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Lundi 29 décembre 2008
Ehud Barak. "Cela ne sera pas de courte durée et ne sera pas facile".

mercredi 29 décembre 2010, par Al Faraby

Israël attaquait lundi des cibles du Hamas pour la troisième journée consécutive dans la bande de Gaza où ses raids ont fait plus de 300 morts dont 51 civils, alors que se profile la perspective d’attaques terrestres.
En Israël, des roquettes tirées par des résistants du Hamas depuis la bande de Gaza ont fait un mort et huit blessés, à Ashkelon, dans le sud du pays.
Après une série de raids nocturnes, l’armée de l’air israélienne a mené de nouvelles frappes dans la bande de Gaza lundi matin, détruisant notamment le bureau du Premier ministre Ismaïl Haniyeh, selon des témoins.
Dans la nuit, un appareil israélien a bombardé l’Université islamique de Gaza et une mosquée a été détruite à Jabaliya, dans le nord du petit territoire.
Cinq fillettes d’une même famille âgées de un à douze ans et habitant près de la mosquée ont été tuées lors de ce raid.
Selon le dernier bilan fourni par le chef des services d’urgence dans la bande de Gaza Mouawiya Hassanein, les attaques aériennes israéliennes ont fait depuis samedi au total 312 tués et 1.420 blessés.
L’ONU, citant des chiffres obtenus de sources hospitalières, a fait état de 51 morts civils parmi les victimes.
"Nous avons compilé un bilan des victimes civiles de sources médicales et hospitalières. Il s’établit à 51 morts, dont des femmes et des enfants", a affirmé à l’AFP Christopher Gunness, porte-parole de l’UNRWA, l’agence de l’ONU d’aide aux réfugiés palestiniens.
L’opération dite "plomb durci", d’une violence inédite depuis l’occupation des territoires palestiniens par Israël en 1967, vise selon l’Etat hébreu à mettre fin aux tirs de roquettes sur le sud du pays depuis la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas qui en a délogé en juin 2007 les forces fidèles au président palestinien Mahmoud Abbas.
Laissant planer la menace d’une offensive terrestre, Israël a donné dimanche son feu vert à la mobilisation de 6.500 réservistes, a annoncé un haut responsable à l’issue de la réunion hebdomadaire du gouvernement.
Lundi, des renforts d’infanterie et de blindés ont été déployés à la lisière de la bande de Gaza, selon des photographes de l’AFP.
L’armée israélienne "élargira et intensifiera ses opérations à Gaza autant que nécessaire", a averti dimanche le ministre de la Défense Ehud Barak. "Cela ne sera pas de courte durée et ne sera pas facile".
Dans une mesure qui pourrait préluder d’une attaque terrestre imminente, l’armée israélienne a décrété lundi le secteur frontalier longeant la bande de Gaza "zone militaire fermée", selon un porte-parole militaire.
Le porte-parole a indiqué que les routes de ce secteur étaient interdites à la circulation des civils sauf autorisation spéciale de l’armée, et que seuls les habitants des localités israéliennes avaient le droit d’accès à cette zone.
A Ashkelon, à quelque 13 km de la bande de Gaza, un ouvrier arabe israélien a été tué et huit autres civils blessés par une roquette palestinienne.
Il s’agit du deuxième civil tué par des roquettes palestiniennes en Israël depuis le début des raids aériens.
Dans un communiqué à Gaza, la branche armée du Hamas a affirmé avoir tiré "quatre roquettes de type Grad" sur Ashkelon. Au total, une vingtaine de roquettes tirées depuis Gaza se sont abattues lundi dans le sud d’Israël.
Par ailleurs, un Palestinien a blessé quatre Israéliens dans une attaque à la lame dans une colonie de Cisjordanie avant d’être lui-même grièvement blessé par balle, selon des sources sécuritaires.
Dimanche après-midi, l’aviation israélienne a mené des raids contre des tunnels de contrebande dans le secteur de Rafah, à la frontière de la bande de Gaza avec l’Egypte. Ces souterrains permettent au Hamas d’introduire des armes dans la bande de Gaza, soumise à un blocus israélien.
De l’autre côté de la frontière, la police égyptienne a tiré des coups de feu en l’air pour empêcher des dizaines de Palestiniens d’entrer en Egypte au nord du terminal de Rafah. Le Caire a déployé de nouveaux renforts dans ce secteur.
Dimanche soir, un policier égyptien a été tué par balle et un autre blessé à Rafah par des tirs en provenance de la bande de Gaza.

