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Le président syrien Bachar el-Assad déplore "l’intransigeance israélienne"

jeudi 9 décembre 2010, par La Rédaction

Le président syrien Bachar el-Assad a déploré une nouvelle fois jeudi l’"intransigeance israélienne", constatant l’échec des efforts américains pour la paix au Proche-Orient, à l’issue d’une rencontre avec Nicolas Sarkozy à Paris.
Le déjeuner de travail entre les deux chefs d’Etat à l’Elysée a duré près de deux heures.
L’initiative américaine "n’a rien donné", a déclaré Bachar el-Assad, les Etats-Unis ayant annoncé mardi qu’ils renonçaient à exiger l’arrêt de la colonisation juive en Cisjordanie comme préalable à des discussions sur un accord entre Israéliens et Palestiniens. Ses propos étaient traduits de l’arabe par un interprète en français.
"Mais est-ce que nous pouvons vraiment blâmer le ’parrain’ dans ce processus ? Avant de blâmer le parrain il faut peut-être blâmer les parties concernées. Aujourd’hui, nous constatons qu’il n’existe pas de partenaire israélien pour la paix", a lancé le président syrien. "Les efforts américains n’ont conduit nulle part à cause de l’intransigeance israélienne", a-t-il poursuivi.
"Nous sommes opposés à ce que la colonisation soit mise au coeur des pourparlers. Nous savons que la terre reviendra, avec ou sans les colonies. Si on veut parler de la paix, il faut parler du droit, il faut parler de la restitution des territoires, il ne faut pas parler de la restitution des colonies, ni des colonisations", a-t-il ajouté.
Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a de son côté réaffirmé jeudi son refus de toute négociation avec Israël tant que le gouvernement Nétanyahou ne gélerait pas la colonisation en Cisjordanie.
Les derniers pourparlers de paix ont été suspendus quelques semaines après leur coup d’envoi lors d’une cérémonie à la Maison Blanche début septembre, Israël résistant aux demandes américaines et palestiniennes de proroger un gel des nouvelles constructions dans les colonies juives en Cisjordanie.

(Jeudi, 09 décembre 2010 - Avec les agences de presse)

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"Personne ne souhaite" des "affrontements entre les Libanais", affirme le président syrien

"Personne ne souhaite (...) des affrontements entre les Libanais", a déclaré jeudi le président syrien Bachar el-Assad, alors que le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) doit délivrer prochainement sa première inculpation dans l’enquête sur l’assassinat en 2005 de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri.
"La solution ne peut être que libanaise, elle ne peut être ni syrienne, ni saoudienne, ni française", a déclaré le chef de l’Etat à la sortie de l’Elysée, après un entretien de près de deux heures avec son homologue français Nicolas Sarkozy.
"Personne ne souhaite qu’il y ait des affrontements entre les Libanais, qu’il y ait une ’fitna’ (sédition en arabe, NDLR) entre les Libanais", a-t-il ajouté, ses propos étant traduits de l’arabe par un interprète en français.
De son côté, Nicolas Sarkozy a "rappelé l’attachement de la France au respect du mandat du Tribunal et de son indépendance", souligne l’Elysée dans un communiqué. Le président a "exprimé le souhait que le gouvernement d’union nationale libanais puisse exercer effectivement ses responsabilités" et a "rappelé l’engagement de la France pour la sécurité du Liban à travers sa participation constante et substantielle à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL)", selon la même source.
Le fragile gouvernement libanais, dont fait partie le Hezbollah, se trouve en difficulté à l’approche des inculpations attendues par le Tribunal spécial pour le Liban, chargé de poursuivre les auteurs de l’attentat du 14 février 2005 qui avait coûté la vie à Rafic Hariri et 22 autres personnes à Beyrouth.
Les spéculations sur de possibles inculpations de membres du mouvement chiite armé du Hezbollah font craindre une nouvelle crise politique et de nouvelles violences au Liban, entre les partisans sunnites de Rafic Hariri et les chiites soutenant le Hezbollah.
De son côté, la Syrie, alliée du Hezbollah, a toujours démenti toute implication dans l’assassinat de Rafic Hariri.

