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Libye : six morts, plus de 20 blessés dans affrontements à l’ouest d’Ajdabiya

samedi 16 avril 2011, par La Rédaction

Des tirs de roquette par les forces du colonel Kadhafi sur les positions des rebelles à mi-chemin entre Ajdabiya et Brega, dans l’est de la Libye, ont fait au moins six morts et 20 blessés, a-t-on appris de source médicale.

"Le nombre de morts est passé à six", a déclaré à l’AFP Soleiman Rifadi, employé à l’hôpital d’Ajdabiya, où les victimes ont été transportées.

D’autres responsables de l’hôpital avaient déjà fait état de trois morts et d’une vingtaine de blessés lorsque les dépouilles calcinées de trois autres rebelles ont été acheminées directement à la morgue depuis le théâtre des affrontements.

"J’étais là-bas, au km 40 (à mi-chemin entre Ajdabiya et Brega, distantes de 80 km). Il y a beaucoup de petites roquettes Grad qui nous sont tombées dessus", a dit à l’AFP Maher Salim, un combattant de 30 ans.

Plusieurs des blessés portaient des marques de brûlures. Certains avaient le corps couvert de pansements et plusieurs devaient être évacués à Benghazi, le fief des rebelles à 160 km au nord d’Ajdabiya, selon un journaliste de l’AFP.

Des combats intenses opposaient samedi après-midi les forces du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi aux rebelles à l’ouest d’Ajdabiya d’où les insurgés avançaient vers le site pétrolier de Brega à la faveur des raids de l’Otan contre les forces gouvernementales.

Les avions de l’Otan ont intensifié leur activité dans la zone ces trois derniers jours. Selon les rebelles, ils ont mené des raids aériens afin de leur dégager le terrain et faciliter leur progression vers Brega.

Insurgés et loyalistes se disputent depuis des jours Ajdabiya, noeud de communication stratégique.

Entre-temps, de hauts-responsables américains et de l’Alliance atlantique ont affirmé que les forces de l’Otan se trouvent à court de bombes de précision et d’autres types de munitions, a rapporté vendredi The Washington Post.

Le journal américain souligne que cette pénurie met en lumière les limites du Royaume-Uni, de la France et des autres pays européens à mener dans la durée une opération militaire relativement modeste. Mais il ne précise pas l’origine de cette pénurie.

L’Otan a repris le 31 mars les rênes des opérations militaires lancées le 19 mars par une coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, qui s’était appuyée sur la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU pour bombarder les troupes du colonel Kadhafi dès lors qu’elles représentaient un danger pour la population.

Les Etats-Unis ont refusé jeudi de revenir en première ligne en Libye, après avoir retiré leurs avions de combat des opérations.

Seuls six des 28 Etats membres de l’Otan participent actuellement aux raids aériens en Libye.

Dans une tribune commune publiée vendredi dans quatre quotidiens, le Premier ministre britannique David Cameron, le président français Nicolas Sarkozy et le président américain Barack Obama ont estimé "impossible d’imaginer que la Libye ait un avenir avec Kadhafi".

Le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a estimé qu’avec cette prise de position des trois pays, on était "certainement" en train de sortir de la résolution 1973 de l’ONU sur la Libye, suggérant l’adoption d’une nouvelle résolution pour avaliser le projet de chasser Kadhafi.

"Nul besoin d’une nouvelle résolution" pour contraindre Mouammar Kadhafi au départ alors qu’il "a perdu toute légitimité", a rétorqué samedi le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé.

Moscou, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, a estimé de nouveau vendredi que l’Otan outrepassait le mandat de l’ONU. Il est "important de passer de manière urgente à la phase politique et d’avancer vers un règlement politique et diplomatique".

Mais la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a affirmé que l’intervention militaire internationale avait empêché un nouveau massacre à Benghazi comme celui de Srebrenica en 1995 en Bosnie.

(Samedi, 16 avril 2011 - Avec les agences de presse)

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