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Les conflits armés privent 28 millions d’enfants d’éducation, dénonce l’Unesco

mardi 1er mars 2011, par La Rédaction

Vingt-huit millions d’enfants sont "privés d’éducation, en raison des conflits armés" qui les exposent "aux attaques ciblées sur leurs écoles" ou "aux violences sexuelles", dénonce un rapport de l’Unesco publié mardi qui plaide pour revoir le système d’aide humanitaire.
Sur les 67 millions d’enfants en âge de fréquenter l’école primaire qui ne sont pas scolarisés, "42%, soit 28 millions, vivent dans des pays pauvres en proie à des conflits", affirme l’Unesco dans ce rapport, intitulé "La crise cachée : les conflits armés et l’éducation".
Ce chiffre de 28 millions porte sur l’année 2008, a précisé à l’AFP l’Unesco, ajoutant ne pas avoir de statistiques antérieures.
De 1999 à 2008, 35 pays ont été en proie à des conflits armés, estime l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture, constatant qu’un conflit moyen dans un pays à bas revenus dure environ 10 ans.
L’un des principaux problèmes est "que les parties prenantes aux conflits s’en prennent de façon délibérée aux enfants et aux écoles", a expliqué le directeur du rapport, Kevin Watkins.
Ainsi en Afghanistan, au moins 613 attaques contre des écoles ont été répertoriées en 2009, contre 347 en 2008.
Dans le nord du Yémen, "220 écoles ont été détruites, endommagées ou pillées pendant les combats qui ont opposé le gouvernement et les forces rebelles en 2009 et 2010", selon l’Unesco.
En outre, les violences sexuelles et viols ayant été "largement utilisés comme tactiques de guerre", la peur des sévices sexuels, entre autres, "empêche les enfants d’aller à l’école, en particulier les jeunes filles", pointe encore le rapport.
Au-delà des éventuelles responsabilités internes aux Etats en conflit, l’Unesco met en cause le système d’aide humanitaire, qui "passe à côté des enfants" de ces pays, estime-t-il.
D’une part parce que "moins de 2% de l’assistance humanitaire" (soit 149 millions de dollars, 108 millions d’euros) est affectée à l’éducation, "ce qui ne permet de répondre qu’à un nombre infime des demandes d’aide pour l’éducation", a expliqué M. Watkins.
"Insuffisamment financé", ce système est aussi "imprévisible et régi par le court-termisme", selon le rapport, qui dénonce une forte disparité selon les pays : l’aide à l’éducation de base a par exemple quintuplé en Afghanistan au cours des 5 dernières années, mais a diminué en Côte d’Ivoire.
"Si les pays riches allouaient simplement six jours de leurs dépenses militaires à l’éducation, ils pourraient obtenir les 16 milliards de dollars nécessaires à l’éducation pour tous", estime-t-il.
L’Unesco souligne encore les difficultés rencontrées par les réfugiés et déplacés pour recevoir une éducation de base.
L’organisme propose notamment de créer une Commission internationale sur le viol et les violences sexuelles soutenue par la Cour pénale internationale et de "réparer le système d’aide humanitaire", notamment en développant des fonds communs.
Sur l’Education dans le monde en général, l’Unesco constate que le nombre d’enfants non scolarisés en âge de fréquenter l’école primaire a diminué entre 1999 et 2008, passant de 106 à 67 millions. Mais elle regrette que ce chiffre "ne diminue pas assez vite" pour atteindre "l’objectif +d’Education pour tous+ que se sont fixés 160 pays à Dakar en 2000 pour 2015.
Rien qu’en Afrique subsaharienne, 10 millions d’enfants ne terminent pas le cycle primaire chaque année.

(Mardi, 1er mars 2011 - Avec les agences de presse)

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