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Le parlement irakien approuve le gouvernement de Maliki

mardi 21 décembre 2010, par La Rédaction

Le Parlement irakien a approuvé mardi la composition du gouvernement du Premier ministre Nouri al Maliki, mettant fin à neuf mois de tractations politiques depuis les élections législatives du 7 mars.
Les députés ont reconduit Maliki à la tête d’un gouvernement qui sera notamment chargé de rétablir la sécurité en Irak et de confirmer l’instauration d’un régime démocratique.
L’ancien ministre du Pétrole Hussein al Chahristani a été nommé vice-Premier ministre chargé de l’Energie tandis que le ministre des Affaires étrangères, le Kurde Hochiar Zebari, a conservé son portefeuille.
Le parlement avait différé lundi de 24 heures son vote sur la composition du nouveau gouvernement en raison de litiges persistants sur la répartition des postes.
S’exprimant devant les élus avant le vote, Maliki a reconnu que le chemin parcouru pour aboutir à la formation du gouvernement avait été ardu en raison de luttes intestines.
"Je ne dis pas que ce gouvernement, avec toutes ses composantes, est satisfaisant pour les citoyens, pour les blocs politiques, pour mon ambition (...) étant donné qu’il a été formé dans des circonstances extraordinaires", a-t-il déclaré.
L’ancien Premier ministre Iyad Allaoui, dont l’alliance électorale avait obtenu le plus grand nombre de sièges le 7 mars, a annoncé la participation pleine et entière de sa coalition, soutenue par les sunnites, au gouvernement. "Le bloc Irakia apporte son plein soutien au gouvernement", a-t-il dit. "Irakia jouera un rôle actif, productif et coopératif."
Maliki doit désormais pourvoir les postes stratégiques comme les portefeuilles de la Défense et de l’Intérieur.
Jusque-là vice-ministre, Abdoul Karim Louaibi a été nommé ministre du Pétrole et le responsable sunnite Rafie al Essaoui, ministre des Finances.
"L’accord conclu par les partis politiques est plutôt complexe mais ce qui importe, c’est qu’ils aient été capables d’y parvenir via des négociations pacifiques, en évitant un retour des violences", estime Chadi Hamid, directeur de recherche au Brookings Doha Center.
"Ceci étant dit, les accords de partage de pouvoir comme celui-ci ont tendance à être très fragiles et les prochains mois constitueront un test pour les mouvements rivaux."
La situation en Irak et les changements dans le secteur de l’énergie sont suivis avec attention par les investisseurs étrangers. Le pays s’est donné pour objectif de devenir l’un des principaux producteurs de pétrole.
Alors qu’il était ministre, Chahristani a signé une série de contrats avec de grandes compagnies pétrolières qui pourraient permettre à l’Irak de faire passer ca capacité de production de pétrole de 2,5 millions de barils par jour à 12 millions.
Aux yeux des compagnies pétrolières internationales, le maintien de Chahristani dans le secteur de l’énergie garantit que les contrats signés seront honorés.
Un accord de partage de pouvoir a été conclu le 10 novembre entre les trois grandes communautés d’Irak : les chiites, les sunnites et les Kurdes.
Maliki a été reconduit à la tête du gouvernement. Djalal Talabani, un Kurde, est maintenu à la présidence du pays et Ossama Noudjaifi, sunnite, a été nommé président du parlement.

(Mardi, 21 décembre 2010 - Avec les agences de presse)

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