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Les puissances émergentes inquiètes des frappes en Libye

jeudi 14 avril 2011, par La Rédaction

Les dirigeants des cinq puissances émergentes du ’Brics’, réunis en sommet à Sanya, en Chine, ont exprimé jeudi leurs inquiétudes face aux frappes aériennes en Libye et souhaité un règlement pacifique à la crise dans ce pays.
"Nous sommes profondément préoccupés face à l’agitation au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Afrique de l’Ouest", disent dans le communiqué final de leur réunion les dirigeants du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud, nouvelle venue dans ce groupe.
Ajoutant que le recours à la force devrait être par principe évité, ils demandent une solution négociée et saluent les efforts de médiation de l’Union africaine (UA).
Lors de leurs discussions, dit-on de source diplomatique, les dirigeants du BRICS ont cependant été plus catégoriques que dans leur communiqué final. "Ils ont tous condamné les bombardements", a-t-on dit de même source.
L’Afrique du Sud, qui siège au Conseil de sécurité, a voté le mois dernier la résolution 1973 instaurant une zone d’exclusion aérienne en Libye et autorisant "toutes les mesures nécessaires" pour assurer la protection des populations civiles face à l’armée de Mouammar Kadhafi.
Mais elle s’est jointe aux critiques exprimées à Sanya et son président Jacob Zuma, en visite de médiation dimanche dernier à Tripoli, a appelé l’Otan à mettre fin à ses raids.

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Réunion diplomatique sur la Libye aujourd’hui au Caire

Une réunion internationale en présence du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton s’est ouverte jeudi matin au siège de la Ligue arabe au Caire pour examiner les moyens de mettre fin à la crise en Libye. La réunion est présidée par le secrétaire général de l’organisation panarabe, Amr Moussa, et M. Ban. Le chef de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) Ekmeleddin Ihsanoglu et le président de la Commission de l’Union africaine Jean Ping y participent également.
"Cette conférence vise à examiner les solutions et les issues politiques à la crise libyenne et à coordonner les efforts entre ces organisations", a indiqué Ahmed Ben Helli, le secrétaire général adjoint de la Ligue, cité par l’agence officielle égyptienne Mena. Elle se tient au lendemain de la réunion à Doha du Groupe de contact sur la Libye, chargé du suivi politique de l’intervention internationale dans ce pays, qui a décidé la création d’un fonds d’aide à la rébellion et réitéré la nécessité d’un départ du colonel Muammar Kadhafi pour régler le conflit.

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La Libye au coeur des discussions de l’OTAN jeudi et vendredi

Les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’OTAN se réunissent jeudi et vendredi à Berlin pour des discussions essentiellement consacrées à la situation à la Libye.
La réunion, qui débute à 10hGMT, survient alors que Paris et Londres ont émis des critiques cette semaine sur l’implication de l’Alliance atlantique en Libye. L’organisation a pris les commandes des opérations militaires internationales le 31 mars dans le pays.
France et Grande-Bretagne ont également demandé aux Etats-Unis de s’impliquer davantage dans le conflit.
La réunion permettra aussi d’évoquer la situation en Afghanistan, et notamment le transfert du contrôle de la sécurité aux forces locales.

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La France pas prête à armer la rébellion libyenne

La France n’entend pas fournir des armes aux rebelles libyens, la solution à la crise étant politique et non militaire, a déclaré jeudi Alain Juppé. Le ministre français des Affaires étrangères s’exprimait à son arrivée à une réunion informelle à Berlin sur la Libye avec ses homologues des 28 pays de l’Otan.
Prié de dire si la France était prête à armer la rébellion qui n’arrive pas à prendre le dessus sur les forces de Muammar Kadhafi malgré les frappes aériennes de la coalition, il a répondu : "La France n’est pas dans cette disposition." "Il n’y aura pas de solution militaire, qu’une solution politique", a-t-il ajouté.

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Déluge de roquettes près du port à Misrata, disent les rebelles

Les forces gouvernementales libyennes ont tiré jeudi des dizaines de roquettes Grad sur un quartier résidentiel à Misrata, tuant huit civils, a déclaré un porte-parole des rebelles dans la troisième ville de Libye.
"Ils ont tiré ce matin au moins 80 roquettes Grad pendant une heure et demie sur le quartier résidentiel de Kasr Ahmad, près du port. Pour l’instant nous dénombrons huit martyrs et vingt blessés", a dit par téléphone à Reuters Abdelbasset Abou Mzereik.
"Ils continuent de tuer les civils. Hier il y a eu cinq morts et 37 blessés dans la population."
Mercredi, les insurgés avaient signalé d’intenses combats dans plusieurs quartiers de Misrata, ajoutant être parvenus à repousser les troupes gouvernementales à l’ouest de la ville côtière.
La ville assiégée depuis plusieurs semaines par l’armée de Mouammar Kadhafi est située à 220 km à l’est de Tripoli, la capitale libyenne.

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L’avion du dirigeant rebelle libyen pour Washington annulé

Le dirigeant rebelle libyen Mahmoud Jibril était attendu à Washington à partir de jeudi pour des entretiens avec des responsables officiels américains, mais son avion a été annulé, a indiqué, mercredi soir, le bureau du sénateur américain John Kerry. Mahmoud Jibril devait s’entretenir jeudi matin au Capitole avec le sénateur John Kerry, président de la commission des Affaires étrangères. Mais selon John Kerry, l’avion de Mahmoud Jibril "a été annulé". "Nous espérons que cette réunion sera organisée dans un futur proche", a indiqué le bureau de M. Kerry. Jibril, chargé des affaires étrangères au sein du Conseil national de transition (CNT), devait aussi rencontrer des membres du Congrès et des responsables du département de la Défense, avait indiqué dans l’après-midi le porte-parole du département d’État Mark Toner. Il avait également rendez-vous avec Jim Steinberg, le numéro deux de la diplomatie américaine.
"Ces rencontres nous permettront de continuer à mieux connaître l’opposition, le CNT et son projet pour la Libye", avait commenté Mark Toner. Mahmoud Jibril avait rencontré il y a quelques semaines à Paris la secrétaire d’État Hillary Clinton, qui sera cette fin de semaine à Berlin pour une réunion de l’Otan. Mahmoud Jibril était aussi attendu pour participer vendredi à une conférence au Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS), a annoncé séparément ce centre de réflexion basé dans la capitale des États-Unis.
Les États-Unis, comme ils l’avaient annoncé dès le départ des opérations, ont réduit leur engagement militaire en Libye, alors que la France et la Grande-Bretagne pressent les autres pays de l’Otan d’intensifier leurs efforts, face à la crainte d’un enlisement du conflit.
Kerry et Jibril, accompagnés de l’ambassadeur libyen Ali Aujali, devaient participer à un point presse vers 11 h 30 ( 16 h 30 à Paris) au Capitole. "La commission des Affaires étrangères et les Américains sont impatients d’en apprendre plus sur l’opposition en Libye et Mahmoud Jibril est bien placé pour répondre à nos questions", a estimé M. Kerry dans un communiqué mercredi. John Kerry précise qu’il avait invité Mahmous Jibril à se rendre à Washington lors d’une rencontre au Caire le mois dernier.

(Jeudi, 14 avril 2011 - Avec les agences de presse)

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