Al-Oufok

Site du Mouvement Démocratique Arabe

Accueil > Retour sur "Plomb durci" > Vendredi 19 décembre 2008 Ehud Barak : "Israël n’a pas peur de lancer une (...)

Vendredi 19 décembre 2008
Ehud Barak : "Israël n’a pas peur de lancer une opération militaire de grande envergure dans Gaza"

dimanche 19 décembre 2010, par Al Faraby

Une trêve entre Israël et le Hamas a pris fin vendredi, risquant de mettre le feu aux poudres, après six mois de calme relatif dans et autour de la bande de Gaza.
De nombreuses capitales étrangères se sont inquiétées de la situation dans ce territoire surpeuplé après l’annonce par les Brigades Ezzedine Al-Qassam —la branche armée du Hamas— de la fin d’une trêve entrée en vigueur le 19 juin, après une médiation égyptienne.
"La trêve a pris fin et ne sera pas renouvelée car l’ennemi sioniste n’a pas respecté ses conditions. L’occupation porte la responsabilité des conséquences", a affirmé le groupe armé sur son site internet.
"Nous lançons un avertissement à l’ennemi sioniste : toute agression contre la bande de Gaza ou tout nouveau crime déclenchera un affrontement à grande échelle et nous riposterons très durement", a poursuivi le groupe.
Peu après cette annonce, deux roquettes ont été tirées sans faire de victime par des Palestiniens à partir de Gaza sur le sud d’Israël, et des agriculteurs travaillant près de la frontière ont essuyé des tirs qui ont endommagé un véhicule, selon une source militaire israélienne.
Le Jihad islamique a revendiqué dans un communiqué le tir de roquettes, affirmant qu’elles étaient une réponse à la mort d’un de ses membres.
En début de soirée vendredi, deux autres roquettes sont tombées dans le sud d’Israël, des tirs également revendiqués par le Jihad selon le site du quotidien israélien Yediot Aharonot.
Le Hamas reproche notamment à Israël de ne pas avoir levé le blocus de la bande de Gaza, entièrement coupée du monde et approvisionnée via des souterrains avec l’Egypte.
Vendredi, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées dans la banlieue sud de Beyrouth pour une manifestation monstre, à l’appel du Hezbollah, contre ce blocus.
Israël comme le Hamas ont affirmé qu’ils ne seraient pas les premiers à lancer des hostilités de grande envergure, laissant ouverte la possibilité d’une trêve officieuse.
Le Hamas agira "conformément à la situation sur le terrain", a affirmé jeudi un porte-parole du mouvement, Fawzi Barhoum.
Le ministre de la Défense israélien, Ehud Barak, n’a eu de cesse de répéter de son côté qu’Israël répondrait "au calme par le calme". Mais, a-t-il ajouté, Israël n’a "pas peur de lancer une opération militaire de grande envergure dans Gaza", ajoutant cependant qu’il était "inutile de se précipiter".
Le gouvernement doit discuter lors de sa réunion hebdomadaire dimanche des mesures à prendre, alors que des ministres et l’opposition le pressent d’agir avec beaucoup plus de fermeté.
Sur le plan diplomatique, Paris a exprimé vendredi la "plus vive inquiétude" de l’Union européenne sur la situation à Gaza, tandis que la Russie, un des rares interlocuteurs du Hamas, a appelé le mouvement à revoir sa décision de mettre fin à la trêve.
A Washington, où se trouve actuellement le président palestinien Mahmoud Abbas, la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice a prévenu qu’un regain de violence contre Israël ne ferait qu’affaiblir les Palestiniens.
"La seule façon pour les Palestiniens d’atteindre leur objectif de création d’un Etat est par la négociation", a-t-elle dit.
L’Egypte, elle, a fait porter sur Israël la responsabilité de la situation à Gaza, arguant que ce territoire était toujours légalement sous occupation israélienne.
Jeudi, l’envoyé spécial des Nations unies pour le Proche-Orient, Robert Serry, avait mis en garde le Conseil de sécurité de l’ONU contre les risques d’"une escalade majeure de la violence qui aurait des conséquences graves" pour la population civile en Israël et à Gaza.

Mahmoud Abbas a loué vendredi la contribution du président George W. Bush au processus de paix israélo-palestinien et s’est dit "sûr" que l’administration de Barack Obama poursuivrait les efforts en vue de la création d’un Etat palestinien.
Venu faire ses adieux au président sortant avant son départ de la Maison Blanche, M. Abbas a rappelé au début de la rencontre que M. Bush a été le premier président américain à préconiser un règlement au Proche-Orient basé sur deux Etats, Israël et la Palestine.
"Nous nous souviendrons à jamais des efforts que vous avez déployés dans le processus de paix", a déclaré M. Abbas.

La question du processus de paix n’occupe qu’une place mineure dans la campagne pour les législatives israéliennes, l’attention des électeurs étant tournée vers la crise financière. L’écrivain israélien Akiva Eldar estime que c’est une erreur.
"Il est regrettable que les électeurs israéliens soient attirés dans la toile tissée par les politiques, qui n’est rien d’autre qu’un moyen de camoufler des dangers qui sont dix fois plus grands qu’une pénurie financière temporaire", a-t-il écrit dans le journal Haaretz.

Le commandant des forces américaines en Irak a présenté devant les responsables du Pentagone un projet de retrait qui prévoit de ramener plusieurs milliers de soldats américains supplémentaires au pays l’an prochain. Le départ des forces de combat s’étalerait jusqu’en 2012, soit un plan plus progressif que celui de 16 mois promis par le président-élu Barack Obama.
Le général Raymond Odierno prévoit une réduction progressive des près de 150.000 soldats américains en Irak pour parvenir à un retrait complet des forces de combat d’ici 2012, ont rapporté jeudi des responsables militaires américain. Ce calendrier correspond à la limite de trois ans fixée dans le nouvel accord de sécurité signé avec le gouvernement irakien. Il bénéficie par ailleurs du plein soutien du général David Petraeus, responsable des opérations militaires en Irak et en Afghanistan.

Par Al Faraby
Dimanche, 19 décembre 2010

<FONT color=#ff0000 face=Arial>Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
<A href="http://www.aloufok.net/spip.php?article2">http://www.aloufok.net/spip.php?article2