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Lundi 22 décembre 2008
Le Hamas accepte un cessez-le-feu de 24 heures à la demande de l’Egypte

mercredi 22 décembre 2010, par Al Faraby

Le Hamas a accepté lundi un cessez-le-feu de 24 heures à la demande de l’Egypte mais a menacé de reprendre les attentats suicide en cas d’opérations israéliennes d’envergure dans la bande de Gaza, après la fin d’une trêve des violences.
Le Hamas et les autres groupes armés ont accepté "une accalmie pendant une période de 24 heures après une médiation égyptienne en échange d’une entrée d’aides depuis l’Egypte", a affirmé un responsable du Hamas, Aymane Taha.
Il a précisé que les groupes s’abstiendraient de tirer des roquettes et des obus de mortier contre le territoire israélien afin que les aides humanitaires égyptiennes puissent être envoyées à travers le point de passage de Kerem Shalom, entre le sud de la bande de Gaza et Israël.
Un responsable égyptien a confirmé au Caire une demande de cessez-le-feu pour permettre l’acheminement d’un convoi de cinq camions transportant des aides d’une valeur d’un million de dollars.
Le convoi est actuellement à al-Arich, dans le Nord-Sinaï, et attend le feu vert israélien pour gagner la bande de Gaza, selon le Croissant Rouge égyptien.
"Nous avons demandé aux deux parties de créer l’atmosphère nécessaire pour permettre l’entrée en sécurité à Gaza d’un convoi d’aide humanitaire", a indiqué le ministère égyptien des Affaires étrangères.
Il a ajouté qu’Israël et le Hamas avaient réagi "de manière positive" à la demande égyptienne.
De son côté, le ministère israélien des Affaires étrangères a toutefois indiqué ne pas être au courant du cessez-le-feu initié par l’Egypte.
Le Jihad islamique a également indiqué ne pas avoir été informé.
"Nous ne savons rien de cette trêve de 24 heures", a indiqué Daoud Chihab, un porte-parole, ajoutant : "Pas de trêve avec l’occupation, nous continuons notre résistance".
Le Hamas a également menacé de reprendre les attentats suicide si l’Etat hébreu lançait une vaste opération dans la bande de Gaza, entièrement bouclée par Israël et l’Egypte.
"Nous ne resterons pas les bras croisés face à l’agression israélienne. Il est de notre droit en tant que peuple occupé de nous défendre et de combattre l’occupation par tous les moyens possibles, y compris les opérations suicide", a affirmé Aymane Taha.
Le dernier attentat suicide contre Israël revendiqué par le Hamas remonte à janvier 2005.
Parallèlement, Israël préparait le terrain diplomatique avant le lancement d’une éventuelle offensive contre la bande de Gaza, que de nombreux responsables israéliens, dont la chef du parti au pouvoir Kadima, Tzipi Livni, appellent de leurs voeux.
L’ambassadrice israélienne aux Nations unies, Gabriela Shalev, a adressé une lettre au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon dans le cadre d’une campagne diplomatique destinée à justifier à l’avance des opérations.
"Nous ne pouvons accepter une situation où le Hamas continue de tirer sur des citoyens d’Israël", a par ailleurs affirmé Mme Livni lors d’un entretien téléphonique avec la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice.
Une trêve de six mois entre Israël et le Hamas, négociée par Le Caire, a pris fin vendredi.
Marqué par les déboires de la guerre au Liban en 2006, Israël ne cache pas sa crainte d’un retournement de l’opinion internationale si une opération à Gaza faisait des victimes civiles palestiniennes.
Dans le petit territoire, la situation a été rendue plus difficile encore pour ses habitants après la fermeture d’une vingtaine de boulangeries en raison d’une pénurie de farine et de gaz : des centaines de personnes faisaient la queue devant certains établissements pour tenter d’acheter du pain.
Jeudi, l’Office des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) a interrompu ses distributions de nourriture, indiquant que ses stocks de farine étaient épuisés.

La Russie a soutenu lundi le président palestinien Mahmoud Abbas, en visite à Moscou, face au Hamas et réitéré son souhait d’accueillir une conférence sur le Proche-Orient en 2009.
Le président de l’autorité palestinienne a d’abord rencontré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avant un entretien dans l’après-midi avec le président russe Dmitri Medvedev.
"La direction russe soutient et appuie le président Abbas, le président légitime de tout le peuple palestinien", a souligné M. Lavrov, une pique lancée au Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza qui juge de son côté que le mandat du président palestinien s’achève en janvier.

Les diplomates israéliens ont été chargés de sensibiliser la communauté internationale au sort des populations du sud du pays pris sous les tirs de roquette palestiniens, a déclaré lundi un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères. Il s’agit de préparer la communauté internationale à une éventuelle intervention militaire dans la bande de Gaza contrôlée par le Hamas.
"Les gens à l’étranger ne comprennent pas les souffrances des Israéliens qui vivent dans le sud sous la menace des roquettes. Et puis vous vous réveillez un matin avec une riposte israélienne, et vous ne comprenez pas d’où elle vient", a déclaré Yigal Palmor, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Le président syrien Bachar el-Assad a estimé lundi que des pourparlers de paix directs avec Israël étaient possibles.
Il a également jugé que de seules négociations indirectes ne pouvaient pas aboutir à la paix entre les deux pays, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue croate en visite à Damas.
Le président syrien a comparé le processus de paix à la construction d’un bâtiment, soulignant que la Syrie et Israël "posaient maintenant les fondations" de la paix par l’intermédiaire de discussions indirectes sous la médiation de la Turquie.

Une organisation israélienne de défense des droits de l’homme demande le démantèlement de l’une des principales colonies juives de peuplement de Cisjordanie. L’association B’Tselem a annoncé lundi avoir trouvé des documents prouvant que la colonie d’Ofra est sise sur une terre privée palestinienne.
B’Tselem demande au gouvernement de considérer Ofra comme un avant-poste non-autorisé et de procéder à son démantèlement. L’organisation note que toutes les colonies sont illégales au regard des lois internationales.

L’avenir de la présence en Irak après le 31 décembre 2008 des troupes étrangères non américaines était sérieusement compromis lundi en raison d’une crise parlementaire sans précédent.
"Le Parlement, qui devait initialement terminer ses travaux lundi, se réunira à nouveau mardi à 14H00 (11H00 GMT, ndlr). Il n’y aura pas de débat sur l’avenir des forces étrangères avant que la question du sort (de leur président Mahmoud, ndlr) Machhadani ne soit réglée", a affirmé à l’AFP cheikh Jamal al-Boutikh, chef du groupe parlementaire de la Liste nationale irakienne (liste laïque).
"Le crise est à son summum car la majorité des députés irakiens veulent le limogeage de Machhadani qui les avait offensés la semaine dernière", a-t-il dit.
"La réunion de mardi sera consacrée à l’affaire Machhadani", a confirmé à l’AFP un député kurde Feriad Arendouzi.

Par Al Faraby
( Mercredi, 22 décembre 2010 )

<FONT color=#ff0000 face=Arial>Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
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