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Libye : des officiers de liaison français vont effectuer une mission auprès du CNT

mercredi 20 avril 2011, par La Rédaction

Le porte-parole du gouvernement français, François Baroin, a annoncé mercredi qu’"un tout petit nombre" d’officiers de liaison français, allaient effectuer une mission auprès du Conseil national de transition (CNT) "dans la stricte application de la résolution" 1973 des Nations unies pour protéger la population civile en Libye.
"Il y aura un petit nombre d’officiers de liaison aux côtés du Conseil national de transition, un tout petit nombre, quelques unités, pour effectuer des missions de liaison afin d’organiser la protection des populations civiles", a-t-il déclaré lors du compte-rendu du Conseil des ministres.
"Nous sommes là encore dans la stricte application de la résolution 1973" des Nations unies, a-t-il ajouté. Selon lui, le nombre de ces officiers de liaison sera inférieur à dix.
"La position de la France très simple : nous n’envisageons pas de déployer des troupes de combat au sol, en aucune façon et sous aucune forme que ce soit", a-t-il affirmé. La France ne prendra "pas d’initiative pour demander une résolution" à ce sujet au conseil de sécurité de l’ONU, a-t-il précisé.
"Dans le cadre de notre coopération bilatérale avec les autorités du CNT, la France a placé auprès de notre envoyé spécial à Benghazi un petit nombre d’officiers de liaison qui assurent une mission de liaison auprès du CNT", a précisé le ministère des Affaires étrangères.
Selon le Quai d’Orsay, l’objectif est "de prodiguer au CNT des conseils d’ordre essentiellement techniques, logistiques et organisationnels pour aider à renforcer la protection des populations civiles et améliorer la distribution de l’aide humanitaire et médicale". Dans le même temps, le président Nicolas Sarkozy recevait à midi le président du Conseil national de transition libyen Moustapha Abdeljalil.
A Rome, le ministre italien de la Défense Ignazio La Russa a annoncé mercredi l’envoi de 10 instructeurs militaires en Libye pour entraîner les insurgés. M. La Russa a également exclu le déploiement de troupes de combat au sol. Il s’exprimait après une entrevue avec son homologue britannique Liam Fox, dont le pays va également envoyer des officiers militaires en Libye pour aider les forces de l’opposition à s’organiser.

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L’ONU condamne l’utilisation de bombes à sous-munitions en Libye
Navi Pillay, Haut Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, a condamné, mercredi, l’utilisation de bombes à sous-munitions par le régime libyen à Misrata, évoquant "des crimes internationaux". "La Haut Commissaire condamne l’utilisation répétée présumée de bombes à sous-munitions et d’armes lourdes par les forces du gouvernement libyen dans leur tentative de reprendre le contrôle de la ville assiégée de Misrata", indique un communiqué. La responsable onusienne affirme que "de telles attaques sur des zones urbaines densément peuplées, provoquant d’importantes blessures aux civils, pourraient constituer des crimes internationaux".
Le 15 avril, l’organisation non gouvernementale Human Rights Watch avait évoqué pour la première fois l’utilisation de bombes à sous-munitions par les forces loyales au colonel Kadhafi dans des affrontements meurtriers dans un quartier d’habitation de Misrata. Des informations confirmées par la suite par des médecins de la ville, située à 200 kilomètres à l’est de Tripoli. Le régime de Muammar Kadhafi a pour sa part apporté un démenti.

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L’Italie promet dix instructeurs militaires au CNT libyen
Rome va mettre dix instructeurs militaires à la disposition du Conseil national de transition (CNT) libyen, organe de la rébellion contre Muammar Kadhafi, a annoncé, mercredi, le ministre italien de la Défense, Ignazio La Russa. "Cette décision a été prise à l’issue d’un entretien (téléphonique) du président du Conseil (Silvio) Berlusconi avec le Premier ministre britannique David Cameron", a-t-il précisé.
"L’Italie et l’Angleterre s’accordent sur le fait qu’il faut entraîner les rebelles : ce sont des jeunes désireux de se battre pour leur cause, mais ils n’ont pas les capacités nécessaires et nous irons donc là où il y a les conditions de sécurité nécessaires pour fournir notre savoir-faire et leur permettre d’affronter une armée qui est, elle, professionnelle", a-t-il dit.
Londres avait annoncé, mardi, l’envoi de conseillers militaires auprès de la résistance libyenne. "Au total, il y aura moins de vingt militaires" britanniques, avait indiqué le ministère britannique des Affaires étrangères, sans spécifier, "pour des raisons de sécurité", la date précise à laquelle l’équipe serait envoyée à Benghazi, fief des rebelles.
De son côté, Paris a annoncé mercredi que quelques officiers français effectuaient une mission pour conseiller le CNT.

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Le prince héritier de Libye prêt à jouer un rôle dans la transition démocratique
Mohammed el-Senoussi, le prince héritier de Libye en exil, a promis mercredi de "tout faire" pour aider à la création d’un Etat démocratique, se disant prêt à servir le peuple libyen, et plaidant pour un retour au moins transitoire à la monarchie constitutionnelle.
"C’est au peuple libyen de décider s’il veut s’engager sur la voie d’une monarchie constitutionnelle ou d’une république", a-t-il déclaré lors d’une audition au Parlement européen à Bruxelles.
La Constitution libyenne de 1951 et amendée en 1963 — qui établissait une monarchie constitutionnelle et désignait comme roi le grand oncle de M. el-Senoussi, Mohammed Idris al Mahdi el-Senoussi, et à ses héritiers — "pourrait —modernisée de manière adéquate— constituer la base d’une nouvelle Libye", a-t-il estimé.
Même si elle n’a pas été en vigueur depuis 42 ans, "il n’y a pas de fondement plus solide que la Constitution disponible pour la transition politique en Libye, pas plus qu’il n’est vraisemblable que toute autre puisse être décidée à court terme".
"Mon rôle est clair. Que le peuple veuille ou non une monarchie constitutionnelle, je vais faire tout mon possible pour aider à la création d’un Etat démocratique pour les Libyens, fondé sur un parlement représentatif choisi lors d’élections libres et équitables".
Concernant le Conseil national de transition, l’organe de la rébellion, M. El-Sanoussi a estimé qu’il avait "de bonnes relations avec lui" et qu’il le soutenait à l’instar de "tout groupe ou organisation travaillant dans l’intérêt du peuple".
Mais "il n’est que transitoire", a jugé le prince héritier. A la chute du dirigeant actuel Mouammar Kadhafi, le CNT va "inévitablement" quitter Benghazi pour rejoindre Tripoli et devra "céder la place à un nouveau conseil fait de représentants de toute la Libye, afin de permettre la tenue d’un référendum pour choisir la forme de gouvernement désirée" par le peuple, selon lui.
Mohammed el-Senoussi, 48 ans, est le petit neveu du roi pro-britannique Idriss 1er, chassé par Mouammar Kadhafi à l’issue d’un coup d’état en 1969. L’actuel dirigeant libyen a assigné à résidence son père à peine désigné prince héritier, avec son épouse et leurs huit enfants, alors que le petit Mohammed était âgé de 7 ans. En 1988, son père a émigré avec sa famille à Londres, où il est décédé en 1992.
Il était invité mercredi à Bruxelles à l’iniative du groupe ECR (Conservateurs et réformateurs européens).

(Mercredi, 20 avril 2011 - Avec les agences de presse)

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