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Benjamin Netanyahu juge un accord de paix provisoire possible

mardi 28 décembre 2010, par La Rédaction

Un accord de paix provisoire pourrait être une issue possible si Palestiniens et Israéliens ne parviennent pas à s’entendre sur les questions-clés du processus, a estimé lundi Benjamin Netanyahu, évoquant pour la première fois une telle option.
"Si nous aboutissons peut-être à (une impasse) sur Jérusalem et peut-être sur les réfugiés, alors un accord intérimaire pourrait être une issue.
C’est possible, je ne peux pas l’exclure", a dit le Premier ministre israélien, interrogé sur une proposition de son ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, lors une interview accordée à une télévision israélienne.
C’est la première fois que Benjamin Netanyahu parle d’une autre voie pour les pourparlers de paix, alors que les négociations relancées sous l’égide des Etats-Unis sont au point mort depuis octobre.
Nabil Abou Rdaïnah, proche conseiller de Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, a aussitôt exclu l’hypothèse d’un accord intérimaire.
"C’est inacceptable pour nous, parce que cela exclurait deux questions essentielles : celles de Jérusalem et des réfugiés. Jérusalem est une ligne rouge et ce sera la capitale du futur Etat palestinien (...) Revenir à des discussions sur un Etat sans en définir les frontières est inacceptable et cela ne nous mènera pas à une paix véritable", a-t-il prédit.
A Washington, un porte-parole du département d’Etat a déclaré que la diplomatie américaine poursuivait ses efforts pour parvenir à un accord de paix.
"Notre position est claire : nous restons solidement au travail avec les parties pour obtenir un accord-cadre sur toutes les questions centrales", a réagi Mark Toner, interrogé sur les propos de Benjamin Netanyahu.
Le Premier ministre israélien a reconnu que les Palestiniens n’accepteraient pas de négocier un accord provisoire, mais a souligné que le processus en cours pourrait déboucher sur cette option.
Benjamin Netanyahu s’est dit en outre prêt à mettre sa coalition en péril pour tenter de parvenir à accord de paix définitif, à condition que l’Autorité palestinienne reconnaisse Israël en tant qu’Etat juif.
"Si les Palestiniens reconnaissent un Etat juif (...), je vous dis ici et maintenant que j’irai jusqu’au bout. Aucune considération relative à la coalition ne m’empêchera (...) de parvenir à un accord, de le soumettre au peuple et une majorité me soutiendra", a-t-il assuré.

Les Palestiniens rejettent l’idée d’un accord ’intérimaire’

La proposition du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, qui a évoqué la possibilité d’un accord ’intérimaire’, faute de règlement global, a été jugée ’inacceptable’ par de hauts responsables palestiniens, lundi 27 décembre. Nabil Abou Roudeina, un porte-parole du président palestinien Mahmoud, Abbas juge en effet qu’une telle éventualité ’omet la question de Jérusalem et des réfugiés’.
’Recommencer à parler d’un Etat palestinien aux frontières provisoires est absolument inacceptable et ne conduira pas à une paix véritable’, a affirmé Nabil Abou Roudeina. ’Le temps est venu de trancher sur les questions de statut final et d’établir un Etat palestinien sur les frontières du 4 juin 1967’, c’est-à-dire sur l’intégralité de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, a-t-il ajouté.
Pour sa part, le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat, a réaffirmé que ’le moment est venu [...] pour des solutions définitives qui englobent Jérusalem, les réfugiés, les frontières, la sécurité, la colonisation, l’eau et la libération de tous les détenus palestiniens dans les prisons israéliennes’.
Plus tôt, M. Nétanyahou avait déclaré à la télévision israélienne qu’’il pourrait y avoir une situation dans laquelle les discussions avec les Palestiniens se heurteraient à un mur sur les questions de Jérusalem et du droit au retour [des réfugiés palestiniens], et dans ce cas le résultat serait un accord intérimaire’. ’Mais, si les Palestiniens acceptent un Etat démilitarisé et renoncent de facto au droit au retour, alors j’irai jusqu’au bout et je pense que la majorité du pays [Israël] me suivra’, a-t-il conclu.
Les pourparlers directs entre Israël et les Palestiniens, relancés le 2 septembre à Washington, sont suspendus depuis l’expiration le 26 septembre d’un moratoire sur la colonisation juive en Cisjordanie occupée.

(Mardi, 28 décembre 2010 - Avec les agences de presse)

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