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Mardi 16 décembre 2010
Ban Ki-moon : "L’occupation commencée en 1967 doit se terminer, Israël et le monde arabe doivent vivre en paix"

jeudi 16 décembre 2010, par Al Faraby

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté mardi 16 décembre une résolution russo-américaine réaffirmant son soutien au processus de paix au Proche-Orient en cette période de transition politique aussi bien en Israël que dans les Territoires palestiniens.
Cette résolution, la première depuis cinq ans, a reçu 14 voix favorables et une abstention, celle de la Libye.
Issu d’une initiative conjointe russo-américaine, le document soutient le processus de paix israélo-palestinien relancé il y a un an à Annapolis, près de Washington, avec pour objectif la coexistence pacifique de deux Etats, israélien et palestinien.
La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice et le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov étaient présents mardi matin et ont pris la parole à tour de rôle.
"Cette réunion est très importante pour la paix au Proche-Orient", a déclaré à l’ouverture le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. "L’occupation commencée en 1967 doit se terminer, Israël et le monde arabe doivent vivre en paix", a-t-il ajouté.
"L’adoption de la résolution n’est pas une garantie absolue", a estimé pour sa part Sergueï Lavrov. "Beaucoup dépendra de la capacité d’Israël et des Palestiniens à appliquer leurs engagements (...) notamment dans le domaine de la sécurité", a-t-il précisé.
Pour Condoleezza Rice, la situation "aujourd’hui est bien différente de ce qu’elle était en 2001, lors de l’accession du président George W. Bush" à la Maison Blanche.
"Il n’y a pas d’autre voie que le processus d’Annapolis (..), pas d’autre solution que celle de deux Etats vivant côte à côte et en paix", a déclaré Mme Rice, dont l’intervention mardi pourrait être la dernière avant l’investiture du président élu américain Barack Obama.
Alors que se multiplient les appels à M. Obama pour qu’il fasse de la paix au Proche-Orient une priorité de son action dès sa prise de fonction le 20 janvier, l’administration sortante de George W. Bush s’efforce de maintenir le processus sur les rails, faute d’avoir pu le faire aboutir avant fin 2008 comme elle l’espérait.
En relançant les négociations à Annapolis après sept ans de paralysie, l’équipe Bush s’était fixé pour objectif un accord des deux parties avant fin décembre 2008 pour la création d’un Etat palestinien qui vivrait au côté de celui d’Israël dans la paix et la sécurité.
Outre le changement imminent d’administration américaine, le Proche-Orient est lui aussi dans une phase de transition politique.
Le président palestinien Mahmoud Abbas, qui se rend cette semaine à Washington où il sera reçu par le président Bush vendredi, puis à Moscou, a annoncé mardi qu’il convoquerait "très prochainement" de nouvelles élections dans les territoires palestiniens, faute d’une réconciliation avec ses rivaux du Hamas qui administrent la bande de Gaza.
En Israël, des élections législatives anticipées doivent se tenir le 10 février prochain.
"Il y a aujourd’hui la possibilité de choisir entre deux voies, l’une est celle du Likoud qui a dit de façon explicite qu’il est contre les négociations avec les Palestiniens. Et il y a celle de Kadima", a déclaré le Premier ministre israélien sortant Ehud Olmert à la première chaîne israélienne, dans un entretien accordé lors de sa visite à Washington en début de semaine.
"Nous sommes allés à Annapolis pour parvenir à un accord de paix avec les Palestiniens (...) Celui qui choisit cette voie propose une alternative et gagnera aux élections", a estimé M. Olmert.
Pour le moment, tous les sondages créditent le Likoud d’une victoire écrasante face au parti Kadima lors des élections législatives anticipées du 10 février.

Mahmoud Abbas sera vendredi 19 décembre à la Maison Blanche, une visite d’adieu à George W. Bush avant que ce dernier ne cède la place à Barack Obama, a annoncé mardi la porte-parole de la Maison Blanche Dana Perino.
Les deux hommes feront le point sur les progrès obtenus, notamment "dans l’édification d’institutions palestiniennes efficaces, dans l’incitation au développement économique, et la formation et le déploiement des forces de sécurité palestiniennes en Cisjordanie", a-t-elle précisé.
Une année de discussions de paix, sous égide américaine, depuis la conférence d’Annapolis en novembre 2007, n’a pas débouché sur des résultats tangibles, et l’avenir des pourparlers est incertain.

Un tribunal militaire israélien a condamné mardi 16 décembre à 36 mois de prison pour son appartenance au Hamas le président du Conseil législatif (Parlement) palestinien. Abdel Aziz Duaik fait partie de la quarantaine de députés arrêtés après l’enlèvement du caporal Gilad Shalit en juin 2006 dans la Bande de Gaza.
Abdel Aziz Duaik, 60 ans, a été interpellé en août 2006. Le tribunal a précisé qu’il avait déjà purgé 28 mois et demi de sa peine en détention provisoire et qu’il sortirait dans sept mois et demi. Le juge a dit avoir tenu compte de l’état de santé d’Abdel Aziz Duaik, qui souffre d’hypertension et de diabète.

Il y aura une réduction d’"environ 2 millions de barils par jour à la réunion" d’Oran, a annoncé à son arrivée en Algérie le ministre saoudien du pétrole Ali al-Nouaïmi, chef de file de facto de l’Opep, à la veille d’une réunion cruciale de l’Organisation.
"Depuis le mois d’août et jusqu’à novembre, nous avons réduit de 1,2 million de barils par jour, passant de 9,7 mbj à 8,5 mbj (pour l’Arabie Saoudite). Vous savez que l’offre est toujours un peu supérieure à la demande. Les stocks sont aussi plus élevés que la normale", a déclaré le ministre le plus influent du cartel.

Les deux tiers des Palestiniens (66%) souhaitent que les pays arabes reconnaissent Israël en échange du retrait de l’Etat hébreu des Territoires occupés, mais les deux tiers des Israéliens (61%) ne sont pas d’accord, selon un sondage israélo-palestinien publié mardi 16 décembre.
Dans les deux camps en revanche, une majorité se déclare favorable à la prolongation de la trêve entre Israël et le Hamas au pouvoir dans la Bande de Gaza, qui expire vendredi et a été fortement fragilisée ces dernières semaines.

L’armée israélienne a tué un résistant du Djihad islamique mardi 16 décembre en Cisjordanie et a menacé ensuite de prendre des mesures à Gaza après des tirs de roquettes en provenance de l’enclave côtière.
Selon les forces de sécurité et des témoins palestiniens, des membres des forces spéciales israéliennes ont ouvert le feu sur le résistant, qui était âgé de 20 ans, devant une boutique du village de Yamoun, près de Djénine. Il est décédé durant son transfert à l’hôpital, a-t-on ajouté de mêmes sources.

La Cour suprême israélienne s’est opposée lundi 15 décembre à la construction d’une partie de la barrière de sécurité en Cisjordanie, estimant que le projet gouvernemental empiétait trop sur le territoire palestinien.
La Cour suprême a ordonné aux autorités de redéfinir "sans délai" le tracé de la section proche du village cisjordanien de Biline, afin que celle-ci soit en majeure partie ou totalement construite sur le sol israélien.

Par Al Faraby
( Jeudi, 16 décembre 2010 )

<FONT color=#ff0000 face=Arial>Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
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