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L’Union Européenne prête à reconnaître un Etat palestinien le moment venu

lundi 13 décembre 2010, par La Rédaction

Les ministres européens des Affaires étrangères vont réaffirmer lundi dans une déclaration être prêts "lorsque cela sera approprié" à reconnaître un Etat palestinien indépendant, alors que les négociations de paix sont dans l’impasse, selon des sources diplomatiques.
Le texte, obtenu par l’AFP et objet d’intenses négociations entre les représentants des pays de l’UE depuis la semaine dernière, "regrette" le refus d’Israël de prolonger le gel de sa colonisation en Cisjordanie, qui reste "illégale" au regard du droit international.
Il souligne que l’Union européenne est disposée à contribuer "à une solution négociée" complète entre Israéliens et Palestiniens dans le délai "de 12 mois fixé par le Quartette" sur le Proche-Orient, soit d’ici à la fin 2011. Et réaffirme le droit des Palestiniens à un Etat souverain.
La déclaration européenne, qui doit encore être validée dans l’après-midi au cours d’une réunion des ministres qui s’est ouverte à Bruxelles, soutient également un récent rapport de la Banque mondiale selon lequel l’Autorité palestinienne, si elle continue sur sa lancée, sera en mesure d’établir "dans un proche avenir" un Etat palestinien.
A ce sujet, l’Union européenne "réitère être prête, lorsque cela sera approprié, à reconnaître un Etat palestinien", rappelant une déclaration européenne en ce sens datant de 1999 et faite à Berlin.
Face au blocage persistant des négociations de paix, les Palestiniens ont commencé à explorer des solutions de substitution, en particulier en demandant la reconnaissance de leur Etat sur les frontières de 1967. Ils ont obtenu la reconnaissance du Brésil et de l’Argentine, et l’Uruguay a annoncé son intention d’imiter ses deux voisins en 2011.
L’UE affirme pour sa part que, le moment venu, elle ne reconnaîtra aucun changement aux frontières de 1967 d’un futur Etat palestinien, autres que ceux négociés par les deux parties. "Cela pourrait inclure des échanges de territoires négociés", ajoute le texte.
Selon un diplomate européen, c’est la première fois que l’Union mentionne explicitement cette possibilité de compromis sur la délimitation définitive des deux Etats dans une déclaration sur le Proche-Orient.
Le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat, a demandé, lui, lundi au chef de la diplomatie de l’Union européenne, Catherine Ashton, la reconnaissance de l’Etat palestinien sur les frontières antérieures à l’occupation israélienne en 1967.
Dénonçant les actions israéliennes sur le terrain, il "affirme la nécessité d’une reconnaissance par l’Union européenne de deux Etats (israélien et palestinien, NDLR) sur les frontières de 1967 et de contraindre le gouvernement israélien à arrêter complètement la colonisation, y compris à Jérusalem-Est".
M. Erakat assure qu’une "telle mesure de la part de l’Union européenne constituerait une protection pour le principe de deux Etats et du processus de paix".
Afin d’aider à la levée du blocus de Gaza, les Européens réaffirment aussi leur disposition à apporter un soutien accru aux contrôles des flux de marchandises et de personnes.
L’UE envisage de contribuer à l’amélioration des infrastructures des points de contrôle, à acheter et fournir les équipements nécessaires et à former les personnels palestiniens des points de contrôle.

Nouvelle visite de George Mitchell au Proche-Orient

L’émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell se rend à nouveau au Proche-Orient, une première depuis que les Etats-Unis ont abandonné tout effort pour sauver les pourparlers directs entre Israéliens et Palestiniens.
George Mitchell va jouer les médiateurs entre les deux parties, rencontrant le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou lundi, puis le président palestinien Mahmoud Abbas mardi.
La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton souhaite que l’Etat hébreu et les Palestiniens reviennent en détails sur leurs positions sur les grands sujets de discorde.
Les discussions directes se sont interrompues en septembre dernier, trois semaines seulement après leur lancement car Israël refusait de renouveler son gel de la construction de colonies en territoires palestiniens.
Les Palestiniens quant à eux refusent de négocier directement tant que ne cesseront pas les colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, régions qui devront constituer le futur Etat palestinien.

Benjamin Netanyahu salue le changement de position de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué lundi la décision des Etats-Unis de renoncer à obtenir un gel des nouvelles constructions dans les colonies juives de Cisjordanie et de s’atteler au règlement des "questions centrales" du conflit israélo-palestinien.
"Je salue cette décision américaine, qui est bonne pour Israël, qui est bonne pour la paix", a déclaré Netanyahu à quelques heures de l’arrivée de l’émissaire américain George Mitchell pour une nouvelle mission dans la région.
Les pourparlers directs que l’administration Obama avait tenté de relancer fin septembre ont capoté dans les semaines suivantes face au refus d’Israël de prolonger un moratoire de dix mois sur les nouvelles constructions dans les implantations de peuplement juives de Cisjordanie.
Constatant l’échec de ces discussions directes, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a proposé vendredi soir de relancer des négociations indirectes sous l’égide de Washington.
Elle a ajouté que les Etats-Unis pousseraient en faveur du règlement des questions centrales que sont les frontières, la sécurité et l’avenir de Jérusalem, les colonies dans les territoires qu’Israël occupe depuis 1967 et le sort des réfugiés palestiniens.
"Pour parvenir à la paix, nous devons débattre des questions qui entravent réellement la paix", a commenté Netanyahu dans un discours prononcé lors d’un forum sur l’économie.
"Nous allons maintenant commencer à débattre de ces questions et essayer d’aplanir nos divergences et je m’en félicite", a ajouté le Premier ministre.
Côté palestinien, on s’inquiète que la partie israélienne cherche à saboter les négociations indirectes en évitant de débattre des futures frontières d’un éventuel Etat palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
Netanyahu demande quant à lui que les Palestiniens reconnaissent Israël comme un Etat juif, ce qu’il a rappelé dans son discours lundi, mentionnant également la sécurité et les réfugiés palestiniens comme questions à débattre.

(Lundi, 13 décembre 2010 - Avec les agences de presse)

<FONT color=#ff0000 face=Arial>Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
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