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Dimanche 21 décembre 2008
Benjamin Netanyahu : "A long terme, le renversement du régime du Hamas est inévitable"

mardi 21 décembre 2010, par Al Faraby

A moins de deux mois d’élections législatives anticipées, les deux principaux dirigeants politiques israéliens ont rivalisé de volontarisme dimanche, s’engageant à mettre fin à la domination du Hamas dans la bande de Gaza s’ils parvenaient au pouvoir.
Le Premier ministre sortant Ehud Olmert a rejeté de son côté des appels à une action immédiate de grande envergure à Gaza en réponse aux tirs de roquette qui ont repris sur Israël depuis l’expiration de la trêve entre l’Etat juif et le Hamas vendredi.
Il s’est ainsi attiré les foudres du chef de l’opposition, Benjamin Netanyahu, qui l’a accusé d’être "trop passif".
"A long terme, le renversement du régime du Hamas est inévitable", a dit le dirigeant du Likoud en visitant à Sderot une maison touchée par les tirs venus de Gaza.
"L’Etat d’Israël, et un gouvernement sous ma direction, se fixeront comme objectif stratégique de renverser le régime du Hamas à Gaza", a déclaré quant à elle la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, devant des membres de son parti centriste Kadima.
"Les moyens d’atteindre cet objectif devraient être militaires, économiques et diplomatiques", a-t-elle ajouté, sans entrer dans les détails ni fixer de calendrier à son action.
Les sondages donnent les conservateurs du Likoud favoris du scrutin du 10 février, rendu nécessaire par les déboires judiciaires du chef du gouvernement. Mais l’écart se resserre entre les deux blocs.
Ismaïl Haniyeh, chef du gouvernement installé par le Hamas à Gaza, a balayé ces menaces d’un revers de main. "Rien ne peut détruire notre peuple", a-t-il affirmé.
L’armée israélienne a indiqué qu’une cinquantaine de roquettes ou d’obus de mortier avaient été tirés depuis la fin du cessez-le-feu de six mois conclu sous l’égide de l’Egypte.
Au cours du week-end, un résistant palestinien, membre des Brigades des martyrs d’Al Aksa, a été tué par un tir de missile israélien dans le nord de la bande de Gaza et un habitant du sud d’Israël a été blessé par des éclats d’obus de mortier.
Pour la seule journée de dimanche, une vingtaine de salves en provenance de la bande de Gaza, que le Hamas administre depuis juin 2007, ont touché le territoire israélien.
Isaac Herzog, l’un des ministres du gouvernement, a déclaré que l’armée n’aurait pas d’autre choix que de mener des "actions sévères", sans préciser lesquelles, si les tirs palestiniens ne cessaient pas. "Il faut que ce soit clair. Il y aura une frappe à Gaza, et elle sera forte et douloureuse", a-t-il dit.
Mais, bien qu’accusé par la droite de ne pas protéger les Israéliens proches de la frontière avec la bande de Gaza, Ehud Olmert a préconisé pour l’heure une approche plus mesurée.
"Un gouvernement ne se précipite pas dans la bataille, même s’il ne l’évite pas non plus", a déclaré Olmert en conseil des ministres. Il a demandé à ses ministres et aux partis d’opposition d’éviter les déclarations à l’emporte-pièce.
"Israël saura comment donner la réponse appropriée, au bon moment et de la bonne façon, de manière responsable", a déclaré le chef du gouvernement, qui quittera ses fonctions après les élections législatives anticipées du 10 février.
Selon les services de secours de Sderot, une ville située à moins de deux kilomètres de la frontière avec la bande de Gaza, un homme a été blessé par un tir de mortier alors qu’il travaillait dans un champ.
L’armée israélienne a riposté en détruisant une rampe de lancement et maintient la fermeture des points de passage avec le territoire, empêchant la livraison de fournitures humanitaires.
Le Djihad islamique a revendiqué la plupart des tirs de roquette contre Israël.

La junte militaire a levé dimanche l’assignation à résidence frappant l’ancien président mauritanien Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, renversé par l’armée le 6 août, déclare un responsable politique proche d’Abdallahi.
Cette mesure, qui n’a fait l’objet, pour le moment, d’aucun commentaire du Haut Conseil d’Etat (HCE, junte militaire), avait été promise par les militaires lors de négociations destinées à éviter des sanctions de l’Union européenne.
Dimanche, le calme prévalait dans les rues de la capitale où on ne signalait aucune manifestation pour ou contre le chef de l’Etat déchu.

Le général Ray Odierno, commandant des forces américaines en Irak, a déclaré que des soldats américains seraient envoyés dans le sud du pays l’an prochain pour remplacer les troupes britanniques.
L’annonce intervient alors que le Parlement irakien a de nouveau rejeté un projet de loi exigeant le départ de tous les soldats étrangers, autres qu’américains avant la fin du mois de juillet 2009. La Grande-Bretagne a annoncé que ses 4.000 soldats se retireraient de la ville de Bassorah dans le sud du pays d’ici la fin du mois de mai.
Le général Odierno a précisé samedi qu’il envisageait d’envoyer au moins une centaine de militaires à Bassorah, deuxième ville d’Irak.

Un policier a été tué dans des tirs sur une patrouille des forces de sécurité à Mossoul, dans le nord de l’Irak, a annoncé dimanche la police irakienne.
Les faits se sont produits samedi sur le marché Al-Cha’areen dans le centre de Mossoul, a précisé un policier sous couvert d’anonymat.
Il a également rapporté que deux membres d’une patrouille de l’armée irakienne avaient été blessés samedi à Mossoul dans l’explosion d’une bombe en bordure de route.

Par Al Faraby
( Lundi, 20 décembre 2010 )

<FONT color=#ff0000 face=Arial>Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
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