(Jeudi, 09 décembre 2010 - Avec les agences de presse)

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Sarkozy appelle Assad à agir pour la stabilité du Liban

Un an après sa dernière visite à Paris, Bachar el-Assad déjeune jeudi avec Nicolas Sarkozy à l’Élysée. Le président de la République, qui a relancé la relation franco-syrienne en 2008, continue de parier sur l’influence modératrice revendiquée par Damas au Moyen-Orient. Et d’abord au Liban, où son allié chiite, le Hezbollah, fait monter la pression à l’approche de la remise de l’acte d’accusation du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) sur l’assassinat de l’ancien premier ministre, Rafik Hariri. Le Parti de Dieu, qui s’attend à être mis en cause par la justice internationale, a déjà prévenu qu’il « couperait la main » de toute personne qui chercherait à arrêter certains de ses membres, menaçant même de s’emparer du pouvoir si ses intérêts vitaux étaient mis en danger.
Nicolas Sarkozy veut à tout prix conjurer ce scénario, qui risquerait de plonger la région dans la confrontation. Pour Israël, en effet, « un coup de force du Hezbollah est inacceptable, et nous irons jusqu’à Beyrouth pour l’en empêcher », a récemment confié un haut responsable militaire israélien à son homologue français, tout en noircissant la pointe d’une flèche visant Beyrouth qu’il avait dessinée sur un morceau de papier.
Pour Nicolas Sarkozy, Bachar el-Assad doit tout faire pour convaincre ses alliés du Hezbollah de ne pas envenimer la situation. Le chef de l’État répétera à son hôte ce qu’il a dit, il y a dix jours, à Saad Hariri en recevant le chef du gouvernement libanais : pas question de renoncer au TSL, créé par une résolution de l’ONU, mais pas question, non plus, de laisser le Liban se déchirer de nouveau.
Officiellement, c’est aussi l’objectif de Damas, qui est engagé dans une médiation avec l’Arabie saoudite en faveur de la stabilité du pays du Cèdre. Syriens et Saoudiens seraient parvenus « à une feuille de route qui interdit de cibler la résistance (le Hezbollah) quels que soient les motifs d’inculpation », a déclaré en début de semaine Okab Sakr, un député proche de la majorité pro-occidentale. « Dans le même temps, a-t-il ajouté, le Hezbollah ne visera pas la sécurité intérieure en raison des inculpations. » Mais les détails de cette feuille de route restent à formaliser.
La visite d’Assad à Paris intervient aussi alors que la politique de la main tendue de Nicolas Sarkozy à l’égard de Damas a suscité le scepticisme des États-Unis, selon des télégrammes diplomatiques révélés par WikiLeaks, qui déplorent un rapprochement « sans conditions » . Est-ce le fruit du hasard ? Ces derniers mois, devant certains de ses collaborateurs, le chef de l’État n’aurait pas caché sa déception face aux atermoiements syriens, selon des sources diplomatiques françaises. Jean-Claude Cousseran, l’émissaire chargé du rapprochement syro-israélien, s’est vu éconduire par Damas, qui préfère la médiation turque face à l’État hébreu. En matière nucléaire, Paris s’inquiète également du manque de coopération de la Syrie avec l’Agence internationale à l’énergie atomique, et les services de renseignements voient d’un mauvais œil le rapprochement avec l’Iran en matière de fabrication de missiles à moyenne portée.

(Malbrunot Georges - Le Figaro du 9 décembre 2010)

La première inculpation du tribunal Hariri attendue pour "très bientôt"

Le procureur du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) délivrera "très bientôt" sa première inculpation dans l’enquête sur l’assassinat en 2005 de l’ancien Premier ministre libanais Rafik Hariri, a annoncé jeudi le nouveau greffier de la juridiction.
Herman von Hebel n’a pas donné de détails sur le contenu de l’inculpation, qui restera confidentielle jusqu’à sa validation par un juge du TSL, probablement début 2011.
M. Von Hebel a précisé que le TSL inculpera des individus et non des groupes, alors que des spéculations sur une possible inculpation de membres du Hezbollah suscitent des tensions au Liban, où le mouvement chiite participe à un fragile gouvernement d’union. "Nous parlons d’une responsabilité pénale individuelle, pas d’une responsabilité de groupe", a souligné M. Von Hebel au siège du TSL au lendemain de sa nomination par les Nations unies.
Un juge prendra probablement six à dix semaines pour valider l’inculpation ou bien la rejeter s’il estime les preuves insuffisantes. Un procès pourrait commencer quatre à six mois après la confirmation de l’inculpation.
Le document pourrait rester confidentiel même après avoir été validé si le TSL pense que cela pourrait faciliter l’arrestation de suspects, selon M. Von Hebel.

(Jeudi, 09 décembre 2010 - Avec les agences de presse)

<FONT color=#ff0000 face=Arial>Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
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