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Tunisie : l’ex-président accusé de "meurtres avec préméditation"

mercredi 13 avril 2011, par La Rédaction

Pendant les troubles qui ont précédé la chute de son régime le 14 janvier dernier, l’ex-président tunisien Zine El Abidine Ben Ali aurait donné des ordres de bombarder la cité Ezzouhour, dans la ville de Kasserine (centre-ouest), pour mâter la révolte populaire.
C’est ce qu’a révélé mardi le président de la commission d’investigation sur les violations et les abus commis pendant cette période, Me Taoufik Bouderbala, lors d’une conférence de presse.
"L’intention était claire de faire plier la région et de mettre à genoux ses habitants pour des meurtres collectifs avec préméditation", a accusé cet ancien président de la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH).
La région de Kasserine avait enregistré à elle seule 33 victimes pendant le soulèvement populaire qui a eu raison du régime répressif de Ben Ali, contre 13 à Sidi Bouzid d’où est partie l’étincelle à la suite de l’immolation par le feu d’un jeune vendeur ambulant.
Selon des informations de presse, le général Rachid Ammar, chef d’état-major de l’armée de terre, avait refusé d’exécuter l’ordre de tirer sur les manifestants. Il est devenu depuis l’une des figures les plus populaires du pays, selon des sondages.
Les autorités et des organisations non gouvernementales ont fait état d’un bilan global dépassant les 200 morts, tombés sous les balles des forces de sécurité.
Le président déchu est depuis réfugié en Arabie Saoudite en compagnie de son épouse Leïla en dépit d’un mandat d’amener lancé à travers Interpol. Une demande d’extradition adressée par Tunis est restée sans réponse.

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Arrestations de plus de 11.300 délinquants ayant "terrorisé" la population

Plus de 11.300 "délinquants" ont été arrêtés par les forces tunisiennes de sécurité intérieure au cours de la période allant du 1er février au 11 avril 2011, a annoncé mardi le ministère tunisien de l’Intérieur.
"Ces individus sont impliqués dans des actes de pillage, de vol et de destruction, dans des opérations de trafic de drogue ou pour avoir terrorisé des citoyens", précise un communiqué du ministère diffusé par l’agence TAP.
Après la chute du régime de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali qui a fui le 14 janvier en Arabie Saoudite, des actes de vandalisme de tous genres ont été perpétrés dans de nombreuses régions de Tunisie.
Des groupes de délinquants s’attaquaient à la population, aux maisons et aux commerces, provoquant un climat d’insécurité dans le pays. Le communiqué ne donne aucune précision sur leurs mobiles ni sur les parties qui les auraient manipulés. Des rumeurs ont circulé sur l’implication d’anciens responsables de l’ex-parti au pouvoir et du clan des Trabelsi, les proches de l’épouse de Ben Ali, Leïla.
Par ailleurs, le ministère fait état de l’arrestation durant le mois de mars de plus de 2.000 anciens détenus évadés de prison lors des récents troubles en Tunisie.
Les autorités avaient recensé quelque 11.000 évadés, dont plus de 2.000 ont réintégré les établissements pénitentiaires. On ignore combien demeurent en fuite après cette nouvelle vague d’arrestations.
Depuis l’avènement du Premier ministre Béji Caïd Essebsi à la tête du gouvernement transitoire, la situation sécuritaire a connu une nette amélioration, en dépit de la persistance de troubles isolés dans certaines régions du pays.

(Mercredi, 13 avril 2011 - Avec les agences de presse)

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