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Dix-huit actions en justice intentées contre Ben Ali

jeudi 14 avril 2011, par La Rédaction

Dix-huit actions en justice ont été intentées par les nouvelles autorités tunisiennes contre le président déchu Ben Ali, y compris pour des charges d’homicide volontaire et de trafic et usage de drogue, rapporte mercredi soir l’agence officielle de presse TAP.
D’autres poursuites portent sur un complot contre la sûreté de l’Etat, précise l’agence qui cite le ministre de la Justice, Lazhar Karoui Chebbi.
Au total, les actions intentés contre le président déchu mais aussi sa famille et son clan sont au nombre de 44.
Chassé par la "révolution de jasmin" après 23 ans au pouvoir, Ben Ali s’est enfui en Arabie saoudite le 14 janvier dernier. Plusieurs membres de sa famille et de son entourage ont été arrêtés.
Des mandats internationaux ont été lancés pour geler les avoirs de Ben Ali et de sa famille. Le ministère de la Justice travaille en outre aux moyens d’obtenir l’extradition de l’ex-président.
La Tunisie a annoncé le 26 janvier dernier qu’elle avait demandé à Interpol de l’aider à arrêter Ben Ali, son épouse Leïla Trabelsi et d’autres membres en fuite du clan.

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Nouvelle incarcération d’un haut responsable de l’ancien régime

Abderrahim Zouari, ancien ministre et dirigeant du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), l’ancien parti au pouvoir en Tunisie, a été incarcéré mercredi, selon une source judiciaire citée par l’agence officielle TAP.
Il a été incarcéré après son interrogatoire par le juge d’instruction près le tribunal de première instance de Tunis, selon la TAP, qui ne précise pas les chefs d’inculpation retenues contre le prévenu.
Plusieurs fois ministre, notamment de la Justice, des Affaires étrangères et du transport, Abderrahim Zouari vient s’ajouter aux anciens dirigeants du régime Ben Ali incarcérés ces dernières semaines.
Parmi eux figurent deux influents conseillers du président déchu, Abdelaziz Ben Dhia et Abdelwahab Abdallah, l’ancien ministre de l’Intérieur Rafik Belhaj Kacem et l’ex-président du Sénat Abdallah Kallel. Ce dernier fait depuis plusieurs années l’objet d’un mandat d’amener à la suite d’une plainte déposée en Suisse par une Tunisienne qui l’accuse de tortures du temps où il était ministre de l’Intérieur.
Tout en se défendant d’être partisan de la chasse aux sorcières, le Premier ministre du gouvernement transitoire, Béji Caïd Essebsi, s’est dit à plusieurs reprises attaché à ce que "la justice suive sereinement son cours" et se prononce "en toute indépendance" contre toute personne dont la culpabilité aura été prouvée.

(Jeudi, 14 avril 2011 - Avec les agences de presse)

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