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Dimanche 28 décembre 2008
Ehud Barak : "L’opération se poursuivra et s’intensifiera autant que cela sera nécessaire"

mardi 28 décembre 2010, par Al Faraby

Israël poursuivait dimanche ses attaques aériennes à Gaza, qui ont fait plus de 270 morts en moins de 24 heures, menaçant le Hamas qui administre le territoire palestinien d’une possible opération terrestre.
Réuni d’urgence, le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé dimanche à la fin immédiate de toutes les activités militaires dans la bande de Gaza.
L’opération dite "plomb durci", d’une violence jamais vue contre des objectifs palestiniens, vise selon Israël à mettre fin aux tirs de roquettes depuis Gaza sur les localités du sud du pays.
Les attaques israéliennes ont fait 271 morts, en majorité des policiers du Hamas, et 620 blessés, selon un nouveau bilan des services d’urgence palestiniens.
Des raids ont été signalés dimanche dès 07h00 (05h00 GMT) dans la ville de Gaza, dans le camp de Jabaliya, dans le nord du territoire, ainsi que dans le sud, à Khan Younès et Rafah, selon des témoins.
Dans l’une de ces attaques, à Gaza-ville, une dizaine de policiers du Hamas qui se trouvaient dans un poste de police, ont été blessés, a-t-on appris auprès des services d’urgence de l’hôpital al-Chifa.
Un autre a visé un bâtiment du "Conseil des ministres" du Hamas à Gaza. Les rues de la ville de Gaza étaient quasi désertes tandis que des files se formaient devant les boulangeries.
Les magasins et les écoles sont restés fermés en signe de deuil. Des policiers du Hamas étaient déployés dans les rues et bloquaient les accès à certains axes.
Une grève des commerces était également observée en Cisjordanie, à Jérusalem-est et dans les villes arabes d’Israël.
Mais Israël semble déterminé à ne pas s’en tenir aux raids aériens. D’autant que les tirs de roquettes, qui ont fait un mort israélien samedi et plusieurs blessés à Netivot (sud), se poursuivaient de façon sporadique.
Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak cité par son porte-parole a affirmé dimanche qu’une opération terrestre contre le Hamas était possible.
"Nous sommes prêts à toute éventualité. S’il est nécessaire de déployer des troupes pour défendre nos citoyens, nous le ferons", a déclaré M. Barak cité par son porte-parole
Selon les médias israéliens, l’armée a commencé à masser des troupes aux abords de la bande de Gaza. Un porte-parole militaire s’est refusé au moindre commentaire.
La radio publique a précisé que "des unités blindées supplémentaires de réservistes ont pris position dans un secteur limitrophe de la bande de Gaza".
Ehud Barak a par ailleurs décidé d’autoriser dimanche le passage d’un convoi d’aide humanitaire à destination de la bande de Gaza, a indiqué sa porte-parole.
Selon un haut responsable militaire israélien, l’armée de l’air a attaqué uniquement des "objectifs militaires" et réussi à porter un coup sévère en surprenant le Hamas. Mais il s’agit uniquement du premier acte d’une campagne de "longue haleine" pour forcer le Hamas à stopper les tirs.
L’opération "se poursuivra et s’intensifiera autant que cela sera nécessaire", a averti M. Barak.
Le Premier ministre du gouvernement de transition, Ehud Olmert, a affirmé qu’Israël ne "combattait pas le peuple palestinien" mais le Hamas, et s’est engagé à éviter une "crise humanitaire" à Gaza.
Le chef du gouvernement du Hamas Ismaïl Haniyeh a répliqué que les attaques israéliennes ne feraient pas plier son mouvement.
Son chef en exil, Khaled Mechaal, a appelé à déclencher une nouvelle intifada contre Israël et a évoqué une reprise des attentats suicide.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a qualifié l’offensive israélienne "d’agression lâche" et dénoncé les "massacres dans la bande de Gaza".
A l’ONU, une déclaration non contraignante des 15 membres du Conseil de sécurité appelle "à l’arrêt immédiat" de toutes violence et toutes les activités militaires. Elle ne mentionne nommément ni Israël ni le Hamas.
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon avait appelé samedi à l’"arrêt immédiat des violences".
La Maison Blanche a estimé que le Hamas avait les cartes en main, faisant valoir que le mouvement pouvait mettre un terme aux frappes israéliennes en cessant ses propres tirs de roquettes sur l’Etat hébreu.
Le président élu américain Barack Obama "surveille" la situation, a déclaré une porte-parole depuis Hawaï où il passe les fêtes.
L’Union européenne et Moscou, entre autres, ont appelé à la fin "immédiate" des violences.

La Syrie a décidé dimanche de suspendre ses pourparlers de paix indirects avec Israël, en réaction à l’offensive de l’Etat hébreu contre le Hamas dans la Bande de Gaza, selon un responsable syrien.
Plus de 280 personnes, dont bon nombre de civils, ont été tués dans l’opération miltiaire israélienne depuis son lancement samedi.

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a affirmé dimanche qu’il avait demandé à ses hommes de se tenir en alerte dans le sud du Liban en cas d’attaques israéliennes, et il a promis de ne pas abandonner le Hamas dans la Bande de Gaza.

"L’Amérique et les sionistes sont les dirigeants du terrorisme mondiale", proclamait une pancarte brandie par des manifestants rassemblés devant les bureaux de l’Onu à Beyrouth pour réclamer une intervention des Nations unies afin de mettre fin à l’effusion de sang dans la bande de Gaza.
Des manifestations similaires se sont déroulées dans des camps de réfugiés palestiniens du Liban qui abritent quelque 400.000 Palestiniens, survivants ou descendants de personnes déplacées lors de la création d’Israël, en 1948.
Des milliers de manifestants se sont rassemblés dans le centre de Damas en brandissant des drapeaux palestiniens et syriens. Ils ont brûlé un drapeau américain en scandant des slogans anti-américains et anti-israéliens.
"Jusqu’à quand durera le silence arabe ?", demandait une banderole.

La haute commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme (HCR) a jugé "disproportionnée" dimanche l’offensive aérienne menée par Israël dans la Bande de Gaza en réaction aux tirs palestiniens de roquettes sur le sud de son territoire.
On comptait environ 280 morts dimanche au deuxième jour de l’opération, selon une source palestinienne officielle.
La cheffe du HCR Navi Pillay a appelé l’Etat hébreu à épargner les civils et à éviter d’infliger une punition collective à tout le territoire sous contrôle du Hamas. Elle a exhorté Israël et le Hamas dans un communiqué à cesser les violences, à permettre la distribution de l’aide humanitaire et l’entrée d’observateurs indépendants.

Nicolas Sarkozy a fait part dimanche de "sa vive préoccupation face à l’escalade de la violence dans le sud d’Israël et dans la bande de Gaza" et rappelé "sa ferme condamnation des provocations qui ont conduit à cette situation ainsi que de l’usage disproportionné de la force" lors d’un entretien téléphonique avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
Dans un communiqué, l’Elysée précise que le président français a également "déploré les importantes pertes civiles et appelé à l’arrêt immédiat des tirs de roquettes sur Israël ainsi que des bombardements israéliens sur Gaza". Selon Paris, les deux dirigeants "sont convenus de rester en contact au cours des prochains jours".

Par Al Faraby
Mardi, 28 décembre 2010

<FONT color=#ff0000 face=Arial>Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
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