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Le président soudanais est arrivé au Qatar pour le sommet arabe, Ban Ki-moon attendu

dimanche 29 mars 2009, par La Rédaction

Le sommet arabe qui s’ouvre lundi à Doha sera dominé par la présence du président soudanais Omar Hassan al Bachir, inculpé par la Cour pénale internationale (CPI) et par les divergences entre pays membres au sujet de l’influence croissante de l’Iran au Moyen-Orient.
Toujours défiant au sujet du mandat d’arrêt international dont il fait l’objet de la part de la CPI pour crimes de guerre au Darfour, Bachir est arrivé dès dimanche au Qatar pour assister à cette réunion ordinaire de la Ligue arabe.
Après l’Egypte, l’Erythrée, la Libye et l’Ethiopie, le Qatar est le cinquième pays où se rend le président soudanais depuis que la CPI a lancé le 4 mars son mandat d’arrêt, que de nombreux pays africains et arabes ont demandé au Conseil de sécurité de suspendre.
Le Premier ministre qatari, le cheikh Hamad ibn Djassim al Sani, a déclaré cette semaine que son pays avait été soumis à de fortes pressions internationales pour qu’il renonce à inviter Bachir au sommet, mais qu’il les avait ignorées.
Le Qatar est, avec la Syrie, un des pays arabes qui entretient de bonnes relations avec l’Iran, dont le soutien au Hezbollah libanais et au Hamas palestinien ainsi que l’influence croissante dans la région, notamment en Irak, inquiète les Etats arabes modérés comme l’Egypte, l’Arabie saoudite et la Jordanie.
Ce clivage a été illustré durant la récente crise de Gaza lorsque l’Egypte et l’Arabie saoudite ont boudé un sommet organisé par le Qatar auquel l’Iran et la direction en exil du Hamas, basée à Damas, étaient conviés.
Les participants à cette réunion ont menacé de révoquer le plan de paix adopté en 2003 par tous les pays membres de la Ligue arabe et offrant à Israël une paix en bonne et due forme en échange de son retrait de tous les territoires arabes occupés depuis 1967.
"Le sommet de Doha reste un sujet qui fâche entre l’alliance qui émerge de facto entre le Qatar, la Syrie et l’Iran, d’une part, et les Saoudiens, les Egyptiens et les Jordaniens, de l’autre", souligne Ali al Ahmed, analyste et opposant saoudien basé aux Etats-Unis.
L’intention du Qatar et du secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa de faire du sommet de lundi une réunion de réconciliation entre Arabes a été déjouée par la décision du président égyptien Hosni Moubarak ne pas s’y rendre ni d’y déléguer son ministre des Affaires étrangères.
L’Egypte et l’Arabie saoudite avaient boycotté l’an dernier le sommet arabe organisé à Damas pour protester contre le soutien de la Syrie au Hezbollah, considéré comme un cheval de Troie iranien au Liban
Le président syrien Bachar al Assad a fait ce mois-ci le voyage de Ryad pour se réconcilier avec le roi Abdallah en vue du sommet de lundi.
Moubarak s’est lui aussi rendu ce jour-là dans la capitale saoudienne.
On s’attendait donc à une réconciliation entre "frères ennemis arabes" mais le boycottage par Moubarak du nouveau sommet de Doha montre que le précédent a laissé des traces.
Selon Djamal Khashoggi, rédacteur en chef du quotidien saoudien Al Watan, son absence ne devrait néanmoins n’avoir aucune influence sur les efforts égypto-saoudiens pour amener le Hamas à se joindre à un gouvernement d’unité palestinien dirigé par le président Mahmoud Abbas.
Sur ce sujet, prédit-il, "les autres pays suivront. La seule position sur la table à Doha est la politique égypto-saoudienne."
D’autres motifs de divergences, comme la politique syrienne au Liban ou l’alliance de Damas avec Téhéran, ne sont pas à l’ordre du jour. Les analystes présument que la rencontre Abdallah-Assad à Ryad n’y est pas étrangère.
Les efforts de conciliation de l’Arabie saoudite envers le la Syrie et le Qatar trouvent leur explication dans le souci de Ryad de ne pas voir les divisions arabes faire le jeu de l’Iran.
L’Arabie saoudite s’inquiète de voir la puissance rivale de la région se poser en champion de la cause palestinienne et craint que les ouvertures de Barack Obama vers la République islamique ne sonnent le glas de son partenariat privilégie avec Washington.

( Dimanche, 29 mars 2009 - Avec les agences de presse )

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