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Jeudi 18 décembre 2008
Ehud Barak : "Lorsque la situation deviendra insupportable, nous n’hésiterons pas à agir"

samedi 18 décembre 2010, par Al Faraby

Les violences israélo-palestiniennes ont continué jeudi, à la veille de l’expiration d’une trêve de six mois dans la bande de Gaza, où les dirigeants israéliens hésitent à lancer dans l’immédiat une opération militaire de grande envergure.
Neuf roquettes et obus de mortier ont été tirés à l’aube vers le sud d’Israël sans faire ni victime ni dégât, a annoncé une porte-parole militaire.
La veille, 20 roquettes tirées par des résistants depuis la bande de Gaza s’étaient abattues sur le sud d’Israël. L’une d’entre elles a explosé aux abords d’un supermarché de la ville de Sdérot, limitrophe de la bande de Gaza, faisant deux blessés légers et endommageant des véhicules.
En représailles, l’aviation militaire israélienne a effectué dans la nuit de mercredi à jeudi deux raids dans la bande de Gaza au cours desquels un Palestinien de 47 ans a été tué.
Israël a également maintenu fermé les points de passage vers le territoire administré par le Hamas. Ce blocus a provoqué une rupture des stocks de farine distribuée par l’Office des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) dans la bande de Gaza.
"Les fournitures de blé qui devaient arriver le 9-10 décembre n’ont pas pu être acheminées en raison des tirs de roquettes si bien que les minoteries ne peuvent fonctionner et l’UNRWA a été contrainte de suspendre ses distributions de nourriture", a indiqué un communiqué.
L’UNRWA fournit une assistance alimentaire à 750.000 Palestiniens, soit la moitié de la population de la bande de Gaza.
Les violences ont repris peu avant la fin d’une trêve de six mois conclue entre Israël et le Hamas, qui arrive à expiration vendredi.
Le Hamas et le Jihad islamique se sont prononcés contre la poursuite de la trêve alors que les responsables israéliens se sont dits favorables à sa prolongation tout en agitant la menace d’une attaque de grande envergure dans la bande Gaza.
Un porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a indiqué jeudi à l’AFP qu’il n’y avait "pas de possibilité de renouveler la trêve avec Israël qui expire le 19 décembre".
"L’ennemi sioniste l’a détruite et y a mis fin. Nous, au Hamas, avons le droit de répliquer à toute agression sioniste contre le peuple palestinien. Ceci est un devoir national", a-t-il ajouté.
Le porte-parole a averti que le Hamas agirait "conformément à la situation sur le terrain", en allusion à une éventuelle opération militaire israélienne d’envergure dans la bande de Gaza.
Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a pour sa part réaffirmé jeudi que son pays n’avait "pas peur de lancer une opération militaire de grande envergure dans Gaza mais il est inutile de se précipiter".
"Lorsque la situation deviendra insupportable, nous n’hésiterons pas à agir", a prévenu le chef du parti travailliste.
Cette politique de retenue a été critiquée alors que la campagne électorale pour les législatives du 10 février a déjà commencé en Israël.
La ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, dirigeante du parti au pouvoir Kadima, a ainsi dénoncé ces derniers jours la "passivité" de M. Barak.
Le dirigeant de l’opposition Benjamin Netanyahu, donné favori par les sondages pour remporter les élections, a lui aussi estimé qu’il fallait passer "d’une politique de passivité à une politique de dissuasion active" en attaquant le Hamas.
La trêve avait déjà été mise à mal le 5 novembre à la suite d’une opération de l’armée israélienne à la frontière de Gaza contre, selon elle, le creusement d’un tunnel destiné à des attaques anti-israéliennes.
En représailles, les groupes de la Résistance ont repris leurs tirs de roquettes et d’obus contre Israël qui a riposté en renforçant le blocus du territoire.

Le blocus imposé par Israël à la Bande de Gaza provoque une "profonde crise de dignité humaine" dans ce petit territoire palestinien, où le taux de chômage s’élève désormais à 49% de la population active, selon un rapport du Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (UNOCHA).
Ce document rendu public jeudi alerte la communauté internationale sur la situation des 1,4 million d’habitants de la Bande de Gaza, qui ont aujourd’hui le plus grand mal à assurer leur subsistance en raison des pénuries en eau et en nourriture.
Selon l’UNOCHA, le taux de chômage dans ce territoire côtier est passé en un an de 32% de la population active à 49%. Le rapport ajoute que les habitants de la ville de Gaza sont privés d’électricité jusqu’à 16 heures par jour.

Mahmoud Abbas se rend jeudi à Washington pour obtenir des assurances sur la poursuite des efforts de paix américains au Proche-Orient après l’entrée de Barack Obama à la Maison Blanche et, surtout, l’élection d’un nouveau Premier ministre en Israël.
Après Washington, où il doit être reçu vendredi par le président sortant George W. Bush, M. Abbas effectuera une visite en Russie impliquée, elle aussi, dans le processus de paix israélo-palestinien en tant que membre du Quartette sur le Proche-Orient aux côtés des Etats-Unis, de l’Union européenne et l’ONU.

Après le vote de ses membres, mercredi, Kadima, le parti au pouvoir en Israël, a désigné jeudi ses candidats aux élections générales du 10 février prochain. Il ressort de cette liste que le parti est parfaitement divisé entre tenants de la ligne dure et modérés.
Kadima a annoncé que la présidente de la Knesset, Dalia Itzik, était troisième tête de liste, derrière la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni et le ministre des Transports Shaul Mofaz. Livni est la cheffe du parti et Mofaz avait obtenu l’assurance d’être deuxième tête de liste.

La plupart des 4.100 soldats britanniques actuellement déployés en Irak auront quitté le pays d’ici juillet 2009, et quelque 400 militaires resteront sur place pour une mission de formation des forces irakiennes, a déclaré jeudi à Londres le Premier ministre Gordon Brown devant les députés.
Le chef du gouvernement avait annoncé mercredi lors d’une visite surprise en Irak le retrait des forces britanniques au cours du printemps 2009. Londres mettra ainsi un terme à la mission qui aura fourni le plus important contingent militaire étranger en Irak, après les Etats-Unis.

Bernard Kouchner et Brice Hortefeux ont reçu en grande pompe jeudi deux familles irakiennes, portant à 500 le nombre d’Irakiens membres de minorités menacées accueillis en France, mais les associations s’inquiètent du sort de leurs compatriotes arrivés par leurs propres moyens.
Cette initiative évoquée en mars par M. Kouchner, ministre des Affaires étrangères, en faveur des chrétiens après l’assassinat de l’archevêque chaldéen de Mossoul (nord), une restriction déplorée par des organisations humanitaires et caritatives, s’applique finalement à l’ensemble des minorités.
"Le principe, c’est que nous accueillons des minorités persécutées d’Irak. Parmi elles, les chrétiens chaldéens constituent une majorité", a affirmé le ministre de l’Immigration Brice Hortefeux.
Sur 500, environ 80 % sont chrétiens, selon le cabinet de M. Hortefeux.

Par Al Faraby
( Samedi, 18 décembre 2010 )

<FONT color=#ff0000 face=Arial>Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
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