L’Égypte a répondu lundi avec force aux attaques formulées la veille par le Hezbollah libanais sur son rôle dans la crise actuelle dans la bande de Gaza.
En visite en Turquie, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a déclaré que le chef du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, cherchait à semer le trouble en Égypte pour le bien d’intérêts étrangers, en référence visiblement à l’Iran, qui soutient le mouvement chiite.
"Les forces armées (égyptiennes) sont capables de défendre leur patrie contre des gens comme vous. Vous voulez créer le chaos dans la région au service d’intérêts qui ne veulent pas le bien de cette région", a déclaré Aboul Gheit, cité par l’agence égyptienne Mena.

Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne se réuniront mardi à Paris en urgence pour se concerter sur les efforts de règlement du conflit entre Israël et le Hamas, a annoncé lundi le ministère français des Affaires étrangères.
"Les ministres évoqueront la contribution de l’Union européenne au règlement de la crise actuelle, en liaison avec les efforts de la communauté internationale, notamment ceux du Secrétaire Général des Nations unies", a précisé le quai d’Orsay dans un communiqué.

Des milliers de personnes ont à nouveau manifesté en Europe contre les raids israéliens menés depuis samedi sur la bande de Gaza, qui ont fait plus de 340 morts dont 57 civils.
Aux cris notamment de "Stop aux massacres à Gaza" ou d’"Israël assassin, Sarkozy complice", près de 2.000 personnes ont manifesté en France, à Paris, Montpellier (sud), Toulouse (sud-ouest), Marseille (sud-est) et Nancy (est), à l’appel d’organisations pro-palestiniennes, de partis de gauche et de syndicats.
Ces organisations, regroupées au sein du "Collectif national pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens", ont aussi appelé à une manifestation mardi à Paris, en direction du Quai d’Orsay, siège du ministère français des Affaires étrangères.

Scandant "Mort à l’Amérique, mort à Israël", des dizaines de milliers de manifestants chiites libanais se sont rassemblés dans la banlieue sud de Beyrouth pour réclamer l’arrêt des raids israéliens sur la bande de Gaza.
En Jordanie, environ 20.000 personnes ont participé à Amman à une manifestation organisée par les Frères musulmans tandis qu’au Caire un millier d’Égyptiens se rassemblaient en signe de solidarité avec les Palestiniens de Gaza.
"Aujourd’hui à Gaza, nous faisons face, en tant que nation, à une bataille qui engage le destin de la Palestine plus que celui du gouvernement du Hamas", a lancé aux manifestants de Beyrouth le chef du Hezbollah libanais, Sayyed Hassan Nasrallah.

Nicolas Sarkozy, qui s’est entretenu avec le président égyptien Hosni Moubarak, recevra "début janvier" la ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni à l’Elysée, annonce un communiqué de la présidence diffusé lundi, au troisième jour de la vaste offensive israélienne contre la Bande de Gaza.
"Le président de la République recevra Mme Tzipi Livni début janvier à l’Elysée", précise le communiqué. Ministre des Affaires étrangères, Mme Livni dirige aussi la campagne du parti centriste Kadima pour les élections générales du 10 février prochain.
Nicolas Sarkozy a par ailleurs téléphoné lundi à son homologue égyptien Hosni Moubarak. "Les deux dirigeants ont fait le point détaillé de la situation à Gaza" et "ont évoqué les modalités envisageables d’une sortie de crise", précise la présidence française. Ils "sont convenus de rester en contact au cours des prochains jours".

Par Al Faraby
Mercredi, 29 décembre 2010

<FONT color=#ff0000 face=Arial>Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
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