reconnaissances sud-américaines donnent du poids à Abbas pour négocier

Les engagements de plusieurs pays d’Amérique latine à reconnaître un Etat palestinien dans les frontières de 1967 donnent du poids aux alternatives aux pourparlers de paix brandies par les négociateurs palestiniens.
L’Argentine a reconnu lundi, après le Brésil vendredi, l’Etat de Palestine sur les frontières de 1967, avant l’occupation israélienne, soit sur l’intégralité des territoires palestiniens : la bande de Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est, l’Uruguay annonçant son intention de les imiter en 2011.
Le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas, en visite à Ankara, a exprimé "sa fierté", tandis que le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Maliki affirmait s’attendre à ce que "le Paraguay et tous les autres pays d’Amérique latine prennent des décisions similaires".
Israël a déploré ces initiatives, assurant qu’elles entraient en contradiction avec les pourparlers de paix et les accords israélo-palestiniens d’Oslo de 1993.
Les Palestiniens, a répété M. Abbas, prévoient une série d’alternatives aux négociations avec Israël, exposées initialement lors d’une réunion de la Ligue arabe le 8 octobre.
Si le blocage des pourparlers directs persiste, M. Abbas envisage de solliciter une reconnaissance américaine de l’Etat palestinien sur les frontières de 1967, quitte en cas de refus à porter cette demande devant le Conseil de sécurité, voire l’Assemblée générale des Nations unies.
Faute de résultat dans cette voie, M. Abbas demanderait à l’ONU le placement des Territoires palestiniens sous mandat international, avant de cesser d’appliquer les accords avec Israël et, en dernière instance de dissoudre l’Autorité palestinienne et sommer Israël d’assumer ses obligations de puissance occupante.
Le négociateur palestinien Nabil Chaath avait confié en octobre, lors d’un colloque à Jérusalem-Est, que ces alternatives étaient encore en préparation mais que l’Autorité palestinienne s’employait à les rendre crédibles pour faire pression sur Israël.
Un expert palestinien, Abdelmajid Souilem, voit dans ces reconnaissances "une étape préliminaire pour créer un climat favorable si la direction palestinienne allait aux Nations unies pour obtenir la reconnaissance de l’Etat".
Selon Samir Awad, professeur de politique internationale à l’Université de Bir Zeit (Cisjordanie), "la direction palestinienne devrait annoncer explicitement l’échec des pourparlers avec Israël afin que ces reconnaissances de l’Etat palestinien ne donnent pas à Israël un prétexte pour tergiverser dans les négociations".
"Nous devons exploiter ces efforts internationaux pour en faire une réalité et non pas pour le bien des négociations", a-t-il affirmé à l’AFP.
Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad s’est déclaré confiant dans un communiqué que les déclarations latino-américaines "seraient suivies d’autres reconnaissances dans le reste du monde".
"Elles constituent un tournant important pour de nombreux autres pays, y compris ceux qui pèsent dans la prise de décision internationale", a ajouté M. Fayyad, en allusion aux membres permanents du Conseil de sécurité.
Le jour de la déclaration du Brésil, le chef de mission de Palestine en France a présenté ses lettres de créances au président Nicolas Sarkozy en présence de la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie, une cérémonie inédite qui traduisait le rehaussement du statut de la représentation palestinienne en France, décidé en juillet.
Réagissant aux reconnaissances du Brésil et de l’Argentine, le Quai d’Orsay a cependant indiqué mardi que la France ne voulait "pas anticiper" les discussions de paix entre Palestiniens et Israéliens, dont elle souhaite la reprise pour permettre la création d’un Etat palestinien "viable".

(Mardi, 07 décembre 2010 - Avec les agences de presse)

<FONT color=#ff0000 face=Arial>Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
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